La compétitivité, une panique collective suicidaire

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La course à la compétitivité mène les pays européens, dont la France, dans le mur. Une autre mondialisation est à inventer affirme Jean-Claude Werrebrouck, ancien professeur à l'université de Lille 2

La grande presse internationale se félicite des succès croissants des pays de l'Europe du sud qui rétablissent parfois de façon spectaculaire leur balance extérieure et contribuent ainsi à la levée des doutes sur la possible pérennité de l'euro. Toute la zone euro serait ainsi sur le chemin d'une nouvelle compétitivité, et ce d'autant que l'Allemagne s'apprête à frôler pour l'année 2013 un excédent de 200 milliards d'euros.

Le résultat d'une compression de la demande intérieure

Il faut pourtant noter que cette compétitivité nouvelle n'est pas celle de la productivité physique du travail. Ce ne sont pas les investissements de modernisation, qui en Espagne, en Italie, ou ailleurs encore, effacent les déséquilibres extérieurs ou relancent les excédents. C'est à l'inverse la compression de la demande intérieure qui en est responsable : hausse de la TVA et des prélèvements publics en général, baisse des salaires et flexibilité salariale, stagnation ou diminution des prestations sociales (retraites, soins médicaux, etc.). Cette compression développe deux effets : une baisse des importations même sans diminution de la propension à importer, et une hausse des exportations reflétant la diminution du coût du travail.

 Avant, le marché intérieur prédominait

A l'époque de l'Etat-Nation, donc avant la mondialisation telle qu'elle s'est manifestée, une telle stratégie était peu concevable tant le marché intérieur constituait l'essentiel des débouchés pour la plupart des producteurs. Il existait même un État providence, qui veillait au bon développement du marché intérieur et venait quasiment garantir les débouchés. En sorte que la recherche de compétitivité par chacun, passait par un développement de la productivité physique du travail, laquelle découlait d'investissements massifs de modernisation et d'innovation.

Et, les gains de productivité régulièrement générés, étaient partagés entre les principaux acteurs, afin de lisser la demande intérieure le long d'un trend croissant : entreprises sous la forme de profits supplémentaires, salariés bénéficiant de hausse de salaire, et État dont le Trésor directement branché sur la croissance bénéficiait à taux inchangés d'une manne fiscale croissante.

La partie la plus importante de la demande intérieure, correspondait à la masse salariale comme coût complet du travail (charges sociales incluses). Ainsi à l'époque de l'Etat-Nation, la masse salariale, vrai coût de production, était symétriquement une aubaine : un marché, et donc un débouché. De quoi développer la Grande Distribution dans sa configuration nationale.

Aujourd'hui, le marché mondial l'emporte

A l'époque de la mondialisation, le marché intérieur est remplacé par le marché mondial. La masse salariale comme débouché n'est plus une variable décisive. Par contre, elle reste un coût qu'il faut comparer aux autres coûts salariaux des pays partenaires à la mondialisation.

En mondialisation, la double qualité coût/débouché disparait progressivement. Dans le même temps, le coût d'opportunité des investissements d'innovation et de modernisation, monte en raison des taux de salaire très faible rencontrés dans ce qui va devenir les pays émergents : il vaut mieux fabriquer en Chine plutôt que de se lancer dans la robotisation. La concurrence devenue mondiale, ramène ainsi progressivement la productivité à la seule dimension compétitivité par les coûts.

Une crise potentielle de surproduction

A l'échelle planétaire, la production peut augmenter, mais les demandes internes de chaque nation doivent être comprimées pour se maintenir à flot dans l'océan de la concurrence. La demande mondiale, ne peut augmenter au rythme de l'offre mondiale, et donc nous sommes entrés, dès le début de la mondialisation, dans une crise potentielle de surproduction.

 Cette dernière n'est pas immédiatement visible : les vieux États moins gavés de ressources fiscales, s'endetteront auprès de plus jeunes jouissant de la loi d'airain des salaires ; les salariés de ces mêmes vieux États verront leur pouvoir d'achat maintenu, d'abord par la baisse de prix des importations maitrisée par la grande distribution mondialisée, mais aussi par le recours à l'endettement.

On ne vit pas au dessus de ses moyens?

Simplement, cet endettement public et privé sera pris pour ce qu'il n'est pas : une fête à laquelle il faudrait mettre fin, car selon un solide adage de vieux bon sens, nul ne saurait durablement vivre au-dessus de ses moyens. La finance qui a fait de la dette son miel, en devient victime, et la crise financière annoncerait ainsi qu'il faut siffler la fin de la récréation.

Cette « erreur de lecture » est précisément ce qui accélère la recherche éperdue de compétitivité et le suicide collectif. Face à l'incendie qui n'existe pas, mais auquel tout le monde croit, il faut tous se précipiter dans un mouvement mimétique vers la même sortie : la « porte compétitivité ». Les plus habiles s'en sortiront peut-être mieux que les autres ( Allemagne ? Chine ? ). Mais le désastre de la mondialisation sera une dure réalité collective.

Quelques questions naïves

Il est aujourd'hui fait pression sur la France, toujours trop lente, dit-on, dans des réformes dont on ne dit pas facilement qu'elles sont pour l'essentiel une réduction du coût du travail. La France serait ainsi encore plus suicidaire que les autres, qui eux tentent leur chance dans la lutte pour atteindre la sortie, et ne pas mourir dans l'incendie.

La France - insuffisamment véloce - risque donc de mourir dans l'emballement et la précipitation mimétique vers la « porte compétitivité ». Elle est pourtant aussi le siège de quelques mauvais esprits capables de poser de grosses questions naïves.

 Ainsi :

Que se passerait-il par exemple si la « fête » dépensière s'arrêtait dans le monde ?

Que se passerait-il si le budget fédéral américain était rééquilibré en dépensant moins ?

Comment vivraient les fournisseurs de denrées alimentaires (Wall-Mart aux USA) qui se rémunèrent des « food- stamps » distribués à 47 millions de personnes ?

Comment vivrait le complexe militaro industriel américain, ses milliers d'entreprises et ses millions de salariés ? Qu'en serait-il pour Lockeed Martin ,Boeing, Northrop Grumman, General Dynamics, Raytheon, United Technologies, etc. ?

Que fera t-on des médicaments qu'on ne pourra plus produire en France ou ailleurs, faute de déficit de la Sécurité Sociale ou de la suppression américaine du "médicaid et du médicare" ? Qu'en sera-t-il pour Pfizer, Roche, Novartis, Sanofi, Bayer, etc. ?

Comment vivront les médecins français dont chaque consultation développe une dette nouvelle de 2,5 euros ?

Comment la grande distribution française vivrait cette chute des revenus de substitution payés sur de la dette publique et qui fait parfois l'essentiel du chiffres d'affaires de certaines unités ?

Comment dans un univers devenu aussi déprimé, l'industrie allemande pourrait-elle continuer à  engendrer plus de 6 points de PIB de surplus extérieur ? Qu'en serait-il pour BMW, Daimler, Wolkswagen, Bosch, Siemens, Basf, etc. ?

La liste pourrait s'allonger à l'infini.

La dette, produit de la mondialisation

Est- il est possible d'aller plus loin dans la naïveté ? Comment ne pas s'étonner que dans les vieux pays, les infrastructures de base (ponts, routes, voies ferrées, etc.) bénéficient d'un investissement net négatif, les dépenses d'entretien ne couvrant pas l'amortissement nécessaire, (Allemagne, Etats-Unis, France, Grande Bretagne, etc.) alors même que les moyens matériels de les entretenir sont abondants, non utilisés (carnets de commandes dégarnis, sous-emploi, etc.), voire même font l'objet de plans sociaux (sidérurgie) ?

Il est donc vrai, que la dette publique et privée sert à maintenir la production (croissance proche de zéro) mais qu'il faudrait qu'elle soit encore bien plus importante, pour assurer l'investissement porteur de croissance. Oui, la dette devenue insupportable, et pour les créanciers et pour les débiteurs, est toutefois très insuffisante pour assurer la croissance. Et cette dette n'est bien que le produit de la mondialisation qui transforme toute la demande intérieure en simple coût à réduire.

 Se poser la question de l'avenir des émergents

Et si le raisonnement est vrai, toujours très naïvement, il faut se poser la question, de l'avenir des émergents eux aussi en concurrence, et qui devront eux même rapidement freiner leur demande intérieure avant même son épanouissement. La Chine devient un pays beaucoup trop cher du point de vue de nos importations. De quoi être moins enthousiaste sur l'avenir des croissances miraculeuses des émergents.

Et, au terme de la simple évocation de ces quelques grosses questions naïves, on pourrait peut-être se dire que la fête reste belle grâce à la dette et à sa belle croissance, et qu'elle pourrait encore être plus belle si sa croissance était encore plus rapide, si la machine à fabriquer de la dette était encore plus puissante. Hélas, cette dernière manque de carburant faute de créanciers suffisamment hardis.

Cesser de penser à l'envers

 Alors il faudra en finir avec la forme prise par notre mondialisation.

Malheureusement, pour paraphraser Einstein, nous pensons probablement collectivement comme un marteau, et tous les problèmes, dans ce contexte, y prennent la forme d'un clou. Ici, étrange logiciel qui fait apparaitre une production excédentaire, comme des dépenses trop importantes. Pourquoi continuer de penser à l'envers ?

La France a peut-être - au moins en théorie -autre chose à faire que de se précipiter vers les « Portes de la compétitivité » devant lesquelles s'amoncèlent les cadavres. Et là encore, on pourrait poser de grosses questions naïves à ceux qui veulent davantage encore comprimer la demande intérieure de la France : que deviendraient les nouvelles - et si éblouissantes - exportations espagnoles, Irlandaises, italiennes, grecques, etc ?

Oui, il est possible de construire un autre monde, mais comment s'extirper d'une mondialisation source de tant de dislocations planétaires ? Comment ne pas mourir dans l'incendie, même si on ne se précipite pas avec les autres vers les « portes de la compétitivité" ?

 

 

 

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Commentaires
a écrit le 20/04/2015 à 17:26 :
Je crois que l'analyse de Monsieur Werrebrouck est rigoureuse et qu'elle nous amène à réfléchir sérieusement sur les formes d'une mondialisation,il parle bien d'une autre mondialisation.
C'est évident qu'il ne faut pas interdire les échanges mais doit-on accepter une forme de mondialisation exacerbée ,aveugle ,sourde et muette quant aux conséquences qu'elle induit actuellement à savoir une dévalorisation implicite de la condition humaine dans son ensemble?.
Je trouve dès lors consternant de se voiler la face en défendant encore cette mondialisation actuelle .Partout ,on voit croître des tragédies individuelles et collectives et en même temps,il se vérifie que cette mondialisation est de plus en plus profitable à un petit nombre que ce soit en Europe ou dans les pays émergents -que l'on songe à la disparité croissante des revenus-. Mais ,si on se croit encore du bon côté de la barrière ...
a écrit le 09/10/2013 à 8:06 :
On en revient toujours au même problème: comment financer des dépenses publiques représentant 57 pour cent du PIB, dépenses en grosse partie locales, avec d impôts, representant 47 pour cent du PIB, qui doivent être génèrés par la sphère privée, inscrite dans la mondialisation? Alors on peut essayer d'établir des martingales, mais les chiffres sont là: il faut que les deux données convergent, baisse des dépenses publiques et/ou augmentation des impôts. Et pour que le poids de la sphère privée augmente, il n'y a pas d'autre choix que la conquête de marches extérieurs, et la recherche de la productivité. Au final, peu importe l'emploi, si les finances sont équilibrées: l'emploi ne pèse que sur les inégalités et la redistribution, mais n'entrainera pas la France dans le gouffre..
a écrit le 08/10/2013 à 22:52 :
La recherche de la compétitivité allant jusqu'à une baisse importante du coût du travail ne s'arrêtera pas et ne doit pas s'arrêter. Elle doit d'ailleurs être étendue à l'administration. Déjà si ainsi les prix (ou les redevances pour l'administration) baissent il ne faut pas mesurer la consommation en euros mais plutôt en volume. Par exemple si on mesurait en euros la consommation de telecom depuis 30 ans, cela n'aurait aucun rapport avec l'évolution des volumes consommés ni avec l'augmentation de la diversité des services...évidemment cette compétitivité a des conséquences visibles parfois pénibles à l'instant t (voir licenciements chez ALU) mais c'est inéluctable. Ensuite la demande intérieure peut rester soutenue même avec des faibles salaires si la collectivité opère une redistribution significative entre personnes physiques qui ne passe pas par les entreprises et donc ne charge pas les prix HT....et c'est là qu'on attend surtout les politiques (et les citoyens) car c'est le principal enjeu du siècle qui vient qui ne saura plus donner un travail à tous suffisamment bien rémunéré pour vivre décemment comme lors des siècles passés...
a écrit le 08/10/2013 à 20:51 :
Vous dites : "il faut tous se précipiter dans un mouvement mimétique vers la même sortie : la « porte compétitivité ». Moi je dis (pour la France) : il faut tous se précipiter dans un mouvement mimétique vers la même sortie : "la sortie de l'UE par l'Article 50 du Traité de l'Union Européenne".
a écrit le 08/10/2013 à 20:39 :
Cette course à la compétitivité nous la subissons déjà depuis 2008. Et la solution à long terme , qui consiste à faire converger les revenus des classes moyennes et ceux des couches défavorisées, en diminuant (beaucoup) les premiers et en augmentant (un peu) les derniers, est toujours en train de faire son petit bonhomme de chemin...nous serons tous logés à la même enseigne, condamnés à consommer les produits de piètre qualité obtenus à bas coût dans le dernier pays bon marché du moment.
Réponse de le 08/10/2013 à 22:54 :
Sauf si on se décide enfin à dissocier revenu et salaire...
a écrit le 08/10/2013 à 19:28 :
"J'ddevrais ppas bboire aautant"...
"Mmais j'aaime çça..."
"C'eest ppas bbien hhein...?"

a écrit le 08/10/2013 à 19:03 :
Votre " article " est parsemé du même mot , en diverses occurences..." naïve ". D'abord , ce qui est réel n'est pas naïf , et doit être comptabilisé comme tel dans un processus économique. Ensuite , vous consacrez une très grande partie de votre article à plaider le faux ( environ 80 % du texte , pour ensuite plaider le vrai : "il ne faut pas penser comme un marteau face à un clou ". ( 20 % ) Ce qui en fait un texte et une pensée ...déséquilibrés....Etait-ce une métaphore justifiée ...? Et si oui , veuillez me pardonner de vous en demander la signification.
Je crois que vous n'avez pas bien démêlé la micro-économie de la macro-économie. Je crois que cela vient du fait de votre méconnaissance de ce qui relie les deux notions.
Enfin , aucune instance , aucune équation , aucun algorithme n'a encore été en mesure de prédire la fin de l'endettement.
Enfin , les résultas à l'exportation de l'Espagne , que vous citez n'étonneront personne...ils seront éffacés lors de la prôchaine revue de chiffres. Et , pour ce qui est de la " compression des revenus "...Utilisez plutôt le terme de déflation , il a l'avantage d'être précis...et CONNU.
Je vous souhaite le bonsoir.
Réponse de le 08/10/2013 à 20:34 :
J'aime tous ces gens qui reprennent des économistes... avec du vent. En vrac : vous prêchez le faux ( ah oui ? où ? en quoi ? ); Insulte à 2 balles ( méconnaissance de ce qui relie la micro et la macro); le pire : "aucune équation, aucun algorithme" : comme si les équations sortaient du néant et étaient des juges de paix indépassables : comme si les équations n'étaient pas construites en fonction d'hypothèses économiques... Et confondre la compression des revenus avec la déflation qui s'applique aux seuls prix... En effet, bonne nuit !
Réponse de le 08/10/2013 à 22:14 :
@Croquignol: une table des occurrences pour définir l'exception culturelle serait truffée du mot "naïf"ou "naïveté" etc. Je pense que l'étroitesse de l'esprit fait émerger cette chanson de la naïveté. Vous ne dites pas ce qui est faux dans cette article; je dirais que la compétitivité à des facettes tellement plus riches qu'aucun esprit complexe pourrait le décrire. Bizarre l'analyse historique: le marché intérieur prédominait; oui mais les écarts de compétitivité se creusaient sans qu'il y avait besoin d'échanges mondiaux; exemple: jadis, les chemin de fer (nationaux) ont fourni des avantages compétitifs divergents etc..Cela est toujours un facteur parmi les incomptables.
Réponse de le 08/10/2013 à 22:22 :
"Aucune équation , aucun algorithme n'a encore été capable de prédire la fin de l'endettement. " Je trouve au contraire qu'il a raison. Apparemment , Croquignol est persuadé que les QE seront illimités.
Prêcher le faux et le vrai : si , constatable aisément.
Le meilleur : "La déflation s'applique aux seuls prix " , pas aux salaires ? Ainsi donc , les salaires monteraient quand les prix baissent ??????? Les bras m'en tombent !!! C'est la meilleure de l'année !!!

Réponse de le 08/10/2013 à 23:16 :
Pour résumer la conclusion de ce texte alambiqué et peu clair ( ce qui se conçoit bien s'écrit simplement )...je dirais qu'on ne peut pas changer ce monde , parce qu'on ne peut revenir en arrière sur la mondialisation. Le problème , tel qu'il aurait du être posé est non celui de la compétitivité à géométrie variable selon l'environnement , mais celui de la monnaie et des changes flottants. Ce qui introduit la problématique de la monnaie de référence internationale , de sa base , et de la politique monétaire , en particulier celle des QE. Le problème est là...pas ailleurs , et il ne s'agit pas là d'un pays localisé...tous sont concernés.
a écrit le 08/10/2013 à 18:53 :
C'est certain pourquoi être compétitif? On devrait fabriquer des sabots et des charrettes à 100000 euros pièces et payer les ouvriers qui les fabriquent 20000 euros la semaine, là c'est sur on serait sauvé. Encore un qui n'a pas compris que dans une économie capitaliste on est en compétition. Et pas de bol c'est le modèle qui c'est imposé à tout le monde vu que les autre modèles se sont auto-détruits. A moins d'un gouvernement mondial qui égalise tout (se qui n'est pas près d'arriver) il faudra rester compétitif pour prendre notre part du gâteau.
Réponse de le 08/10/2013 à 23:19 :
Ce qui va être intéressant ce sera de voir la suite des évènements quand le Capitalisme se sera à son tour auto-détruit.....
Réponse de le 09/10/2013 à 4:14 :
Ouh la ! Vous allez bousculer ses certitudes : la "croissance infinie", le "ruissellement",la "main invisible", tout ça, tout ça ...
a écrit le 08/10/2013 à 18:34 :
En réalité il n'existe pas de compétition internationale. Le G20 est là pour se partager le gâteau entre amis. La compétitivité n'est qu'un alibi pour que les riches deviennent encore plus riches. On nous raconte que les pays en développement nous font concurrence, alors que ce sont des investissements occidentaux qui sont à l'origine de cette concurrence déloyale. Les usines "étrangères" sont en fait les nôtres, financées indirectement avec des subventions, car les société française en demande pour lutter contre la concurrence, qu'elles se font elles-même... C'est génial !
a écrit le 08/10/2013 à 18:12 :
Ne vous inquiétez pas JC, lorsque les adversaires n'ont pas d'arguments à vous opposer, ils diabolisent. Certains vous ont déjà rapproché de Lepen, d'autres ont directement sauté vers la peste brune. C'est dire le poids des arguments pour défendre le système actuel...
a écrit le 08/10/2013 à 17:48 :
Et donc? Votre solution? On reste dans le registre "faut pas faire comme ça, mais par contre je ne sais pas comment faire autrement... mais faut pas faire comme ça!!!".
a écrit le 08/10/2013 à 17:08 :
Il est toujours utile de parler d'économie. Il est toujours mieux de donner des solutions puisque c'est le rôle des économistes qui n'est pas celui des commentateurs sportifs. Jean-Claude Werrebrouck semble oublier deux points essentiels : Le premier est que le vrai commerce a comme finalité économique la rémunération suffisante qu'il convient de ne pas confondre avec la masse facturée; le second est l'effet Veblen qui rejoint et croise la même idée et se trouve être le contraire d'un schéma par trop rabâché, puisqu'il démontre que dans certains cas "Plus c'est cher plus on en vend" comme un sac Vuitton par exemple. Plus généralement c'est de la dimension immatérielle dont le veux parler sur son discours et qu'il néglige par trop. Ensuite il semble faire un calcul de comptable s'agissant du développement mondial, y compris dans son exposé. Pourtant on sait qu'il est stoppé par les parités monétaires ridiculement basses dont son affublés de trop nombreux pays. Ainsi nous échangeons dans un monde prétendu ouvert en terme de commerce mais fermé en terme de parités. J'ai souvent prôné l'amélioration substantielles de ces parités avec la création d'un plancher mondial. De quoi régler le problème de millions de morts de faim ou de crimes. Portons déjà ce projet.
a écrit le 08/10/2013 à 17:02 :
encore un sympathisant de marine lepen ?
Réponse de le 08/10/2013 à 17:22 :
auriez vous des doutes?
a écrit le 08/10/2013 à 16:37 :
ah! il y a bien quelqu'un qui s'en rend vraisemblablement compte? Un mi-ra-cle ! non! Marine est au courant, elle ! vive la vague bleu Marine, ils finiront par se rendre compte que sur PAS mal de points, elle a parfaitement raison !
Réponse de le 08/10/2013 à 17:10 :
La peste brune veut apparaître comme le sauveur ! éternel recommencement ....maintenant ils l'appellent marine !
Réponse de le 08/10/2013 à 17:37 :
ouais! toujours la diabolisation! mieux vaut être dans la m..de actuelle, c'est bien mieux ! on a des c...illes , ou on en a pas pour essayer autre chose.....mais c'est vrai, qu'il vaut mieux prendre racine dans la médiocrité, et se complaire dans la paupérisation ambiante !
Réponse de le 08/10/2013 à 17:51 :
+ 1
Réponse de le 08/10/2013 à 18:12 :
Ah, avoir des c...illes ! ça c'est un programme !
Réponse de le 08/10/2013 à 19:12 :
c'est évident! c'est un sacré chouette programme, ouais !! il n'y a que grâce "à leur aide, qu'on peut envisager, tout et je dirai " même plus".. à Simon & belle couleur +++
Réponse de le 08/10/2013 à 19:34 :
Pour l'instant c'est la peste rouge & rose...
La "peste brune" vaut bien celle d'Harlem dégout qui n'a toujours pas remboursé sa dette !
a écrit le 08/10/2013 à 13:53 :
la mondialisation n'est que la spécialisation du travail à l'échelle de la planète, dans le but de mieux utiliser nos ressources et nos talents pour mieux vivre. Et cela marche, il n'y a jamais eu si peu de pauvres et de morts la faim dans le monde alors que nous n'avons jamais été aussi nombreux. La compétitivité ne veut rien dire d'autre que notre capacité à servir efficacement le consommateur, et ce n'est pas forcément en baissant les salaires que nous y arriverons. Notre principal concurrent est l'Allemagne, et pas parce qu'elle a des salaires moins élevés. Réclamez moins de mondialisation, c'est in fine réclamer plus de pauvreté pour les pauvres et moins de Liberté pour tout le monde. Discours habituel du socialisme ambiant régnant dans les facultés françaises.
Réponse de le 08/10/2013 à 17:35 :
Les salaires en Allemagne sont plus élevés qu'en France (même si 80% des Français croient la propagande des rémunerations de 1 EUR l'heure et 400 EUR le mois ...) et ce ne sont pas du tout les coûts de travail qui font que la France va si mal.
Réponse de le 08/10/2013 à 17:59 :
je vous propose un travail en Chine payé 450 euros par mois (c'est bien parce que vous êtes français) qui demande des compétences techniques (mais vous serez formés) et aptitudes comportementales certaines (rigueur, sérieux, dynamisme, auto contrôle, ambition), bien sûr sans assurance maladie, sans droit au chômage, 5 à 10 jours de congés par an , base horaire 40 heures + heures supp non payés (mais obligatoire), loger nourri blanchi dans un bâtiment moderne (2 par chambres) à côté d'une usine flambant neuve (climatisation et toilette) je pense que vous serez ravi de cette opportunité professionnelle qui vous permettra d'avoir une carrière internationale et une expérience très enrichissante et valorisante ! Vous devriez sauter sur cette opportunité puisque comme moi vous êtes des fervents défenseurs de ce merveilleux monde qui donne à chacun la possibilité de mieux vivre !
Réponse de le 08/10/2013 à 18:08 :
Moi je suis un pauvre paysan chinois qui crève de faim dans son village et je trouve votre proposition tout à fait intéressant.
Réponse de le 08/10/2013 à 18:09 :
@ Parfait très bonne description , ça donne, en effet, une envie soudaine de sauter sur l'opportunité...
Réponse de le 08/10/2013 à 23:11 :
Quand vous évoquez l'Allemagne, vous faites erreur car vous comparez les salariés de l'industrie (ingénieurs, techniciens, ouvriers). Le pb de l'industrie est un pb de compétitivité hors coût d'abord et aussi d'investissement. Ces salariés de l'industrie ou des secteurs technologiques sont bien payés mais minoritaires dans la population, et ils le seront de plus en plus avec les progrès techniques. Le véritable enjeu est de trouver un marché du travail pour tous les autres et il faut bien admettre qu'avec le SMIC français et les charges françaises on ne risque pas de le trouver...
Réponse de le 09/10/2013 à 4:17 :
Ah bon ? Ils sont communistes aussi à l'OCDE et au BIT ? On m'aurait menti ? Ils sont donc partout ! Damned !
Réponse de le 09/10/2013 à 21:13 :
Votre propos vigoureux repose sur une affirmation: l'amélioration de la situation de l'ex tiers-monde est le fait de la mondialisation. Sans elle, les pauvres le seraient toujours. Cette affirmation n'est crédible que si elle repose sur une démonstration rigoureuse que je ne vois pas.
Dans les sciences sociales, il est très difficile de dépasser les idéologies, mais il faut faire un effort, sinon rien n'avance. Vous utilisez un pseudo qui est celui d'un grand économiste appartenant à l'école autrichienne. Cette école comme bien d'autres est critiquable, mais au moins il y a de la rigueur dans les raisonnements.
Réponse de le 10/10/2013 à 10:13 :
@ Mr Werrebrouck : Mon propos est Rigoureux (pas vigoureux). L'amélioration des conditions matérielles humaines est liée à l'augmentation de la production des richesses matérielles par être humain, c'est à dire à l'augmentation de la productivité humaine. Le niveau de vie d'une société se base sur son niveau de productivité, ni plus ni moins. Si la France veut continuer à progresser en niveau de vie, elle doit améliorer sa productivité, cad sa compétitivité. Cette augmentation ne peut venir que de la spécialisation du travail, de l'échange et de l'accumulation de capital, ces actions ne peuvent se développer qu'au fur et à mesure que les droits fondamentaux des êtres humains sont reconnus et protégés. Ce que l'on appelle la mondialisation n'est que la spécialisation de l'échange et le développement du commerce au niveau mondial, et aussi le développement du respect des droits fondamentaux de l'individu par comparaison avec les pays développés. Pour les démonstrations sur les bienfaits de l'échange, cf Bastiat ou Ricardo (plutot Bastiat). En gros, l'échange permet une meilleur allocation des ressources. Voici pour la démonstration rigoureuse théorique. Mais toute démonstration théorique doit être confrontée à la réalité. Quand est-ce que la Chine a commencé son développement ? Sous Deng Xiaoping, en s'ouvrant vers l'extérieur et en rompant en partie avec le collectivisme (cad en reconnaissant un tant soi peu les droits de propriété). La Chine a amélioré le sort de ses habitants et ceux du monde entier, qui peut le nier ? Le nombre de pauvres et de gens mourant de faim est pour la première fois passé sous le milliard en 2012, alors que l'humanité n'a jamais été aussi nombreuse. Tous les pays vivant en autharcie sont pauvres, avez vous un contre exemple, un seul ? Quel est selon vous l'explication de l'amélioration de la situation si ce n'est pas la mondialisation ? Enfin, ultime exemple, vous semblez sous entendre que l'enrichissement des chinois s'est fait au détriment des français, or le commerce extérieur français vers la Chine représente à peine 10 % du total, contre 30 % avec l'Allemagne. Les principales délocalisations des sociétés françaises (Michelin, Airbus, Air Liquide, Total, etc ...) se font non pas en Chine, mais dans des pays de l'OCDE concurrents et comparables en niveau de vie, car elles recherchent la productivité maximale des salariés, or la productivité en Chine est encore très faible (voilà pourquoi les salaires sont faibles). In fine, vouloir mettre fin à la compétitivité, c'est vouloir stopper la hausse de la productivité, cad vouloir appauvrir les gens. Il faut faire un effort de compréhension des phénomènes économiques Vu votre niveau revendiqué de professeur d'université, vous ne devriez pas avoir de mal à critiquer l'école autrichienne d'économie. J'attends encore et avec plaisir (comme tous les économistes de cette école) des critiques pertinentes sur ce courant de pensée.
Réponse de le 10/10/2013 à 10:24 :
@ Mr Werrebrouck. je me permet de vous faire remarquer que mes propos semblent parfaitement rigoureux (essayez de contredire une seule de mes affirmations) et repris quasiment mot pour mot (et parfaitement dans l'esprit) de "L'action humaine" , que vous reconnaissez vous même comme très rigoureux dans ses raisonnements. Je me permet de vous faire les mêmes remarques sur votre tribune : il y a de nombreuses affirmations (souvent erronées d'ailleurs, car ne tenant pas compte des phénomènes économiques liés au marché, comme vos remarques sur le devenir des firmes si les subventions étatiques disparaissaient) qui n'ont pas de démonstration tout court, car basées sur des présupposés socialisant à la mode dans les universités françaises, mais complétement infondés économiquement. (je peux lister les incohérences ou erreurs de votre tribune). "La sociologie est une science éminemment socialiste" F. HAYEK (dans La présomption fatale). Je me tiens à votre entière disposition pour échanger de façon constructive sur tous ces sujets.
a écrit le 08/10/2013 à 13:33 :
Comment osez vous attaquer le dogme de la mondialisation heureuse? Veuillez rapidement remettre votre tête dans le sable! Malheureux!! Vous allez bientôt donner raison à Marine ou à l'UPR sur le mauvais chemin prie par notre pays et cela en confiant sa destiné a une union européenne apatride!

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