Plus de monnaie, moins de dette !

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(Crédits : DR)
La dette a notamment pour origine le manque de monnaie en circulation. Comment éviter l'endettement par la création d'argent... Par Philippe Murer, professeur de finance à la Sorbonne

 

Une quantité d'argent suffisante en circulation est nécessaire pour le bon fonctionnement de l'économie. Tout le monde peut le comprendre. Si la quantité de billets en euros était brutalement divisée par 10, les gens auraient des problèmes pour échanger les marchandises, acheter leur pain tous les soirs : on serait à cours de billet !

Si on est à cours de billet, l'économie freinerait brutalement faute de moyens de paiement. Sauf si le boulanger et tous les commerçants vous faisaient crédit pour que vous puissiez leur acheter leur pain, leurs vêtements, leurs téléphones. Ou bien si les banques faisaient facilement crédit à tout le monde pour que les gens puissent payer avec l'argent prêtée par les banques.

 Quand l'argent manque, il faut avoir recours au crédit

Mais l'économie se trouverait un beau jour sous une montagne de dettes et de créances partagée entre tous les participants ! Et nous aurions inévitablement à la moindre saute de confiance, une épidémie de demande de remboursement de dettes qui finirait par une faillite généralisée, personne ne pouvant payer ses dettes puisqu'il faudrait pour cela qu'un autre vous les paie !

Cette petite fable, grossissant volontairement le trait en divisant par 10 la quantité d'argent en circulation, montre bien que si la quantité d'argent dans l'économie est insuffisante par rapport aux échanges, les dettes et créances se répandent pour compenser ce manque d'argent. Rien que de très logique finalement : l'argent manque, il faut donc faire du crédit ou de la dette pour compenser ce manque. Et cela représente parfaitement bien le problème de toutes nos économies qui croulent sous la dette après 40 ans de croissance de l'endettement.

Comment en sortir?

Sortons de la fable et cherchons des solutions. A noter que nous aurions pu écrire la même histoire avec le problème de la monnaie électronique, les comptes en banques et les comptes des banques et de l'Etat auprès de la banque centrale, nous serions arrivés à la même conclusion mais nous n'aurions pu intéresser que les économistes.

Mais qui crée donc ces billets ? Qui a le droit de créer de l'argent à partir de rien ?

Une seule personne a le droit de créer de la monnaie sans aucune contrepartie, sans ne rien devoir à personne après cette création : la Banque Centrale[1]. Si la Banque Centrale d'un Etat décide de faire imprimer pour 1 Milliards d'euros de billets, elle va faire tourner les machines des imprimeries qu'elle contrôle pour créer de nouveaux billets ; elle pourra le faire sans problème, elle a juste utilisé son droit de créer de la monnaie. Elle ne doit rien à personne pour autant ! Tous ceux qui impriment des billets quasi gratuitement sont des criminels (faux monnayeurs) sauf l'instance suprême de la monnaie : la banque centrale ![2]

Pourquoi notre économie manque- t-elle toujours d'argent ? Pourquoi et comment l'endettement privé ou public compense-t-il ce manque d'argent ?

Prenons un exemple plus réaliste pour montrer cet état de fait. Imaginons que la richesse générée dans notre pays, le PIB, soit de 100 euros et que sa croissance soit de 2% par an en moyenne. La deuxième année, la richesse sera de 102 euros.

Si la monnaie papier qui existait la première année était de 100 euros et était suffisante, ni trop, ni trop peu pour que les gens puissent l'utiliser pour échanger, acheter leur pain (…) dans une économie ou la richesse générée était de 100. Il faudrait donc 102 euros de monnaie maintenant pour que l'argent existe en quantité suffisante.

Sans création de monnaie, il y a création de dette

Si la Banque Centrale ne crée pas de monnaie, la quantité d'argent pour faire tourner l'économie restant à 100 euros est donc trop faible puisque la richesse a augmentée de deux euros. Soit les banques font des prêts, soit les commerçants font des crédits pour compenser ce manque d'argent. On voit facilement qu'il y aura une création de deux euros de dettes pour que l'économie puisse tourner.

Il se passera la même chose chaque année et chaque année la dette augmentera. Par exemple, vous pouvez faire le calcul, la richesse générée la 30ème année sera de 181 euros, et le montant de dettes aura augmenté de 81 euros soit environ 45% du PIB[3]. L'argent nécessaire pour suivre la croissance n'étant créée que par de la dette, des montagnes de dettes s'accumulent !

La dette publique et privée a explosé dans nos économies

C'est ce qui se passe dans nos économies. On peut remarquer s que la dette publique et privée dans les pays développés est ainsi passée de 140% du PIB en 1980 à 250% du PIB en 2012 selon Thomson Reuters.

On comprend ainsi que les politiques d'austérité ne peuvent pas fonctionner. Ne pas augmenter l'endettement privé et public est impossible dans ce système, le réduire encore plus sauf :

. si un pays A génère un excédent commercial important et siphonne l'argent d'un autre pays B et augmente le problème de B ! Ce qui résout temporairement le problème de A en augmentant le problème de B.

. en créant une forte inflation (accompagnée de taux réels négatifs) qui ronge cette montagne de dettes.

 

Quelles solutions ? Comment faire en sorte que la quantité d'argent soit suffisante pour faire tourner l'économie, sans rajouter de la dette ?

En voici quelques contours essentiels avec une proposition concrète pour alimenter le débat.

On a vu que l'économie a besoin pour tourner d'une hausse de la quantité d'argent équivalente à la hausse de la croissance du PIB, soit dans notre exemple précédent une hausse de 2% de la quantité de monnaie par an équivalente aux 2% de croissance.

Il faut donc que la Banque Centrale imprime chaque année l'équivalent de 2% de billets en plus. Ces billets, qu'en faire, à qui les confier ? Il est évident que la seule personne garante de l'intérêt général est l'Etat : donnons donc ces deux euros de billets en recettes à l'Etat. Du coup, l'Etat aura besoin de moins taxer et pourra par exemple baisser ses impôts de deux euros puisqu'il aura des recettes supplémentaires de deux euros chaque année ! Et tout le monde s'en portera mieux !

Une croissance de la monnaie maîtrisée

Avec cette règle, il n'y aura plus de créations de dettes nécessaires chaque année pour que la quantité d'argent en circulation s'ajuste à la taille de l'économie. On peut dans la Constitution, pour qu'il n'y ait pas d'abus, écrire que la Banque Centrale imprimera chaque année des billets selon la règle suivante : la masse de billets en circulation doit être augmentée du montant de la croissance moyenne depuis cinq ans. Pas plus, pas moins.

Ainsi, l'Etat ne pourra pas « céder aux sirènes populistes » comme disent les libéraux et être trop dépensier pour se faire réélire auprès de clientèles (ceci est partiellement vrai et partiellement faux mais est très clairement instrumentalisé par les libéraux qui oublient le problème du manque d'argent dans l'économie et l'explosion de l'endettement, obligatoire et nécessaire, qui s'ensuit). Ainsi, la masse de billets en circulation augmentera à la même vitesse que l'économie et ne sera en rien inflationniste mais évitera la déflation car il n'y aura pas de montagne de dettes obligatoires et nécessaires comme aujourd'hui.

 

Nota Bene :

J'ai simplifié à dessin le propos pour qu'il soit compréhensible mais sans le déformer afin de rendre ce problème du « manque d'argent dans l'économie » compréhensible alors que les problèmes monétaires sont en général difficilement compréhensibles pour les non-économistes !

Je n'ai pas tenu compte de la monnaie électronique qui a finalement le même fonctionnement que la monnaie papier : par exemple, la Banque de France au lieu de créer 2 euros de billets papiers qu'elle donne physiquement à l'Etat peut créer 2 euros de monnaie électronique pour l'Etat : cela signifie qu'elle crédite de 2 euros le compte en banque de l'Etat auprès de la banque de France.

Tenir compte de la monnaie électronique complexifie l'exposé du problème mais ne change pas le problème.

Je n'ai pas tenu compte non plus d'une gestion intelligente d'un très fort taux d'inflation pour résoudre le problème de la montagne de dettes : ainsi si vous avez une dette de 100 euros à taux fixe de 3% sur 20 ans et qu'une forte inflation de 10% par an apparaît, votre dette va fondre mécaniquement de 7% par an ! L'inflation rongera la dette chaque année en « spoliant » le rentier. L'utilisation de l'inflation a été utilisée parfois, consciemment ou inconsciemment, et a permis de ronger peu à peu les dettes accumulées. Malheureusement pour nous, dans les années 70, nous avons opté pour la faible inflation et l'impossibilité de régler ce problème de dette par l'inflation !

Pour simplifier, je n'ai pas non plus parlé de la vitesse de circulation de la monnaie, débat technique qui opacifie le problème mais ne change rien.

Enfin, j'ai simplifié en éliminant les dettes nécessaires pour acheter des biens immobiliers, qui sont d'autant plus grandes que le prix de l'immobilier est élevé, les dettes que les entreprises dépensent pour se racheter et tous les phénomènes de spéculation qui augmentent encore ce montant de dettes ! Ce problème est différent et doit être réglé différemment.

 

Je remercie Jean-Baptiste Bersac pour m'avoir réappris cette « pratique » de la monnaie nommée Chartalisme et qui a sorti très récemment un livre « Devises : l'irrésistible ascension » qui va beaucoup plus loin que le petit exercice fait ci-dessus.

Philippe Murer est enseignant vacataire en finance à la Sorbonne et membre de www.forumdemocratique.fr

 

 

[1] Les banques privées créent aussi de la monnaie lorsqu'elles prêtent. Ainsi, si vous empruntez 10.000 euros à BNP, BNP créditera votre compte de 10.000 euros. Il y aura en échange de votre reconnaissance de dette, une quantité d'argent supplémentaire dans le circuit de 10.00 euros. Mais en échange de cette création d'argent, il y a une dette contrairement à la création d'argent par la banque centrale qui ne requiert aucune dette et ne déséquilibre pas l'économie.

[2] Evidemment, donner un tel droit à la Banque Centrale signifie qu'elle doit représenter l'intérêt général et non un intérêt privé particulier : elle doit donc appartenir nécessairement à l'Etat dans tout système équilibré.

[3] On aurait pu faire des calculs plus complexes pour tenir compte d'une inflation à 1% et introduire un taux d'intérêt sur la dette de 2% et nous aurions obtenu une dette sur PIB de 44% la 30ème année.

 

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Commentaires
a écrit le 30/08/2014 à 14:38 :
Plus de monnaie bancaire, moins de dettes publiques !

« Les moyens de paiement dont disposent les Français pour produire, acheter, épargner, investir, dépendent donc uniquement de la politique de crédit que pratiquent les banques. En supposant qu'un réservoir alimente notre circuit monétaire, ce sont les banques qui en ont la clé : elles le remplissent ou le vident à leur convenance, selon le bénéfice qu'elles y trouvent ! »( Jacques Duboin banquier et industriel déclarant en 1936 : L'orthodoxie est morte ! )
D'où l'importance de favoriser l'emploi et les salaires pour multiplier les emprunteurs crédibles ! En fait, le problème actuel n'est pas tant la dette, ni l'assèchement bancaire du aux pertes des banques du fait d' une spéculation excessive et hasardeuse - si l'argent manquait vraiment on ne verrait pas des taux inférieurs à l'inflation auxquels la France emprunte actuellement, d'ailleurs la BCE a mis à leur disposition des sommes considérables qu'elles n'utilisent pas, préférant les geler avec un taux réduit mais sans risque - le vrai problème ce sont les déficits publics qui résultent des échanges déséquilibrés avec l' Asie principalement, ainsi que du développement des concurrences déloyales faites au travail officiel par la machine , le travail au noir et le bricolage car dispensés de charges !
a écrit le 05/05/2014 à 18:07 :
La solution à la crise actuelle réside dans la responsabilité des banques qui ne doivent pas prêter à des personnes non solvables et également dans la multiplications des solvabilités par le moyen de la défense de l'emploi et des salaires au lieu de la priorité donnée au prix et à condition d'homogénéiser la concurrence, c'est-à-dire empêcher les gros de prendre une trop grosse part du marché pour chaque produit, quitte à lier par la loi masse salariale et valeur ajoutée.
Alors les banques n'auraient plus d'excuse pour ne pas prêter à l'économie réelle. Le Progrès nous oblige à être généreux! Il n'est pas responsable du chômage, c'est la concurrence !
Les banques étant astreintes aussi à l'indexation de la masse salariale sur la valeur ajoutée n'auraient plus intérêt à spéculer ! Je développe cela ailleurs.
a écrit le 17/12/2013 à 18:26 :
l'inflation comme arme politique, permet de baisser le patrimoine comparativement au fruit du travail, ça fait mal à beaucoup mais c'est bon pour la société
Réponse de le 11/06/2019 à 16:16 :
... intéressant comme analyse, donc les économies que l'on peut réaliser par son travail, mises à mal par l'inflation, sont du "patrimoine" et pas le fruit de notre labeur??? Je ne comprends pas très bien la distinction....
a écrit le 27/11/2013 à 9:43 :
Raisonnement abscons. Ce monsieur, professeur de finance à la Sorbonne, ne comprends pas ce que c'est que la monnaie, c'est dire le niveau des économistes officiels en France !!! La monnaie est un outil d'échange, peu importe sa quantité en circulation, son niveau se fixe en fonction de sa quantité par rapport aux biens échangés. La déflation est la régle dans une société qui a des gains de productivité et où l'état (la banque centrale) ne manipule pas la monnaie. Cad que chaque année, la valeur d'échange de la monnaie augmente, car il y a plus de produits en circulation, et produits plus efficacement (productivité) pour toujours autant de monnaie. Trouver un lien entre la quantité de monnaie en circulation et la création de dette qui correspond à l'anticipation de revenus futurs me lance pantois ...
Réponse de le 20/04/2017 à 12:35 :
C'est ce que je pense d'emblée aussi, sans être un expert.
Sous ces hypothèses, la dette ne serait pas l'équivalent de la croissance de l'état non résorbée par la production de monnaie... Mais plutôt la différence entre la richesse produite par le pays, et la richesse consommée par celui-ci. Si le pays a peu consommé et beaucoup produit, il peut utiliser l'excédent pour se désendetter, voire faire crédit à d'autres. Au contraire, s'il a beaucoup consommé (importations, investissements publics, aides sociales, salaires des fonctionnaires) mais a peu de recettes (exportations faibles, peu de recettes publiques, peu de recettes venant des entreprises), il est contraint d'emprunter pour financer ses dépenses.
Le fait que la monnaie ait la même valeur partout en Europe contrarie peut-être ce raisonnement. Mais à mon sens, les prix se fixent et se modifient en fonction. Si j'ai mal compris, je voudrais qu'on me l'explique. (Mais clairement !)
a écrit le 26/11/2013 à 3:53 :
à dessin ! à dessein...
a écrit le 19/11/2013 à 15:02 :
pourquoi mon commentaire n'est pas affiché ?
a écrit le 18/11/2013 à 19:37 :
Mais enfin, tout le monde devrait savoir et surtout un "prof de finances" que ce n'est pas la banque centrale qui créé de la monnaie en Europe.
Pire, sauf exceptions rares elle n'a pas le droit de le faire. La création de monnaie se fait par les banques privées quand elles prêtent de l'argent. Et oui, les banques prêtent de l'argent qu'elles n'ont pas... La banque centrale essaye de contrôler cette création par l'intermédiaire du taux de refinancement... C'est compliqué, je sais ... Mais si on veut résumer : la création de monnaie a été privatisée, et c'est cette privatisation qui explique notre dette....En effet, notre déficit provient essentiellement des intérêts que l'état a versé auprès des banques privées....
Réponse de le 19/11/2013 à 20:52 :
Exact. C'est nous, la mafia qui créons la monnaie..
a écrit le 18/11/2013 à 17:39 :
Mais enfin, tout le monde devrait savoir et surtout un "prof de finances" que ce n'est pas la banque centrale qui créé de la monnaie en Europe.
Pire, sauf exceptions rares elle n'a pas le droit de le faire. La création de monnaie se fait par les banques privées quand elles prêtent de l'argent. Et oui, les banques prêtent de l'argent qu'elles n'ont pas... La banque centrale essaye de contrôler cette création par l'intermédiaire du taux de refinancement... C'est compliqué, je sais ... Mais si on veut résumer : la création de monnaie a été privatisée, et c'est cette privatisation qui explique notre dette....En effet, notre déficit provient essentiellement des intérêts que l'état a versé auprès des banques privées....
a écrit le 18/11/2013 à 14:06 :
Bulshit. Il est étonnant que ce monsieur dit économiste de la Sorbonne n'est pas conscience des énormes flux de monnaies consentis depuis 2008 par les banques centrales (FED, BCE, BOJ) aux Etats souverains (qui en profite pour augmenter leurs déficits) mais également aux banques qui n'ont pas trouvé mieux à faire que d'injecter directement ces masses monétaires énormes dans les marchés financiers et ainsi contribuer aux hausses vertigineuses des indices actions, immobiliers et autres marchés financiers depuis 2008. Biensûr pour profiter d'une telle conjoncture, mieux vaut avoir un capital conséquent (des actions ou de l'immobilier) ou faire du levier si l'on peut accéder au crédit pas cher. Pour les autres, autrement dit la majorité c'est la baisse du pouvoir d'achat (immobilier, bien de tout les jours, etc ...). Mais qu'ils se rassurent, il parait qu'il n'y a pas d'inflation !
a écrit le 18/11/2013 à 13:53 :
Les billets en circulation constituent une dette de la Banque de France et font partie du passif de la Banque centrale. Le passif est égal à l'actif, comme toujours. On trouve à l'actif des réserves en or et devises (dettes d'autres banques centrales)... et des créances diverses. L'or, les devises, les créances sur le FMI, la participation à la BCE et les réserves transférées couvrent les billets français du passif.
a écrit le 18/11/2013 à 13:47 :
Merci, j'ai enfin compris avec des explications simples pourquoi on créait mécaniquement de la dette. Mais du coup si la croissance est proche de zéro (ou même nulle) ne devrait-on pas se désendetter?
a écrit le 18/11/2013 à 12:13 :
on dirait bien que notre "professeur vacataire" a fait ses armes chez les ultrakeneysiens, en tout cas pas chez les monétaristes. Le problème c'est que Keynes était un grand économiste et avait le sens des nuances, et les keynésiens l'ont beaucoup moins.... Le rêve des économistes de gauche: confier les clés de l'imprimerie à l'Etat. Et hop! on fait tourner la planche à billets, et tout est réglé. Il n'y a qu'à voir au Vénézuela le résultat.
Quant à la formule " Il est évident que la seule personne garante de l'intérêt général est l'Etat", en France on est bien placé pour savoir ce qu'il en est, le secteur privé, sous la mitraille de la mondialisation, appréciera. Malheureusement il ne suffit pas de travailler pour l'Etat pour être quelqu'un de bien et faire "de la bonne dépense". Mais le mythe est tellement beau...
a écrit le 18/11/2013 à 11:36 :
"Si la quantité de billets en euros était brutalement divisée par 10, les gens auraient des problèmes pour échanger les marchandises, acheter leur pain tous les soirs : on serait à cours de billet !"
En fait, non. S'il y a 10x fois moins de monnaie, alors les prix sont grosso modo divisés par 10.

"Si on est à cours de billet, l'économie freinerait brutalement faute de moyens de paiement.
Faux, l'économie freinerait probablement Oui. Mais à cause des défauts sur les dettes contractées quand les prix/salaires étaient 10x fois plus élevés

"Sauf si les banques faisaient facilement crédit à tout le monde pour que les gens puissent payer avec l'argent prêtée par les banques."
Dans notre système monétaire, les dettes sont la monnaie. Quand tu contractes une dette, la monnaie est créée/créditée sur ton compte. Ca marche déjà comme ça.

Franchement, cet article est ouf ! lol. Il est complètement FAUX
a écrit le 18/11/2013 à 10:17 :
Les billets en circulation constituent une dette de la Banque de France et font partie du passif de la Banque centrale. Le passif est égal à l'actif, comme toujours. On trouve à l'actif des réserves en or et devises (dettes d'autres banques centrales)... et des créances diverses. L'or, les devises, les créances sur le FMI, la participation à la BCE et les réserves transférées couvrent les billets français du passif.
a écrit le 18/11/2013 à 10:10 :
Les billets en circulation constituent une dette de la Banque de France et font partie du passif de la Banque centrale. Le passif est égal à l'actif, comme toujours. On trouve à l'actif des réserves en or et devises (dettes d'autres banques centrales)... et des créances diverses. L'or, les devises, les créances sur le FMI, la participation à la BCE et les réserves transférées couvrent les billets français du passif.
a écrit le 18/11/2013 à 8:54 :
le gouvernement aussi serait tenté par la monnaie de singe
a écrit le 18/11/2013 à 8:35 :
Lu en diagonale mais si je comprends bien le rêve de ce monsieur ce serait la planche à billet ou les assignats.... si c'est bien ca une seule chose à dire: au fou!
a écrit le 18/11/2013 à 8:35 :
Lu en diagonale mais si je comprends bien le rêve de ce monsieur ce serait la planche à billet ou les assignats.... si c'est bien ca une seule chose à dire: au fou!
a écrit le 18/11/2013 à 8:34 :
Derniere chose sur la croissance de l economie de 2%.
Supposons que l on produise ù de tous les biens en plus (uniformément) maiq ue la quantité de monnaie reste constante. Les prix vont s ajiuster de 2% a la baisse.
On a alors une periode de croissance avec de la déflation.
c est ce qui s est passé notamment aux Etats UNis peandant la quasi totalité du 19e siecle aux etats unis (seul pays pour lequel nous disposons de données econométriques sur longue période).
La baisse des prix des produits et des services est une EXCELLENTE CHOSE et non pas une catastrophe comme on le lit un peu partout.
Lisez Von Mises ou Hayek ou regardez l excellente série télévisée de Milton FRiedman Free to Choose !
Et par pitié arrétez d enseigner n importe quoi aux élèves de la Sorbonne
a écrit le 18/11/2013 à 8:27 :
LE Zimbabwe a essayé cette stratégie avec un succès considérable !
L allemagne dans les années 20 également !
La france avec les assignats a la fin du 18e! Det je crois que c etait Diocletien avant qui a généré une période d inflation et de famine a rome en manipulant la monnaie !
La manipulation des masses monétaires est particulièrement nocive et se fait toujours dans l interet de ceux qui controle cette émission.
Historiquement la limite a cette manipulation était la convertibilité de la monnaie dans une valeur réelle (or ou argent)
La fin de l étalon or, ou du pseudo étalon or depuis 73 a généré une période d inflation continue.
a écrit le 18/11/2013 à 7:26 :
Voila qui rappelle les théories de Martine Aubry sur le partage de la valeur travail... Passer aux 35h devait nous permettre de résorber le chômage ... on a vu la suite
a écrit le 18/11/2013 à 0:22 :
il existera TOUJOURS une monnaie, ou des standards d'échanges locaux. Depuis la nuit des temps, qu'ils soient faits de perles, de cailloux, de dents de crocodiles...
La monnaie répond à un besoin, celui de l'échange.
Karl Marx considérait que par nature, la monnaie c'était l'or et l'argent ... tout doucement on y revient ! Jamais nos monnaies ont été aussi malmenée que depuis que celles-ci ne correspondent plus à un standard OR ! En temps de crise géopolitiques et économiques, la confiance dans une monnaie est à ce prix.
a écrit le 17/11/2013 à 23:37 :
J'aime votre présentation, et comprends qu'elle puisse ne pas plaire aussi !
Bravo pour votre simplicité, car la dette est un bluff en grande partie : l'argent créé n'est pas dû à qui que ce soit, mais les banques le font croire, pour probablement oppresser les populations. De là à ce que de gros banquiers soient des tyrans, il n'y a qu'un pas à franchir.
Et que des élus soient leurs pions, aussi !
Réponse de le 01/04/2014 à 15:52 :
Totalement raison
a écrit le 17/11/2013 à 23:36 :
La question est (serait) donc de savoir si l'émission de monnaie est à hauteur de la croissance de la zone euro.

Le problème, c'est que si on a bien les chiffres de la croissance, à ma connaissance les chiffres de l'évolution de la masse monétaire M3 ne sont pas connus.
a écrit le 17/11/2013 à 22:55 :
Professeur de finance à La Sorbonne, et à Sciences Po aussi ?
Comment confondre la dette avec les agrégats monétaires ?
Comment oublier la vitesse de circulation de l'argent et ne tenir compte que de la masse monétaire en circulation ?
On doit être très inquiet de la formation des élites qui nous dirigent
a écrit le 17/11/2013 à 20:30 :
Si la richesse dans le pays est de 100 euros elle n'est pas de 102 euros. On peut penser que les 2 euros en plus sont une augmentation de la valeur de biens ou du fait de la présence de nouveaux biens récemment créés mais cette valeur là n'est aps de l'argent même si elle est estimée en euros. Une maison d'une valeur de 100 000 € ce n'est pas 100 000 €, c'est une maison.
Si cette maison est vendue par son propriétaire alors l'acheteur n'emprunte pas parce qu'il ne trouve pas assez de billets pour la payer mais parce que sa propre richesse ne lui permet pas de rassembler immédiatement la somme convenue et il ne le pourrait pas même s'il y avait assez de billets dans le circuit car il n'en possède pas plus pour autant.
Si j'ai 5 000 € sur mon compte c'est une somme de 5 000 qui m'appartient et pas un de plus quelle que soit la facilité ou non de trouver des billets.
On peut penser qu'un manque de pièces et billets pourrait bien freiner l'économie mais ce n'est même pas le cas, on paye tout avec des cartes bancaires maintenant. Il y a d'ailleurs plusieurs semaines qu'aucun billet nu aucune pièce ne sont entrés dans mon portefeuille et j'ai pu acheter à bouffer, payer une facture à SFR mon fournisseur d'internet, un loyer, du carburant pour ma voiture, etc.
Je doute fort que quand la France "lève" du fric sur "les marchés" il y ait quelqu'un qui va avec une brouette de billet entre celui ou ceux qui prêtent et les locaux de la Banque de France.
Même en admettant que sortir des billets contribue à réduire la dette je ne vois pas du tout en quoi faire tourner à outrance la planche à billet résoudrait ce problème. La dette se réduirait mais il faudrait bien plus de fric qu'avant pour faire un même achat puisque chaque billet aurait une valeur moindre. On ne serait pas plus avancé.
a écrit le 17/11/2013 à 17:33 :
Je suis étonné de ne lire que des commentaires sur la qualité désastreuse de la logique économique de notre savant économiste de la Sorbonne : personne n'a remarqué les nombreuses fôtes d'orthaugraffe ?
Réponse de le 18/11/2013 à 13:31 :
Moi je suis agréablement surpris que les commentaires s'intéressent d'abord au contenu de l'article, plutôt qu'à sa phormme :)
a écrit le 17/11/2013 à 12:33 :
François Lenglet signalait récemment que le PIB du troisième trimestre 2013 de la France, c'était 450 milliards d'euros, c'est à dire la somme de toutes les richesses produites en France durant cette période et que c'est à peu près la valeur du même trimestre en 2007. Ce qui signifie qu'en 6 ans le PIB de la France a stagné, mais pas le ratio dettes publiques sur PIB qui était en 2007 signalé à 64,2 % du PIB est passé à la dernière statistique d'Eurostat pour le deuxième trimestre 2013 à 93,5 % du PIB et la France n'est pas le seul pays de la zone euro affecté par une croissance bancale et l'explosion à la hausse du ratio dettes publiques sur PIB. C'est la cas de tous les autres pays en crise de la zone euro, y compris de ceux qui pratiquent une austérité théoriquement salvatrice. Le prolongement de cette tendance dans les années à venir semble inévitable, mais je suppose que tout le monde comprend que ça va dans le mur, faute d'une solution originale.
a écrit le 17/11/2013 à 9:13 :
Ne laissons surtout pas ces illuminés écoutés par quelques politiques agir directement sur la monnaie. Depuis Philippe le Bel on connaît le mauvais usage qu'on peut en faire et les allemands se souviennent des années 30. Laissons les américains jouer avec le feu (ça ne durera pas éternellement) et travaillons plutôt au seul objectif raisonnable d'une zone monétaire : stabiliser les paramètres intensifs de l'économie (taux et prix). Evidemment que la monnaie est une dette mais ce qui compte c'est la vraie richesse disponible et non l'étalon qui la mesure.
a écrit le 17/11/2013 à 0:30 :
Belle prose et bel effort pour enrober un schéma ponzi. Essayes encore!
a écrit le 17/11/2013 à 0:22 :
Il est à noter que là vous parlez( sans le spécifier) d'une économie à circulation monétaire parfaite ce qui n'existe bien évidemment pas, sauf si tout le monde avait les mêmes revenus, ce qui est impossible par la loi de l'offre et la demande dans une économie non totalement étatisée. Et on sait tous que la perfection n'existe pas, chaque humain n'est pas pas capable de tout faire en tout moment, et ce de sa naissance à sa mort, l'économie réelle ce n'est pas comme jouer avec les bactéries( qui elles sont toutes pareilles).
Là par exemple, le problème depuis 2008 est que l'argent injecté dans l'économie par les banques centrales reste dans la sphère financière , c'est à dire qu'il crée une inflation des actifs et donc dans le même temps( à population fixe) en contrepartie une déflation des salaires réels, un effet de ciseau désastreux. Cela était-il voulu ? sans doute , car Bernanke, le grand spécialiste de 1929 avait dès avant la crise( il a été élu pour résoudre une crise qui n'avait pas été encore déclenchée preuve que tout est scénarisé), avait répondu comme solution avec son image des hélicoptères déversant de l'argent partout, c'est à dire déversant de l'argent .. sur le peuple, donc inflation des salaires du bas( méthode bottom-up), de ceux qui bossent; or Bernanke a capitulé face aux grandes banques qui ont menacé de couler l'économie si l'argent nouveau n'allait pas vers elles( il faut 7%/an de rendement pour que les fonds de pensions ne fassent pas faillite), pour continuer à payer ses banquiers à coups de millions, on avait là la méthode top-down, qui réduit les salaires en bas, ce qui permet de ne pas dévaluer la monnaie( ou si on ne peut pas) tout en enrichissant encore plus ceux qui sont en haut. Il y a des gens extrêmement intelligents qui ont pensé à tout cela, et qui ont des années d'avance, mais ce ne sont pas de grands humanistes, plutôt des joueurs d'échec sans émotion.
L'histoire nous prouve que la méthode bottom-up est presque toujours la meilleure, car génératrice d'inflation par le salaire, ensuite seulement les "talents" se greffent et se découvrent parmi la population travailleuse, et accumulent de l'argent, le pompent, et ainsi cet argent circule jusqu'au sommet de la hiérarchie; et tout en haut, il faut que l'argent redescende pour re-alimenter ce cercle vertueux, soit ils le font d'eux-mêmes( par exemple à Athènes, les riches avaient obligation de financer les divertissements) soit c'est par l'impôt, et forcément celui-ci prend l'allure( une impression car en fait c'est statistiquement faux) d'une ponction confiscatoire dans un monde autant ouvert que le notre, le riche se justifie qu'il "mérite" sa place de riche et qu'il ne peut donc plus redescendre ou risquer de redescendre, c'est cette vision de l'égoïsme humain qui a créé la noblesse et tant d'inégalités au bout de quelques générations, les "fils de" se pensant naturellement "supérieurs".
Quand par exemple, certains disent que les guerres peuvent faire repartir l'économie, c'est du bottom-up, car l'argent va aux producteurs en relation directe avec la productivité, les soldats et presque tout actif a un revenu à peu près constant ( avec de faibles différences entre les gens), on a ainsi purifié la pyramide de l'argent de ses excès, et après la guerre les "talents" peuvent de nouveau pomper l'argent pour le faire circuler toujours plus haut et ainsi faire repartir l'innovation. c'est pour cela qu'un système communiste est bon pour généraliser une production mais nul pour innover alors qu'un système libéral fait l'inverse.
On pouvait simuler, avec la méthode initiale de bernanke, une sorte de guerre, pour que l'économie reparte ensuite, mais, aux ordres des banquiers il n'a fait qu'empirer la situation, et maintenant, on a Janet Yellen, une spécialiste.. de la circulation monétaire, c'est à dire qu'elle va chercher là où ça coince pour forcer la haute finance à relâcher les sous( ce qui devrait faire dégazer un peu WS au passage), et ainsi faire repartir l'inflation et l'économie.
Je ne crois absolument pas à la méthode qui dit que si l'argent injecté par la banque centrale ne crée pas assez d'inflation c'est qu'il en faut mettre plus, cela me fait penser à ce jeu de jeune enfant qui essaye de mettre un cube dans un trou en forme de cercle, et ça ne marche pas, sauf si on pousse vraiment très fort., continuer sur la voie actuelle ne fera que recréer le même phénomène dans les années 70 80, une énorme inflation, ce qui poussera la haute finance à demander une hausse des taux pour compenser et préserver ses marges, mais qui mettra tout le monde en faillite( trop de dettes la population n'augmente plus assez vite pour générer suffisamment de nouveaux endettables), il faudra là alors, au fond du trou, faire le choix, pour simplement survivre, car on a pas osé faire le bon choix auparavant( dompter les banques qui depuis l'affaire du LTCM la Fed leur a offert carte blanche). NB: mes messages ont de plus en plus de mal à passer.
a écrit le 17/11/2013 à 0:20 :
Il est à noter que là vous parlez( sans le spécifier) d'une économie à circulation monétaire parfaite ce qui n'existe bien évidemment pas, sauf si tout le monde avait les mêmes revenus, ce qui est impossible par la loi de l'offre et la demande dans une économie non totalement étatisée. Et on sait tous que la perfection n'existe pas, chaque humain n'est pas pas capable de tout faire en tout moment, et ce de sa naissance à sa mort, l'économie réelle ce n'est pas comme jouer avec les bactéries( qui elles sont toutes pareilles).
Là par exemple, le problème depuis 2008 est que l'argent injecté dans l'économie par les banques centrales reste dans la sphère financière , c'est à dire qu'il crée une inflation des actifs et donc dans le même temps( à population fixe) en contrepartie une déflation des salaires réels, un effet de ciseau désastreux. Cela était-il voulu ? sans doute , car Bernanke, le grand spécialiste de 1929 avait dès avant la crise( il a été élu pour résoudre une crise qui n'avait pas été encore déclenchée preuve que tout est scénarisé), avait répondu comme solution avec son image des hélicoptères déversant de l'argent partout, c'est à dire déversant de l'argent .. sur le peuple, donc inflation des salaires du bas( méthode bottom-up), de ceux qui bossent; or Bernanke a capitulé face aux grandes banques qui ont menacé de couler l'économie si l'argent nouveau n'allait pas vers elles( il faut 7%/an de rendement pour que les fonds de pensions ne fassent pas faillite), pour continuer à payer ses banquiers à coups de millions, on avait là la méthode top-down, qui réduit les salaires en bas, ce qui permet de ne pas dévaluer la monnaie( ou si on ne peut pas) tout en enrichissant encore plus ceux qui sont en haut. Il y a des gens extrêmement intelligents qui ont pensé à tout cela, et qui ont des années d'avance, mais ce ne sont pas de grands humanistes, plutôt des joueurs d'échec sans émotion.
L'histoire nous prouve que la méthode bottom-up est presque toujours la meilleure, car génératrice d'inflation par le salaire, ensuite seulement les "talents" se greffent et se découvrent parmi la population travailleuse, et accumulent de l'argent, le pompent, et ainsi cet argent circule jusqu'au sommet de la hiérarchie; et tout en haut, il faut que l'argent redescende pour re-alimenter ce cercle vertueux, soit ils le font d'eux-mêmes( par exemple à Athènes, les riches avaient obligation de financer les divertissements) soit c'est par l'impôt, et forcément celui-ci prend l'allure( une impression car en fait c'est statistiquement faux) d'une ponction confiscatoire dans un monde autant ouvert que le notre, le riche se justifie qu'il "mérite" sa place de riche et qu'il ne peut donc plus redescendre ou risquer de redescendre, c'est cette vision de l'égoïsme humain qui a créé la noblesse et tant d'inégalités au bout de quelques générations, les "fils de" se pensant naturellement "supérieurs".
Quand par exemple, certains disent que les guerres peuvent faire repartir l'économie, c'est du bottom-up, car l'argent va aux producteurs en relation directe avec la productivité, les soldats et presque tout actif a un revenu à peu près constant ( avec de faibles différences entre les gens), on a ainsi purifié la pyramide de l'argent de ses excès, et après la guerre les "talents" peuvent de nouveau pomper l'argent pour le faire circuler toujours plus haut et ainsi faire repartir l'innovation. c'est pour cela qu'un système communiste est bon pour généraliser une production mais nul pour innover alors qu'un système libéral fait l'inverse.
On pouvait simuler, avec la méthode initiale de bernanke, une sorte de guerre, pour que l'économie reparte ensuite, mais, aux ordres des banquiers il n'a fait qu'empirer la situation, et maintenant, on a Janet Yellen, une spécialiste.. de la circulation monétaire, c'est à dire qu'elle va chercher là où ça coince pour forcer la haute finance à relâcher les sous( ce qui devrait faire dégazer un peu WS au passage), et ainsi faire repartir l'inflation et l'économie.
Je ne crois absolument pas à la méthode qui dit que si l'argent injecté par la banque centrale ne crée pas assez d'inflation c'est qu'il en faut mettre plus, cela me fait penser à ce jeu de jeune enfant qui essaye de mettre un cube dans un trou en forme de cercle, et ça ne marche pas, sauf si on pousse vraiment très fort., continuer sur la voie actuelle ne fera que recréer le même phénomène dans les années 70 80, une énorme inflation, ce qui poussera la haute finance à demander une hausse des taux pour compenser et préserver ses marges, mais qui mettra tout le monde en faillite( trop de dettes la population n'augmente plus assez vite pour générer suffisamment de nouveaux endettables), il faudra là alors, au fond du trou, faire le choix, pour simplement survivre, car on a pas osé faire le bon choix auparavant( dompter les banques qui depuis l'affaire du LTCM la Fed leur a offert carte blanche).
a écrit le 16/11/2013 à 23:13 :
Si l'on considère la monnaie comme un "moyen" d"échange et non pas un "but" qui travaillerai à notre place!
Réponse de le 16/02/2016 à 21:16 :
Excellente remarque que, je pense, pas beaucoup n'en comprendrons la profondeur...
a écrit le 16/11/2013 à 22:59 :
pourquoi n'avoir pas publié mon billet hier ?
a écrit le 16/11/2013 à 20:09 :
@nick de Cusa: mais quand on est terre à terre, on préfère tout simplement des seins :-)
a écrit le 16/11/2013 à 19:14 :
Si l'on considère la monnaie comme un "moyen" d"échange et non pas un "but" qui travaillerai à notre place!
a écrit le 16/11/2013 à 16:14 :
Quelle maitrise des concepts elementaires pour ne pas saisir la nuance entre dessin et ... dessein ? Le reste est a l'avenant.
Réponse de le 16/11/2013 à 20:07 :
@nick de Cusa: mais quand on est terre à terre, on préfère tout simplement des seins :-)
a écrit le 16/11/2013 à 15:27 :
Ce type est professeur d'économie à la Sorbonne ? Visiblement le niveau baisse ! Créer de la monnaie n'a jamais généré de richesse, seulement de l'inflation et de l'instabilité financière. Cela amène une croissance artificielle et éphémère. Il est rassurant de lire les commentaires : visiblement personne d'accorde de crédit au inepties débitées par ce soi-disant professeur.
Réponse de le 18/11/2013 à 8:22 :
Vous avez mal compris : c'est la richesse créée qui entraîne création de monnaie, pas l'inverse !
Réponse de le 18/11/2013 à 10:08 :
Je peux témoigner que j'ai eu ce professeur en cours il y a plusieurs années, un cours sur les dérivés de crédits, son excellence n'est pas à démontrer
a écrit le 16/11/2013 à 15:17 :
ce type est prof d'économie ????? avec mon BEP comptable de 1979, je suis bien plus calé que lui en économie; Si création de monnaie brute -> hyper inflation dans les semaines qui suivent. Ca s'est déjà produit et ce charlot n'en sait rien ??
a écrit le 16/11/2013 à 14:55 :
article parfaitement indigne d'un professeur de finances... qui oublie que la monnaie et les dettes sont les deux constituants de la masse monétaire mais laquelle est supposée refléter une valeur économique (actuelle pour la monnaie et future pour la dette). Or le fait est que nos sociétés ont vécu "au-dessus" de leur ressources depuis des années, risque que nos créanciers ont accepté à bas prix, mais vont le réviser. La politique de la planche à billet, i.e. d'une dévaluation de la monnaie en réalité, ne sera que faciale et ne va pas les rassurer ! Le fond du sujet est la valeur des actifs créés (...ou promis).
a écrit le 16/11/2013 à 14:13 :
Sauf que ce monsieur n'a pas envisagé que la dette avait une fonction très utile. La dette est le fouet pour augmenter la productivité des esclaves. Et la spéculation a besoin de déséquilibres entre les économies nationales pour faire de l'argent. Un système économique parfait n'intéresse pas le pouvoir, et on comprend pourquoi sans être nobel en économie...
a écrit le 16/11/2013 à 14:11 :
Jamais lu un article aussi idiot.
C'est clairement de la manipulation. A ce niveau, on veut juste nous prendre pour des enormes c...
Il connait le terme LTRO ce professeur d'operette, il connait l'explosion des masses monetaires dans les zones europe, US, Japon pour citer les prinicpales.
Cet article est scandaleux, sacndaleusement nul et faux.
a écrit le 16/11/2013 à 14:01 :
Donc si le prof a raison: l'état imprime l'argent nécessaire pour financer ses agapes, combler sa dette, il annule l' impôt (plus facile d'imprimer des billets que de se frotter aux bretons). Tout le monde est content, la croissance démarre plein pot.
Un repaire d'extrémistes la Sorbonne?
a écrit le 16/11/2013 à 13:14 :
Eh bien c'est simple, retrouvons nos souverainetés monétaire et budgétaire !!!
a écrit le 16/11/2013 à 13:13 :
un professeur de la Sorbonne qui ne connaît ni l'inflation, ni la concordance des temps .....
s'il n'y avait pas assez de monnaie en circulation, que dire du nombre d'imbéciles en circulation
a écrit le 16/11/2013 à 13:07 :
Cet homme est professeur de finances. On voit le faible niveau qui découpe les problèmes comme on le fait pour l'enseignement de telle manière que les élèves ne comprennent souvent même pas que la géographie est liée à l'histoire qui est liée à l'économie, etc. On en a fait des "matières" différentes en oubliant leur interaction réciproque. Notre professeur fait ici la même chose, il découpe les problèmes pensant comme au café du commerce les résoudre un par un sans voir l'implication en cascade qui en résulterait. Bien triste. La croissance monétaire ne peut s'appuyer que sur la création d'actifs tangibles et probants. Elle peut exister par anticipation sur un projet d'ampleur comme pour la mise en oeuvre de la France-Action évoquée sur un autre post mais uniquement parce que cet flux nouveau permettrait un développement à court terme de ces fameux actifs. Autrement l'argent n'est que poussière ou déflation, ce qui revient au même.
a écrit le 16/11/2013 à 12:38 :
Selon votre règle Monsieur, si l’économie est en décroissance la même banque centrale doit retirer une quantité équivalente de monnaie.
a écrit le 16/11/2013 à 12:31 :
Ben voyons, la bonne vieille planche à billets, afin d'appauvrir les pauvres un peu plus ! fine analyse économique .....
Réponse de le 17/11/2013 à 12:34 :
Ah, parce que ce seraient les "pauvres" qui seraient appauvris par une dévaluation ?

C'est amusant, il me semblait que ça ne divisait que la valeur de l'argent (stocké et/ou dû). Or, les pauvres, ça n'en a pas beaucoup, et ça dépense plus ou moins tout ce que ça gagne. Ce sont les riches qui peuvent se permettre d'accumuler, et les classes moyennes. Pas les pauvres.

Par contre, là où ça m'ennuierait, c'est que ce serait un "impôt" indirect, basé sur la quantité de monnaie "non dépensée", et pas sur le revenu ou la richesse réelle. Il serait bien plus productif de taxer sur la richesse réelle, et pas juste sur la monnaie, sinon les investissements sont ignorés et leur valeur relative explose.
a écrit le 16/11/2013 à 10:51 :
Les prix ne sont pas fixes ! Quand la quantité de monnaie ne croît pas en proportion de la quantité de richesses, et bien... les prix diminuent ! C'est ce qui s'est passé en Europe au XVème siécle avant l'arrivée de l'or d'Amérique au XVIème (qui a fait monter les prix, puisqu'il y avait abondance d'or).
Et les dettes actuelles des Etats, et de la France en particulier, ne sont en rien dûes à un manque de monnaie, mais à des déficits budgétaires (38 ans de site en France !) qui ont créé une dette publique massive !
Enfin, la plus grande partie de la masse monétaire n'est pas constituée de billets ou de pièces, mais de dépôts en banque, créés par un simple jeu d'écriture...
Cet article est indigne d'un étudiant en 1ère année d'éco...
Réponse de le 16/11/2013 à 11:59 :
Négation totale de la dette privée et de l'obésité mortifère du système financier... Bref degré zéro de l'analyse sous couvert d'une lecture pseudo historique de la crise du capitalisme financier ... Nul !
a écrit le 16/11/2013 à 9:47 :
Démonstration douteuse : si la quantité de monnaie est divisée par 10 il est fort probable que les prix le soient également non ???
Réponse de le 16/11/2013 à 12:39 :
Bien sur.
Réponse de le 18/11/2013 à 17:30 :
l'augmentation des prix se fera mécaniquement, oui, si comme au Zimbabwe, les sommes en circulation ne tiennent pas comptent de la somme des biens en présence.
Par contre cette augmentation, comme le dit l'article, doit rester proportionnelle à la somme des biens en circulation.

Par contre, personnellement, l'idée d'un inflation infinie, me gêne toujours, et n'est pas à mon avis un système pérenne à long terme.
a écrit le 16/11/2013 à 9:11 :
Commentaire de bistro : Moi j'aurais dit plus de travail moins de dette, les biens qu'on achète représente le travail de quelqu'un donc je crois que si nos frontières sont ingérables on concurrence des travailleurs français et des français qui investissent en France.
a écrit le 16/11/2013 à 8:42 :
Article d'un économiste,seul dans son bureau.
Ce serait sans importance mais il parle aux jeunes qui doivent avoir du bon sens pour le regarder tel qu'il est.
a écrit le 16/11/2013 à 8:18 :
C'est quoi, ce fatras de c.... ? Si la masse monétaire était divisée par 10, les prix seraient divisés par 10 (mecanisme mis en évidence par Irving fisher). Ce que demande ce monsieur, c'est ni plus ni moins de financer les déficits par la planche à billet. Alors allons plus loin : plutôt que s'attaquer aux causes des déficits - Etat peu performant, 35 heures, systèmes de retraites -, cessons de travailler et d'investir, et financons nous par la planche à billet. Au risque d'une hyper megainflation.
Au fait, n'attendons rien d'une politique keynésienne : les capacités de production sont quasiment à saturation et ya trop d'impôts.
a écrit le 16/11/2013 à 8:18 :
Le problème est encore plus simple que ça : la richesse mondiale (elle n'a jamais été aussi élevée...) à été accaparée par un faible nombre de personnes, laissant le plus grand nombre s'appauvrir et payer les dettes dont ils ne sont que peu responsables...
Et des pauvres, ça ne dépense pas d'argent, ça ne le fait pas circuler !
Mais ça, c'est bien trop simple à comprendre pour les technocrates qui nous dirigent...
a écrit le 16/11/2013 à 8:17 :
Tout ceci est valable en théorie ,mais la vie économique n'est pas théorique ce ne sont que des rapports humains : nos amis néolibéraux ont cru pouvoir construire une "nouvelle économie" virtuelle avec des produits et des circuits délirants . Tant que cela était marginal cela ne posait pas de problème mais le marginal est devenu dominant : 36 000 milliards de CDS, 60 000 milliards dans les circuits des "paradis fiscaux" 80% des échanges de titres passent par le "high frequency trading, une aberration totale, plus des pratiques de "shadow banking" qui n'arrangent rien. Tout ceci en arrive à asséché l'"économie réelle" comme ils disent eux mêmes.La rente tue l'économie ce n'est pas nouveau . Le Big Krach ne saurait tarder suivi d'un credit crunch. Mais cette fois les états ne pourront plus jouer les pompiers de la finances et le feu consumera toutes ces fausses l"liquidités" Les états feront un vendredi soir une loi d'une ligne : interdiction de tout trafic avec les "paradis" sous peine de retrait des licences bancaire et interdiction de toute pratique spéculative pure,interdiction des CDS ( en fumée) des VAd, du high frequency trading, du shadow,etc Ah ça va en faire de la fumée tout ce papier brûlé. ecoutez Delamarche sur youtube et BFM c'est pour bientôt....très bientôt......
a écrit le 16/11/2013 à 6:07 :
Marrant les réactions...les rois de la planche à billets mondiaux s'appellent les USA, la GB et la Chine. Là, ça gêne personne...ils sont tous tellement forts et nous tellement nuls !!!
Ça fait du bien de voir également évoqué la théorie du passager clandestin chère à nos voisins teutons.
Alors oui, faisons chauffer la planche à billet, car si on entre en déflation
, nous allons comprendre notre douleur ( les japonais ont mis 15 ans à le comprendre!!!). La monnaie est une arme économique dont nous nous privons sous le joug dogmatique de nos amis allemand. Le modèle vampirique germain est valide à l'échelle d'un pays, sûrement pas d'un continent. Enfin si, faut vivre en Chine, tout le monde est prêt ?
a écrit le 16/11/2013 à 5:33 :
Evacuez la Sorbonne !
Personne n'est à cours (!) de monnaie, mais de REVENU , Valeur créée
Les Etats sont couverts de dettes d'avoir déjà dépensé ce que la génération future gagne
et, en France, dépense plus que le REVENU que les entreprises y génèrent
a écrit le 16/11/2013 à 0:42 :
Voila la confirmation que la monnaie doit s'adapter à l'économie et non le contraire, ce qui n'est pas le cas pour l'euro qui n'est adapté qu'a l'économie allemande! Des sous ensembles sont indispensables pour compenser cette différence!
a écrit le 16/11/2013 à 0:30 :
Ce n'est pas le manque de monnaies en circulation qui pose problème mais le manque de circulation de la monnaie et sa thésaurisation du au manque de confiance en l'avenir! Un simple intérêt nul ou négatif peut accélérer le mouvement! Une perte de la valeur de l'argent crée son dessaisissement rapide!
a écrit le 16/11/2013 à 0:25 :
Ce n'est pas le manque de monnaies en circulation qui pose problème mais le manque de circulation de la monnaie et sa thésaurisation du au manque de confiance en l'avenir! Un simple intérêt nul ou négatif peut accélérer le mouvement!
a écrit le 15/11/2013 à 21:54 :
supposons que deux personnes A et B aient chacun un euro et aient chacun un bien d'un euro à vendre. A achète le bien de B pour un euro et vice versa. Le PIB est de 2 euros et la monnaie en circulation est de 2 euros.
Supposons maintenant que A et B aient toujours un euro et chacun deux biens à un euro à vendre.
A et B s'achètent et se vendent mutuellement leurs biens pour un euro sans problème. Le PIB est de 4 euros( 100% d'augmentation) et la monnaie en circulation est toujours de 2 euros.

Où est le problème?
Réponse de le 15/11/2013 à 23:02 :
Le PIB est la somme des valeurs ajoutées. Dans votre cas ce serait 1 euro moins le cout d'acquisition/production soit 1 euro et donc le PIB serait 0. Si maintenent vous vendezpour 1.20 euro alors le PIB sera de 0.40 euro et il faudra trouver 2.40 euro de monnaie.
a écrit le 15/11/2013 à 20:45 :
Diantre, pourquoi ne pas y avoir pensé plus tôt? on manque d'argent et bien on a qu'à en imprimer !
des bons gros billets de 10000€ tant qu'à faire.et puis on frappe une pièce de 2000 milliards qui solde le problème de la dette....malynx
Réponse de le 15/11/2013 à 21:57 :
Pourquoi pas si c'est pour compenser les centaines de milliards de subprimes envolées en fumée par notre système financier fou et qui n'existe plus réellement vu que les dettes correspondantes correspondent justement a des maison qui son maintenant rasées aux USA et qui n'existent plus. La partie maintenant dans le bilan des banques centrales FED et BCE pourra être facilement effacée , pour celle encore détenue par les états ce sera plus dur mais avec le temps et la crise qui se prolonge et se prolongera cela finira de la même façon dans le bilan des banques centrales. Alors on fait cela en 2 ans ou en 20 ans ?
a écrit le 15/11/2013 à 19:53 :
En plus court : Un billet échangé contre un produit est une reconnaissance de dette envers celui qui a fournit le produit. Pour moi le problème est plus dans la circulation de la monnaie que dans sa quantité. Que faire de plus de monnaie si celle-ci s'entasse toujours au même endroit ?
Réponse de le 15/11/2013 à 22:10 :
Je suis en partie d’accord avec vous mais je crois que le problème que vous soulevé n’est pas exclusif de celui soulevé par l’article.
L’article montre la nécessité de créer de la monnaie à hauteur de la croissance. Ça me semble en effet nécessaire mais pas suffisant car comme vous le faites remarquer, s’il y a un excès d’épargne (la monnaie s’entasse aux mêmes endroits) l’économie de consommation se retrouve également asséchée au profit de l’épargne et de l’investissement et le recours à la dette à nouveau nécessaire pour les consommateurs.
Sur cette question de l’excès d’épargne, au-delà de la réaction facile « salauds de riches, il suffit de prendre leur argent pour le donner aux pauvres », je pense que l’allongement de la durée de vie et le vieillissement de la population dans les pays occidentaux créent un besoin d’épargne et contribuent à déplacer des masses de monnaie de l’économie de consommation vers l’économie d’épargne et d’investissement. Autrement dit, l’excès d’épargne ne serait pas du qu’aux super-riches mais aussi aux classes moyennes de plus en plus nombreuses dans les 3ème et 4ème âges (ou qui se préparent à y rentrer).
Mais j’aimerais bien qu’un économiste me confirme ou m’infirme cette intuition, études à l’appui.
a écrit le 15/11/2013 à 19:29 :
Avec le Franc, ce fût possible. Avec l'€uro:NEIN.
a écrit le 15/11/2013 à 19:27 :
c'est pour ça que la fed a cessé de communiquer M3 !!!!
a écrit le 15/11/2013 à 18:31 :
Vous commencez à comprendre c est bien .
a écrit le 15/11/2013 à 18:22 :
"Soit les banques font des prêts, soit les commerçants font des crédits pour compenser ce manque d'argent. On voit facilement qu'il y aura une création de deux euros de dettes pour que l'économie puisse tourner"


Mais quand les banques accordent des crédits, elles créent de la monnaie... Cet exemple ne correspond pas à une croissance sans création monétaire! De la croissance sans aucune création monétaire n'est possible qu'avec de l'inflation ou une augmentation de la vitesse de circulation de la monnaie...

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