François Hollande a-t-il été berné par Mario Draghi ?

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Empêcher les salaires de progresser comme les gains de productivité revient à favoriser le capital au détriment des salariés dans le partage de la valeur ajoutée d'un pays. N'en déplaise à Mario Draghi, on ne peut poursuivre ce genre de politique très longtemps. Une tribune de Bertrand Groslambert*, professeur à SKEMA Business School.

Un événement important, susceptible d'influencer les politiques économiques en Europe mais passé inaperçu, s'est produit lors du dernier Conseil européen. Cette réunion était l'occasion pour les dirigeants européens de faire le point sur les priorités économiques et les stratégies pour sortir l'Europe de la crise. François Hollande y était arrivé en fervent défenseur de la croissance. Il a été proprement recadré par la démonstration implacable du président de la BCE, Mario Draghi. C'est du moins le récit qu'en a fait le quotidien allemand "Frankfurter Allgemeine Zeitung", dans un article du 19 mars (Die gespaltene Währungsunion). Mais la présentation de Mario Draghi comportait une grossière erreur, qui biaise totalement ses conclusions.

 

Super Mario, comme le surnomment affectueusement les marchés financiers, a montré, graphiques à l'appui[1], que c'était assez simple. Nous avions d'un côté les pays déficitaires en rouge, et de l'autre, en bleu, les pays en surplus. Les rouges avaient laissé filer les salaires, bien au-delà de ce qu'ils avaient gagné en productivité du travail. Leur compétitivité s'était donc effondrée. Les bleus quant à eux, n'avaient augmenté les salaires que dans les mêmes proportions que la productivité. La France était en rouge et l'Allemagne parmi les bleus. En deux diapositives, la messe était dite. Sonné, le président français était resté groggy sur son siège, incapable d'apporter la moindre répartie.

L'analyse du président de la BCE repose sur une présentation erronée

 On peut cependant se demander si François Hollande n'a pas été berné par Mario Draghi. En effet, l'analyse du président de la BCE repose sur une présentation erronée, qui fausse l'analyse. L'élément central de sa démonstration[2] consiste à comparer d'un côté la rémunération des salariés en valeur nominale (inflation inclue), avec la productivité en valeur réelle (hors inflation). Evidemment, le fait de prendre les salaires en nominal et la productivité en réel, donne à penser que les salaires ont explosé par rapport à la productivité. Et laisse croire que les Français sont des gros dépensiers. Ils doivent se serrer la ceinture et faire des réformes structurelles, point barre.

Mais, une fois l'erreur de Draghi corrigée, la réalité est tout autre. Si l'on regarde les objectifs d'inflation inscrits dans le traité de Maastricht et si l'on compare l'évolution des salaires et de la productivité, les deux en valeur réelle cette fois, on distingue trois types de pays au sein de l'union monétaire. Dans la première catégorie, on trouve la France. Depuis la création de l'Euro, notre pays a scrupuleusement suivi l'objectif requis par la BCE de 2% d'inflation annuelle. Et, les salaires réels ont suivi la productivité réelle. Ensuite, on a le sud de l'Europe. Ces pays ont connu une inflation supérieure à 2% par an, et les salaires y ont progressé un peu plus que la productivité. A leur décharge, un afflux de capitaux étrangers a provoqué une surchauffe entre 2000 et 2007. Enfin, le troisième groupe, Allemagne en tête, est constitué des pays ayant décidé de gagner des parts de marché en Europe. Une inflation nettement inférieure aux objectifs de la Banque Centrale et une compression des coûts salariaux réels par rapport aux gains de productivité, leur ont permis de gagner en compétitivité, au détriment du sud de l'Europe et aussi de la France.

Vouloir appliquer aujourd'hui la recette allemande à toute la zone Euro ne peut pas fonctionner

 Pour qu'une union monétaire fonctionne, ses membres doivent jouer en équipe et éviter de laisser des déséquilibres s'installer entre eux. C'est la raison des critères de Maastrich. A cet égard, le troisième groupe de pays a clairement joué solo. Il est en grande partie responsable de ces déséquilibres qui sont la source de la crise. Par ailleurs, vouloir appliquer aujourd'hui la recette allemande à toute la zone Euro ne peut pas fonctionner, car comment un pays peut-il être exportateur net, si aucun autre pays n'accepte d'être importateur net ? Enfin, empêcher les salaires de progresser comme les gains de productivité revient à favoriser le capital au détriment des salariés dans le partage de la valeur ajoutée d'un pays. On ne peut poursuivre ce genre de politique très longtemps, sauf à accepter de provoquer une explosion des inégalités et un appauvrissement des classes moyennes. Mario Draghi a-t-il commis une grossière erreur ou bien a-t-il sciemment biaisé sa présentation, afin d'imposer un agenda appris du temps où il était banquier chez Goldman Sachs ? Peu importe Monsieur le Président, sachez simplement que la France est le bon élève de la zone Euro. Vous avez raison d'insister sur la croissance. Le seul moyen de sauver l'Europe est de relancer la demande, en particulier en Allemagne.

 * Professeur de finance au sein de SKEMA Business Scool depuis 1999, Bertrand Groslambert a précédemment travaillé comme contrôleur financier pour la société Total au Sénégal puis a ensuite été gestionnaire de portefeuille pour la société FP Consult à Paris. 

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Commentaires
a écrit le 13/04/2013 à 9:59 :
Bizarre comme titre

je cite le wiki
"Sorti 7e de l'ENA en 1980, il choisit d'être auditeur à la Cour des comptes21. Il est également, à cette époque, maître de conférences à l'IEP de Paris, où il donne des cours d'économie aux étudiants de troisième année jusqu'en 1991"
et il aurait été berné?????.
Réponse de le 15/04/2013 à 15:16 :
faire l'ENA n'est pas une référence en terme de créativite. J'ai eu un enarque comme stagiaire ses réflexes conditionnés par l'école consistaient à tout retrouver sur internet ou dans ses cours. Hélas il y a des situations qui obligent à prendre du recul par rapport au savoir et c'est là où le bon sens intervient et nos dirigeants français n'ont pas beaucoup de bon sens sinon comment expliquer les réformes successives deans l'immobilier qui est freiné par des incitations à la baisse des loyers, donc des rendements donc à un blocage de l'économie
c'est pareil dans presque tous les secteurs éco !!!
a écrit le 13/04/2013 à 2:48 :
oops, heureusement que je ne suis plus étudiant, j'en perdrais mon latin avec une telle demonstration. La France ne tire son épingle du jeu que grace à 1/ une cinquaine de leader de taille mondiale créés voilà 50 ans environ, et qui tirent 60à80% de leurs profits de l international. 2/ le secteur du luxe au sens large du Cognac à Hermes. le problème, c'est que la France est scléroséedepuis 30 ans avec ZERO Google, Amazone, etc... Garder de telles oeillières et faire l'autruche comme FH est desesperant pour l'entreprenariat qui est bridé en permanence.
Réponse de le 13/04/2013 à 11:07 :
Limiter l excellence de l economie française au seul secteur du luxe est un cliché . La France a des acteurs mondiaux majeurs et parfois leadeurs dans la construction , le nucleaire , la banque , l assurance , l agroalimentaire , le petrole , la pharmaceutique et bien d autres domaines . Et des Google ou Amazon il n y en a pas d avantage en Allemagne ou en Angleterre . Chaque economie a ces spécialités . La France a plus de grands groupes , l allemagne plus de grosses pme , l angleterre s en remet au secteur financier . Ce qu il manque a la France c est un tissu de grosses pme exportatrices . Et elle doit faire repartir le secteur automobile , qui a le potentiel pour revenir au premier plan .
Réponse de le 15/04/2013 à 0:14 :
Les Partis Politiques au lieu de se déchirer entr'eux devraient se rassembler pour trouver les meilleures solutions
concernant l'avenir du Pays. Le problème : ils pensent à leur carrière avant tout.
a écrit le 12/04/2013 à 21:05 :
Meme si l analyse est vraie , arretons de nous en prendre a l Allemagne . Le problème est le modèle européen choisit or il ne tiens qu a nous de le changer ou de le quitter . Cessons de subir . Soit l Europe va au bout de son projet , soit on se cantonne a une simple europe cooperative comme avant l Euro . Au milieu du gué. , on se tire une balle dans le pied et la conccurence entre les etats européens profite a ceux qui en tirent le mieux partie . Oui l Allemagne joue solo mais pourquoi la laisse t on faire ? Nous sommes souverains . L Europe doit devenir politique et sociale ou doit mourir sous cette forme auto destructrice .
a écrit le 12/04/2013 à 19:33 :
analyse interessante et en l'occurence ceci est la politique économique allemande depuis toujours. je me souviens encore de mes cours d'économie et de l'analyse de la réaction allemande aux chocs pétroliers: idem ! desinflation compétitive et compression de la masse salariale. Il est claire que dans une union monétaire cette politique donne des résultats 2 fois plus rapidement.

la solution passe par une augmentation de l'investissement et de la consommation en Allemagne: ça commence depuis l'an dernier. VW a annoncé quelques augmentations de salaires / primes. ça ravira les consommateurs allemands ! il faut généraliser cette politique, que le gouvernement arrête de vouloir atteindre 0 deficit 2 ans avant la date prévue, qu'il s'en tienne à son calendrier ce sera bien, et qu'il baisse les impôts sur le revenu !
a écrit le 12/04/2013 à 18:08 :
Il ne savait pas
a écrit le 12/04/2013 à 17:47 :
"Le seul moyen de sauver l'Europe est de relancer la demande" il faut, y'a qu'a, faut qu'on
a écrit le 12/04/2013 à 16:54 :
la france a encore de bon economistes ce n est pas aux anciens banquies est anciens milliardaires de leurs faire la lecon l l ecomie mondiale a change ils faut prendre le temp d analisse cela pour faire une autre politique economique tenant compte de cette nouvelle donne economique?
a écrit le 12/04/2013 à 14:57 :
Nous comparons des pays qui ont la même monnaie. Si l'inflation est nettement plus importante dans un pays notamment à cause de la hausse des salaires, celui-ci ne peut que perdre en compétitivité face aux autres pays ayant la même monanie, sauf à avoir une progression en terme de productivité également largement supérieure.
Réponse de le 13/04/2013 à 11:24 :
Compétitivité entre pays ayant la même monnaie. C'est d'une débilité sans nom. Pourquoi, et surtout comment peut on oser penser que le problème vient de la "compétitivité" ? Comme le souligne l'article, comment la France peut elle être plus compétitive que l'Allemagne et l'Allemagne plus compétitive que la France dans le même temps ? Ça s'appelle du dumping social ou du nivellement par le bas.

C'est aussi stupide que de dire que la Bretagne doit être plus compétitive que l'Auvergne, et que pour ce faire le SMIC breton sera 20% inférieur et le temps de travail 10% supérieur.

Débile est ici bien trop faible pour décrire la vision européenne, étatique, et surtout des banques imposée à l'ensemble de la zone euro. Et que certains arrivent à encourager !
a écrit le 12/04/2013 à 13:09 :
La démonstration de B.Groslambert est implacable.On peut quand même c'est poser la question,comment FH, qui a fait HEC et l'ENA,n'a pas été capable de poser la question s'il s'agissait de comparer les augmentations des salaires et de la productivité en valeur réelle ou nominale.Il s'est fait piéger comme un bleu par un représentant de la banque privée.
a écrit le 12/04/2013 à 12:29 :
On peut aussi dire que la baisse des salaires et des charges entraine une baisse des couts pour l'entreprise, donc une meilleur rentabilité, donc une baisse des prix de vente et une meilleur competitivité nationale et internationale. Par consequent l'entreprise gagne plus d'argent, elle gagne également de nouveaux marchés en baissant ses prix, elle embauche pour faire face au surplus d'activité et cerise sur le gateau elle peut meme verser un bonus à ses salariés pour compenser la baisse de revenus... Cercle vertueux je pense mais totalement incomprehensible pour notre france d'assistés et de Ponctionnaires...
Réponse de le 12/04/2013 à 13:33 :
En l'occurence on a préféré une baisse des salaires et une augmentation du coût du travail.
Bien sûr que cela est incompréhensible par la fonction publique. Le salaire median de la fonction publique est maintenant supérieur à celui du privé. Si vous ajoutez une "prime de risque" aux salariés du privé plus des obligations de résultat bien plus importants que dans le public, vous comprenez aisément que nous dans le privé portons tout sur nos épaules; la concurrence internationale et des prélévements très élevés. Bref le pire des sytèmes. Au moins en Union soviétique, ils avaient la garantie d'un salaire (certes faible) et d'un logement. Nous on a le beurre et l'argent du beurre: risque maximum, ROI minimum.
a écrit le 12/04/2013 à 12:25 :
edifiant , entre les menteurs et les aveugles quel monde , mr draghi fait croire que les salariés sont trop payés ? , c'est vrai en chine ou plus prés de chez nous en roumanie ou en bulgarie ils sont encore mieux payés que des français ? , non sans blague le problème est que en france 1 français sur deux gagne 1500 euro net , 25% gagnent plus , 25% moins que ce barème , les salaires ont peu progressés depuis l'euro , en plus si les salaires augmentent c'est tout bon pour l'impôt sur le revenu qui y gagne , si tôut le monde gagne 400 euro par mois et n'est pas imposable facile de voir une dette monstrueuse se créer , les bas salaires ne crée pas de richesses au pays mais un endettement massif tout comme le chômage , quand a la relance de la demande , c'est trop tôt les gens sont effrayés par les discours des uns et des autres , populismes , demagos ,impôts et taxes qui fleurissent a gogo , pas de quoi sortir le porte monnaie pour se faire plaisir surtout que demain cela risque d'être pire .. A quand un dirigeant qui dirait un gros mot a cette europe qui nous conduit soit dans le mur révolutionnaire ou aux aventurismes ? car pour l'instant c'est l'impasse totale , le changement c'est pas pour maintenant ni pour demain ?..
a écrit le 12/04/2013 à 12:10 :
Mettre Mario Dragi en état d'arrestation comme le Directoire l'a fait pour le pape Pie VI.
Réponse de le 12/04/2013 à 12:44 :
listener: vous avez oublié : Sarko,Hollande,et tous leurs ministres à la Cayenne.Ne mélez
pas le sacré avec le profane.Par hasard vous etes étatique?Je vous conseil de lire Freud
et pas La Fontaine,Grimm ou Andersen.ça vous conviendra mieux pour comprendre qui
berne qui.....
a écrit le 12/04/2013 à 12:06 :
Mr Groslambert, la relance de la demande ne se décrète pas...
Les allemands (le gouvernement tout comme le peuple) savent ce qu'ils font...et je peux vous dire, parce que je travaille beaucoup avec eux, qu'ils n'ont pas envie, mais pas envie du tout, que leur pays se mette au niveau du notre. Ils en ont assez de payer pour les cigales que nous sommes et le font de plus en plus savoir...
Il faut choisir entre la douce vie de cigale et le matelas confortablement sécurisant de la fourmi....mais contraindre les fourmis à devenir cigales je ne pense pas que ça soit possible...surtout l'hiver venu !!!
a écrit le 12/04/2013 à 11:57 :
En économie, il faut savoir rester pragmatique et simple. Or, comparer deux séries de données avec des bases différentes (tx d'inflation inclus ou non) est au mieux une faute de débutant, au pire une grossière manipulation.
Passons sur la synchronisation avec les déclarations d'un type de GS qui, au même moment, déclarait que les salaires français devaient baisser de 30 %.
Néamoins, c'est un fait: les charges sociales ont augmenté plus vite que la productivité et, bien sûr, que les salaires nets.
La façon de présenter les choses de la part des politiques français est complètement biaisée: en gros ils nous font croire que contenir les dépenses publiques et les dépenses sociales, c'est faire une croix sur notre "modèle social". Et qu'un coût du travail toujours plus élevé est le prix à payer pour le maintenir.
J'affirme que c'est exactement l'inverse: notre "modèle social" ne tiendra pas si nous continuons à tout faire reposer sur les épaules des salariés et des entreprises.
Et je sais de quoi je parle: quand vous vous retrouvez avec un rappel de l'URSSAF + RSI (en ayant payé normalement ses cotisations pendant plusieurs années) qui représente plus de deux fois votre chiffre d'affaires de l'année en cours et bien vous vous dites: "Mieux vaut laisser tomber avant d'être ruiné. Vive le travail au noir et la combine pour s'en sortir, il n'y a pas d'autre alternative."

a écrit le 12/04/2013 à 11:47 :
la productivité est le calcul d'un ratio. Peu importe que ce calcul tienne compte ou non de l'inflation...Monsieur Groslambert a tout faux, Mario Draghi a raison.....
Réponse de le 12/04/2013 à 13:03 :
Justement ce ratio a pour numérateur la valeur ajoutée. Le numérateur est donc plus élevé s'il est exprimé en euros courants.
Maintenant si tous les pays sont logés à la même enseigne, les écarts sont identiques. Par contre, en comparaison, la courbe d'augmentation des salaires paraîtra plus marquée.
Mais là aussi, ce qui compte ce sont les écarts.
Par ailleurs, le dénominateur du calcul de la productivité c'est le volume de travail, exprimé soit par le nombre d'heures travaillées, soit par le nombre de personnes qui travaillent.
La France s'ennorgeuillit depuis longtemps de son excellente productivité (c'est même un argument favori des syndicats). Or, pour booster ce chiffre on peu soit augmenter le numérateur - la valeur ajoutée -, soit diminuer le dénominateur - le volume de travail.
Etant donné les problèmes de compétitivité de notre économie, il est clair que la France a depuis longtemps choisi de baisser le dénominateur. Le chômage de masse est depuis au moins 30 ans la voie choisie par les politiques de droite et de gauche. Sauf, que nous avons atteint un seul de rupture. Diminuez le chômage de 3/4 % tout est réglé. Augmentez le chômage de 3/4 %, tout s'effondre.
a écrit le 12/04/2013 à 11:13 :
les déficits de la France ont toujours des coupables hors de nos frontières:Merkel,Draghi,
Barroso,Lagarde,etc.etc.
Une bonne nouvelle(pas pour nous) vient de tomber(lire le Handelsblatt de ce jour):
toutes les branches de la secu allemande ont cloturé l'année 2012 avec un plus de
15,9 milliards.Ils sont futés les boches........nous sommes encore les meilleurs!!!!!!
Réponse de le 12/04/2013 à 14:55 :
Effectivement la Branche securite sociale Allemande est dans le vert fonce: assurance chomage , maladie, .retraite ..des excendents en milliards d'euros voir billions.Vive l'exception francaise
a écrit le 12/04/2013 à 11:06 :
Arrétez de nous enfumer avec l'Allemagne, 16% des ménages en-dessous du seuil de pauvreté, pas de SMIC, des <jobs> à 300 euros par mois, 85% du commerce extérieur avec l'Union Européenne et les pays considérés comme les mauvais élèves de l'UE; Mme. Merkel ira vendre où? quand ces mêmes pays auront déposé leur bilan. DRAGHI le représentant de la finance internationale, ancien de GOLDMAN SACHS dont il fut un bon élève. La solution la plus réaliste inciter < la glorieuse Allemagne> à consommer en augmentant les petits salaires. CHICHE.
Réponse de le 12/04/2013 à 11:25 :
Très bien parlé ! + 1000
Réponse de le 12/04/2013 à 11:46 :
Vous proposez à l'Allemagne de rejoindre la France, la Grèce, l'Espagne et l'Italie ?
Pas sûr qu'ils acceptent étonnement. Eux ont compris l'économie mondiale, et nous nous voudrions que chaque pays soit un enfer fiscal déficitaire et obèse. Pas sûr qu'on ai raison contre le reste du monde qui réussit...
Réponse de le 12/04/2013 à 11:58 :
+10.000 meme!!! ils nous saoulent trop avec l'Allemagne et nos soi-disant; "amis allemands".. blablabla...les gens en ont vraiment ras le bol d'entendre tout le temps ça...ils devraient faire attention d'éviter de trop nous gaver avec ce genre de chose...
Réponse de le 12/04/2013 à 12:01 :
augmentent en Allemagne! Et le plein emploi dont les allemands commencent à bénéficier va encore accélérer le mouvement. Par contre en France c'est l'effet inverse. Ne nous leurrons pas: les Allemands consommeront avant tout Allemand. Si on attend des efforts des autres sans rien faire nous même, on va continuer d'aller de déconvenues, en déconvenues...
Réponse de le 12/04/2013 à 12:12 :
Qui enfume qui ? 5 des 10 plus gros importeurs de produits Allemands ne sont pas des pays de la zone Euro : les USA (2eme rang), la Grande Bretagne (3eme rang), la Chine (5eme rang), la Suisse (8eme rang) et la Pologne (10 eme rang).
http://de.statista.com/statistik/daten/studie/2876/umfrage/rangfolge-der-wichtigsten-handelspartner-deutschlands-nach-wert-der-exporte/
Bien sur, ni la Grece, ni l' Espagne ne sont dans les top 10 des clients de l' Allemagne.
Il y a des pauvres en Allemagne ? Oui, mais moins qu' il y a 8 ans quand ils avaient 5 millions de chomeurs, et beaucoup beaucoup moins qu' il n'y en aura en France lorsque l'Etat aura fait faillite. La vraie difference qui fait hurler certains en France est que les pauvres en Allemagne doivent travailler pour des salaires tres inferieurs a ce que sont encore les RMI/RSA en France. Mais comme notre generosite est financee a credit, cela ne va pas durer tres longtemps.
Réponse de le 12/04/2013 à 12:18 :
Il n'y a pas que les pays du sud de l'Europe. Les Etats-Unis critiquent aussi la politique allemande. La vérité c'est que les allemands sont actuellement sur le bon créneau avec la mondialisation (bagnoles de luxe et machines-outils). ça ne résulte pas d'une meilleure compréhension de l'économie mondiale mais d'un orientation ancienne de l'économie allemande antérieure à la mondialisation.
L'austérité a finalement peu à voir avec la réussite économique. Les anglais sont en train de le découvrir.
Réponse de le 12/04/2013 à 12:52 :
ça reprend, une crise de de délire germanophobie avec des conneries dites et redites, le salaire de 300 euros par mois mais non rigolo c?est par an bien sûr. ça suffit les médiocres sortis du néant ultra gauchiste. A la niche.
Réponse de le 12/04/2013 à 17:00 :
Les ultra-gauchistes sont l'honneur de la France ! Ils donneraient la chemise de leurs voisins pour sauver la misère du monde...
Réponse de le 12/04/2013 à 19:42 :
faut pas sortir de polytechnique pour voir que la vertu du système allemand n'est pas tant à chercher du coté de la soit disant vertu "budgétaire". d'abord car il n'échappera à personne que l'allemagne à 80% de dette .... revenons à 2007 et regarder les déficits publics des méchants fainéants dépensiers du sud ou de l'ouest. Regarder les excédents primaires de l'italie affiché encore cette en pleine récession.
le succès de l'allemagne est ailleurs : sa politique industriel, son système de formation, ses investissements dans la R&D , etc ... bref dans ces conglémérats allemands qui ont sur reagir à des moments importants de l'histoire de leur pays et de l'histoire de l'europe (par exemple en délocalisant dans leur ancien interland les processus à faible valeur ajouté pour mieux concentrer en allemagne la valeur ajoutée).
Cela veut sans doute dire une chose: les capitaines d'industrie allemands sont sans doute plus intelligents qui nos énarques pantouflards qui ne prennent aucun risque, se payent des parachutes dorés et ne sont redevables d'aucun résultats car si échec ils trouveront un autre poste chez le copain d'à coté.
a écrit le 12/04/2013 à 11:01 :
Drôle d'idée de la Tribune pour montrer son ouverture d'esprit de donner la parole à des personnes ayant des opinions aussi peu argumentées...
a écrit le 12/04/2013 à 10:59 :
Mais si les Allemands consomment plus, vont-ils acheter des Renault ou des BMW ?? Et les Chinois ?? S'il suffisait d'augmenter les salaires pour augmenter la croissance, alors le Zimbabwe (2 000 000% d'inflation annuelle) serait prospère...
a écrit le 12/04/2013 à 10:59 :
Pour quand un article " Les Français ont-ils été bernés par F. Hollande " ?
a écrit le 12/04/2013 à 10:10 :
Tiens ! Un type qui a travaillé dans le privé qui chante les louanges des cigales et crie haro sur les fourmis ! Il s'est fait virer du privé, ou quoi ?
a écrit le 12/04/2013 à 9:51 :
Certains se serrent la ceinture et travaillent pour ceux généreux qui acceptent de se faire payer pour consommer.
Indécrottable raisonnement si français (car bien sûr nous devons être les bénéficiaires du système).
Réponse de le 12/04/2013 à 10:11 :
+1 Bel humour, c'est si vrai
a écrit le 12/04/2013 à 9:46 :
Economiste, l'auteur ne peut évidemment que commenter des chiffres sans voir la réalité sous jacente: en France, il y a nette augmentation des salaires (grilles d'avancement et indexation) de professions qui ne génèrent aucun produit materiel ou financier, mais au contraire détruisent la productivité en générant des frais aux entreprises et aux particuliers; parallèlement, il y a diminution des salaires des secteurs productifs et/ou exportateurs donc la moyenne n'augmente que modérément mais les effets sont dévastateurs . Les Allemands ont choisis une voie gagnante et nous une voie perdante, la morale et la manipulation des budgets et de la monnaie n'y pourront rien changer, quand on choisit de perdre, on perd.La charge financière inutile en France atteint des sommets au nom du soutien de la consommation, c'est de la poudre aux yeux.
a écrit le 12/04/2013 à 9:22 :
L'Etat peut très bien favoriser la croissance sans dépenser plus et peut-être même en dépensant moins. Les économies potentielles dans un Service Public totalement désorganisé sont énormes. C'est juste incroyable que des commentateurs de ce niveau continuent à opposer France et Allemagne de manière aussi schématique. Hollande a beau se faire le défenseur de la croissance, ses premières initiatives sont d'augmenter les impôts et de couper dans les dépenses sociales. Sa politique va justement nous plonger dans la récession, mais a à ses yeux elle a le mérite de lui éviter de réorganiser complètement une administration française omniprésente et ultra coûteuse, sans compter la nécessité d'une VÉRITABLE réforme des collectivités locales. Force est de constater que ses prédécesseurs par leur mollesse et leur manque de courage n'ont pas été à la hauteur, mais Hollande est une vraie calamité.
Réponse de le 12/04/2013 à 10:48 :
Dites moi dans quelles depenses sociales il a coupées ? Avec ce qui remonte du terrain et qui doit etre bien enrobé ( tous les artisans / industriels / commercants que je cotoie parle d'une chute de leur business de 25% a 50%, perso je suis a -75% !!! j'attends doucement la fin ;-) ). La vrai austerité ne va pas tardé !!!! celle ou on coupe réellement dans les depenses sociales. ( Ca veut dire REDUIRE le montant et non reduire l'augmentation mecanique annuelle )
a écrit le 12/04/2013 à 9:14 :
la masse salariale a surtout augmenté à cause des gros salaires, salaires injustifiés .qui devraient etre plafonnés par rapport aux salaires de base ..public comme privé
Réponse de le 12/04/2013 à 10:10 :
Je travaillais deux fois plus (c à d 70h/semaine) pour gagner deux fois plus, mais depuis 1995 la charge + impots sur ce supplement de travail est passée progressivement à plus de 80% et bien sur j'ai arrêté de me fatiguer pour rien. Aucun chomeur ne peut reprendre mon activité, c'est de la perte pure pour ceux qui ont besoin de mon travail et pour l'état et la sécu qui ont trop abusé et vont perdre beaucoup plus que moi.
Réponse de le 12/04/2013 à 10:57 :
Bien sur.. Ras le bol !!! donc ma petite entreprise au dessus de mon emploi salarié va s'arrêter ( travailler en plus le soir et le week-end.. pour en faire profiter les autres...Finit )
avantage : Je vais reduire notre salaire pour garder les allocs, et je retrouve du temps pour optimiser mes economies. Livret A, plus d'assurance vie en Euros, passage sur des produits mutisupport en capitalisation, reorganisation de mon petit compte titres pour avoir des actions qui ne versent plus de dividendes.. et je fais ton mon boulot par moi même. plus de CESU, et plus d'artisans pour mes travaux de maisons, et j'apprends a reparer ma vielle auto.. Ras de bol de payer payer pour les autres...

Réponse de le 13/04/2013 à 1:30 :
fait vraiment plaisir de voir qu'il y a encore des français qui savent ce que c'est que le bon sens... Bravo & bonne chance à vous pcq pour le reste, les commentaires sont du style sauciflard baguette et litron!
a écrit le 12/04/2013 à 8:35 :
Si la France n'avait pas laissé filer les salaires (surtout les charges sociales) au delà de l'augmentation du taux de productivité, les entreprises n'auraient pas vu baisser autant leurs marges.Tout raisonnement économique en une page a tendance à être beaucoup trop simplificateur et ne donne pas une image complète. Quand à tromper le pépère, il a le cuir dur, comme il dit lui-même.
Réponse de le 12/04/2013 à 10:33 :
Il a aussi la cervelle obtuse... sinon, il n'aurait pas pris le pouvoir dans ces conditions... ou alors c'est que la place est confortable !
a écrit le 12/04/2013 à 8:29 :
Il y a beaucoup à faire dans les grandes entreprises françaises pour éviter le "siphonage" des gains de productivité par diverses mesures telles que la facturation délirante des batiments et autres moyens généraux, des rémunérations indécentes des hauts dirigeants qui se goinfrent, pour mettre fin à l'immobilisme et aux copinages qui permettent à des incompétents notires de perdurer, bref de renouer le le lien des salariés avec leur employeur par un juste partage des bénéfices qui relancerait la consommation intérieure. Les coûts salariaux moyens sont bas en Allemagne parcequ'il y a une catégorie des travailleurs qui est très mal payée, mais tout le monde ne l'est pas. Voir les primes récentes payées par certains constructeurs automobiles.
En France lorsque les bénéfices sont là, on serre la ceinture au niveau salaire pour ne 'pas hypothéquer l'avenir', et quand cela va mal, on serre un cran de plus... C'est sur, cela motive....et encourage la consommation....
a écrit le 12/04/2013 à 8:28 :
M Groslambert, votre analyse est stupide : et vous êtes enseignant !!!!
chaque pays peut être importateur ET exportateur sans aucun problème !!!
l'Allemagne est devenu exportateur dans de nombreux secteurs par la grande qualité de ses produits, mais aucun pays n'a voulu ou pu suivre l'exemple. Il faut bien dire que les pays du sud mettent en avant leur "bien vivre" alors que les pays du nord mettent en avant la qualité de leurs produits.
personne n'aurait l'idée d'aller en vacances en Allemagne (c'est une erreur car, par exemple la Forêt noire est superbe)
les gains de productivité en France n'existent pas ou ont été entièrement utilisés en acquis sociaux, car vous oubliez que les charges ont augmenté plus vite que les salaires, ils ont donc avalé les gains de productivité.
mais par ailleurs, combien de patrons se plaignent de ne pouvoir augmenter les salaires fautes d'augmentation trop violente des charges sociales. Sans compter que les années ou tout va bien on peut augmenter les salaires, mais quand les commandes baissent on ne peut plus baisser les salaires et c'est le plongeon
Réponse de le 12/04/2013 à 10:28 :
Inutile d'insulter pour faire passer vos arguments, ils perdent toute force.
La grande qualité des produits allemands est une qualité perçue et pas forcément une qualité réelle ainsi que le montrent les enquêtes de fiabilité. Par ailleurs, la production est le plus souvent en Roumanie ou dans dautres pays de l'Est. C'est le cas de la plupart des produits de grande consommation et d'équipement (Bricolage).
Le positionnement des produits allemands est d'un point de vue marketing très bon; la qualité à un prix abordable. Les français en se positionnant sur l'entrée de gamme se sont confrontés à tous les pays à bas coûts et en plus sont plus des techniciens que des vendeurs et notamment à l'exportation.
Je doute qu'il y ait plusieurs places pour le créneau occupé par L'Allemagne et l'Autriche. La faible réussite des entreprises françaises n'est malheureusement pas un simple problème de charges mais plutôt un problème d'innovation et de démarche de vente.
Dans l'automobile, le coût du travail est inférieur de 30% en France et c'est pourtant la déconfiture.
Réponse de le 12/04/2013 à 11:56 :
Bertrand, vous avez parfaitement raison.
Mais notre problème, à nous français, c'est notre arrogance, notre indécrottable idée que nous avons toujours raison, idée entretenue fort démagogiquement par notre gouvernement socialiste.
Ne vous en déplaise, Eric, un des plus gros handicaps qui frappent l'économie est le poids des "acquis sociaux" en tous genres qui pénalisent à la fois les entreprises et les consommateurs. En France personne n'est encouragé à travailler pour s'en sortir par un gouvernement qui plafonne et ponctionne...
<< Le travail ?...ça eût payé...!!! >>....ne cherchez pas plus loin...sans compter que ceux qui ont de la motivation, du talent et de l'énergie ne trouvent de salut que dans l'expatriation...là aussi la France s'appauvrit !!!
a écrit le 12/04/2013 à 0:24 :
Non ! Berner quelqu'un aussi intelligent que le délégué syndical du PS est impossible :-)
a écrit le 11/04/2013 à 23:02 :
il faut reprendre la masse salariale de chaque entreprise, elle doit dans tous les cas etre réduit de 10% pour retrouver une compétivité, avec un euro supérieur au dollar en valeur , l'entreprise (le commerce) doit redistribuer les trop gros gains de productivité , augmenter les taxes de séjour, supprimer les ASC des CCE, mettre trois tva en place, 10%,20%, 30% (le futil le luxe etc) taxer le carburant des superyacht, etc etc
a écrit le 11/04/2013 à 22:55 :
J'ai beaucoup aimé cet article, en particulier l'observation que " ... à leur décharge, un afflux de capitaux étrangers a provoqué une surchauffe entre 2000 et 2007 ". Excellente observation. Que ne feraient pas les élus locaux pour accueillir les "investisseurs" (sans prêter attention à l'origine, à la qualité et aux exigences de l'argent). On oublie trop souvent que le capital ne vient jamais seul, il entraine à sa suite une série d'exigences rarement explicites, souvent imprévisibles, mais fondamentales dans la gestion : les taux, les procédures, les procédés, la décision, voire la langue, les médias ou la culture... Pour les taux seulement, décisifs dans la productivité, dans certains cas, une variation de 1 à 2 % à la hausse ou à la baisse peut déterminer le sort d'un producteur dont les marges sont très faibles dans un secteur concurrentiel. Il en va de même pour les finances publiques, si l'on compare plusieurs pays selon les critères de Maastricht. La zone euro n'a pas seulement besoin d'une union bancaire, mais aussi d'une union financière, laquelle rendra possible une Europe sociale. Le problème est que certains investisseurs n'en voudront pas parce qu'ils perdraient leur potentiel de discrimination et de spéculation.
Réponse de le 12/04/2013 à 8:31 :
ils ne perdraient pas leur potentiel de discrimination, mais bien leur avantage concurrentiel.
si je n'ai aucun avantage concurrentiel, je ne peux rien vendre et je ne peux plus payer les salaires
Réponse de le 12/04/2013 à 9:05 :
Contrôler les frontières en imposant une taxe d'importation. Avantage: ceux qui font par exemple peler des crevettes au Maroc ou en Algérie pour ensuite les faire revenir en avion les pellerons d?au raine avant en Europe. Ou ceux qui transfèrent des troncs d'arbres en dehors de l'Europe pour les transformer en contreplaqué ou autre resteront aussi en Europe. Et ainsi de suite. La délocalisation serait fini et les emplois en Europe booster-ont et la crise qu'on connaît serait du passé.
Réponse de le 12/04/2013 à 16:35 :
@Emile : seul problème mais de taille : les français dans leur ensemble ne peuvent plus acheter français !!!
ce serait donc une catastrophe encore plus grande !!!
a écrit le 11/04/2013 à 22:52 :
Hollande , berné uniquement par Draghi ?
Mais vous voulez rire. Dans quelques temps on aura encore beaucoup d'autres surprises.
Le Mali ? Oui c'est la France qui est allé libéré le Mali des jihadistes. Mais les maliens viennent d'acheter des armes russes et veulent encore acheter avions, hélicoptères et autres. '' Moi Président '' je promets aux chômeurs français beaucoup de repos.....
a écrit le 11/04/2013 à 21:33 :
"En deux diapositives, la messe était dite. Sonné, le président français était resté groggy sur son siège, incapable d'apporter la moindre répartie."

Et dire que je l'ai eu comme prof d'économie...
a écrit le 11/04/2013 à 20:47 :
Il y a deux erreurs dans ce papier. D'abord, il est juste de faire une comparaison en euros courants, c à d sans défalquer l'inflation, car justement, les échanges commerciaux se font en euros, et ce sont ces échanges qui déterminent les équilibres, ou déséquilibres entre pays. La deuxième erreur est de raisonner comme si la zone euro était fermée, or ses échanges avec le monde extérieur sont loin d'être négligeables. Il n'y a donc aucune interdiction à ce que la zone euro soit en excédent commercial avec le reste du monde !
Réponse de le 11/04/2013 à 21:12 :
Êtes-vous à ce point naïf ?
Réponse de le 11/04/2013 à 21:44 :
.. on en peut pas comparer une courbe des salaires en euros courants avec une courbe de la productivité du travail (production/heure de travail) en euros constants!

Ensuite, le problème a trait aux déséquilibres internes à la zone euro, pas aux relations entre la zone euro et le reste du monde.

Relisez le papier, vous n'avez pas compris
Réponse de le 12/04/2013 à 8:11 :
Bonnes remarques. Nos keynesiens voudraient que les excedents commerciaux des uns en zone Euro soient les deficits des autres, et donc que la rigueur des excedentaires soient au moins aussi condamnable que le laissez-aller des deficitaires. C' est une blague. L'Allemagne a du se serrer la ceinture non pas pour augmenter ses excedents avec la zone Euro, mais parce que son chomage explosait au fur et a mesure que ses entreprises investissaient en Europe de l'Est et hors zone Euro. Les entreprises Allemandes sont mondiales et si le Bavarois est trop cher, la BMW sera produite en Louisiane ou en Chine. A combiner les coups de pouce au smic, les 35 heures et les taxes ecologiques on a fini par rendre les Peugeots presque aussi cheres que les Audi, au moment meme ou les Hyundai deviennent presque aussi bien que les Peugeot.
Réponse de le 12/04/2013 à 8:35 :
il est parfaitement faux de dire que les excedents des uns font les déficits des autres !
je vais en Allemagne chaque année, mais je ne sais jamais quoi apporter, car les allemands ont tout mieux et moins cher que nous.
ceci parce qu'ils travaillent à faire toujours mieux, alors que nous nous travaillons à avoir toujours plus d'acquis sociaux !!!
Réponse de le 12/04/2013 à 9:50 :
accepteriez-vous qu'un cinquième des salariés Français gagnent moins de 400? par mois? C'est ce qui arrive aux salariés allemands. L'allemagne est compétitive parce qu'elle a laminé les salaires d'une partie des salariés notamment dans les services. Et le patronat allemand refuse toujours l'instauration d'un salaire minimum. Est-il normal qu'un pays de 80 mlillions d'habitants fasse autant d'exédents du commerce extérieur qu'un pays comme la chine 15 fois plus peuplé? L'allemagne réussi à pomper pour son seul profit une grande partie de la création de richesse en Europe. Reste à savoir combien de temps cela va t-il durer, avant l'écroulement de l'europeet de l'allemagne?
Réponse de le 12/04/2013 à 10:02 :
ce que vous dites est faux. Si vous prenez BMW, Mecredes, Audi, ces voitures sont sur un segement haut de gamme voir de luxe où ces constructeurs se servant de leur notoriété et de l'image de qualité de la construrtion automobile allemande sont en mesure de fixer leurs prix sans tenir compte du marché. Nous avons une situation comparable en France avec l'industrie du luxe et ses marques mondiales. Aussi ces produits ne seront jamais délocalisé car il perdraient une grande partie de ce qui fait leur notoriété. Nous avons une entreprise de ce type en France: Michelin qui dans certains pays grace à sa notoriété et son image de qualité est en mesure de fixer ses prix de vente sans tenir compte de la concurrence. Résultats en 2012 sa production a baissée mais le chiffre d'affaire a augmenté.Pour finir un salarié allemand dans l'insdustrie de l'automobile coute environ 41? de l'heure contre 33? pour un Français. Et pourtant ils vendent leurs voitures?
Réponse de le 12/04/2013 à 10:11 :
Analyse partielle. Il se trouve simplement que les distributeurs allemands prennent beaucoup moins de marges que les distributeurs français. Je l'ai constaté en tant qu'importateur; dans l'alimentaire et dans le bricolage.
C'est vrai par contre qu'il y a une obsession de la qualité dans les entreprises allemandes et un marketing plus élaboré qu'en France. Par ailleurs de nombreux produits allemands sont faits dans les pays de l'Est car invendables au coût allemand. Ils ont tendance à délaisser la Tchéquie devenue trop chère pour la Roumanie, Moldavie...
Réponse de le 12/04/2013 à 10:27 :
Oui, mais à côté de ça les salaires dans les services sont dérisoires, ce qui permet aux entreprises industrielles allemandes d'accèder à ces services à très bas coûts (avantage compétitif non négligeable ; les mini jobs sont souvent des emplois de services).
Par ailleurs, les tâches de production "de base" sont souvent délocalisées dans les pays voisins à plus faibles salaires et les tâches à forte VA sont rapatriées en allemagne avec la valeur qui va avec.
Il y a quand même plus de pauvres en Allemagne qu'en France, malgré un taux de chômage plus faible (même si on pourrait considérer le très fort chômage/travail partiel chez nos amis allemands).
Alors que peut on préférer ?
Quand ses partenaires européens seront définitivement ruinés, l'allemagne pourra bien être compétitive, elle sera en récession (80% du commerce européen est interne à l'union).
Réponse de le 12/04/2013 à 12:41 :
Ouvrez les yeux. BMW, tout comme Mercedes produisent aux USA (Classe M, BMW X3, X5, X6), en Afrique du Sud (BMW Serie 3), en Chine (Serie 3, serie 5, X1), et meme en Egypte. Les concurrents sont les Japonais (Lexus, Infinity), qui font exactement la meme chose. Les entreprises allemandes sont mondiales, et les investissements sont aussi arbitres entre l'Allemagne et le reste du monde. Meme dans le haut de gamme on ne fait pas n'importe quoi a n'importe quel prix. BMW exporte des Serie 3 en Chine depuis l'Afrique du Sud ! En Coree l' accord de libre echange avec les USA profite d'abord aux exportations de Mercedes et BMW produites en Louisiane et Caroline du Sud. L'Allemagne est une chance pour l'Europe, car elle joue en classe mondiale. La France ne comprends pas le monde. Nos "elites" ne savent pas ce qu'est l'industrie.
a écrit le 11/04/2013 à 20:35 :
à la censure

ni syndiqué ni endotriqué
a écrit le 11/04/2013 à 20:33 :
pourquoi m'avez vous censuré!!!
vous aussi vous haïssez les ouvriers
a écrit le 11/04/2013 à 20:07 :
Non, la France est un cancre il appartient à la caste des pays du sud, les déficits sont financés par la dette, elle ne fait que d'augmenter, il suffit de voir la comparaison de la dette allemande et la dette française on arrivera sans conteste au 100%, on ne discute même pas de l'Itale à 120%, les salaires des ouvriers indexés sur le smic ne fait que d'augmenter réduisant l'offre de travail et créant du chômage, le pays se désindustrialise, les voitures françaises ne se vendent pas, la France n'a pas fait sa révolution dans les salaires comme sous Schröder si la France continue comme cela, elle court à la faillite. on prévoit de limiter le paiement par cash à 1000 euros, une demande a été faite pour supprimer les billets de 500 euros, la confiscation est en marche.
Réponse de le 11/04/2013 à 21:45 :
... que dans le rapport dette/PIB il y a un dénominateur: le PIB. Quand un pays est en récession à cause de l'austérité, le PIB diminue et donc le rapport dette/PIB augmente. C'est ce qui est arrivé à bcp de pays de la zone euro depuis 2008
Réponse de le 12/04/2013 à 1:21 :
La France est peut-être un bon élève en restant dans les clous de Maastricht mais les dirigeants Français sont des cancres car ils n'ont pas analysé les déséquilibres en train de se creuser et chercher à combler les décalages par plus de dette.
Réponse de le 12/04/2013 à 8:24 :
Tomibiker a raison et n'oublie rien. La France est gouvernee par des clowns qui pensent que 3% de croissance est un etat naturel des choses, et qui les rares fois ou l'on en beneficie, se depechent de creer de nouvelles depenses au lieu de ramener le budget a l'equilibre. Le gouvernement Jospin s'est depecher de creer la CMU et les 35 heures au moment ou nous aurions pu nous desendetter,
Réponse de le 12/04/2013 à 10:31 :
La dette rapportée au PIB a baissé sous Jospin, quand elle a explosé ensuite.
C'est ce qu'on appelle un désendettement relatif. Revoyez vos chiffres.
Réponse de le 15/04/2013 à 10:32 :
Les chiffres sont implacables. Malgre un niveau de croissance superieur a 3% Jospin a continue a faire de la dette et a augmenter les depenses structurelles. Cela procede d' un aveuglement criminel. Balladur et Sarko se sont heurte a de vrais crises, qui justifiaient un laissez-aller budgetaire. Le rebond de croissance dont a beneficie Jospin a ete dilapide. Ce sont les memes clowns qui expliquent par la "crise" l'explosion de la dette/PIB de l'Espagne (sous-entendu : ce n'est pas leur faute) et qui oublient la croissance exceptionnelle du PIB sous Jospin (rebond de la crise precedente) pour ne retenir qu'un lamentable "desendettement relatif". Nous sommes passes d'une croissance continue de rattrapage a un "stop and go" aleatoire, dependant de notre productivite, notre capacite d' innovation, et de la conjoncture mondiale. Nos tetes pensantes raisonnent sur des schemas d'il y a 30 ans et nous envoient dans le mur avec la plus parfaite bonne conscience. Ou va-t-on trouver 3% de croissance en etant deja chers et pas au top en gamme produit ? Nulle part. On naviguera entre 0 et 1.5% et nos systemes sociaux (retraites en premier) exploseront.
a écrit le 11/04/2013 à 19:38 :
L'Allemagne a non seulement pris des parts de marché aux autres pays de l'Union, elle a aussi, du moins ses entreprises ont réinvesti les bénéfices réalisés en Zone Euro en dehors de celle-ci, ce qui en fait équivaut à une fuite de capitaux pour les pays déficitaires, dont la France, et ce qui est surtout la cause principale du chômage dans ces pays!
Cela équivaut à appliquer la loi du plus fort au sein de l'Union, ce qui est une contradiction en soi.
Réponse de le 11/04/2013 à 20:09 :
A choisir entre une renault, une peugeot une citroen, ou une mercedes, une Porsche ou une BMW un VW mon choix est fait pour le monde aussi, il faut vous réveiller et pas faire preuve d'insolence ou de mépris pour tout ce qui n'est pas français avec une arrogante politesse.
a écrit le 11/04/2013 à 19:06 :
Il y a trop d'argent dans le secteur financier, la dette crée des demandes de marges minimales de 4% pour les entreprises, argent siphonné de l'économie réelle et qui va lui manquer, créant une déflation et donc du chômage, ces marges vont et tournent en boucle dans la finance internationale au lieu de se réinvestir là où elles ont été prélevées.
Le combat contre les paradis fiscaux, les trusts, la dette, tout ce système, doivent rester la priorité.
Historiquement sur plusieurs siècles la finance c'est 2% du PIB au max, et tant que c'est plus il y aura des crises à répétition.
On peut simplifier à outrance le code du travail, augmenter les capacités intellectuelles de la population, certes il faut le faire, mais si l'argent se barre ailleurs, ça ne sert pas à grand chose, il ne va pas s'investir localement, c'est un cercle vicieux. Le monde est un jeu à somme nulle, si on gagne des parts de marchés, c'est que d'autres pays en perdent, on est donc forcément nationaliste si on parle d'améliorer l'économie d'un pays, par exemple le Japon vient de déclarer la guerre monétaire en voulant doubler sa masse monétaire.
En fait, pour sauver l'économie, les générations futures, nos infrastructures, notre technologie, nos industries, la solution c'est d'euthanasier les rentiers comme on dit, ceux qui ne produisent pas, c'est à dire réduire les flux d'argent qui vont vers eux par l'intermédiaire du secteur financier ou de l'état.
En France il n'y aurait qu'une personne sur 3 qui travaillerait à plein temps, et elle doit donc faire vivre les 2 autres, que ces dernières soient des enfants, des étudiants, des chômeurs, des retraités, des malades, des prisonniers, ou autres, cela revient au même, elles ne produisent rien, mais continuent de consommer.
a écrit le 11/04/2013 à 18:56 :
"Monsieur le Président, sachez simplement que la France est le bon élève de la zone Euro"

hahaha, j'ai failli tomber de ma chaise !
a écrit le 11/04/2013 à 18:51 :
Mister Mario de la team Goldman Sachs Bank.... à quand le Goldman Sachs Leaks? juste pour confirmer que nous avons le diable en personne à la présidence de cette banque...
a écrit le 11/04/2013 à 18:48 :
Et nous, Français, par ce président et ce PS !
a écrit le 11/04/2013 à 18:09 :
(inflation incluse) svp. Merci
a écrit le 11/04/2013 à 17:49 :
les économistes ont toujours des raisonnements biaisés. C'est le cas pour mario draghi mais aussi pour l'auteur de cet article qui raisonne comme si l'europe était en vase clos !
Réponse de le 11/04/2013 à 21:14 :
êtes vous sûr de ne pas résonner comme un chaudron fêlé ?
Réponse de le 13/04/2013 à 13:55 :
On n'est pas dans un vase clos... Vous avez raison. Il faut être compétitif, quand on sait que dans certains pays on fait travailler les enfants, que l'esclavage existe encore, qu'un chinois est payé en moyenne 110 euros (et que certains dorment dans des dortoirs d'entreprise parce qu'ils n'ont pas les moyens pour aller autre part), on est très loin d'être compétitif et la pseudo-gauche de Mr Hollande qui a mis en place un machin qui s'appelle ANI, n'a pas été assez loin. Pour être meilleur que l'Allemagne je propose que l'on démantèle le SMIC et que nous payons nos employés à 100 euros/ mois, là on sera compétitif et il y aura du travail. ça sera les fourmis contre les cigales.
Et oui pour ne pas qu'il y ait trop de charges il faut enlever le chômage, celui qui ne travaille pas, ne mange pas (Saint Paul?). Quant la santé, comme le dit Parisot, la vie est précaire. L'éducation? Je propose que l'on mette des jeunes de 10 ans en apprentissage, ils coûteront moins cher à la société (moins de charges), et en plus ils formeront une bonne main d'oeuvre.
Réponse de le 16/04/2013 à 3:18 :
Vous caricaturez pour mieux conclure qu'il vaut mieux vivre aux crochets de la societe que de travailler pour un bas salaire. Ce sont ces raisonnements qui detruisent l'industrie et font fermer les usines les unes apres les autres en France. Dans l' usine de Baviere ou je travaillais en 2003, les salaries ont accepter de baisser leur salaires de 10% contre l'investissements dans la nouvelle ligne de production. Ils ont sauve leur jobs menaces par l'usine Tcheque du competiteur. Maintenant cette usine va tres bien et les salaires augmentent. En France cela aurait ete impossible a mettre en place. En Allemagne en 2003/2004 cela s'est multiplie dans beaucoup d'entreprises. L' ouverture a l'Est, Tchequie, Pologne, Hongrie, ce sont les salaries Allemands qui l'ont encaissee, parce que tu ne peux pas avoir des salaires 5 fois inferieurs a 300 Km de distance. Le probleme de la France n'est pas de s'aligner sur les salaires Chinois, mais d'integrer un fait tetu : avec l'ouverture de l'Europe, le salaire moyen a baisse avec des gens situes pas tres loin et a peu pres aussi qualifies que nous. Ce n'est pas en niant les faits et en refusant la realite que l'on reglera le probleme. Notre confort en nos systemes sociaux, c'est de la dette qui augmente. Un jour il faudra payer.

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