La France est en récession, et après ?

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Alors que la France est officiellement entrée en récession, l'économiste Philippe Crevel, Secrétaire général du Cercle des Epargnants, se demande comment la France peut sortir de cet état dépressif.

L'INSEE vient de confirmer ce 15 mai ce que tout le monde pressentait depuis des mois. La France, en ayant enregistré un recul deux trimestres consécutifs, est en récession. Depuis un an, la  croissance trimestrielle tournaitt en plus et en moins autour de 0. Avec au premier trimestre 2013, un PIB en recul de 0,2 point qui fait suite à celui du même score du quatrième trimestre 2012, la France ne peut plus nier le fait qu'elle enregistre une contraction de sa production de richesses. Il est à noter que le recul du PIB est la troisième baisse au cours des quatre derniers trimestres témoignant que la France est entrée dans un cycle récessionniste.

Croissance à l'arrêt
L'entrée officielle en récession est avant tout symbolique au vue de l'évolution de l'emploi depuis 18 mois ou de l'évolution du nombre de faillites d'entreprises. Il s'agit avant tout d'un franchissement de frontière mais sans changement de climat. L'impact est sémantique et psychologique. La question est de savoir comment la France sort de cet état dépressif.

 

En effet, toutes les composantes de la croissance sont à l'arrêt. Les dépenses de consommation des ménages baissent de 0,1 % au premier trimestre après 0,0 % au 4ème trimestre 2012. La formation brute de capital fixe (FBCF) totale, c'est à dire l'investissement, recule de 0,9 % après -0,8 %. Au total, la demande intérieure finale (hors stocks) baisse de 0,1 point au premier trimestre 2013 après -0,1 point fin 2012.

Il n'y a pas de salut de la part de la demande externe avec des importations en légère progression de 0,1 % quand, en revanche, et c'est plus inquiétant, les exportations continuent de baisser avec -0,5 % après -0,7 % au dernier trimestre 2012. En conséquence, le solde extérieur contribue négativement à l'évolution du PIB à hauteur de 0,2 point conte un impact positif de 0,2 point au quatrième trimestre. Ces derniers résultats témoignent de la poursuite de la baisse de compétitivité de notre économique qui malgré la crise continue à importer mais pas n'arrive pas à améliorer ses positions extérieures. La France est handicapée par la récession qui frappe plusieurs de ses importants clients que sont l'Espagne, l'Italie et le Royaume-Uni.

Effort d'investissement
La sortie de la récession passe par une amélioration de la compétitivité des entreprises dont le taux de marge est au plus bas depuis 1985. Elle suppose un effort d'investissement pour repositionner l'outil de production. Ce repositionnement s'il est réalisé n'aura que des effets à moyen terme. En attendant, la France compte sur ses voisins, l'Allemagne en tête, pour relancer l'économie européenne. Les pays d'Europe du Sud ayant engagé avant nous leur assainissement pourrait connaître une amélioration de leur situation conjoncturelle d'ici la fin de l'année. Il n'en demeure pas moins que les espoirs de sortie rapide de crise seront longs à se faire sentir étant donné que le chemin de l'assainissement des finances publiques est complexe à mener. Il faut souligner que les plans reposant sur les mesures fiscales sont économiquement plus coûteux que ceux portant sur les dépenses.

 

 

Philippe Crevel est économiste et Secrétaire Général du Cercle des Epargnants. Retrouvez ses billets sur son blog http://philippecrevel.com/

 

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a écrit le 26/05/2013 à 10:55 :
Une fois mon éléphant était en récession, et il a gagné la course!
a écrit le 20/05/2013 à 17:57 :
Les PIB sont en recul. Les dépenses de consommation des ménages ont baissé. La croissance est à l'arrêt. L'investissement recul. Ce sont des « paroles de philosophes » des économistes. En vérité, personne ne sait de quoi on manque. Faut-il faire du lifting ou faut-il ajouter de l?engrais ? Difficile à dire. Devient-on vieux, ou devient-on faibles ? Ou peut-être devient-on égoïste ? On n'aime pas travailler, seules comptent les vacances. On cherche toujours un travail instable. On devient syndicaliste trois mois après avoir eu notre contrat de C.D.I. Un de mes collègues qui était étudiant, faisant un stage parmi nous. Après avoir eu son diplôme, il a crée une entreprise avec son ami. Puis un an après, on l'a retrouvé devant notre lieu de travail. Surpris, nous lui avons demandé : « Que fais-tu ? Que devient ton entreprise ? » Il a répondu, l'air de ne pas apprécier notre question :  « Pfff...Je souhaite un travail instable » Ce que nous cherchons, en fait, c'est ça. Un jour, à la télé, Mme. Ségolène Royal a dit : « MR Mitterrand a dit : Sans règlements, il n'y a pas de démocratie ». Nous nous sommes demandés pour qui étaient tous ces règlements. Pour les ouvriers ou pour les pauvres ? Après que Mr. Nicolas SARKOZY soit venu au pouvoir, les ouvriers touchaient avec les heures supplémentaires, 200 ou 400x plus. Après le nouveau Gouvernement en 2012, le patron ont supprimés les heures supplémentaires. C'est ça, le règlement de démocratie. D'un côté, on aime pas travailler, et de l'autre côté, on n'a pas droit de travailler pour augmenter les charges sociales du côté des partenariats. Les Américains rigolent sur nous en disant : « On travaille encore 40 heures /semaine or, chez vous, Mr. Olivier Besancenot, vous travailler 32 heures ». Donc nous DEVONS prendre exemple sur les personnes « actives ». Tant que nous ne prendrons pas les responsabilités de nous-même en mains, nous ne pourrons pas aller vers la gloire. Notre deuxième problème est notre régime social. Tant que nous ne pourrons pas le modifier, nos problèmes ne se tariront pas et nous ne pourrons pas nous sortir de la récession dans laquelle nous sommes tombés.
a écrit le 20/05/2013 à 17:57 :
Les PIB sont en recul. Les dépenses de consommation des ménages ont baissé. La croissance est à l'arrêt. L'investissement recul. Ce sont des « paroles de philosophes » des économistes. En vérité, personne ne sait de quoi on manque. Faut-il faire du lifting ou faut-il ajouter de l?engrais ? Difficile à dire. Devient-on vieux, ou devient-on faibles ? Ou peut-être devient-on égoïste ? On n'aime pas travailler, seules comptent les vacances. On cherche toujours un travail instable. On devient syndicaliste trois mois après avoir eu notre contrat de C.D.I. Un de mes collègues qui était étudiant, faisant un stage parmi nous. Après avoir eu son diplôme, il a crée une entreprise avec son ami. Puis un an après, on l'a retrouvé devant notre lieu de travail. Surpris, nous lui avons demandé : « Que fais-tu ? Que devient ton entreprise ? » Il a répondu, l'air de ne pas apprécier notre question :  « Pfff...Je souhaite un travail instable » Ce que nous cherchons, en fait, c'est ça. Un jour, à la télé, Mme. Ségolène Royal a dit : « MR Mitterrand a dit : Sans règlements, il n'y a pas de démocratie ». Nous nous sommes demandés pour qui étaient tous ces règlements. Pour les ouvriers ou pour les pauvres ? Après que Mr. Nicolas SARKOZY soit venu au pouvoir, les ouvriers touchaient avec les heures supplémentaires, 200 ou 400x plus. Après le nouveau Gouvernement en 2012, le patron ont supprimés les heures supplémentaires. C'est ça, le règlement de démocratie. D'un côté, on aime pas travailler, et de l'autre côté, on n'a pas droit de travailler pour augmenter les charges sociales du côté des partenariats. Les Américains rigolent sur nous en disant : « On travaille encore 40 heures /semaine or, chez vous, Mr. Olivier Besancenot, vous travailler 32 heures ». Donc nous DEVONS prendre exemple sur les personnes « actives ». Tant que nous ne prendrons pas les responsabilités de nous-même en mains, nous ne pourrons pas aller vers la gloire. Notre deuxième problème est notre régime social. Tant que nous ne pourrons pas le modifier, nos problèmes ne se tariront pas et nous ne pourrons pas nous sortir de la récession dans laquelle nous sommes tombés.
a écrit le 16/05/2013 à 19:29 :
On fait -0,2% et on considère que la France est dans un état dépressif... Au nom de quoi faudrait-il toujours plus plus plus? À force de tout miser sur la croissance marchande à quoi aboutit-on? Une fois les ménages équipés de 2 Tv, 2 voitures, etc. Comment continuer à faire de la croissance? Plus en augmentant nos ventes donc en réduisant nos coûts... Donc en réduisant la qualité (findus au cheval, obsolescence programmée) ou en délocalisant, ayant recours à des contrats précaires, etc. Bref on tue la conso et résultat...
a écrit le 16/05/2013 à 18:13 :
La dernière phrase "les plans reposant sur les mesures fiscales sont économiquement plus coûteux que ceux portant sur les dépenses".est particulièrement déprimante, car vous aurez compris que pour rogner dans les dépenses, il faut du courage... et les dirigeants français en manquent sérieusement actuellement...
a écrit le 16/05/2013 à 15:35 :
On est en récession depuis le mois de mai 2012, et c'était clairement perceptible dés l'été dernier. Mais çà ne se disait bien évidemment pas, et çà s'écrivait encore moins. On est en France : on attend toujours que ce soit officiel, avec le tampon de l'Insee, pour en parler. Ce n'est pas avec ce genre de mauvaises habitudes qu'on peut gérer l'économie normalement, c'est à dire de manière proactive.
Ceci étant, rien ne sert non plus de pleurer sur la récession : les récessions ont une fin, comme tous les phénomènes naturelles, et la reprise n'est peut-être pas si loin que çà.
Quand elle sera officielle, c'est à dire avec le tampon de l'Insee, elle surprendra politiciens et journalistes.
Et vogue le navire...
Réponse de le 16/05/2013 à 15:52 :
@asimon, "comme tous les phénomènes naturelles" les politiques et l'organisation économique ne sont pas des faits "naturelles" elles découlent de décision politique, si bien qu'il n'est pas exclue que la récession se prolonge encore 10 ans..
a écrit le 16/05/2013 à 15:03 :
ça sent vraiment vraiment mauvais !
a écrit le 16/05/2013 à 14:59 :
revenons sur les chiffres, le PIB est construit pour une partie de la "production" des services de l'état par LA MASSE DES SALAIREs... nous avons fait disparaitre 150 000 fonctionnaires d'état et avons crée 430 000 fonction diverses et variées en régions et département, du faux PIB ... et personne ne parle des 400 000 francais en plus chaque année dont le PIB??? par personne a baisse de 0.8 % tien comme le revenu des menages.... etrange étrange..... les statistiques doivent etre étudié globalement et non pas par petit morceau... l'effort de synthése des médias des économiste est nul et renul corrigé par l'incompétence des hommes politiques,
a écrit le 16/05/2013 à 12:44 :
moi je c est, museler les spéculateurs prendre l argents ou il ce trouve mettre l argent dans l économie réel terminer la bourssication a tout va terminer de donner de l argents a l europe sans savoir ou il va et contrôler ensuite s il y a au gouvernement des ministre qui ne servent rien les virés les commissions en tout genre . les députés idem . terminer les cadeaux aux pays étrangers genre les voitures donner pour la police a un état africain .
mettre au gouvernement des personnes qualifier dans tout les domaine et sans étiquettes étiquettes fini le monde de la politique
Réponse de le 16/05/2013 à 23:45 :
Apprendre l'orthographe ......
a écrit le 16/05/2013 à 12:19 :
C'est pas vraiment un mystère que le taux de marge soit au plus bas depuis 1985 : c'est à ce moment que le franc fut aligné sur le mark.
Réponse de le 16/05/2013 à 13:44 :
Tu as l'air de t'y connaitre en entreprise ......Je vois que depuis les années 80, la couverture en fonds propres des entreprises françaises est moindre que celles de leurs homologues allemandes.
a écrit le 16/05/2013 à 10:39 :
Il faut augmenter le rsa, la retraite et les allocations, comme ça on fera repartir la consommation à défaut de la production.
Réponse de le 16/05/2013 à 12:24 :
Non, si, en l'état actuel des choses, vous donnez de l'argent, il sera épargné. C'est une question de psychologie. Si partout vous entendez que c'est la crise, que la france entre en récession et que les coréens vont attaquer le monde occidental, vous épargnez, et la consommation ne repart pas.
Réponse de le 16/05/2013 à 12:32 :
La retraite est dans la grande majorité des cas un droit acquis par prélèvements sur salaire tout au long d'une vie de travail alors que le rsa et les allocations sont des aides sociales .De l'argent à distribuer il n'y en a plus ....
Réponse de le 16/05/2013 à 12:47 :
A georges , si on ecoute votre raisonnement au combien compréhensif on ne bouge pas par la peur , quand a l'épargne , les plus pauvres n'épargnent pas , ils rembourseraient leurs dettes , consommeraient un peu mieux pour manger et non pas aller au resto du coeur car pour beaucoup il y'a la honte d'y aller , là ou je suis d'accord avec vous c'est que si on cible des aides a ceux qui ont déjà un bon revenu cela est vrai ils épargneront car cet argent distribué ne sera que du bonus , en plus les pauvres savent qu'eux meme sont dans la crise et certains depuis très longtemps et qu'ils en voient jamais le bout a part le suicide ? , c'est pas la solution donc de les enfoncer psychologiquement , en plus le problème coréen est quand meme bien loin de nos latitudes , a part les TV , ordinateurs , smartphones et l'électronique en général , les pauvres cherchent a se loger , manger surtout , bien sur il y'a une minorité qui aimerait bien avoir du luxe comme les autres , mais ne de grâce ne généralisons pas comme helàs c'est souvent le cas , Roosvelt avait relancé l'économie par le bas , c'est ce qu'il faudrait faire , mais on a peur des produits chinois que les pauvres pourraient acheter , paradoxe de cet immobilisme actuel et l'Europe y contribue en ayant un dogme ( du libre echange ) qui autorise n'importe quoi
Réponse de le 16/05/2013 à 12:58 :
vous avez tout a fait raison mf beaucoup de gens viennent a des émissions télé et parle sans savoir car eux ont des beau salaires assurer et eux la retraite ne pose pas de probleme la retraite est un acquis et ce qui est malheureux est que les primes ne sont pas cotisable pour la retraite alors que vous avez gagner cet argents .
ils sont a dire les retraites coute cher plus d argent il souhaite mettre les cotisation a 44 ans en 2040 c est loin si cétait grave ils l aurait mi de suite, et pas dans 25 ans ensuite combien sont a 43 44 ans de cotisations moi je suis déjà a 42 ans et si je n était pas en invalidité depuis deux ans j aurai 44 ans de travaille et cotisation au départ retraite
a écrit le 16/05/2013 à 10:25 :
Incroyable les commentaires ici . Vous croyez que le remboursement du deficit va se faire sans douleurs ? Rien a voir avec la politique d hollande cette recession . C est la consequence de la recession en Europe , elle meme issue de politiques d austérités helas necessaires . On ne peut pas reduire la depense et faire repartir l economie en meme temps . On prepare juste le rebond de demain en reformant . Mais il faut passer par une etape ingrate et ineluctable , la recession .
Réponse de le 16/05/2013 à 12:06 :
@arkoo, incroyable que des gens pensent qu'une dette de cette ampleur peut encore se rembourser, cela ne s'est jamais produit dans toute l'histoire de l'humanité...
Réponse de le 16/05/2013 à 12:26 :
Ouais, et tant qu'on avait pas découvert le feu, aucun morceau de viande n'avait été cuit. Ca ne s'était jamais produit dans toute l'histoire de l'humanité.
Vous imaginez qu'on va accepter de passer l'éponge sur notre dette ? Un peu de lucidité Bob.
Réponse de le 16/05/2013 à 14:12 :
@georges la lucidité c'est de reconnaitre qu'à chaque fois c'est le défaut qui est intervenu dans ce genre de dette colossale, à chaque fois, après libre à vous de croire qu'il en sera autrement aujourd'hui... (Bien sûr ce n'est pas une partie de plaisir non plus)
Réponse de le 16/05/2013 à 14:16 :
la comparaison avec le feu est pour le moins hasardeuse quand on pense ne serait-ce qu'au défaut de l'argentine récemment.. CQFD
Réponse de le 16/05/2013 à 15:29 :
@Georges Quitte à me fâcher très fort avec les banquiers nous ne rembourserons pas et cessons dés maintenant de les gaver d'intérêts. (Ah ils ne seraient pas contents... et alors) Les banques sont plus riches que les états sans avoir jamais rien produit. D'ailleurs le problème n'est pas de rembourser, mais de continuer à payer les intérêts. Une banque c'est facile à créer la preuve pédalo premier en a crée une et y a même casé Ségolène. Créer une entreprise ah voilà une chose qu'elle n'est pas facile.
a écrit le 16/05/2013 à 10:09 :
Bonjour,

Et si on pouvait relancer l'économie en diminuant la dette ?

À la fin du quatrième trimestre 2012, la dette publique française s?est établie à 1 833,8 milliards d?euros (INSEE).

Et si la réponse à la crise actuelle n'était pas dans la comparaison ou la confrontation consommation/production mais dans l'utilisation à bon escient du système de cotation boursier ?

Que faut-il pour que le circuit économique fonctionne ? De la confiance, de la confiance, de la confiance.

Sans le triptyque de l'Energie, des Dynamiques humaines et des Flux financiers issus de cette confiance, tout circuit économique ne peut fonctionner de façon pérenne.
Que faut-il pour obtenir cette confiance ? Si ce n'est une visibilité haussière de la valorisation de ses avoirs et la sécurité ?

Contrairement à ce que l'on croit, nous avons rarement été en position aussi favorable pour mettre en symbiose ces éléments de base de l'économie. Encore faut-il accepter d'adapter ses raisonnements aux nouveaux paradigmes de l'économie financiarisée plutôt que de vouloir appliquer aux forceps les enseignements, les solutions et les techniques de l'ancienne économie.

A) Opportunité de l'économie financiarisée
L'économie financiarisée est fondée sur le choix de nouvelles règles comptables clairement identifiées. C'est l'application de ces nouvelles règles comptables qui a eu pour effet de créer les déstabilisations SOCIOECOPOFI (SOCIologie, ECOnomie, POlitique, FInance) actuelles.

La solution est donc comptable. Ciblons les potentiels et les failles de ces règles et, sans bourse déliée, sans endetter l'Etat, nous pourrons modifier considérablement l'environnement SOCIOECOPOFI.

B) Bourse comme outil de sauvetage SOCIOECOPOFI (Sociologie, ECOnomie, POlitique et FInancier)
Pour rappel, deux grands types d'intervenants sont présents en Bourse, les spéculateurs et les investisseurs. Si pendant une journée boursière, les spéculateurs acheteurs et vendeurs d'un certain nombre de titres (volume) s'affrontent, en fin de journée, les investisseurs (ceux qui ne spéculent pas quotidiennement) voient la valeur de leur portefeuille boursier valorisée en fonction du cours réalisé à la fermeture de la Bourse par un très petit nombre de titres.

En clair, quelques titres échangés à une heure précise vont déterminer le pourcentage de la hausse ou de la baisse quotidienne du CAC 40. C'est bien dans cette réalité comptable « étonnante » que nous trouvons une solution efficace à la crise actuelle.

Quelle plus belle et rapide création de « richesse » si, en fin de journée alors que les spéculateurs ont fini leur travail, l'on achète le nombre de titres qu'il faut pour assurer une hausse boursière logique et régulière ? Imaginez l'effet de levier de la transmission « mécanique » de la hausse réalisée en fin de journée par quelques échanges à tous les titres. Cela sans avoir déboursé un seul euro, où si peu par rapport à l'impact global.

C) Fonds de Stabilisation Boursier « Objectif 2016 »
La réponse à la crise actuelle expliquée ci-dessous ne nécessite aucun nouvel apport de capitaux ni d'endettement des Etats. Bien au contraire, l'Etat utilisera l'enrichissement de ses concitoyens pour, à échéance de 2016, annuler une très grande partie de son endettement structurel.

Comment faire ? L'idée générale est la suivante : d'une part, laissons la journée aux spéculateurs, ô combien importants dans le système, pour qu'ils s'échangent des volumes de titres ; d'autre part, pour le bien de tous, utilisons la règle comptable qui consiste à valoriser tous les titres pour tous les porteurs de parts au cours de fermeture.

Cours de fermeture que nous ferons haussier en toute légalité. Point de perte pour les spéculateurs, bien au contraire, et une sérénité retrouvée pour les investisseurs.


Le fonds commun de placement (FCP) dénommé « Objectif 2016 » a pour vocation de collecter des capitaux auprès de tous les intervenants économiques et financiers, et de les gérer sur l'ensemble des titres du CAC 40 selon le principe d'un contrat de liquidité. Dans les faits, le FCP se porte acquéreur de titres à la fermeture afin de soutenir les cours pendant les excès de faiblesse du marché.

Par ailleurs, il se positionne comme vendeur pendant les périodes trop fortement haussières pour éviter une surchauffe. Seul le retour d'un horizon haussier des marchés et une volatilité « raisonnable » voire « raisonnée » pourront être les déclencheurs sociologiques de la confiance retrouvée et donc de la reprise économique via la consommation et la production.

Quoi de plus efficace pour redonner la confiance que de remplacer la volatilité et les peurs artificielles boursières par une hausse régulière créatrice de confiance et de sérénité ? Tel est le défi du FCP « Objectif 2016 ».
Obtenir une revalorisation des titres boursiers qui, en augmentant quotidiennement la valorisation boursière des investissements, aidera à renforcer la confiance, la consommation et la production.

Cette situation aisée à mettre en place (et totalement légale) fournira à l'Etat une réponse opérationnelle à la diminution de son endettement. Comment ? L'Etat maitrisant, pour le bien de tous, la valorisation boursière de fin de journée pourra réaliser des opérations à effet de levier pour son compte propre afin d'accentuer son pouvoir financier, démultiplier ses ressources et accélérer rapidement son retour à « l'équilibre ».

La configuration spécifique du fonds « Objectif 2016 » permet à l'État de donner une garantie sur le capital au terme de son horizon de placement.

Dom Helder Camara : « Quand on rêve seul, ce n'est encore qu'un rêve ; quant on rêve à plusieurs, c'est déjà la réalité. L'utopie partagée est le ressort de l'histoire ».

Que choisissons-nous ? L'utopie partagée ou le marasme imposé ? Avis aux politiques !
Très bonne journée

Christian PIRE
Réponse de le 16/05/2013 à 15:57 :
La valorisation boursière en fin de journée ne dure qu'une nuit, le temps d'un rêve. Le lendemain matin, la réalité reprend la main et le plongeon est assuré. Le travail de Sisyphe doit reprendre le soir suivant, et repart de plus bas. De plus, les robots veillent et les échanges de fin de séance sont déjà très largement manipulés pendant les dernières secondes. Regardez les variations de fin de séance, vous vous instruirez. Mais c'est un jeu plus complexe que ce que vous décrivez, les batailles sont menées dans des buts spécifiques à chaque acteur....
a écrit le 16/05/2013 à 9:51 :
"Il faut souligner que les plans reposant sur les mesures fiscales sont économiquement plus coûteux que ceux portant sur les dépenses." dans le deux cas vous enlevez de l'activité économique, donc plus de chomage = moins de recettes = plus de déficits et plus de dettes. Cela c'est vérifié dans TOUT les pays du sud (dont certains on plus misés sur les dépenses publiques que les mesures fiscales). Encocre combien de temsp allons suivre ces politiques sucidaires ?
a écrit le 16/05/2013 à 8:56 :
Le sort de la production est scellé depuis que les socialos ont considérés dans les années 80 que seul le secteur des services avait un intérêt pour l'avenir.
Réponse de le 18/05/2013 à 22:25 :
Mouais, c'est plutôt les libéraux anglais qui ont commencé à transformer leur pays en un truc consacré aux services. Les autres les ont imités.
a écrit le 16/05/2013 à 8:45 :
Il faudrait d'abord remettre en avant la valeur travail, ce que le gvt actuel ne reconnaît pas sauf s'il s'agit de travailler pour la mafia étatique. Ensuite il faudrait être un peu sérieux dans le versement des allocations : combien d'étudiants étrangers touchent l'APL (de quel droit) ? Et pire, combien touchent ENCORE l'APL une fois partis de France ? Et je vous garde le meilleur pour la fin :
http://www.valeursactuelles.com/politique/allocations-familiales-l%E2%80%99incroyable-d%C3%A9cision20130514.html
Réponse de le 16/05/2013 à 10:43 :
aie, aie je viens de voir le site, marine va se régaler.
a écrit le 16/05/2013 à 8:01 :
Explication économico sophiste....la France est en récession intellectuelle ...depuis que la confiance a disparu en juillet 2012 avec le bluff du président normal qui par en vacances en TGV .., Le doute c'est alors installé .... Puis le matraquage fiscal à outrance des revenus ,du capital surtaxé à des niveaux indécents ,puis les investisseurs dégoutés et démobilisés qui s'exportent ... maintenant attendons les agences de notations....pour prendre une seconde douche froid avec la perte du second A....et les conséquences qui en découlent...
Réponse de le 16/05/2013 à 13:29 :
Il n'y avait aucun doute avant l'élection de 2012 que la présidence "normale" était un écran de fumée.
a écrit le 16/05/2013 à 7:40 :
Votre article enfonce des portes ouvertes parler plutôt des raisons pour lesquelles droite et gauche refuse d essayer d autre solutions de 30 ans
a écrit le 16/05/2013 à 1:06 :
Il n'y a pas de récession puisque le patrimoine des français augmente pendant la crise : http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20130121trib000743878/pendant-la-crise-le-patrimoine-national-augmente.html
a écrit le 15/05/2013 à 23:42 :
Pas grave, le chômage va augmenter, à part ça, tout va très bien madame la marquise.
a écrit le 15/05/2013 à 23:21 :
Et après ? Encore de la récession et encore plus de chômage ! Comment pourrait-il en être autrement puisqu'il n'y a aucune mesure en faveur de la compétitivité : on est revenu aux 35 heures, on a arrêté le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux, on est partiellement revenus à la retraite à 60 ans, et le contribuable est de plus en plus matraqué, on accorde des primes aux fonctionnaires de l'EN (en primaire), on embauche 200.000 "jeunes" incapables, on fait fuir les capitaux avec toutes sortes de taxes. Il n'est vraiment pas difficile de prévoir la suite.
Réponse de le 16/05/2013 à 8:34 :
Arrêtez avec votre propagande, on est pas à un meeting gériatrique UMP ici (quoi que la moyenne d'âge des commentateurs doit être de plus de 55 ans...) PS : pas la peine de le traiter de communiste, je ne vote pas et même si je votais, ce ne serait pas à gôôche !!
a écrit le 15/05/2013 à 20:56 :
Evidemment, si les voisins sont en récession et que ce sont tes clients, la France exporte moins, cela coule de source. il faut passer la crise, la croissance va revenir. Si dans les pays riverains, les gens dépensent moins (même ceux qui n'ont pas été licenciés se mettent à économiser), plus ceux qui sont au chômage qui ont perdu tout pouvoir d'achat autre que l'essentiel en achetant les produits basiques, il est sûr que ça fait récession partout. Des crises nous en avons périodiquement depuis 1973, nous les avons tous connus, et la machine se remet toujours en route, passées les périodes d'austérité et d'économies.
Réponse de le 15/05/2013 à 21:43 :
La France est le principal client de l'Espagne et de l'Italie. L'Allemagne est le principal client de la France. L'excédent commercial Allemand arrivait à équiliber la zone euro par rapport au reste du monde. Quand la France sombre, tout sombre. Facile de dire qu'on coule à cause de l'Europe quand on refuse de prendre sa part d'effort en faisant payer les autres. Mais les partenaires commerciaux de la France sont en train de contourner la France. Le redressement de la France du fait redressement de la zone euro risque de ne pas avoir lieu. Le redressement de la Grèce a déjà commencé, alors que la France continue de s'enfoncer.
Réponse de le 15/05/2013 à 22:46 :
"les partenaires commerciaux de la France sont en train de contourner la France"
>Comme si ils pouvaient se le permettre...
"Le redressement de la Grèce a déjà commencé"
> C'est ce que j'appelle dire une enormité.
Réponse de le 15/05/2013 à 22:58 :
Ah ouais la Grèce se redresse...un peu comme le Titanic qu'elle se redresse ...
a écrit le 15/05/2013 à 20:54 :
laissons baisser un peu l'immobilier .. trop de ménages croulent sous dépenses d'habitation, loyers élevés et voudraient un peu "respirer" pour pouvoir gagner du pouvoir d'achat et consommer davantage
les salaires stagnent t normal qu'il y ait une récession l'économie ne fonctionne plus normalement.....on va vers une impasse !
Réponse de le 15/05/2013 à 21:28 :
C'est sympa de voir le prix de son habitation passer au-dessous du capital restant du et par surcroit avoir une baisse de revenu professionnel dues à la crise et aux impôts. C'est le surendettement assuré pour quelques années. Pas si facile de se relever.
a écrit le 15/05/2013 à 20:38 :
"Il faut souligner que les plans reposant sur les mesures fiscales sont économiquement plus coûteux que ceux portant sur les dépenses". Cette croyance est en totale contradiction avec les croyances socialistes. Les socialistes savent-ils faire l'autre politique? La génération Flanby, fille de la génération Mitterand a peine à voir dans quel douleur ils mettent les français.
Réponse de le 15/05/2013 à 20:55 :
En tous cas les ploutocrates ont fait leur beurre sous Mitterrand à partir de 83 et les hauts fonctionnaires n'ont jamais été aussi heureux que grâce aux "noyaux durs" de Ballamou !
Réponse de le 16/05/2013 à 9:20 :
a la retraite depuis peut,maison vendue je suis devenue adepte de la non consommation.
prochaine etape,vivre dans ma voiture.
vous pouvez rigoler,la vie comme ca est bien plus motivante et je fais 1000 e d economie par mois....c est vrai que j en fait rien...Mais tous les jours de ma vie compte.(je suis sur la cote d azur)
Réponse de le 23/05/2013 à 22:04 :
c'est vrai que les ménages ne suivent plus car les loyers sont bien trop élevés et les charges en tous genre, n'en parlons même pas. Par ailleurs, tant que les salaires n'augmenteront pas en même temps que les prix, comment voulez vous que ça fonctionne? Les prix ont monté de 30 % depuis l'euro et les salaires? Queudalle! Et après ils veulent que les gens consomment! On marche sur la tête. C'est du foutage de gueule! Et ça va faire mal quand tout ça va vraiment imploser si rien n'est fait.

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