La science économique ? Une morale qui ne dit pas son nom

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La Bourse de Francfort (Allemagne). Copyright Reuters
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Dans « L'économie du bien et du mal », un best-seller international, l'économiste tchèque Tomas Sedlacek, qui fut jeune conseiller du président Vaclav Havel, rappelle que l'économie n'est pas tant une science fondée sur des mathématiques qu'un phénomène culturel et normatif, qui plonge ses racines dans la nuit des temps.

Et si l'économie ne menait pas le monde ?Ou du moins ce discours si particulier que des experts et commentateurs profèrent au quotidien dans un vocabulaire technique dans les médias ? En ces temps de crise européenne qui n'en finit pas de se terminer, la montée du chômage et les difficultés sont en train de stimuler la réflexion critique des citoyens. Ils trouveront dans l'ouvrage de l'économiste tchèque Tomas Sedlacek, âgé d'à peine 35 ans, « L'économie du bien et du mal » (2009), un best-seller international traduit dans une quinzaine de langues dont les éditions Eyrolles proposent une version française (excellemment traduite de l'anglais par Michel Le Séac'h), de quoi nourrir leurs interrogations, voire à trouver quelques réponses.

Tomas Sedlacek, qui fut, à 24 ans, conseiller économique du président Vaclav Havel, poète et dramaturge, porte un regard inhabituel sur l'économie, en pointant un paradoxe : « Nous autres économistes, nous sommes formés à éviter les opinions et jugements de valeur à propos du bien et du mal. Pourtant, contrairement à ce que disent nos manuels, l'économie est principalement un champ normatif. Non seulement elle décrit le monde, mais elle dit souvent comment il devrait être fait (efficacité, concurrence parfaite, forte croissance du PIB, faible inflation, forte compétitivité, Etat modeste). »

Des arguments d'autorité quasi scientifiques

En effet, ce sont toujours des arguments d'autorité quasi scientifiques qui sont assénés aux citoyens pour justifier telle ou telle décision politique. Pourtant, l'économie est non pas tant une science (comme les mathématiques, la physique, la biologie ou encore la chimie) qu'un « phénomène culturel, un produit de notre civilisation. » Cette origine fait que « nous créons des modèles, modernes paraboles, mais trop irréalistes (souvent intentionnellement) pour avoir grand-chose à voir avec le monde réel. Exemple quotidien : qu'un expert réponde a la télévision a une question apparemment innocente sur le niveau d'inflation, et on lui demandera aussitôt (souvent, il soulèvera la question lui-même sans qu'on la lui pose) si ce niveau est bon ou mauvais, et s'il devrait être supérieur ou inférieur. Même face à une question aussi technique, les experts parlent immédiatement du bien et du mal et émettent des jugements normatifs : elle devrait être inférieure, ou plus élevée. », souligne-t-il. Ce « devoir être » qui caractérise la morale ou l'éthique est pourtant accepté sans restriction par tous. Or, comme le souligne l'auteur : « Simuler la certitude est très dangereux. ».

Pour argumenter sa thèse, Sedlacek va opérer un détour historique et chronologique qui part de l'épopée de Gilgamesh (2650 avant JC) jusqu'à la figure tutélaire d'Adam Smith (1723-1790). Ce dernier, rappelons-le, avant de publier ses célèbres « Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations », avait élaboré une « Théorie des sentiments moraux ». Entre temps, Sedlacek passe par l'exégèse de certains textes des religions - judaïsme et christianisme -, voit même dans Descartes un moment important de la structuration de ce phénomène culturel qu'est l'économie (« L'homo economicus doit son côté (a)moral à Epicure mais son côté mathématique et mécanique à Descartes. » Sans compter, évidemment, tant la référence a été revisitée ces dernières années, la célèbre « Fable des abeilles » du hollandais Bernard Mandeville, qui montre combien paradoxalement les vices privés peuvent contribuer au bien public, et des actes altruistes nuire à la société.

De fait, Tomas Sedlacek, voit dans « les mythes, la religion, la théologie, la philosophie et la science », de quoi comprendre bien mieux les phénomènes économiques que le recours aux mathématiques.

L'exemple de la dette publique

Dans une deuxième partie, l'auteur s'attache davantage à cerner la signification de grands thèmes qu'il a cerné dans sa quête historique, comme le progrès - un passage du livre assez instructif -, la cupidité, la main invisible, les esprits-animaux, ou encore de savoir qui sont les détenteurs de la vérité.

Prenons l'exemple de la dette publique, un sujet d'actualité s'il en est. On ne sait trop que bien que l'Union européenne s'est fixé pour règle « normale » pour chaque pays membre de contenir son déficit public à un niveau inférieur à 3% du PIB. « Psychologiquement, un déficit de 3 % nous apparaît comme un quasi-équilibre. Au-dessous de 3 %, c'est un succès applaudi », ironise Sedlacek qui explique : « Dans la plupart des cas, réduire le déficit signifie seulement ralentir le rythme de l'endettement, alors que ce qu'il faudrait en vérité n'est pas accroitre la dette moins vite mais la réduire au plus vite afin de constituer au moins quelques réserves budgétaires avant que la prochaine crise ne frappe. » Un point de vue qu'approuverait sans réserve Berlin.

Réduire le PIB

L'intérêt de l'argumentaire de Sedlacek sur ce point est d'éviter de tomber dans le débat austérité/relance. Selon lui, « dans l'avenir, nous devrons simplement sacrifier une partie de la croissance de notre PIB et ralentir l'économie artificiellement pour récupérer cette énergie et la consacrer à la réduction de la dette. C'est ce qu'on appelle une politique budgétaire restrictive. Et nous avons largement oublié le fait que si parfois nous voulons stimuler l'économie pour qu'elle croisse plus vite (expansion budgétaire) nous devons aussi être préparés à une période de récupération (restriction budgétaire). »
Or cet oubli, montre l'ancien conseiller de Vaclav Havel, est largement lié à notre conception historique du progrès, qui devrait être continu, là où il ne peut qu'évoluer selon les situations. C'est donc une telle conception continuiste du progrès - demain sera meilleur que demain - qui structure nos mentalités et nous empêche de comprendre qu'un ralentissement de la croissance n'est pas en soi un mal absolu.

Finalement, « ce que nous vivons n'est pas tant une crise du capitalisme qu'une crise du « capitalisme de croissance », remarque-t-il.

Une critique qui n'est pas nouvelle

La critique de Sedlacek n'est pas nouvelle. De nombreux auteurs ont mis l'accent ces dernières années sur le fait qu'une bonne dose d'épistémologie, de curiosité et de scepticisme peut être un efficace remède contre une dérive scientiste, qui souvent cache une sorte de paresse intellectuelle sous le conformisme ambiant.

Mais son originalité est davantage dans la forme. Comme Nassim Taleb, cet ancien trader devenu un lecteur compulsif érudit, auteur du célèbre livre : « le Cygne noir : la puissance de l'imprévisible » (Ed. Les Belle Lettres), l'ancien conseiller de Vaclav Havel n'hésite pas à mélanger joyeusement pour les besoins de son explication les références culturelles et historiques - ce qui tourne quelques fois au « name dropping » -, à des situations quotidiennes - la démonstration des trois buveurs et des deux bières en matière de redistribution est assez instructive -, à ses expériences personnelles ou encore à la culture populaire (par exemple le filme culte « Matrix »).

Une expérience propice à se demander que signifie l'économie

L'ouvrage au final peut apparaître comme un tableau de peinture, qu'il faut regarder à une certaine distance pour que le charme opère, car à y regarder de trop près il pourrait révéler des approximations qui mettraient à mal quelques thèses. Mais reconnaissons à Sedlacek un talent à exposer de façon ramassée et claire des idées difficiles en opérant des rapprochements audacieux qui se révèlent tout à fait stimulants à une époque où l'intelligence est trop investie dans un seul domaine de recherche au nom de l'efficacité.

Peut-être, au-delà du caractère brillant de l'auteur, le fait que que cet universitaire ait pu travailler, si jeune, avec le président poète et dramaturge Vaclav Havel, et ensuite comme conseiller du Premier ministre tchèque, le confrontant à la nécessité de devoir trouver au quotidien des réponses à des problèmes concrets, tout en menant en parallèle une activité de journaliste, lui aura donné une expérience propice à se demander« que signifie l'économie, comment l'utiliser pratiquement et comment la relier à d'autres domaines de la vie. »

Sans compter qu'il sait aussi bien « vendre » ses idées. « J'affirme que le moment est bien choisi pour repenser notre approche économique, car en cette époque de crise de la dette, les gens s'interrogent et sont prêts à écouter. » Pour un livre paru en 2009 en République tchèque, c'était bien vu.

Tomas Sedlacek "L'économie du bien et du mal", éditions Eyrolles, 381 pages, 28 euros.

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a écrit le 23/04/2013 à 17:10 :
Il est grand temps de ressortir Galbraith : i) on comprend toujours ce qu'il dit, ii) il ne devait rien à personne et était donc un vrai économiste qui disait les choses comme elles sont, et, surtout, iii) il disait quand il avait 80 ans :"si je suis encore économiste à mon âge, c'est parce que je n'ai JAMAIS fait de prévision". Trop bien!
a écrit le 23/04/2013 à 15:44 :
Un titre aguicheur s'il en est pour explorer une économie qui n'en est pas une, mais une évocation partielle de l'économie du bonheur (en tant que bien-être et bonne conscience)... Les notions de bien et de mal relèvent de l'anthropologie culturelle et religieuse et il peut effectivement en découler des précepts d'ordre économique (inférieur). Ainsi, par exemple, la "parabole des talents" du prophète argentier Matthieu invite le croyant à placer l'argent que lui a confié son seigneur. S'il ne le fait pas c'est mal ! On pourrait citer moults exemples sur le fait qu'il était mal pour un chrétien du moyen-âge de prêter de l'argent avec intérêt, alors que cet interdit perdu depuis persiste dans l'islam. etc. D'autre part, je pense que l'on confond souvent à tort "marché" et "économie" qui ne sont pas non plus du même ordre. Enfin, s'agissant de l'économie, je ne crois pas me tromper en disant qu'elle est tout bonnement "amorale", et il n'y a pas lieu d'en référer à Adam SMITH pour le réfuter car son analyse concernait les bonnes pratiques du commerce et non l'économie, ceci bien que l'un et l'autre aient besoin de la confiance pour se développer ; à ce titre, on notera que dans les dictionnaires de l'époque, les grammairiens avaient supprimé la référence à la confiance accordée au Prince, pour la substituer par "il faut faire confiance à son commerçant". Je conclus en reformulant ma pensée : l'auteur a fait une (classique) erreur de catégorie que vous n'êtes pas loin d'avoir relayé.
Réponse de le 23/04/2013 à 18:51 :
Vous trouvez vraiment que "L'économie du bien et du mal" est un titre aguicheur ? Ca n'est pas impossible vu le succès du livre sous le même titre à l'étranger, mais on aurait pu faire mieux ("Cinquante nuances de taux d'intérêt", etc.) ! Plus sérieusement, je suis surpris par votre critique, tant le livre de Sedlacek est éloigné du sous-entendu normatif que vous semblez lui attribuer. Nous n'avons sans doute pas lu le même livre. Mais êtes-vous bien sûr d'avoir lu CE livre-LA ?
Réponse de le 23/04/2013 à 20:07 :
@ACGB44 : Merci pour ces remarques. Si vous avez perçu comme vous l'écrivez un sous-entendu normatif dans mon ppoint de vue, c'est sans doute que je me suis mal exprimé. J'ai voulu dire simplement que parler d'économie du bien et du mal, c'est procéder d'une erreur de catégorie, tout simplement. C'est un peu comme si nous déclinions l'économie de l'esthétique, de la morale, etc. Nous déboucherions invariablement sur des polémiques interminables autrement dit des impasses. Mais je ne dis pas que l'on ne puisse pas questionner les notions de bien et de mal du point de vue économique ; cela n'en serait pas pour autant de l' "Economie du bien et du mal".
Réponse de le 23/04/2013 à 22:26 :
Je serais d'accord avec votre critique... si "L'Economie du bien et du mal" était un ouvrage d'économie étudiant des catégories morales sous l'angle économique, à l'instar d'un marché ou d'une industrie. Ce ne serait d'ailleurs pas très original, il y a plus de trente ans que l'école de Chicago s'est essayée à ce genre de démarche. Mais le livre n'est pas du tout cela ! Son titre a pu vous induire en erreur (preuve sans doute qu'il n'est pas si aguicheur que ça !). Il n'étudie pas le bien et le mal en soi, il ne cherche pas à calculer leur valeur d'échange. Quand Sedlacek parle d'économie, d'ailleurs, il faut plutôt comprendre science économique, une science dont il montre qu'elle n'en est pas vraiment une : depuis les premiers écrits de l'humanité (l'épopée de Gilgamesh), l'économie et la morale sont soeurs. Ce livre est inclassable, mais s'il fallait vraiment le classer quelque part, il relèverait de la philosophie plus que l'économie.
Réponse de le 23/04/2013 à 22:51 :
@ACGB44 : Rangeons-le effectivement dans les rayons de la philo et ne doutons pas qu'il y sera en bonne place parmi les meilleurs de la décennie tout du moins. Merci en tous cas pour ce point de vue éclairé, ce qui est pluôt rare ces temps-ci.
a écrit le 23/04/2013 à 11:22 :
La science, c'est une excuse, un moyen, un détail. Ce qui compte, c'est la volonté qui dirige, et sa force.
Un jour, vous verrez que ce que l'on vous a "vendu" était faux. Ce jour là, ne vous suicidez pas. Cherchez le Vrai, avec force, vous le trouverez surement.

Les faits, c'est que la "théorie" économique, la "science" politique, la psychologie moderne, les "sciences" sociales et j'en passe ont conduit le système là où il se trouve. Au bord d'un gouffre. Les faits, ce sont ces millions de gens qui souffrent. Les faits ce sont des besoins primaires qui ne sont pas satisfaits (sécurité, nourriture, logement, instruction).

Ce système est un échec total et retentissant.

Le système basé sur l'utilisation massive de l'égoïsme individuel, débridé de toute règle, pour réaliser un "grand bien" est une supercherie totale! (capitalisme). C'est comme d'affirmer qu'un plasma d'électron est un édifice bien construit qui dure!

De même que celui qui postule que l'homme est naturellement et majoritairement "bon" (marxisme).
C'est juste faux, et n'importe qui peut le vérifier tous les jours.

Et c'est normal, l'humanité a besoin d'être dirigée par le bien. C'est à dire ce que Dieu définit comme bon.

Le fait que des hommes mal intentionnés aient cherché à se faire passer pour ses représentants, ou à récupérer le pouvoir qu'il donnait sur les autres n'enlève rien à cette vérité fondamentale. Il n'y a qu'à faire ce qu'il explique : l'aimer lui, comme un père, parce qu'il a tout rendu possible, et tout réalisé (n'en déplaise aux athéistes fanatiques), et aimer son prochain comme soi même (pour lui faire plaisir).
Ce n'est absolument pas impossible et si c'était fait, il n'y aurait AUCUN problème.
Réponse de le 23/04/2013 à 11:57 :
Le capitalisme est un échec ? tiens, moi qui croyais que les faits montraient sans ambages une élévation sans précédent du niveau de vie des gens lors de ces 200 dernières années .Un système basé sur l'égoisme individuel ? Mais l'égoisme ne peut être qu'individuel, et tout le monde est égoiste au sens ou tout el monde recherche une situation meilleure que l'actuelle ? "L'homme est naturellement bon" n'est pas un principe marxiste, c'est tout l'inverse. Le socialisme veut créer un homme nouveau débarrassé de sa nature humaine. "L'humanité a besoin d'être dirigé par le bien" verbiage sans intérêt à la morale religieuse oiseuse ...
Réponse de le 23/04/2013 à 12:01 :
Mon dieu ! Dieu est contre le capitalisme. C'est pourtant Lui, tout puissant qui a créé ce monde et ses habitants à son image. Et Il envoie les punitions sur l'humanité, il tue les enfants par milliers, dans des tsunamis ou tremblements de terre, car ils pourraient devenir des capitalistes. Il nous dit que l'homme est fondamentalement mauvais et mal intentionné (pas comme le capitalisme et le marxisme qui disent qu'il est bon), et que seul il définit le bon. Mais si les hommes sont à son image ? Mais qui est Bill ? un homme mauvais qui aime les hommes ? je n'y comprends plus rien, mon dieu !!!
Réponse de le 23/04/2013 à 20:02 :
"Les faits ce sont des besoins primaires qui ne sont pas satisfaits (sécurité, nourriture, logement, instruction). Ce système est un échec total et retentissant. "

Oui, le système socialiste français est un échec retentissant. Il est plus que temps de passer au capitalisme.
Réponse de le 23/04/2013 à 23:26 :
Ce sont les 5 commentaires les moins pertinents que j'aie pu lire jusque là
a écrit le 23/04/2013 à 11:03 :
Pour faire de la science économique, on applique des outils mathématiques sur des événements passés, mais là, en plus on se permet de prévoir le futur. Les outils de statistiques et probabilités ont leur théorie et sont une vraie science, mais en économie, on les utilise comme un outil de voyance. On tord les hypothèses, on fait comme si on connaissait toutes les données, et on produit des prévisions. La science météorologique, beaucoup plus simple, car les humains ne peuvent que très peu modifier le temps, n'arrive que très difficilement à modéliser le climat. Et on voit que même les prévisions à 5 jours sont peu fiables. Mais sur l'économie, on voit des "spécialistes", prix nobels et autres, faire des "prévisions" à deux ans trois ans, ou plus, avec deux chiffres après la virgule. Ils pourraient parler au mieux de prédictions, et être un peu plus modestes en indiquant que leurs calculs sont forcément faux. Un pharmacologiste qui produirait des statistiques sur les effets de médicaments avec la même méthodologie serait mis en prison immédiatement, même avec le laxisme actuel. Mais les économistes, c'est comme les voyantes, ça a sa clientèle. Ce serait amusant si on n'en souffrait pas. Il faut les remiser dans leurs laboratoires et interdire au politiciens d'utiliser leurs chiffres comme alibi. Il faut qu'ils fassent de la politique, et l'assumer. Sans béquille pseudo scientifique. Il s'agit d'idéologie, pas de science.
Réponse de le 23/04/2013 à 11:59 :
les lois économiques sont comme les lois biologiques ou physiques, sauf qu'elles sont plus facilement contestées. lisez "l'action humaine " de Ludwig Von mises
a écrit le 23/04/2013 à 10:48 :
les sciences économiques sont des sciences humaines et non mathématiques. Ce sotn les économètre mathématiciens qui ont cru pouvori la transformer en science exacte et math"matiser parfaitement le comportement humain, et ainsi justifier tous les constructivismes étatiques (socialisme, social démocratie, keynésianisme, etc ...) Ludwig Von Mises dénonçait déjà cett état de fait dans "l'action humaine" en 1949. Ce livre reste encore de nos jours le plus grand livre d'économie jamais écrit (et re-traduit récemment en français)
a écrit le 23/04/2013 à 10:34 :
Attention à ne pas confondre sciences économiques (qui n'a de science que le nom) et politique économique.
Ok sur tous les autres points, mais allez dire au gens qui sont au chômage et à ceux qui voient leur minima sociaux baisser que la récession n'est pas une mauvaise chose en soi mais une question de point de vue.
Il faut effectivement sortir du paradigme de prospérité continue portée par l'idée de progrès technologique permanent + endettement public. Mais ensuite ?
Sobriété heureuse ? Entrepreneuriat social ? Développement durable ?
Réponse de le 23/04/2013 à 18:50 :
la politique économique s'appuie bien (et est très souvent justifiée par..) les théories des sciences économiques. et la question est plutôt comment sortir de la récession...
a écrit le 23/04/2013 à 10:17 :
au chiffres ont peut leurs faire dire n inporte quoi j apelle cela de la manipulation de masse deaent les progres fais par nos manipulateurs politique restons mefiant car tout ne pas se regles PAS AVEC DES CALCULETTES CAR LES CONCECANCES PEUVENT ETRE DRAMATIQUE
a écrit le 23/04/2013 à 9:52 :
oui; l'économie n'est souvent que politique je trouve (on est pas loin de la morale invoquée ds l'article donc), déguisée sous des airs d'expertise (pseudo)scientifique pour mieux en assurer la communication et mise en oeuvre (irréfutable et non critiquable puisque souvent présentée comme issue d'un raisonnement scientifique).
Domaine plus souvent utilisé comme un outil de pouvoir en résumé.
Séduisante intellectuellement car elle "brasse" large avec souvent une bonne rhétorique (on en revient au politique), elle est qd même bien mise à mal une fois de plus, et a encore perdu en crédibilité à mon avis, suite à la dernière crise qui dure, et dont on peine à trouver le bon remède...
a écrit le 23/04/2013 à 8:44 :
Le problème avec cette approximation de science est qu'elle est basée sur des virus humains, s'agissant des monnaies... Donc aucun comportement ressemblant de près ou de lojn a une quelconque mathématique, pas de reproductibilité dans le temps et dans l'espace, pas de fonctions logiques a bord, et en plus, les équations en seraient manipulées en fonction de l'humeur de n'importe qui dans un coin du monde... Non vraiment, cela ne s'appelle pas une science, sauf éventuellement celle du chaos, et encore..
a écrit le 23/04/2013 à 5:10 :
Aux USA on parle d' économie, pas de sciences économiques, c en France qu on considère que c de la science économique .
Quelqu un sait il si cette distinction existe dans d' autres pays ?
Réponse de le 23/04/2013 à 6:15 :
On parle bien de sciences économiques aux USA. Il y a par exemple à Washington, "the school of Economic Sciences".
Réponse de le 23/04/2013 à 20:17 :
"c en France qu on considère que c de la science économique ."

Du reste le Nobel d'économie n'existe pas. Ah si, en fait si...

Il n'y a qu'en France qu'on considère que l'économie n'est pas une science, pour pouvoir se donner le droit de donner son "avis" sans l'avoir apprise..
C'est sur, la culture ca fait mal à la tête.. Mieux vaut réciter les conneries du service public.
Réponse de le 23/04/2013 à 23:36 :
Le problème se situe plutôt dans
- le mépris de l'Autre, qui ne doit pas être différent : syndrôme de névrose
- la critique : critiquer n'est pas mépriser, ni prendre de haut, en incarnant le désabus, mais plutôt apporter un autre sens (subjectif) sur la chose observée/entendue
- la mentalité psychorigide, populiste et rétrograde sortant à tout va "droite/gauche", "bien/mal", "privé/publique".
Pourquoi persister à faire preuve d'aussi peu de sens civique et de pauvreté d'analyse ?
C'est dommage et dépassé : l'objectif est d'avancer ensemble.
Les divergences d'opinions doivent rester ce qu'elles sont : un échange pas un stand de tir.
Réponse de le 24/04/2013 à 9:24 :
"C'est dommage et dépassé : l'objectif est d'avancer ensemble. Les divergences d'opinions doivent rester ce qu'elles sont : un échange pas un stand de tir."

Oui, mais moi vivre dans un pays ruinée à cause de la connerie des gentils "socialistes", qui veulent "avancer ensemble", ca ne me me pas de bonne humeur..

Et si ca se trouve, le SMIC à 600 Euros ne vous plaira pas non plus.
a écrit le 23/04/2013 à 4:01 :
je me souviens de cours en fac dans les années 1980 au cours desquels un vieux prof d'histoire économique nous expliquait que l'éco n'était qu'une forme de pataphysique, une science de solutions imaginaires. ;)
a écrit le 22/04/2013 à 23:47 :
En résumé c'est l'apologie de la technique du brulis: On fout le feu a la foret, une fois les cendres froides cela de l'engrais pour planter de nouvelles plantes. Pas très novateur comme façon d'appréhender l'économie c'est une théorie connue depuis des millénaires. Si les riches s'assurent d'avoir foutu leur stock de bois de coté avant d'avoir foutu le feu, si ils le vendent pour acheter des graines de céréales et pour payer deux francs six sous les bucherons au chômage depuis des mois et prêt a n'importe quel salaire minable pour vivre pour leur faire planter les graines c'est tout benef !! Pas la peine de se faire passer pour un intellectuel pour théoriser "le brulis" économique.
a écrit le 22/04/2013 à 23:45 :
En 1980, les français s'appauvrissaient parce que le Franc dévaluait. Aujoud'hui le Franc ne peut plus dévaluer, alors ils s'appauvrissent parce que la dette augmente. A défaut d'enrichir le peuple, la voix politique promet toujours la même chose : la croissance des pouvoirs publics car elle est bien incapable de créer la richesse. L'économie est d'abord une science de l'équilibre et de la modération. Cf Lao Tseu.
a écrit le 22/04/2013 à 19:49 :
Le terme Science Économique m'amuse un brin... La fiabilité est a peu près du même ordre que la météo a 1 mois :-)
Réponse de le 22/04/2013 à 22:06 :
@Msieur Meteo
J'ai exactement la même idée de la "science économique"
Réponse de le 23/04/2013 à 20:00 :
"La fiabilité est a peu près du même ordre que la météo a 1 mois :-)"

La fiabilité est au contraire très grande : l'urss était condamné et la Chine a prévu de se développé grâce à la science éco après l'échec prévu de la pensée magique socialiste. Tiens, ca marche !


Ce qui arrive et va arriver à la France est également prévu depuis 10 ou 15 ans.
C'est juste que vous ne voulez pas l'entendre..
Réponse de le 24/04/2013 à 0:28 :
si ces prévisions s'avèrent exactes, c'est grâce à des personnes qui se sont intéressées à la géopolitique.
Réponse de le 24/04/2013 à 9:28 :
Non : le socialisme ne peut pas fonctionner, c'est prouvé depuis longtemps..

La géopolitique ? Je ne vois pas en quoi le fait que la Russie soit situé là plutôt qu'ici change quoique ce soit au fait qu'elle devait nécessairement s'effondrer. Remarquez que c'est le sort réservé partout dans le monde aux Etats ayant adopté cette idéologie.

Du reste, par ex, Macnamara n'était pas "géopoliticien", mais PDG puis ministre.
a écrit le 22/04/2013 à 18:40 :
Éminemment suspect, ce commentaire dithyrambique. Tout le monde est au courant, depuis l'échec des politiques d'austérité supposées rédemptrices appliquées notamment au Portugal et à l'Espagne, que la solution de l'auteur, consistant à réduire le PIB est parfaitement illusoire. Le peuple est inconditionnellement formaté pour plus de croissance; toute autre solution provoque un rejet violent à plus ou moins long terme. Les politiques le savent, et sollicitent donc toujours des délais moratoires pour faire semblant d'appliquer des mesures impopulaires qui risquent de leur coûter leurs sièges.
Réponse de le 23/04/2013 à 10:55 :
la question de la réduction du PIB (la récession !) voulue ou subie ne pourra se poser que si on a préalablement posé la question du partage des richesses...
Réponse de le 23/04/2013 à 18:59 :
Mais de quelle "solution de l'auteur" parlez-vous ? "L'Economie du bien et du mal n'est pas un livre d'actualité sur la crise des finances publiques ! Il débusque la morale dans l'économie et l'économie dans la morale depuis l'épopée de Gilgamesh jusqu'à nos jours, c'est dire si son champ d'étude dépasse largement celui que vous semblez lui attribuer.
Réponse de le 23/04/2013 à 20:14 :
"Tout le monde est au courant, depuis l'échec des politiques d'austérité supposées rédemptrices appliquées notamment au Portugal et à l'Espagne"

Ou ca un échec ? Ils empruntent moins, c'est donc un succès. Bien sur ils ne doivent plus emprunter du tout, puis rembourser. Il y en a pour 15 ans. Ca servira de leçon au "peuple", toujours à beugler pour avoir des services publics qu'il ne paye pas !



"Le peuple est inconditionnellement formaté pour plus de croissance"

Évidement. Suppression massive des services publics, HLM, et allocations. Il faut donner un grand coup de faux dans la consommation public. Après tout, personne n'est mort de faim en France depuis 300 ans. On peut donc supprimer tout ces truc inutiles pour rembourser la dette.


"la question de la réduction du PIB (la récession !) voulue ou subie ne pourra se poser que si on a préalablement posé la question du partage des richesses..."

En général, ce sont les richesses des autres que les gens comme vous veulent "partager" =Voler.
On voit le résultat..
Réponse de le 23/04/2013 à 23:56 :
Je pense que votre raisonnement n'est qu'un raisonnement qui ne s'attaque qu'au court terme et au conjoncturel.
Tant qu'à avoir une réflexion sur le modèle social, économique, autant aller jusqu'au bout,
plutôt que s'atteler à marteler des propos éculés.
D'autant plus que les limites du raisonnement de la politique d'austérité présenté par nos "grands"et dont vous faites l'écho sont devant NOS et VOS yeux dans les pays anglosaxons. En gros : on suit le modèle qu'ils ont appliqué il y a 30 ans, et on y va à fond ?! privatiser à tour de bras ? creuser les écarts entre les revenus et augmenter le niveau de vie ? C'est se voiler la face et se boucher les oreilles de vouloir maintenir ce "cap".
Et ça demande moins de réflexion plutôt que de penser structurel, long terme, et à ceux/celles qui ne font pas partie de votre CSP.
On ne fait pas de l'économie altruiste et citoyenne en ayant soif d'accomplissement personnel.
On ne fait pas grandir le bonheur dans sa famille en l'enfermant dans la psychorigidité, le simplisme intellectuel, une réflexion dualiste manichéenne (ou alors encore heureux que la crise d'adolescence existe pour cracher au nez des parents leur impuissance et imbécilité volontaire),
mais en cultivant la curiosité d'esprit, l'expression des talents, l'écoute et la direction "dosée".
Réponse de le 07/02/2016 à 17:38 :
est elle livrée avec ou sans logiciel de masquage des émissions de Nox ?

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