Euro fort : la réalité des conséquences pour les entreprises françaises

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Une dépréciation de l'euro de 10% entraîne une hausse de 7,5% des exportations. Une hausse de l'euro a un effet quasiment symétrique, selon le CEPII
Une dépréciation de l'euro de 10% entraîne une hausse de 7,5% des exportations. Une hausse de l'euro a un effet quasiment symétrique, selon le CEPII (Crédits : reuters.com)
Quel est l'effet réel de l'euro fort sur l'industrie française? Une nouvelle analyse du CEPII montre un impact élevé sur les exportations. Par Jérôme Héricourt, Philippe Martin, et Gianluca Orefice, CEPII

 Le taux de change est régulièrement incriminé lorsqu'il s'agit de déplorer la perte de compétitivité à l'exportation des entreprises. Mais qu'en est-il réellement ? Une récente Lettre du CEPII examine la question à partir d'une analyse économétrique des données d'entreprises françaises.

Pour les entreprises françaises, et tout particulièrement pour celles qui exportent, le taux de change de l'euro est une variable sensible puisqu'elle peut subitement modifier leurs prix face à ceux de leurs concurrents étrangers. Si l'euro s'apprécie, les exportateurs n'ont, à court terme, le choix que de réduire leurs marges ou de voir reculer leurs parts de marché. Toute la question est de savoir dans quelles proportions.

Un débat souvent confus

Le débat sur ce point est souvent confus. Certains incriminent immédiatement le taux de change pour expliquer la perte de compétitivité des exportateurs français tandis que pour d'autres, les variations du taux de change auraient somme toute peu d'impact sur les exportations. On entend souvent dire qu'une appréciation de l'euro est d'autant plus préjudiciable aux exportateurs qu'elle intervient sur un euro déjà fort. Ou que l'impact du taux de change est très différent selon le secteur d'activité ou selon le pays partenaire.

Nous avons examiné ces différentes questions à partir d'une analyse économétrique des données d'entreprises sur la période 1995-2010.

10% de de baisse de l'euro, 7,5% de hausse des exportations

Selon nos estimations, une dépréciation de 10% de l'euro par rapport à un pays partenaire (hors zone euro) relève la valeur des exportations d'une firme exportatrice vers ce pays d'environ 6% en moyenne (avec un effet nettement plus important sur les volumes que sur les valeurs unitaires). Calculé, non plus au niveau de la firme, mais au niveau de 29 secteurs, cet effet est plus fort (+ 7,5 %) car il inclut le fait qu'une dépréciation non seulement augmente les exportations des firmes déjà présentes sur un marché, mais attire aussi de nouvelles entreprises sur ce marché.

La hausse de l'euro: des effets quasi symétriques, et très rapidement

L'ajustement est très rapide (sur une année) et dépréciation et appréciation ont des effets quasi symétriques pour les entreprises. La sensibilité des exportations aux variations du taux de change ne varie pas significativement en fonction niveau initial du taux de change. Les exportations des firmes des différents secteurs réagissent dans l'ensemble de façons assez proches ; par contre, leur réaction est nettement différenciée selon le pays de destination : elle est sensiblement plus forte lorsque celles-ci sont destinées aux pays de l'OCDE.

Un renchérissement des coûts en cas de dépréciation de la devise

Il faut bien sûr rappeler que si une dépréciation améliore la compétitivité des entreprises, elle renchérit aussi les coûts de celles qui importent des biens intermédiaires, de l'énergie ou des matières premières. Ainsi, par exemple, nous observons qu'une dépréciation de l'euro de 10 % augmente les valeurs unitaires des biens manufacturés importés par les entreprises d'environ 2 % à 3 %, tandis que le volume de ces importations diminue de 0 à 2,5 %. A l'inverse bien sûr, l'impact négatif d'une appréciation sur les exportations est en partie compensé par son effet positif sur le prix des importations. L'internationalisation du processus de production offre ainsi une sorte de protection « naturelle » contre les mouvements du taux de change.

A long terme, une baisse des prix est plus efficace

Nous soulignons aussi que les exportations réagissent de la même façon à un changement des prix relatifs qu'à un changement de parité de l'euro. Certes, le taux de change est une variable d'ajustement beaucoup plus rapide que ne le sont les prix relatifs. Mais à long terme, l'effet réel de la dépréciation du change est effacé par la hausse des prix, ce qui n'est pas le cas d'une amélioration des prix relatifs qui viendrait, par exemple, d'une augmentation de la productivité.

 

La Lettre du CEPII, n°340, « Les exportateurs français face aux variations de l'euro », par J. Héricourt, P. Martin et G. Orefice, janvier 2014[1].

[1] Les résultats de cette Lettre ont été repris dans A. Bénassy-Quéré, P-O. Gourinchas, P. Martin & G. Plantin (2014) « L'euro dans la guerre des monnaies », Les notes du Conseil d'analyse économique, n° 11, janvier.

 Retrouvez cette lettre et plus d'informations sur le blog du CEPII

 

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Commentaires
a écrit le 18/03/2014 à 20:50 :
Les variation de l'euro ont elle un impact sur l'economie francaise
a écrit le 24/01/2014 à 13:29 :
Effectivement l' ETAT ne joue pas son rôle en n'utilisant pas la fiscalité d'une manière dynamique, c'est-à-dire en ne la diminuant pas sur les produits pétroliers quand l' Euro baisse ( non quand il monte ) et que le dollar ( monnaie du pétrole ) monte.
L' ETAT ne peut pas tout faire disait Jospin, encore faut-il qu'il fasse tout ce qu'il peut !
Comme ne pas dépenser la carotte fiscale alors que les déficits sont colossaux.
En fait, ne pas utiliser la fiscalité d'une façon dynamique est le propre d'une économie libérale de laisser faire, laisser passer.
Un exemple de ce que l'ETAT pourrait faire : une taxe de 20 % sur la valeur ajoutée d'où l'on pourrait déduire un SMIC par emploi assorti d'un crédit d'impôt. De cette façon les entreprises florissantes ou en situation de niche aideraient les plus faibles à tenir ou devraient embaucher sinon.
Non on n'a pas tout essayé !
a écrit le 24/01/2014 à 12:00 :
analyse sans doute incomplète . lorsque l'euro baisse, les taux d'emprunts publics montent , et l'Etat augmente les impôts et taxes des entreprises ce qui participe à une dégradtion de leur compétitivité et de leur résultat économique .
les prix à la consommation des produits énergétiques , contrôlés par l'Etat , qu'ils soient importés ou pas car corrélés par la loi ,répercutent avec amplification de la fiscalité affectée toute hausse des prix de marché .
les entreprises voient comme le dit l'article leurs prix énergétiques bondir, mais subissent en même temps une pression sur les demandes de hausse des salaires .
En fait, c'est l'Etat qui ne joue pas le rôle qu'il devrait s'imposer : baisser ses dépenses sans augmenter ses prélèvements fiscaux quand l'euro baisse , baisser sa fiscalité quand l'euro monte sur tous les produits énergétiques importés .
a écrit le 24/01/2014 à 10:59 :
Le vrai problème, que ne risque pas d'aborder le CPII est celui du libre échange mondialisé dénoncé par un Maurice Allais annonçant le désastre actuel, à la cause duquel on n'envisage même pas de s'attaquer.
Une autre cause , négligée, de notre infériorité, plus spécifiquement Française, est la préférence donnée aux cotisations entrant dans les prix et que la TVA gonfle encore, à la place de l'impôt sur le revenu , contrairement à nos principaux concurrents industrialisés.
Part de l'impôt sur le revenu dans les prélèvements obligatoires : France 14 %, Japon 24.5 %,Allemagne 26.5 %, Royaume Uni 27.5 %, USA 33.5%, Danemark 53.4 %.
Totaliser en prélèvements obligatoires les cotisations et les impôts est un amalgame qui
nuit à la compréhension de nos problèmes.
Il est question de supprimer les cotisations patronales d'allocations familiales, mais les cotisations chômage pourraient l' être aussi. Plus elles ont augmenté, plus le chômage aussi! Salariales x 48 en 50 ans: 1963 0,05 %, 2013 2.40 %.
De même pour la santé quand on voit le prix du nouveau coeur artificiel - 120 000 €- qu'on implantera plus sur des personnes riches, l'impôt sur le revenu s'impose !
a écrit le 24/01/2014 à 10:03 :
le problème ce n'est pas le niveau de l'euro mais son existence
a écrit le 23/01/2014 à 22:07 :
Le CEPII s'est fait remarquer récemment par une étude évaluant le coût par ménage du rapatriement de la production asiatique à 200 € par mois, sans présenter aucun effet positif de cette action, comme la diminution des déficits sociaux et budgétaires.
C'est la même chose pour l' euro fort qui peut gêner nos exportateurs mais leur fait profiter aussi dans leurs achats de matières premières d'une monnaie forte, sans compter l'intérêt pour les autres entreprises et les consommateurs; Qui n'entend qu'une cloche, n'entend qu'un son.
Alain Juppé , à la suite de textes que je lui avais communiqué en 1995 répliqua à Séguin et G. d' Estaing qui demandaient une dévaluation du Franc : " un pays qui dévalue s'appauvrit ! "
a écrit le 23/01/2014 à 22:01 :
Le CEPII s'est fait remarquer récemment par une étude évaluant le coût par ménage du rapatriement de la production asiatique à 200 € par mois, sans présenter aucun effet positif de cette action, comme la diminution des déficits sociaux et budgétaires.
C'est la même chose pour l' euro fort qui peut gêner nos exportateurs mais leur fait profiter aussi dans leurs achats de matières premières d'une monnaie forte, sans compter l'intérêt pour les autres entreprises et les consommateurs; Qui n'entend qu'une cloche, n'entend qu'un son.
Alain Juppé , à la suite de textes que je lui avais communiqué en 1995 répliqua à Séguin et G. d' Estaing qui demandaient une dévaluation du Franc : " un pays qui dévalue s'appauvrit ! "
a écrit le 23/01/2014 à 20:57 :
Il faut acheter français quand c'est possible, et c'est possible, malheureusement les français se plaignent de tout, du chômage mais roulent en voitures étrangères importés pendant que nos constructeurs licencies ! Quand a la monnaie unique, la seule façon de la baisser c'est de sortir l'Allemagne de la zone €uros !
a écrit le 23/01/2014 à 20:42 :
"Long terme" tout est dit. Il est clair que la dépréciation de l'Euro pourrait inverser la balance commerciale à long terme , cela tout le monde le sait, mais avec un cout à court terme exorbitant: renchérissement des investissements et du pétrole et conflit international majeur sur la dette. C'est comme certaines chimiothérapies, le patient guérira peut-être, à condition que le médicament ne le tue pas avant dans des conditions atroces. Mais dans ce dernier cas, il sort des statistiques.
a écrit le 23/01/2014 à 18:28 :
Il y a juste a comparé notre balance commerciale les toutes premières années de l'euro (sous-évalué, vers les 0,80 dollars, je crois) et les années suivantes (sur-évalué), et la messe est dite.
a écrit le 23/01/2014 à 17:56 :
Votre article dont je partage la substance et la conclusion fait bon écho à celui de votre confrère Philippe MURER (La Tribune) intitulé : "Pourquoi le pacte de responsabilité va nous mener à la récession". La critique est tenace, mais la réalité s'impose !
a écrit le 23/01/2014 à 14:08 :
Pourquoi l'€uro reste fort malgré une Europe malade économiquement....??? parce que les Etats Unis n'ont jamais accepté la création de l'Euro qui vient marcher sur les pieds du $US
et que ce pays fait tout contre l'€uro (création des subprimes, planche à billets, ect...)
Réponse de le 23/01/2014 à 14:29 :
C'est entièrement l'inverse, les US ont tout intérêt à créer un euro fort, c'est d'ailleurs eux qui nous l'ont imposé. Avec la zone de marché commun EU-UE, ils vont nous inonder avec leurs produits moins cher et continuer de réindustrialiser.
Réponse de le 23/01/2014 à 15:08 :
Bien au contraire, c'est une création US.! Une Europe construite par la fin (euro) ne permet pas de changement de politique en cours de route et si en plus on sème, le chemin, d'embuches par l'intégration d’États-nations sans approfondir les convergences, nous voilà dans une discorde permanente qui profite a nos "chers" amis ricain!
Réponse de le 23/01/2014 à 16:26 :
erreur la cause des deboires n'est pas l'euro mais les charges .......................................et cela fait 30 ans que cela dure avant l'euro les usines fermaient ...........................................
Réponse de le 23/01/2014 à 17:06 :
Entièrement d'accord avec Claudus.
L'Euro est le bouc émissaire facile de la gestion exécrable de ce pays.
On a eu droit aux riches, aux exilés fiscaux, aux allemands, aux chinois, et maintenant c'est l'Euro.
Ca rappelle tellement la révolution française et les exilés ou bien les mauvais citoyens qui étaient la cause de tous les problèmes du pays...
Cela étant dit, je ne suis pas particulièrement pro-euro, mais il y a d'autres choses à traiter avant de toucher à l'Euro...
Réponse de le 23/01/2014 à 18:22 :
« les Etats Unis n'ont jamais accepté la création de l'Euro ». Ne propagez pas cette légende européiste. L'euro est né de la volonté des É.U. Renseignez-vous ailleurs qu'à TF1 et compagnie.
Réponse de le 24/01/2014 à 8:31 :
L'Europe est si stupide qu'elle a commencer sa construction par la fin (une monnaie unique)? Chapeau l'Europe!! Mais qui lui a souffler cette si bonne idée?
a écrit le 23/01/2014 à 12:32 :
En conclusion, je retiens la dernière phrase de l'article du CEPII :
« Mais à long terme, l'effet réel de la dépréciation du change est effacé par la hausse des prix, ce qui n'est pas le cas d'une amélioration des prix relatifs qui viendrait, par exemple, d'une augmentation de la productivité. »
Réponse de le 23/01/2014 à 12:58 :
Et oui... la conclusion serait la fin des illusions...Les pays qui ont activement déprécier leur monnaie, n'ont pu jamais gagner autre qu'un répit à court terme pour encore mieux relacher tous efforts pour regagner de la compétitivité; ce qui est fou, c'est que la France faisait partie de ceux qui avait une monnaie qui s'éroder sans cesse! Ce pays a mis fin à cette pratique en arrimant le franc au mark depuis très longtemps; et maintenant c'est soudain la faute à l'euro....
Réponse de le 23/01/2014 à 14:02 :
Justement cette conclusion n'est pas démontrée....!! Vous tombez dans le piège pour sous entendre que les Entrepreneurs Français Exportateurs compenseraient l'augmentation de leurs marges dues à la baisse de l'€uro par une augmentation des prix.... et qu'ils ne comprennent donc rien à la mondialisation... !! c'est ridicule
a écrit le 23/01/2014 à 12:20 :
Etant donné que la France a une productivité exemplaire (ce qu'on oubli tout le temps de dire), ce que vous expliquez c'est que même si on mets des salaires à 300 euros par mois, on ne pourra toujours pas concurrencé les chinois...
Donc pourquoi continuer à se saigner plutôt que de régler le vrai problème?
Réponse de le 23/01/2014 à 14:08 :
La "productivité exemplaire" des francais est un mythe : en raison du coût du travail élevé, tous les emplois à faible productivité ( pompiste, valet parking, emballeur aux caisses de supermarché, ouvreuse de cinéma etc.... ) ont disparu, ce qui mathématiquement relève la moyenne. Le vrai calcul devrait inclure les chômeurs et là le panorama change.
a écrit le 23/01/2014 à 12:14 :
l'euro aura réussit a faire fermer beaucoup d'usines françaises. Cest indiscutable et ce n'est pas fini. Ce n'est pas grave les allemands dont l'indutrie a toujours connu une monnaie forte récuperont les parts de marchés française.
Réponse de le 23/01/2014 à 17:09 :
Plutôt que de pleurer sur l'Euro, pourquoi ne pas faire comme les allemands?
Une vraie formation, une fiscalité plus soft, une flexibilité plus importante...
Ah oui, j'ai oublié, nous on préfère dévaluer tous les 5 ans, et dire que c'est de leur faute...
Réponse de le 24/01/2014 à 10:02 :
vous n'avez rien compris ce que vous dites ne marcherait pas ou peu. Un chose peut marcher dans un pays et pas dans un autre
a écrit le 23/01/2014 à 11:57 :
Une devaluation, c est comme une piqure de produit dopant. Ca fait fait du bien sur le moment, ca augmente les performances mais a terme c est tres nocif car ca n incite a ne faire aucun effort ni investissement. Donc il faut un peut plus tard une autre devaluation car les concurrents se sont ameliore eux. Pour ceux qui ont plus de 35 ans, rappelez vous des devaluations successives du franc par rapport au Deutsch Mark et qu a la TV on nous expliquait que maintennat ca va aller mieux en France. quelques annees plus pard, on devait devaluer de nouveau ...
Réponse de le 23/01/2014 à 12:22 :
La "dévaluation" n'est pas un gros mot et cela est tout a fait normal d'adapter sa monnaie a son économie et tout les pays font de même, ce qui l'est moins c'est d'adapter une économie a une monnaie c'est ce que l'on tente de faire avec l'euro!
Réponse de le 23/01/2014 à 14:10 :
3 dévaluations successives dans la seule année 82 !
a écrit le 23/01/2014 à 11:57 :
Une devaluation, c est comme une piqure de produit dopant. Ca fait fait du bien sur le moment, ca augmente les performances mais a terme c est tres nocif car ca n incite a ne faire aucun effort ni investissement. Donc il faut un peut plus tard une autre devaluation car les concurrents se sont ameliore eux. Pour ceux qui ont plus de 35 ans, rappelez vous des devaluations successives du franc par rapport au Deutsch Mark et qu a la TV on nous expliquait que maintennat ca va aller mieux en France. quelques annees plus pard, on devait devaluer de nouveau ...
a écrit le 23/01/2014 à 11:14 :
Les français à courte vue n'ont pas compris qu'une dépréciation de l'euro, ou pire une sortie de l'euro, entrainerait une forte augmentation des prix, et donc une perte immédiate de leur pouvoir d'achat ! Après, ils se plaindront encore qu'on leur a menti...
Réponse de le 23/01/2014 à 18:17 :
Si on continue avec cette monnaie surévaluée pour notre économie, les gens n'auront plus d'emploi donc plus de pouvoir d'achat du tout. Qui a une « une courte vue » ? ; )
a écrit le 23/01/2014 à 11:07 :
Il faut sortir l'Allemagne de l'€uros pour faire descendre franchement la valeur de la monnaie unique ! après tout, on y va rarement la bas au contraire de l’Italie, de l'Espagne ou la Grèce bien plus joli ! Il faut comprendre que nous aidons les allemands a exporter avec cette monnaie trop faible pour l'Allemagne !
a écrit le 23/01/2014 à 10:34 :
L'euromark et ses serviteurs zelesl' UMPSvertcentre
a écrit le 23/01/2014 à 10:27 :
Rares sont les produits 100% made in France de nos jours. Même nos voitures et avions ne sont que partiellement faits en France, beaucoup de composants viennent de hors Europe. Quand j'étais jeune, les français se plaignaient du Franc, maintenant ils se plaignent de l'Euro. Quand les français arrêteront de se plaindre de tout, on aura fait un gros progrès.
Réponse de le 23/01/2014 à 11:49 :
Que cela soit du franc ou de l'euro, si nous avons une monnaie trop forte par rapport à notre économie, il est tout a fait juste de se plaindre! Et tout les pays ont le même soucis! L'Allemagne a une monnaie plus faible et n'a pas a se plaindre!
Réponse de le 23/01/2014 à 17:12 :
L'allemagne a la même monnaie que nous, la Suisse aussi (peg à 1.20)...
Alors comment font ils?
La dévaluation n'est qu'un coup de fouet temporaire.
Si c'était la solution, la Grèce ou la Turquie seraient les pays les plus riches de la terre...
Réponse de le 23/01/2014 à 18:24 :
La Grèce « a la même monnaie que nous » aussi. ; )
a écrit le 23/01/2014 à 10:14 :
Le manque de confiance, qui gène tout les acteurs de la production et de la distribution, c'est l'euro!

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