Pourquoi les électriciens doivent se réinventer

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L'énergie renouvelable occupe encore une place modeste dans le paysage électrique mondial. Mais elle illustre la mutation d’un système régulé et centralisé en une toile plus complexe reliant de nombreux acteurs entre eux. Les grandes compagnies feraient mieux d’accompagner cette mutation, plutôt que de s’y opposer… au risque de se perdre. Vincent Pichon, chef de projet chez Becitizen

Paru en janvier 2013 et étonnamment passé inaperçu en Europe, un rapport de l'Edison Electric Institute (EEI), l'association américaine regroupant la majorité des électriciens du pays, donne le ton. Intitulé « Changements disruptifs : implications financières et réponse stratégique face à un marché de l'électricité en pleine évolution », il questionne l'avenir des grandes compagnies d'électricité, ou « utilities », face à la montée en puissance de nouvelles technologies (énergies renouvelables et réseaux intelligents en tête).

C'est le reflet d'une inquiétude grandissante des poids lourds du secteur aux États-Unis. Les "utilities" sont les principaux acteurs d'un marché jusqu'ici peu enclin à l'innovation. Chantres de la centralisation, peu flexibles, leur modèle d'affaires repose sur de vastes économies d'échelle : la vente d'électricité obtenue à partir de grandes unités de production (centrales nucléaires, à charbon, au gaz), transportée via un réseau centralisé jusqu'à une large base de consommateurs.

Les centrale nucléaires ou au gaz vendent leur électricité à perte

Face à elles, une nouvelle concurrence a émergé, principalement composée d'acteurs qui permettent à des particuliers ou à des entreprises de devenir producteur d'électricité (bien souvent grâce à des panneaux solaires photovoltaïques), accélérant ainsi la « décentralisation » énergétique.

Le groupe californien SolarCity, fondé en 2006 et récemment coté en Bourse, est l'un d'entre eux. Son succès est à la mesure de l'irritation qu'il provoque chez ses illustres concurrents. Car en proposant d'installer à ses frais des panneaux solaires photovoltaïques (PV) sur les toitures de particuliers ou d'entreprises tout en leur facturant une électricité à un prix d'environ 10% à 20% en deçà de ceux pratiqués par les "utilities", SolarCity menace le cœur même de leur « réacteur ».

Or, son succès se fonde justement sur des mécanismes incitatifs de plus en plus décriés par les "utilities", car perçus comme des distorsions de concurrence. Parmi ces mécanismes figure le Net Energy Metering qui permet, par exemple, aux particuliers d'injecter leur production issue du PV sur le réseau et d'être crédités par les "utilities "au prix du détail (et non au prix de gros), alors qu'ils n'assument pas le coût d'entretien des réseaux, contrairement aux… "utilities". Concurrence déloyale ?

Si la question se pose, le problème des "utilities" est plus profond. Tout aussi modeste que soit encore l'énergie solaire dans le paysage électrique américain ou mondial, le succès d'entreprises comme SolarCity est l'illustration d'une tendance plus globale : celle de la mutation du paysage électrique, autrefois régulé, centralisé et consolidé, en une toile plus complexe reliant de nombreux acteurs entre eux. La croissance de la production décentralisée contribue par ailleurs à tirer les prix de gros de l'électricité à la baisse, notamment lors les pics de production.

En Europe, l'énergie solaire bénéficiant non seulement d'une priorité d'injection sur le réseau, mais aussi de tarifs d'achat garantis et subventionnés, ce sont les moyens de production « non flexibles » (centrales nucléaires, au gaz ou au charbon) qui doivent vendre une électricité à des prix parfois bradés, voire négatifs (il faut alors payer pour vendre sa production d'électricité). Au point que l'on constate depuis deux ans une hécatombe des centrales à gaz en Europe. Les difficultés des utilities allemandes RWE et EON n'y sont, à cet égard, pas tout à fait étrangères dans un pays où les renouvelables atteignent 25% de la production d'électricité. Ce boom du renouvelable n'est cependant pas sans conséquence pour la stabilité des réseaux que les centrales à gaz contribuent justement à renforcer.

«Too big to fail », les grandes compagnies ? Pas si sûr…

L'énergie solaire devenant chaque fois plus compétitive, une boucle s'enclenche : tandis que les prix de l'électricité PV continueront de baisser, ceux pratiqués par les "utilities" devraient augmenter, et ce, corrélativement à la baisse des premiers. Car plus grand sera le nombre de clients séduits par des offres « alternatives », et plus petit sera celui des "utilities" sur lesquels répartir des coûts fixes importants. Alors que tous contribuent également aux subventions aux énergies renouvelables. Bien sûr, les grands électriciens ont de nombreux atouts pour réagir : une vaste expertise et une base (encore) fidèle de consommateurs.

Bien sûr, il y aura toujours une place importante pour les systèmes centralisés qui ne doivent pas être opposés aux systèmes décentralisés, ces deux modèles étant complémentaires à l'échelle d'un territoire. Mais plus tôt que tard, les "utilities" devront se réinventer : montée en puissance des inquiétudes environnementales, exigences croissantes de sécurité, raréfaction des matières fossiles, réappropriation de la question énergétique par les territoires, changements de comportement de consommation, nouvelles technologies sont autant d'opportunités… et de menaces.

Et si le rapport de l'Edison Electric Institution précise que des mastodontes d'autres secteurs n'ont parfois pas su prendre le virage de leur industrie (Kodak, par exemple), c'est bien parce que la manière dont on produit et consomme l'électricité évolue, elle aussi, très rapidement. Pour prospérer, les "utilities" devront donc trouver les voies pour accompagner ces évolutions plutôt que de les refréner. Peut-être en passant d'une logique de vente d'électrons à celle de vente de services ?

Un défi de taille. « Too big to fail », les "utilities" ? À ne pas se poser la question, le risque existe de passer à côté d'évolutions majeures. Ironie de l'histoire, Thomas Edison confia à Henri Ford au crépuscule de sa vie : « Je mettrais mon argent dans le soleil et l'énergie solaire. »

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* Vincent Pichon est chef de projet chez Becitizen. Spécialisé dans le secteur de l'énergie, il est régulièrement consulté sur les problématiques d'énergies renouvelables  et notamment  de solaire photovoltaïque.

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Commentaires
a écrit le 24/11/2013 à 20:02 :
Ne pas oublier que le photovoltaique le soir l' hiver quand on a besoin d'électricité produira goujours 0W.
a écrit le 24/11/2013 à 9:06 :
Je crains le jour où le gouvernement subventionnera directement le maintien de la filière nucléaire car non compétitive, pour l'instant il maintient le cartel en place pour permettre de faire monter les prix depuis que le "vrai prix" du nucléaire( stockage/accident/démantèlement) commence à peine à être reconnu, mais cela deviendra à un moment intenable. Très peu de gens font la liaison avec le nucléaire militaire, dont le civil est le paravent, car non seulement le civil permet d'amortir le militaire mais chaque emplacement de centrale civile est aussi l'équivalent d'une multitude de bombes qu'on peut faire sauter pour menacer tout l'hémisphère nord par le nuage radioactif engendré.
A l'heure où en France on sait fabriquer des panneaux solaires totalement transparents, des revêtements conducteurs de chaleur, des mini-éoliennes d'immeuble, et des habitations à énergie positive, et des supraconducteurs à température ambiante, on se demande pourquoi on ne ne généralise rien en réduisant au maximum les commandes publiques; et pendant ce temps notre déficit commercial à cause des importations de pétrole nous fait perdre 50 milliards d'euros chaque année, le même ordre de grandeur que l'IR ou le service de la dette.
Certains ont comme vision que dans le futur, le système électrique sera entièrement éclaté, décentralisé, chacun produisant son énergie localement et de multiples façon, vous n'aurez dans chaque pièce pas seulement une prise pour charger vos appareils mais aussi une prise pour y envoyer de l'électricité. De même que pour le stockage on usera d'un intermédiaire, eau gaz ou sorte de pétrole synthétique, qu'on fabriquera en période de surplus( comme les journées ensoleillées pour le solaire) puis consommera à convenance en période de vache maigre, même si le solde est négatif on s'en fiche ça n'a pas d'effet. Est-ce que le réalisme arrivera à battre la soif de pouvoir et de centralisation de certains ?
Il faudra aussi faire gaffe aux extrémistes écolos qui voudront par tous les moyens abaisser la consommation énergétique et ce, jusqu'à l'absurde.
a écrit le 24/11/2013 à 0:00 :
Très bon article très réaliste montrant bien le changement fondamental et incontournable en cours qui concerne le monde entier et qui nécessite à plusieurs corps de métier de s'adapter et à de nouveaux d'être créés sur plusieurs secteurs de compétences complémentaires donc de nombreux emplois à la clé. Ce qui est encore anormal est que les énergies fossiles et nucléaires sont toujours largement plus subventionnées que les énergies renouvelables dans le monde et en particulier en Europe, c'est donc un aspect à corriger rapidement dès lors ques les énergies renouvelables sont multiples, très efficientes, évoluent fortement avec de multiples retombées technologiques et permettent l'indépendance énergétique totale.
a écrit le 23/11/2013 à 21:47 :
M. Pichon vend sa salade de développitude durable photovoltaïque et on le comprend : c'est son gagne pain, et il faut bien se faire de la pub.
Le fait que La Tribune puisse présenter ce genre d'article comme de l'information est déjà moins reluisant.
Par contre, ce que je trouve pitoyable, ce sont les commentaires bidons et télécommandés qui viennent encourager cet encart publicitaire. Ils seraient franchement comiques si cela ne représentait pas une forme de manipulation. Je ne connais pas une seule personne qui ai gagné, ou simplement économisé de l'argent avec du photovoltaïque.
Les chiffres présentés sur la consommation/production sont complètement irréalistes, en plus tout est mélangé : énergie, puissance... Remarquez, ça peut impressionner un gogo, c'est même le but, mais on est à deux doigts du charlatanisme, voire de l'escroquerie. Monter des panneaux PV, c'est un choix politique, certainement pas une bonne affaire financière.
a écrit le 23/11/2013 à 19:14 :
Habitant dans le nord de la France,notre première année d'auto consommateurs d'électricité solaire se révèle.En décembre 2012,pose de 6 modules solaires PV (1280W/c) en sur imposition.Notre consommation d'électricité s'élevait à 1600 Kw.Un an plus tard ,la production s'élève à 1200Kw et notre consommation devrait s'élever à 1100Kw sans renoncer au confort !!! Objectif 2014 , pose d'un SMART GRID permettant de délester les excédents de production vers la résistance du cumulus solaire avec optimisation à la clef.C'est ça la transition énergétique !
Réponse de le 24/11/2013 à 12:25 :
ilfaudrait peut être attendre un peu pour tirer des conclusions non ?
Réponse de le 24/11/2013 à 12:25 :
ilfaudrait peut être attendre un peu pour tirer des conclusions non ?
a écrit le 23/11/2013 à 18:12 :
Chez moi à Aix j'ai une installation solaire de 3 kW en autoconsommation. Je fais fonctionner les machines à laver et/ou le chauffe eau électrique en journée et le kWh me revient à 9 centimes TTC, garanti sans hausses pendant 25 ans, à comparer avec le tarif HP d'EDF qui passera à 15 centimes en 2014 et probablement plus de 20 centimes en 2020. Mon compteur EDF ne tourne presque plus en journée. J'ai baissé l'abonnement à 6 kVa et supprimé ce qui engendre une économie supplémentaire. J'avoue que ça me fait Kiffer de produire et consommer sur place ma propre électricité (sans subventions !) en en plus je fais des économies.
a écrit le 23/11/2013 à 12:33 :
Excellent article, un électricien doit toujours être au courant!.
a écrit le 23/11/2013 à 11:03 :
+10 ! Enfin un article de quelqu'un qui n'est pas issu de la Nomenklatura radioactive ! Ouf on respire un peu dans l'Atom'Cratie. Certainement les grenouilles Françaises qui ne voient pas plus loin que leur bout du nez, vont se contrefoutre de cet article car, en France, la bataille ne fait que commencer: avec 2,5% de hausse en janvier prochain et 5% en Juillet, EDF explosera encore sa facture de 8% en 2014. Il en sera de même jusqu'en 2020. L'autoconsommation solaire va croitre vertigineusement et notre Religion Nucléaire Nationale va devoir faire face à une "death spirale" comme disent les anglo-saxons....
Réponse de le 23/11/2013 à 21:23 :
On pourra jamais n'utiliser que l'autoproduction verte. Les énergies renouvelable ont forcement des conséquences a très long termes que l'on ignore encore. Il y a 40 ans le nucléaire était une énergie "sans aucune contraintes et inépuisable", alors qu'aujourd'hui c'est notre "pire ennemie". Que sera cette énergie "verte" pour nos petits enfants??? Pour moi il est plus important de réduire notre consommation a tous les niveaux... Et cela commence par éviter d'utiliser des panneaux qu'on ne sait actuellement pas recycler et qui en plus sont produit a partir de métaux "précieux et rares".
Réponse de le 24/11/2013 à 13:36 :
Je suis d'accord avec vous l'énergie la moins chère est celle que l'on ne consomme pas. Globalement j'ai abaissé la consommation de ma maison à 50 kWh/ m2 / an, reste des besoins difficilement compressibles ( 4000 kWh / an) et l’autoconsommation solaire me semble très judicieuse.
a écrit le 23/11/2013 à 9:05 :
L'un des meilleurs articles qu'il m'aie ete donne de lire : un grand bravo a son auteur.
J'abonde : on entend EDF/ErDF pleurnicher que les EnR lui enleverraient de sa clientele, que meme l'auto-consommation est nefaste puisque dans chaque kWh vendu, une part finance le reseau d'ou manque a gagner pour ErDF.
Mais que font les dinausores pour s'adapter ? Rien.
La meilleure attitude est d'accepter la realite : demain les clients auto-produiront tout ou partie de leur electricite : c'est tres faisable pour le residentiel, ca l'est beaucoup moins pour une industrie electro-intensive.
Que n'a-t-on vu non dinausores electricien couper l'herbe sous le pied de ceux qui veulent s'equiper en PV en leur proposant une electricite 100% verte et a prix stable ? Que n'a-t-on vu EDF investir massivement dans le bornes de recharge Ev, stimulant ainsi la consommation ? Rien.
Les dinausores ont disparu de ne pas s'etre adaptes.
a écrit le 23/11/2013 à 8:18 :
Ne pourrai t on pas centrer le débat sur autre chose que d'avoir un client captif et une rente a vie? Que cela soit au niveau de l'individu, de la maison ou du territoire, faisons la promotion de l'indépendance énergétique plutôt que du "maillage" qui pourrait être qu'une alternative et non un but!
Réponse de le 23/11/2013 à 15:47 :
L'indépendance énergétique est une utopie. Les ressources de la planète ne sont pas équitablement réparties. L'essentiel pour les citoyens, c'est de disposer d'une énergie fiable au meilleur prix et pour cela il faut diversifier pas seulement ses fournisseurs mais aussi les sources d'énergies pour profiter au mieux de la concurrence mondiale. Les êtres humains peu importe leurs divergences sont condamnés à se partager les ressources de la Terre.
Réponse de le 24/11/2013 à 9:36 :
Rendez-vous compte que vous alignez des dogmes les uns après les autres tout le long de votre commentaire. L'indépendance énergétique n'est plus une utopie, les humains se sont toujours déplacés en fonction de la localisation des ressources, l'essentiel pour les citoyens c'est de ne pas être irradiés à mort par des trusts inhumains, et nul besoin de concurrence pour s'attaquer à une problématique qui n'est que technique.
Réponse de le 24/11/2013 à 23:11 :
@redg

Votre vision "humaine" ressemble beaucoup aux commentaires d'un documentaire animalier avec "les humains se sont toujours déplacés en fonction de la localisation des ressources". Vous irez donc voler chez vos voisins pour satisfaire vos besoins? Et le transport de l'énergie et des marchandises ça ne vous dit rien? Je vous laisse à votre courant "révolutionnaire" des ventres rassasiés au pays des droits sans devoirs, au pays imaginaire de peter pan.
a écrit le 23/11/2013 à 3:10 :
"L'énergie solaire devenant chaque fois plus compétitive" Complètement faux, et ce MEME sans tenir compte du coût de fabrication et de la durée de vie des panneaux. Seules les subventions aident. Point.
Réponse de le 23/11/2013 à 9:15 :
Vos sources please ?
C'est peu facile comme assertion.
Le PV s'installe pour 100 kW a 110 000 € (pour le moment, on trouvera a baisser encore), produisant 100 000 kWh / an dans le nord et 130 000 kWh dans le sud de la France (cf PV-GIS).
Donc entre 11 c€ et 7.7 c€ / kWh. C'est deja competitif avec un tarif bleu ou jaune et tres bientot avec un tarif vert ... et que dire de l'EPR qui a besoin de 11 c€/kWh sorti usine pour etre rentable. Quant au nuke ancien et amorti, sans inclure les couts de demantelement, stockage des dechets et sans assurance RC, il doit etre paye 5 c€ kWh.
Donc oui, le PV est ou devient competitif avec le nuke et commence d'ailleurs deja a etre demande pour auto-consommation. On va assister dans les annees a venir au crepuscule du nuke
Réponse de le 23/11/2013 à 9:34 :
Parfait, donc les subventions sont inutiles, supprimons les au plus vite :)
Réponse de le 23/11/2013 à 18:16 :
Je confirme qu'il est désormais inutile d'avoir des subventions pour faire de l'autoconsommation solaire. En 2014, produire et consommer sa propre électricité devientmoins couteux que l'achat au tarif HP à EDF (15 centimes / kWh). Les anti-solaires vont bientôt manquer d'un bel argument pour critiquer cette technologie.
a écrit le 23/11/2013 à 0:59 :
Point de vue purement marchand, aucune modération concernant les économies d'énergies possibles côté consommateur (facturation de l'énergie réactive par exemple). Il est inutile de développer la production et sa dépendance énergétique (gaz, pétrole, uranium) lorsqu'il est possible de réduire sa propre consommation.
a écrit le 23/11/2013 à 0:44 :
Ils feraient mieux de se former à installer des pompes à chaleur et convertir des voitures thermiques en voitures électriques.

La transition énergétique à l'allemande est justement l'exemple à ne *pas* suivre:

"Alternative Energy: Should other nations follow Germany's lead on promoting solar power?"
www.quora.com/Alternative-Energy/Should-other-nations-follow-Germanys-lead-on-promoting-solar-power-1?srid=ue54&share=1
a écrit le 22/11/2013 à 20:56 :
Dommage que le terme SmartGrid qui définit ce nouveau concept ne soit pas encore utilisé en France par les journalistes. Cela nous aiderais à progresser Bernard
a écrit le 22/11/2013 à 19:16 :
C'est sûr que tant que les énergies renouvelables continueront à être lourdement subventionnées, leur développement sera assuré face à autres modes de production d'énergie. Comme les plus importantes d'entre elles sont, en plus, intermittentes, l'augmentation de leur part dans la production induit logiquement des déséquilibres de plus en plus importants sur les réseaux qui nécessiteraient des adaptations lourdes. Mais dans la période de crise mondiale que nous vivons ce petit jeu ne pourra durer encore bien longtemps et, les uns après les autres, les pays seront obligés de revenir à la raison. Dès lors, une source d'énergie comme le photovoltaïque continuera à se développer là où elle est réellement rentable, c'est à dire dans quelques régions à fort ensoleillement ou pour des sites isolés.
Réponse de le 23/11/2013 à 19:19 :
"Georges",je vous engage à voir dans quelles conditions les énergies fossiles sont subvensionnées par les Etats ! L'énergie renouvelable la plus utilisée dans le monde ,largement devant le nucléaire ô combien marginal car réservé aux pays riches est la biomasse (le bois).Nous Français avons un problème :celui de ne pas voir ailleurs !
Réponse de le 23/11/2013 à 21:47 :
C'est pas possible de voir ailleurs, les français ne voient déjà pas comment ils vivent eux même. Il serait si simple de réduire notre consommation et surtout de ne pas partir comme des crétins dans des énergies soit disant "renouvelable" qui au final ne le sont pas temps que ça. Mais bon qui veut ne pas acheter le dernier smart phone, écran tactile, TV... Et dire qu'il y a 100 ans on vivait très bien sans électricité n tous le confort actuel. Pour preuve: le nombre de dépressif par exemple! Mais bon ne vous en faites pas trop on est que des "animaux" et la nature reprendra c'est droit d'elle même. La lutte qu'on est en train de lancer contre le réchauffement de la planète n'est pas pour la nature qu'on détruit toujours de plus en plus mais juste pour que notre espèce vive plus longtemps.

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