Le fossoyeur de la gauche française

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La conversion époustouflante de François Hollande à l'économie de l'offre montre que la gauche française est incapable d'articuler une politique économique correspondant à la situation actuelle. Par Michel Santi*

« Le temps est venu de régler le principal problème de la France : sa production. (…) C'est donc sur l'offre qu'il faut agir. Sur l'offre ! Ce n'est pas contradictoire avec la demande. L'offre crée même la demande." Tel est le verbatim de François Hollande lors de sa conférence de presse du 14 janvier dernier. L'électrochoc qu'il entend appliquer à l'économie française afin de la tirer de sa profonde récession se décline donc en mesures visant essentiellement à s'attirer les faveurs du patronat et du milieu des affaires en général, tout en rétrécissant l'Etat.

 L'austérité précipitera la France dans une nouvelle dépression

Ce ne sont cependant pas les 30 milliards d'euros d'économies (fin des cotisations familiales) offertes aux entreprises à l'horizon 2017 qui sont choquantes. Pas plus que la servilité française vis-à-vis des diktats allemands et bruxellois pour la poursuite, voire pour l'amplification, d'une austérité dont on sait pourtant désormais qu'elle précipitera la France dans une nouvelle dépression. En effet, qui est aujourd'hui capable de nier que c'est les économies et autres réductions budgétaires de l'ordre de 1.8 points de P.I.B. réalisées en France en 2013 qui y ont propulsé le chômage à des niveaux records de près de 11% ?

Une reconversion époustouflante du président français 

En réalité, cette reconversion abrupte du Président français à la loi de l'offre est surtout époustouflante car François Hollande conditionne la croissance à la production. En d'autres termes, il part du principe selon lequel la croissance ne repartira que dès lors que les entreprises produiront plus ! Et adopte ainsi les enseignements pour le moins controversés de Jean-Baptiste Say (1767-1832) selon lesquels seules l'offre et la production stimulent la croissance. La demande, quant à elle, étant supposée suivre nécessairement…

 Les néoclassiques dépassés sur leur droite

Ce faisant, François Hollande dépasse sur sa droite les néoclassiques comme John Stuart Mill qui reconnaissait dans ses « Principes d'économie politique » qu'il n'était possible de doubler les capacités de production d'un pays qu'en doublant le pouvoir d'achat des consommateurs ! A moins que le Président ne destine en fait l'ensemble de l'augmentation de la production de nos entreprises à l'exportation, transformant ainsi la France en une seconde Allemagne ? Toujours est-il que François Hollande ignore ostensiblement la révolution keynésienne ayant ringardisé Say et Ricardo, et ayant décrédibilisé le dogme selon lequel c'est l'offre qui induit sa demande propre. Les économistes néoclassiques ne vont-ils pas jusqu'à affirmer qu'il ne peut y avoir de réduction de la consommation car les gens doivent bien dépenser leur revenu pour acheter des biens… ?

 Une consommation et une demande agrégée anémiques

Une observation simple de la conjoncture française aurait pourtant montré que le travail et que l'investissement y sont déficients, non du fait d'un manque de ressources ou de biens produits, mais bien du fait d'une consommation et d'une demande agrégée anémiques. En réalité, la conversion de l'exécutif français à cette loi de l'offre - qui réfute catégoriquement qu'une économie puisse souffrir d'un déclin de la demande agrégée - justifie du coup la posture des néolibéraux qui sont convaincus que le chômage est accentué par les aides sociales. Ce tournant idéologique de François Hollande passe également sous silence l'existence de phénomènes appelés « récessions » - comme celle que nous subissons depuis 2007 - et qui ont pour effet d'appauvrir les nations.

 La dépense publique n'est pas en compétition avec la dépense privée

On sait pourtant depuis Keynes qu'une économie peut bel et bien souffrir d'un effondrement généralisé de sa consommation et de son investissement, et que la dépense publique n'est nullement en compétition avec la dépense privée. Au contraire, le tassement de la dépense publique conduit nécessairement à une régression de la dépense privée, dans le cadre de crises aigües comme celle que nous traversons aujourd'hui. C'est, du reste, exactement ce que nous conte l'histoire de l'austérité appliquée dans nombre de pays européens, et qui se traduit aujourd'hui par une menace très sérieuse de déflation à la japonaise en Europe périphérique, y compris en France.

Il faut relancer la consommation 

Car seules la relance de sa consommation et de sa demande agrégée - et non la réduction de ses dépenses - permettront de rétablir la croissance en France. Comme il va de soi que le rétrécissement du champ d'action de l'Etat dans un contexte où notre économie est loin - très loin ! - du plein emploi est absolument contre-productif. Il est certes crucial d'améliorer la compétitivité de nos entreprises et d'alléger certaines de leurs charges, mais il est tout aussi fondamental pour un gouvernement de séquencer judicieusement les réformes. En l'occurrence, la priorité des priorités reste le rétablissement de la consommation, qui se répercutera forcément sur une amélioration de la production, et donc de l'offre.

 L'incapacité de la gauche à articuler une politique économique

L'Europe se retrouve privée de munitions traditionnelles (du fait de taux d'intérêt à zéro) pour combattre un taux de chômage épouvantable. La déclaration extraordinaire du Président français selon laquelle l'offre induit naturellement sa demande prouve en creux l'incapacité de la gauche à articuler une politique économique qui tienne la route. Et nous indique que nos déboires actuels ne sont pas uniquement la faute de politiques mises en œuvre en leur temps par des gouvernements de droite.

 

* Michel Santi, économiste franco-suisse, conseille des banques centrales de pays émergents. Il est membre du World Economic Forum, de l'IFRI et est membre de l'O.N.G. "Finance Watch". Vient de paraître : une édition étoffée et mise à jour des "Splendeurs et misères du libéralisme" avec une préface de Patrick Artus et, en anglais, "Capitalism without conscience". Vient de paraître :"L'Europe, chronique d'un fiasco politique et économique"

 

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a écrit le 07/02/2014 à 18:55 :
Hollande se rapproche insensiblement de certaines thèses "écolos":comme la décroissan
ce,pour éviter la mort de la planète et de l'humanité à échéance d'un siècle...Bouleversem
ents climatiques à l'appui...
a écrit le 07/02/2014 à 17:33 :
une France des politiques QUI JOYEUSEMEN T dilapide le capital du travail , puis les emprunts afin de pratiquer l'enfumage collectif , les impôts ont plus servie a engraisser depuis 2 ans les politiques de ce gouvernement !!!
Moralité parler d'économie avec des ANES (ENA) et gestion est une perte de temps EUX n'ont aucun problème de fin de mois !!!!
a écrit le 07/02/2014 à 15:13 :
Affirmations gratuites. La France ne représente que 3% du PIB mondial. 97% de l'innovation créatrice mondiale vient détruire nos productions et emplois démodés. La France n'est plus une économie fermée, mais pour bien acheter dans le monde entier, il faut bien vendre dans le monde entier. Sans entreprises capables de vendre, en France et dans le Monde, notre niveau de vie devra descendre... l'autre manière de s'adapter en se couchant devant le dynamisme des 99% de la population terrienne. La Demande pour le travail français ce sera la demande extérieure plus la demande de ceux qui savent la servir .Voir la Suède, qui a résolu nos problèmes 10 ans avant nous sans abandonner son état social, mais avec des syndicats, des citoyens et les meilleures entreprises capables d'exporter 50% du PIB.
a écrit le 06/02/2014 à 9:52 :
Où donc monsieur SANTI voit des "réductions budgétaires" de 1.8 % en France ???? Des augmentations d'impots de ce montant, d'accord, mais pas de réducton budgétaires !!!

De toute façon, et les travaux d'Alesina l'ont prouvé, une augmentation d'impot ou une baisse des dépenses est parfaitement indifférent à court terme (du point de vue de la comptabilité nationale, que ce soit l'état ou des individus qui consomment, c'est pareil) mais à moyen terme c'est très différent : l'allocation du capita lest sous optimale avec l'état, donc la croissance future est impactée défavorablement par l'augmentation des impots, ce que la réalité a toujours démontré partout ....
a écrit le 05/02/2014 à 19:14 :
Merci à Michel Santi pour sa présence auprès des BC des économies émergentes : elles ne sont pas prêt de nous rattraper!
a écrit le 03/02/2014 à 22:52 :
Super article, continuez votre pédagogie!
a écrit le 03/02/2014 à 20:21 :
J'allucine! Je suis de gauche mais ça fait quelques mois que j'ai compris que tant notre industrie est dans l'état ou elle est, injecter du pouvoir d'achat ne ferait qu'impacter l'emploi en Chine, Allemagne, Itale, Espagne USA etc... Quand on n'est plus compétitif (y'en encore quelqu'un qui en doute?), on n'a plus trop d'options...
a écrit le 02/02/2014 à 11:35 :
Encore un économiste Keynesien avec un plan qu'aucun pays n'a jamais réussi. Prenons les recettes des pays qui marchent ! Suisse, Allemagne, Angleterre, Luxembourg, Autriche...Sinon, c'est les jeunes, les entrepreneurs et ceux qui détiennent du capial qui partiront dans ces pays !
a écrit le 01/02/2014 à 19:04 :
je n'insiste pas dans ma démonstration puisque vous me faites sauter mon commentaire. Donc je conseille àau rédacteur de relire la théorie générale de Keynes pour voir que celui ci privilégie l'investissement public.
a écrit le 31/01/2014 à 12:00 :
Le marché des consommateurs ordinaires n'est plus rentable, il ne peut plus augmenter ses marges, parce qu'on est au bout du rouleau compresseur, tant sur les prix que sur les salaires ou les moyens de production. Ce marché disons de masse ne produit plus de bénéfices. La solution c'est donc d'ouvrir de nouveaux marchés, dans les marges privilégiées où s'amasse le capital au détriment du reste de la société. Il faut cibler là où il y de l'argent pour en gagner, avec des produits de luxe destinés à l'élite. Voilà, l'argent ce n'est pas pour tout le monde. Vous n'avez qu'à voir l'aggravation foudroyante des inégalités. Pour les masses moyennes, il faudrait inventer une autre économie, non capitaliste, fondée sur la solidarité et le partage rationnel des richesses. Mais on va me traiter de révolutionnaire. C'est pourtant quand on n'a plus le choix qu'il faut radicalement changer de structure. Et aujourd'hui nous arrivons en bout de course de ce système libéral qui ne crée plus de richesses que pour une infime minorité et de l'appauvrissement pour tous les autres.
a écrit le 30/01/2014 à 17:12 :
Oui, il faut augmenter la demande intérieure car il y a un ralentissement de la production en Chine, il est temps de faire quelque chose pour eux (et pour les constructeurs automobiles allemands). Consommons d'abord, on verra bien comment payer plus tard...
a écrit le 29/01/2014 à 14:17 :
est-ce qu'il va faire aussi bien que Gorbatchev ? ....il y a 25 ans ...
a écrit le 28/01/2014 à 14:33 :
Pourquoi persiste-t'on à dire que la politique de François Hollande (et celle du PS, en tout état de cause) est une politique de gauche ? François Hollande n'est PAS de gauche, il s'est simplement inscrit dans le parti qui lui permettrait d'atteindre ses ambitions. Tout au plus serait-il d'un centre assez mou, certainement pas de gauche.

C'est avec ce genre de raccourcis qu'on supprime le débat, et qu'on réussit à faire dire aux électeurs "gauche ou droite, c'est la même chose"... Normalement, non...
Réponse de le 06/02/2014 à 9:54 :
Gauche ou droite, ce sont tous des étatistes (tout par l'état) socialistes (pour le bien des plus pauvres en me servant au passage). Le socialisme est lecourant le plus répandu chez les hommes politiques modernes : il est tellement facile de se faire élire en étant géénreux (pour ses électeurs) avec l'argent des autres ...
a écrit le 28/01/2014 à 12:33 :
pour augmenter la consomation en France il sufirez que les entreprisse baisse leurs prix???
Réponse de le 03/02/2014 à 5:42 :
prendre des cours de francais ,c est aussi consommer !!
a écrit le 28/01/2014 à 10:59 :
Il convient aussi de réduire la durée des indemnités chômage et le coût des licenciements. Ceux ne sont ni les mesures de type DIF ou les doublement d'indemnités ou les licenciements sans cause réel et sérieuses qui sont susceptibles de changer la donne. La peur de l'embauche est liée à ça. Je pense que les gens qui tricotent le social ne sont pas ceux qui le paient. Je n'aime pas le droit du travail français qui est réalisé par les grands groupes du Medef et par des syndicalistes planqués: les négociateurs n'assument aucunes des conséquences de leurs textes. Les syndicalistes n'assument rien du tout, c'est la base et le cadre dirigeant RH parle de budget dans un confortable bureau. Ceux qui créent des emplois locaux sont des PME. Elles doivent financer des avocats pour licencier. Quand c'est une ou 10 personnes sur 1000 qui sont concernées, on peut raisonner en terme de budget. Quand c'est 2 ou 3 sur 10, on parle beaucoup plus surement de caution personnelle, d'hypothèque sur la maison et de beau merdier pour la PME. Je n'ai aucune confiance dans un code du travail de 11000 articles pesant 1,7 kg.
Réponse de le 30/01/2014 à 15:05 :
Je ne reviendrai pas sur le coût des licenciements.
En revanche sur les indemnités, quand le chômage est à 11%, elles servent de "dernier ressort" à la consommation. Les diminuer entraînerait forcément une baisse de la consommation par ces derniers, et comme l'explique très bien M. Santi c'est exactement l'inverse de ce qu'il faut faire.

Ce type de système est contracyclique : il permet de ne pas sombrer davantage dans la récession grâce à un soutien de la demande. En revanche quand la croissance repart, celle-ci est freinée par ce même dispositif. Donc pour les indemnités, ce n'est surtout pas en temps de crise qu'il faut les réduire (s'il faut les réduire...).
a écrit le 28/01/2014 à 8:52 :
Tant que le parasitisme n ' aura pas été eradiqué de cette belle terre de France on' y arrivera pas
a écrit le 28/01/2014 à 8:20 :
Après 18 mois : pas terrible la politique de la gauche, sont-ils compétents ? le problème est qu'il va falloir attendre 2017 pour espérer autre chose.
Réponse de le 28/01/2014 à 11:23 :
S'il faut un fossoyeur, c'est que la gauche est morte déjà depuis quelques temps...
Réponse de le 30/01/2014 à 15:06 :
C'est pas la gauche...
Exactement la même politique que la droite avec l'enfumage en plus. Non, Hollande n'est pas et n'a jamais été de gauche.
a écrit le 27/01/2014 à 23:10 :
Ce serait bien de prévenir quand les commentaires sont fermés et ne seront pas publiés.
Réponse de le 30/01/2014 à 14:40 :
bravo rire
a écrit le 27/01/2014 à 17:04 :
La baisse de la TVA devait créer des milliers d'emplois dans la restauration. Nous en avons vu les résultats !!! La baisse des cotisations sociales aura le même effet.
Nous nous dirigeons vers la même situation qu'en Grèce, en Espagne, au Portugal : l'austérité entrainera la récession.
Réponse de le 27/01/2014 à 17:36 :
La baisse de la TVA a permis de créer des emplois, mais nettement moins qu'annoncé car bien d'autres critères entrent en compte : le niveau de la consommation, le prix des denrées alimentaires, la confiance des employeurs... Les charges sont trop, élevées en France, ça n'est pas un secret, mais le fait de les baisser ne garantit en aucun cas que les embauches reprendront. Par contre conserver un niveau élevé de charge, est la garantie quasi certaine, que le taux de chômage restera élevé, même en cas de reprise internationale.
Réponse de le 28/01/2014 à 9:59 :
Ben voyons.
a écrit le 27/01/2014 à 15:27 :
Analyse juste. La demande est effectivement insuffisante et il convient de la stimuler. Mais il faut aussi une politique de change adaptée et une monnaie pas trop forte pour que les entreprises puissent vendre. A cet égard, une dévaluation de l'Euro pourrait produire un effet bien plus fort que ces quelques allègement de charges qui sont une goutte d'eau dans l'océan.
a écrit le 27/01/2014 à 14:44 :
La gauche n'est pas formée pour la nouvelle situation économique internationale d'où un fort sentiment généralisé que ses élites sont dépassées. Deux ans et demi de piétinement et de pertes de marchés et un chômage chronique et peu de marge de manœuvre pour pouvoir tenter autre chose, si les taux d'intérêts remontent alors la crise va s'enfoncer durablement dans le pays . Le mieux que l'on puisse attendre jusqu'à 2017 c'est que tout reste en l'état.
Réponse de le 27/01/2014 à 15:13 :
les taux d'intérêts c'est aussi la préparation qui s'annonce suite aux multiples dévaluations monétaires compétitives dans le monde , le japon n'est qu'un préambule , les pays émergents commencent eux aussi a suivre cette voie , enfin son électorat est déboussolé avec son ennemi la finance .. prochaine étape de la crise bancaire ? , la chine regardez bien le beau château de cartes
Réponse de le 30/01/2014 à 15:09 :
Sauf que votre analyse est fausse Balzac étant donné que la dévaluation subie par les émergents tiennent du changement de politique de la Fed. D'ailleurs les émergents s'évertuent à faire cesser cette dévaluation qu'ils ne souhaitent pas.
a écrit le 27/01/2014 à 14:30 :
C'est pourtant du bon sens. Hollande a enfin compris que si la France voulait profiter de la demande mondiale, il fallait que les entreprises françaises puissent proposer des produits compétitifs. D'autant que stimuler la demande n'aurait pas de sens puisque cela profite d'abord aux importations chinoises
a écrit le 27/01/2014 à 13:57 :
du pur jus de corée du nord ! quand la dépense publique se fait via l'écrasement des impôts, l'alourdissement des intérets, et avec l'argent qu'on n'a pas, donc en creusant la dette, c'est salutaire???? mais c'est + d'impôts, donc - de pouvoir d'achat, + de charges, donc on tue l'emploi, et la chasse à la mauvaise dépense (200 milliards) que les politiques et public ne devrait pas générer s'ils géraient et manageaient, c'est - d'impôts, + de pouvoir d'achat, - de charges, donc relance e la demande et de l'offre, le cercle vertueux !!!! du simple bon sens, de la saine gestion, et l'arret du grand gaspillage insupportable..
Réponse de le 30/01/2014 à 15:10 :
La caricature et l'excès qui vous caractérisent entâchent la crédibilité que vous n'aviez déjà pas avant d'écrire votre message.
a écrit le 27/01/2014 à 13:00 :
Moi j'ai compris qu'il s'agissait de relancer la compétitivité des entreprises françaises sur la base de l'offre existante, et pas de faire une politique de l'offre ce qui me semble strictement utopique. Mais bon entre ce que je comprends des discours de FH et ce que son gouvernement fait, il y a des écarts. Il me faut choc de clarification.
a écrit le 27/01/2014 à 12:53 :
Consommer ? niet !
Pas avec des salaires de misère et des produits dangereux ou en obsolescence programmée (ma bouilloire électrique (produit allemand) vient de se mettre hors service au bout de 2 ans, celle offerte à ma fille (la même) aussi ! Hop retour à la bonne vieille casserole. La batterie de mon tél mobile se décharge en quelques heures, c’est pas grave il reste branché sur secteur et remplace mon tél fixe. La télé ? une antiquité qui fonctionne parfaitement en cas de panne des installations de mon FAI car sinon l’adsl suffit amplement.
Même les distributeurs avouent vendre de la merde pour placer leurs garanties qui sont comptabilisées « autrement » avec ristourne d’autant sur le prix du produit ! mdr
Seules les dépenses de nécessité (énergie) maintiennent une illusion de consommation et plus on les économise plus leur prix grimpe. Et ce n’est pas l’alimentaire qui donne appétit vu les scandales sanitaires encore en préparation.
Alors on peut bien augmenter l’offre je préfère organiser ma survie autrement, en diminuant constamment ma demande et en l’organisant autrement, plus intelligemment, comme j’ai vu mes vieux parents le faire et ça leur a réussi !!!
Ce qui grippe le système c’est que sa manipulation est éventée. La manipulation ne dure jamais qu’un temps et sa perversion induit un immense effet boumerang en retour.
Donc … Hollande à TOUT FAUX. Mais il ne sait pas résister (même pas sur sa vie privée) alors qu’il a été élu pour ça … DOMMAGE.
Il faut baisser les charges des entreprises et augmenter d’autant les salaires inférieurs à 4000 €. Il faut progressivement organiser le système social par répartition hors de la pogne des syndicats de tous poils et par la société civile elle-même avec son propre contrôle. Idem pour la formation et autres services dévoyés à la corruption. Bref ! seule la démocratie populaire comme en Suisse sauvera le système. La démocratie n’existe plus en France et la survie des élites est comptée..
Réponse de le 27/01/2014 à 15:11 :
une analyse pertinente mais si personne ne consomme , comment paiera t'on des salaires a 4000 euro ? et comment réduire le chômage ? , en fait les problèmes sont devenus mondiaux et le libre echange a engendré des monstres qui vivent fort bien de leurs rentes et des paradis fiscaux , , enfin la baisse des charges existe déjà et cela n'a pas augmenté les salaires inférieurs au smic bien au contraire , le vrai problème est que le consommateur meme vert écolo se voit programmer pour ne pas durer afin de créer des emplois durables .. c'est une évidence depuis la crise de 1929 et l'obsolescence programmée a toujours court , le système de lURSS pour une télé ou une machine a laver tenait 50 ans a vécu ..
Réponse de le 27/01/2014 à 17:31 :
Discours type du bon vieil écolo -coco . Avec un tel raisonnement, c'est 10 millions de chômeurs assurés (mais sans indemnités car les caisses seront vides!!!
a écrit le 27/01/2014 à 12:28 :
2 immenses erreurs dans cet article :
1/ Ca n est pas une politique de l offre,mais ,la continuité du social mercantilisme déja en vogue depuis 30 ans .
2/ L austérité n a pas 'encore) débuté en France ( c est a dire la baisse des dépenses).C est le matraquage fiscal qui a pincipalement entretenu la recession
a écrit le 27/01/2014 à 11:52 :
Je ne sais pas où est en France cette fameuse austérité. Je vois que les réductions de dépenses ne sont pas réellement engagées par contre. Et que le problème de base est d'avoir laissé filer le déficit pendant plus de 30 ans, pas de vouloir revenir par nécessité à une gestion un peu moins malsaine.
a écrit le 27/01/2014 à 11:34 :
"qui est aujourd'hui capable de nier que c'est les économies et autres réductions budgétaires de l'ordre de 1.8 points de P.I.B. réalisées en France en 2013 qui y ont propulsé le chômage à des niveaux records de près de 11% ?" => moi! si le chomage est à des niveaux records, c'est avant tout à cause du choc de défiance du président de la république, c'est à dire le fait d'avoir matraqué fiscalement entreprises ET citoyens dès son accession au pouvoir. Rien à voir avec des réductions de dépenses anecdotiques...
a écrit le 27/01/2014 à 11:07 :
Politique de la demande ou de l'offre, plus rien ne marche. Conclusion, le système économique dans lequel la majorité des peuples "croupissent" pendant que quelques-uns se "gavent" est mort. Il faut passer à autre chose ...en revenant en arrière. A une époque où les banques et le système financier étaient sous contrôle. Remonter jusqu'à Roosvelt.
Réponse de le 27/01/2014 à 12:55 :
Ah ! vous avez remarqué vous aussi ?
Réponse de le 28/01/2014 à 10:09 :
@alléluia
Je pense que beaucoup de gens sont conscients
Réponse de le 28/01/2014 à 14:55 :
Voilà qui fait plaisir à lire !
Le système déraille complètement et, loin de se remettre en cause, il s'en prend à ses plus petits rouages !!
Car, soyons réalistes, à deux ou trois insignifiants trublions près, sur lesquels on se focalise volontiers pour détourner l'attention, le monde politique est entièrement converti à l'économie de marché et tout devrait donc fonctionner à merveille... or ça va mal (et même de plus en plus mal) partout !
a écrit le 27/01/2014 à 10:57 :
Je pensais que La Tribune soutenait la politique libérale (au moins implicitement).
Cet article est il destiné aux gens de gauches désabusés ?
Par ce que si Hollande n'avait pas fait se virage, on aurait eu à coup sûr un article pour montrer qu'il fallait faire se virage....
Au bout d'un moment les analyses d'analyses... Ou autre article du genre "Pourquoi ça ne va pas", vous font dire tout et son inverse.
Réponse de le 27/01/2014 à 11:25 :
>citoyen

La Tribune est un journal qui offre des angles de vue différents sur les questions économiques.

Vous pouvez, si vous le désirez, vous enfermer dans votre crane et discuter avec vous même: vous serez, sans doute, en permanence d'accord avec vous.
a écrit le 27/01/2014 à 10:56 :
Les économistes sont des navigateurs de beau temps. Dieu merci, la majorité des citoyens n'accorde désormais pas plus de confiance à leurs analyses prétentieuses qu'aux promesses mensongères de la foule immense des parasites de tout poil : hommes politiques, élites des corps intermédiaires ou fonctionnaires irresponsables, oisifs ou mollement corrompus.
a écrit le 27/01/2014 à 10:56 :
Nous sommes en situation de panique, les dépenses sont pharamineuses et elles augmentent !!!! Je ne suis pas sur que les théories économiques s'appliquent encore à la France....
a écrit le 27/01/2014 à 10:55 :
Politique de la demande ou de l'offre, plus rien ne marche. Conclusion, le système économique dans lequel la majorité des peuples "croupissent" pendant que quelques-uns se "gavent" est mort. Il faut passer à autre chose ...en revenant en arrière. A une époque où les banques et le système financier étaient sous contrôle. Remonter jusqu'à Roosvelt.
a écrit le 27/01/2014 à 10:53 :
Il serait utile de rappeler à Mr Hollande et à ce gouvernement que la redistribution des richesses ne peut continuer ainsi, la fin du système social français doit être acté. La création de la consommation artificielle par l'endettement n'est plus soutenable; ce problème est un problème de fond, il n'est plus lié à des cycles économiques. Par contre, la dépenses publiques, peuvent être bcp plus orientés vers l'offre: l'état offre des services à ses citoyens. Qu'il améliore justement ces services; qu'il les rendent plus efficace et efficient. A tous niveaux et sur le plan international les services de l'état sont mauvais, donc son offre est mauvaise. La santé, l'éducation, la justice, la sécurité, rien ne fonctionne bien et tous les services se détériorent.
a écrit le 27/01/2014 à 10:53 :
Oups ... John Stuart Mill n'était pas un néoclassique (Anachronisme)
Cette grosse erreur m'étonne de la part d'une personne qui se dit "économiste"

Pour le reste, l'économie est quelque chose d'extrêmement complexe : il ne suffit pas de dire quelques "y a qu'à" pour résoudre la situation actuelle.

Relancer la consommation : OK ; mais si la demande intérieure s'oriente essentiellement vers des produits fabriqués hors de France (problèmes de compétitivité en termes de prix et / ou de qualité) cela ne va pas arranger notre économie mais davantage celle des nos partenaires commerciaux (ex. Allemagne). A t-on déjà oublié l'épisode malheureux de la relance de 1982 ?

Pour la compétitivité prix : il suffit de regarder une feuille de salaire
par exemple (celle que j'ai sous les yeux) : salaire net = environ 2 600 euros // coût pour l'employeur = plus de 6 000 euros
=> comment peut-on être compétitifs dans ces conditions ?
a écrit le 27/01/2014 à 10:49 :
J'aime beaucoup les tribunes citant moultes "illustres" économistes pour essayer de cacher l'inéluctable : Les économistes non jamais été capable de regarder ou de prédire l'avenir, juste de se battre pour essayer d'expliquer le passé. Et encore avec difficulté. Toutes ces théories fumeuses qui s'entre contredisent sont plus un fiel qu'une aide.
La pratique est assez aisée : Donnez de l'argent aux gens, ils consommeront mais pas forcément français, faisant tourner les économies étrangères (cf la relance de 1981). Et comme on ne travaille pas pour le plaisir (enfin rarement) mais pour un chèque à la fin du mois, si on vous donne un chèque au début du mois, vous n'irez pas travailler (tout le monde veut être rentier).
Donc l'unique solution pour un pays pour réduire son chômage, augmenter sa richesse nationale et sa puissante, c'est de Produire et d’Exporter. C'est malheureux mais c'est comme ça. Une situation économique ne s'améliore que comparativement à celle des autres et ce n'est pas la cigale qui dicte sa loi, mais la fourmi.
a écrit le 27/01/2014 à 10:45 :
Une minute de silence, s'il vous plaît. Keynes est mort, et Michel Santi doit en faire son deuil...
Réponse de le 27/01/2014 à 11:01 :
@Yves
Keynes est mort et tous les autres avec. Aucune théorie économique actuellement disponible n'est capable de nous sortir du"merdier". Le Monde d'aujourd'hui ne peut pas être gouverné par des théories obsolètes. Et c'est urgent de trouver, l'obscurantisme, les radicalismes, les extrémismes et leur cohorte d'illuminés arrivent à grand pas.
Réponse de le 27/01/2014 à 11:01 :
@Yves
Keynes est mort et tous les autres avec. Aucune théorie économique actuellement disponible n'est capable de nous sortir du"merdier". Le Monde d'aujourd'hui ne peut pas être gouverné par des théories obsolètes. Et c'est urgent de trouver, l'obscurantisme, les radicalismes, les extrémismes et leur cohorte d'illuminés arrivent à grand pas.
Réponse de le 28/01/2014 à 14:38 :
Malheureusement, Keynes et autres théoriciens restent les maîtres à penser de toutes les grandes écoles qui forment et ont formaté nos dirigeants: Ils ont tout appris mais ils n'ont rien compris. Incapables de créer, ils reproduisent ce qu'ils ont appris. Ils n'ont pas un brin de bon sens.
a écrit le 27/01/2014 à 10:41 :
M. Santi nie que la croissance vienne d'une augmentation de la production des entreprises, alors que c'est la définition de la croissance ! On parle de la croissance du PIB, qui est la somme des valeurs ajoutées produites par les entreprises. Qaund les convictions idéologiques, au demeurant forts respectables, l'emportent sur le raisonnement.
Réponse de le 27/01/2014 à 11:07 :
@Contrevérité
Sortez des schémas traditionnels et vous ferez le constat que les théories économiques de Keynes à Hayek ou Friedmann sont dépassées, parce que le Monde a changé. Une nouvelle orientation économique devra s'affranchir des théories anciennes. L'enjeu est capital avant que tout ne s'effondre et ne conduise au chaos.
a écrit le 27/01/2014 à 10:26 :
Une "politique de l'offre" inadéquate est un gaspillage surtout si elle est subventionné. Une "politique de la demande" est un coup d'épée dans l'eau par la disparition des frontières et la délocalisation. En bref "l'offre" ne fonctionne que si "la demande" permet de créer un "cercle vertueux" de très faible "rayon" et non pas au niveau continental ou mondial.
a écrit le 27/01/2014 à 10:20 :
Une "politique de l'offre" inadéquate est un gaspillage surtout si elle est subventionné. Une "politique de la demande" est un coup d'épée dans l'eau par la disparition des frontières et la délocalisation. En bref "l'offre" ne fonctionne que si "la demande" permet de créer un "cercle vertueux" de très faible "rayon" et non pas au niveau continental ou mondial.
a écrit le 27/01/2014 à 9:54 :
Quand même, c'est un peu fou que ce type se permette ce raisonnement qui ne nous a valu qu'une montagne de dettes. Les politiques de relance n'ont servi qu'à nos voisins. L'important est de produire. Pourquoi les pays qui produisent ont des problèmes largement inférieurs aux notres. USA, Allemagne, Chine s'en tirent très bien avec une amélioration de leur compétitivité. Faisons comme eux. Si c'est un jeu à somme nulle, nous le verrons ensuite avec une situation bien meilleure.
a écrit le 27/01/2014 à 9:44 :
il faut acheter français pour relancer l'économie.
Réponse de le 27/01/2014 à 15:22 :
Achetez des rafales,c'est bon pour l'économie.
Réponse de le 27/01/2014 à 17:28 :
C'est pour cette raison que votreTV ou votre téléphone portable arrivent directement de Corée du Sud.
a écrit le 27/01/2014 à 9:40 :
C'est atterrant de lire ce raisonnement de nos jours d'autant plus venant d'un personnage de ce niveau. L'accroissement de la demande en France ne profite plus assez à la France y compris les dépenses publiques mais aux pays dont les offres sont les plus performantes : Allemagne, États-Unis ou Chine. Le demande est mondiales et la France y perd également pied à cause d'un manque d'innovation et de compétitivité. La France doit redonner le goût d'entreprendre et d'embaucher sur son sol, c'est loin d'être le cas ... Et pour des raisons évidentes connues depuis bien longtemps et qui se sont accentuées dernièrement.
a écrit le 27/01/2014 à 9:34 :
Il n'y a que les économistes, qui s'enferment bien au chaud dans des écoles de pensée, pour être époustouflés.
Et relancer la consommation n'est pas une bonne idée, on est payé pour le savoir : on fait des politiques de stimulation de la demande en France, depuis trente ans, et çà ne nous a mené nulle part en terme de croissance. Pire encore : nous avons vécu au dessus de nos moyens, et nous sommes très endettés à cause de cela. Et c'est le poids de cette dette qui étouffe notre économie. Et qui nous empêche de croître à nouveau.
a écrit le 27/01/2014 à 9:12 :
Demande anémiée, certes, mais à un niveau trop élevé, il suffit de voir le niveau des importations. Il faudrait revenir à 40h à salaire inchangé pour rééquilibrer la production par rapport à la consommation. La part élevée des transferts sociaux maintient cette consommation au-dessus des moyens du pays, comme un moteur emballé par un niveau d'huile au-dessus du maxi.
a écrit le 27/01/2014 à 8:53 :
cet article sent bon l'universitaire gauchiste jamais sorti de son laboratoire. Cela fait longtemps en effet que les faits ont montré que c'est l'offre qui crée la demande.
Réponse de le 27/01/2014 à 9:29 :
Votre analyse s'inscrit dans l'humeur du temps de la doxa libérale, porteuse de la pensée unique, qui nous conduit tout droit vers la déflation. Cette politique de l'offre préconisée par la commission de Bruxelles et les agences de notation nous conduit vers une paupérisation qui empêchera de facto à consommer d'avantage. Quant aux 1% des plus riches de la planète qui se partagent 60% des richesses, ils le doivent aux supporters aveugles de la politique de l'offre.
Réponse de le 28/01/2014 à 15:04 :
Je ne fais aucune théorie économique, je n'ai pas le savoir pour, je ne fais que constater que tout va mal, partout, et que ce qui passe donc pour des évidences n'est qu'affirmations creuses martelées par ceux qui en profitent, leurs parasites et leurs relais.
a écrit le 27/01/2014 à 8:26 :
J'ai l'impression en ce moment que la majorité des économistes radotent. Pourquoi voulez-vous que nous consommions davantage nos maisons sont en partie équipée de l'essentiel. En hiver il faut bien se chauffer et pour cela il va bien falloir sacrifier quelque chose par exemple le portable. Un portable par personne dans une famille c'est délirant deux voitures par famille c'est délirant une télé. dans chaque pièce c'est délirant plusieurs ordinateurs par famille c'est délirant et ainsi de suite. Cette crise qui n'en finit pas et n'en finira pas de sitôt aura au moins le mérite de remettre le bon sens au premier plan.
Réponse de le 28/01/2014 à 15:14 :
Un économiste expliquait un jour que notre objectif annuel de croissance à 3%, communément admis pour stabiliser les comptes d'un pays, correspondait à un... doublement de son activité économique tous les dix ans !!
Je vous laisse juge du réalisme de cet objectif qui suppose une consommation effrénée sachant que le pouvoir d'achat est en berne dans à peu près tous les pays...
a écrit le 27/01/2014 à 8:21 :
menteur vous avez dit menteur
comme un salarie qui se fait embauche avec un cv enjolive le licenciement pour faute grave
peut avoir aucun recourt
un candidat se presenttant a l'lection suppreme fait des promeseset qui une fois ellu
fait son contraire ,
etant donne qu'il montre l'exemple il doit etre invalidee donc demission
et sans indemnites et sans retraite
1 loi et pour tous
Réponse de le 27/01/2014 à 9:28 :
Ah, la France vous avez l'air de l'aimer. Mais pour l'aimer, il serait bon de savoir écrire sa langue, avant toute chose.
Réponse de le 27/01/2014 à 11:29 :
>Vento

Tout à fait: je suis consterné par l'inculture des petits libéraux qui nous abreuvent de leurs fautes d'orthographes et de syntaxe. De là à déduire que le néo-libéralisme ne séduit que les imbéciles, les aigris et les ignorants, il y a un pas à franchir que je laisse le lecteur faire...
Réponse de le 27/01/2014 à 13:29 :
il est vrai que se moquer de l'orthographe des autres est un talent que vous devriez exporter

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