Le néo-libéralisme, responsable de la montée de l'extrême droite ?

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La montée des inégalités aboutit logiquement au repli sur soi et au vote extrême. Par Michel Santi, économiste

 Pourquoi de grandes et illustres voix comme Stiglitz et Krugman stigmatisent-elles les inégalités ? Pourquoi Piketty a-t-il écrit son monumental travail ayant aujourd'hui un retentissement mondial ? Est-ce par plaisir - ou pour se distinguer ? - que, depuis le déclenchement de la crise, les économistes keynésiens n'ont de cesse de dénoncer le néo-libéralisme et son lot d'injustices, de dérégulations, de phobie irrationnelle vis-à-vis de la création monétaire, d'obsession pour la compétitivité et de hantise à l'encontre d'une inflation qui ne se matérialise décidément pas ? S'il va de soi que cette condamnation est d'abord mue par un sentiment humaniste et de solidarité sociale élémentaire, elle est également pointée du doigt par nous - les hétérodoxes - car les inégalités nuisent foncièrement à la croissance économique. 

Même les institutions néo-libérales s'inquiètent des inégalités

Alors, il est clair que la masse des spéculateurs et investisseurs boursiers qui s'enrichissent virtuellement jour après jour, il est évident que ceux qui profitent pleinement de la financiarisation ayant asservi l'outil de travail, il va de soi que ceux qui sont complètement déconnectés des réalités de la vie,  n'ont que faire d'une croissance économique pérenne car ils ont - jusqu'à présent - gagné à tous les coups. Ils devraient pourtant commencer à se poser de sérieuses questions et à se rendre compte que leur orgie touche à sa fin, dès lors que des institutions symbolisant l'essence même du néo-libéralisme telles que le F.M.I. et que le World Economic Forum concluent que « des sociétés moins égalitaires aboutissent à une croissance faible et fragile ». 

L'immigration, cette véritable valeur ajoutée, ressentie comme une menace

Il en est de même pour l'immigration, source de croissance sur le long terme pour toute nation, car elle participe activement de la promotion de l'innovation et de la progression de la productivité. Ne feignons pas aujourd'hui d'être surpris par la montée en puissance des extrémismes, et ne soyons pas choqués par les succès électoraux des partis xénophobes. Ne soyons pas non plus surpris que les plus défavorisés et que la classe ouvrière - naguère acquis à la gauche - se reportent désormais en masse vers l'extrême droite.

Dans une société comme la nôtre burinée par les inégalités, où les entreprises favorisent le dumping salarial via l'embauche d'immigrés moins exigeants que les nationaux, où les loyers des logements sociaux connaissent une surenchère du fait de l'afflux d'étrangers, où les services publics sont de moindre qualité car dépassés par les évènements, il est fort compréhensible que l'immigration soit ressentie comme une menace et non pour ce qu'elle représente vraiment, c'est-à-dire une valeur ajoutée. 

Seule une redistribution plus juste permettrait de ramener de la sérénité

Que droite et gauche républicaines ne s'en prennent qu'à elles et à leurs politiques respectives ayant toutes fait l'ardente promotion du néo-libéralisme si des pays comme la France et comme la Suisse subissent aujourd'hui l'émergence d'idéaux prônant le repli sur soi. Car seuls les riches aujourd'hui profitent vraiment de cette immigration et de ce travail à bon marché en s'enrichissant davantage, tandis que les pauvres pour leur part en subissent toutes les conséquences. En effet, pendant que le néo-libéralisme, que la financiarisation et que la dérégulation sauvage sont systématiquement synonymes de coupes salariales, de pertes de droits et - en finalité - de montées en puissance des haines et des intolérances, seule une redistribution plus juste des ressources est aujourd'hui susceptible de ramener la sérénité dans nos sociétés. 

Mesdames et Messieurs du gouvernement et de l'opposition Républicaine : l'acceptation sans faille de vos citoyens à l'ouverture totale des frontières et à la globalisation, de même que leur adhésion à cette Europe mal aimée ne se matérialiseront que grâce à une croissance stable. C'est-à-dire par une société plus égalitaire, en établissant enfin une croissance au long cours, exempte de l'implosion épisodique de bulles spéculatives, où le travail redeviendrait une valeur.

Michel Santi est un macro économiste et un spécialiste des marchés financiers. Il est l'auteur de :  "Splendeurs et misères du libéralisme", "Capitalism without conscience" et "L'Europe, chronique d'un fiasco politique et économique"

 

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Commentaires
a écrit le 01/04/2014 à 10:13 :
La redistribution atteint un sommet en France. Voulez-vous des chiffres? Aucune politique libérale ou néolibérale n'existe en France. Sous la droite, les prélèvements et la redistribution ont tout autant augmenté que sous la gauche...
a écrit le 01/04/2014 à 1:24 :
L'accroissement des inégalités engendré par la course à la compétitivité et le système de création de richesse par endettement adopté pour lutter contre l'inflation constitue le cocktail explosif qui conduit tout droit à l'explosion d'une paix sociale qui ne tenait qu'au prix d'une "croissance" effrénée! N'en déplaise aux économistes, la question n'est pas de savoir quand la croissance va revenir, mais plutôt comment repenser la croissance dans un monde ou la majorité de nos ressources sont comptées! Les économies néolibérale et/ou collectiviste n'ont jamais intégré la gestion "active" de la préservation des ressources naturelles au processus de production... Considérant pour la première que l'autorégulation qui s'opère sur les marchés suffit, et pour la seconde que la production intensive seule peut subvenir aux besoins d'une population sans cesse grandissante. La mise en concurrence des "entreprises" dans un contexte comme celui-ci s'avère inévitable et la course à la "compétitivité", génératrice initialement de gains de productivité, devient alors le terrain de la "guerre économique" que finissent par se livrer les états pour quelques points de "croissance"! C'est cette logique qui est insoutenable dans le sens qu'elle porte en elle-même les germes de sa propre destruction: le chômage de masse et l'augmentation du nombre de travailleurs pauvres ruinent tout espoir pour ces mêmes entreprises de trouver à long terme des débouchés à leur produits... à moins d'en réduire encore les coûts... le cercle vicieux est de fait enclenché! Face à l'affaiblissement inexorables de ses recettes dans ce contexte, l'Etat, dont le rôle est d'assurer un minimum de redistribution des richesses se voient non seulement contraint de maîtriser ses dépenses, ce qui est une bonne chose, mais de faire face aux effets pervers du process initié pour "contenir" l'inflation: le système des réserves fractionnaires. Avec ce système, la seule création de richesse possible ne peut s'opérer que par la dette, dette publique aujourd'hui immense.. mais aussi privée quant à elle insondable! Si nous persistons dans cette voie, les crises sociales et sanitaires (pour ne citer qu'elles) auxquelles nous auront à faire face à l'avenir, n'auront rien de commun avec ce que nous avons déjà connu de pire! Et il y a fort à parier que le tribut que nous paierons dépassera ce que nous sommes capables d'imaginer. Il faut donc être capable de bouleverser les modèles économiques et de rebattre les cartes pour pouvoir redonner du sens à nos sociétés! Il faut ne pas avoir peur de s'insurger contre l'ordre établi car il serait suicidaire de compter sur ceux qui créent les problèmes pour les résoudre! Proposer un progrès synonyme d'une vraie répartition des gains de productivité entre tous et d'une économie qui a trouvé son point d'équilibre entre planification intelligente et collective de la préservation des ressources naturelles, compétitivité maîtrisée et contrat social garant d'une paix indispensable! Une nouvelle voie en politique est donc ouverte pour formaliser les options possibles, loin des clivages habituels stériles entre gauche, droite et extrême droite, extrême gauche... Une nouvelle donne qui parlera à l'intelligence des gens...
a écrit le 31/03/2014 à 22:57 :
Quel théorie soutient que l'on peut assurer les dépense courantes (et pas le future) par des déficits pendant 30 ans? AUCUNE. Comment Hollande à gagner en 2012? En se vautrant dans le populisme (de gauche ou de droite se sont des âneries). Alors oui aujourd'hui il faudrait faire de la relance publique car les acteurs privé ne veulent pas prendre de risque sans dynamique. Mais nous avons atteint notre cota, le rendement des impôts baisse alors il ne reste plus qu'a baisser le dépense publique. Et là il se trouve que la dépense publique française et bien plus élevé qu'ailleurs sans rendre de bien meilleurs service.
a écrit le 31/03/2014 à 18:51 :
s'il est économiste, je suis moine tibétain : il préconise donc la dépense publique sans limite même si on n'arrive déjà pas à rembourser les intérêts, si les taux augmentent, on est en faillite, car on a une lourd déficit du commerce extérieur, 2000 milliards de dette, la plus grosse dépense publique qui pmus est improductive, donc avec des mauvais résultats, 5 millions de chomeurs, déficit des caisses de retraite.. etc etc....non, monsieur l'obscurantiste propagantiste mélanchonien, la saine gestion gestion n'est ni de droite ni de gauche, elle est dans la bonne dépense et ne pas dépenser plus qu'on a de recettes possibles, et donc dans les arbitrages, le travail sur l'efficacité et la perfoamnce comme l'ont fait le canada, la suéde, l'allemagne... et ils vont bien, comme par hasard...
Réponse de le 31/03/2014 à 20:24 :
oui il a encore frappé comme il aime le faire à la Tribune qui lui demande du papier. C'est assez obscur, car MLP est aux antipodes du libéralisme et très proche des théories mélenchonistes, et assurément très colbertiste. le point d'interrogation de l'intitulé de cet article ne change rien à la confusion des propos de son rédacteur. Nous sommes assurés d'un prochain numéro dans les jours qui suivent
a écrit le 31/03/2014 à 18:07 :
ces politiciens et économiciens qui ne font que dans l'idéologie veulent nous faire passer les déficits pour des lanternes ! les extrémes n'auraient aucune place si les politiques faisaient leur travail, c'est à faire gérer, arbitrer, traiter les problèmes..malgré les excellents rapports de la cour des comptes, la gabegie administrative et politique se poursuit par dizaines de milliards (200 milliards de dépenses de plus que l'allemagne et autres pays gérés), les banlieues sont des terrains de non droits, le chômage flambe à cause de cette léthargie politicienne... et pareil à droite comme à gauche, 30 ans de gestion de cochon, laxisme, dépense, recrutement... alors voter pour qui ? en désespoir de cause, pour les extrémes parce que ça ne peut pas être pire ...
Réponse de le 31/03/2014 à 18:17 :
100% d'accord, même le pape se dote d'un ministre de l'économie, fait faire des audits externes pour contourner les bastions internes, décide, arbitre... le pdt du conseil d'italie décide de 10 milliards de gains immédiats sur la mauvaise dépense, planifie 60 de plus, supprime le sénat, avance tambour battant....mais la france est en total sommeil de gestion et management public depuis 30 ans, rien ne bouge, les services pléthoriques et redondants s'empilent, les textes publics sont exponentiels (11000 articles dans le code du travail + 140 pages par an...) la mauvaise dépense galope, donc les impôts tueurs d'emploi augmentent....totale léthargie et destruction du pays par cette chape de plomb qui détruit le privé qui produit la richesse...
a écrit le 31/03/2014 à 17:40 :
Le libéralisme n'ayant jamais existé en France (encore moins le néo-), la montée de l’extrême droite n'est donc pas à chercher pas là.
Pour ma part je la mettrai plutôt du côté de la critique facile du libéralisme: à force de faire croire aux électeurs que tous les problèmes viennent de l'étranger (mondialisation, Europe, immigrés), la gauche et l'extrème gauche (qui ont fustigé la mondialisation et bien souvent tappé sur l'Europe) se sont fait prendre à leur propre jeu : leurs électeurs les fuient pour le FN qui a récupéré ces thèmes-là, en gardant la "pureté" d'un parti sans expérience gouvernementale.
a écrit le 31/03/2014 à 16:36 :
Je conseille à Mr santi de lire l'Etude publiée par le Peterson institute, un des think tank les plus répute aux USA, qui montre que tous ceux qui ont suivi les conseils de Krugman sont allés à la catastrophe. Quant à Piketti qui vient de publier aux USA je conseille aussi de lire les commentaires d'autres économistes sur la manière dont ont été établis les chiffres qui sous-tendent ses études. Elles ne valent pas plus que les champs des hypothèses auxquelles elles s'appliquent.
a écrit le 31/03/2014 à 15:46 :
Belle fixation quant aux émigrés : Selon Eurostat, 149 500 étrangers ont été accueillis en France en 2010, contre 497 000 au Royaume-Uni, 430 400 en Espagne ou 317 200 en Allemagne. L'intégration est notre problème associé à la formation de chacun. Restons cocorico et dans la M....
Réponse de le 31/03/2014 à 16:13 :
Je ne vois pas le fond du raisonnement..
Le royaume uni c'est une catastrophe économique, ils sont très endettés, heureusement qu'ils n'ont pas l'euro, ça serait Austerlitz lol
Ils sont dans un marasme économique, sans nom, la pauvreté y est énorme, la nature de leur immigration c'est essentiellement des Français et des Européens de qualité (grandes écoles, ingénieurs etc..), j'en faisais moi même parti, il n'y a pas si longtemps que ça.
Quant aux allemands, ils ont un énorme problème avec leur pyramide des ages, (l'inverse chez nous), ils utilisent là encore une main d'oeuvre de qualité dans l'industrie (que nous n'avons plus) payé comme des chinois (super model social).. On est pas loin de l'esclavagisme de l'arabie saoudite.. Mais c'est l'Allemagne donc c'est bien..
Quand à l'espagne, c'est sûr que ça marche super bien comme pays, un chomage de masse, une économie catastrophique, qui a chuté bien pire que la notre ces dernières années et on les rejoind grace à l'équipe en place.

De plus l'immigration en France, de masse, a commencé bien avant qu'en Espagne, Allemagne et que nous avons cumulé les erreurs, quant à la nature même de notre immigration (pas qualifié, illettré, désespéré, culturellement très éloigné, trop de difficultés en une)

Donc un chiffre comme ça sur une année c'est courte vue, ensuite c'est comme parler d'une Dette sans parler de la nature de cette Dette et la mettre en perspective...
Réponse de le 31/03/2014 à 16:28 :
JE sais pas pour l angleterre car je n y vis pas, mais votre vision de l Allemagne montre que vous n y avez probablement jamais mit les pieds. Croire que l industrie allemande gagne grace a des employes pays comme des chinois est le comble du ridicule: les couts de personnels de l industrie allemande sont superieur a la france ... D ailleurs c est pas pour rien qu on voit plein de francais ici en RFA (sans compter les frontaliers) et que par contre les allemands travaillant en France sont rares. Pour info, les mini job ou 1€ job qui font fantasme l extreme gauche te le Medef se trouve majoritairement dans les services (minijob) ou uniquement dans le secteur etatique (1€ job)
Réponse de le 31/03/2014 à 18:21 :
entre 15 et 30 000 français fuient la france tous les mois !!! diplomés, entrepreneurs émérites...parcequ'ils en ont marre d'être la cible des nantis politiciens et administratifs bien payés qui ne foutent rien, avec la garantie de l'emploi, mais qui cultivent la haine des entreprises (d'où vient leur paye ? du privé via les impôts !) et qui entravent tous les jours le développement de ces entrepreneurs courageux....la débacle économique de la france est due à la mauvaise dépense publique record d'europe et à ces nantis publics qui détruisent la société
a écrit le 31/03/2014 à 15:24 :
Pour moi c'est davantage la mauvaise conjugaison entre les libéralismes que servent nos hommes d'états, l'Europe de Bruxelles, le mondialisme, l'immigrationisme, l'universalisme qui s'inscrivent fermement dans l'exploitation humaine, le dumping sociale etc... et l'ulra gauche française.
Enfin tout le mauvais coté de la mondialisation qui a en fait beaucoup plus de bon cotés mais dont nous français, ne recevons rien d'autres que les inconvénients et la faute à qui!

Bel et bien, non pas aux libéralismes français (il y en a pas, c'est le problème c'est pour cette raison que nous sommes à la merci des capitaux étrangers qui nous maltraitent); mais bel et bien à ces dinosaures de la gauche, d'une république poussiéreuse, d'Énarque d'un autre temps, qui comme à l'époque des Rois vivent dans le faste le plus absolu, nous privent de toutes les libertés, nous imposent des dogmes moraux, et nous condamnent à la misère!

Le problème vient plus des opposants au néo libéralisme que l'inverse, même si dans l'absolu ils sont la jambe droite et la jambe gauche d'un même corps, l'esclavagisme des peuples. Comme disait Coluche, le capitalisme c'est l'exploitation de l'homme par l'homme et le communisme c'est l'inverse.
a écrit le 31/03/2014 à 14:59 :
La phobie des libéraux pour la création monétaire ? C'est une plaisanterie !
Avec leur "quantitative easing", les Anglais et les Américains n'ont pas fait autre chose depuis le début de la crise.
C'est Mme Merkel que vous visez. Et elle a d'excellentes raisons de n'avoir pas permis qu'on utilisât cette méthode pour l'euro.
a écrit le 31/03/2014 à 14:47 :
De quel libéralisme on parle au pays de l'économie administrée?
a écrit le 31/03/2014 à 14:36 :
Dans un pays où tout est ultra-réglementé, parler de (néo) libéralisme est surréaliste !...
Réponse de le 31/03/2014 à 16:32 :
Tout à fait d'accord avec vous. Ce serait comique si ça n'était pas si triste pour la France.
a écrit le 31/03/2014 à 13:53 :
Bon article. Que les inégalités rendent la croissance anémique, tout le monde en est conscient aujourd'hui. Il vaut mieux plusieurs millions d'individus qui consomment un peu que quelques nantis qui consomment beaucoup, chacun peut le comprendre. Les inégalités génèrent également de l'insécurité, ce qui n'est pas bon pour les affaires.
Réponse de le 31/03/2014 à 14:22 :
D'autant que les nantis en question sont loin de dépenser tout ce qu'ils ont! Si un SMICARD dépense 100% de ses gains, certains nantis en dépensent probablement moin de 0,1 %! Ha ces adeptes du plus j'en ai, plus j'en veux! Ce ne sont finalement que des grands malades, ce qui nous pousserait à de l'indulgence à leur égard, s'ils ne nous pourrissaient pas autant la vie avec leur égoïsme et leur mégalo...
Réponse de le 31/03/2014 à 14:37 :
+1, j'ajoute que l'excès de liquidité des super riches les incite à d'investir massivement dans la finance casino et ce qu'on a appelé le capitalisme sans projet.
Réponse de le 31/03/2014 à 14:37 :
La jalousie est un vilain défaut !...
a écrit le 31/03/2014 à 12:18 :
Quelle dérégulation à outrance ?
Quelle redustribution plus juste, dans un pays qui détient le record mondial du % du PIB restribué ?

Merci Mr Santi, la vérité se situe à l'opposé de vos écrits. Ce sont l'égalitarisme à outrance, la strigmatisation de la mondialisation et la destruction systématique de l'initiative et de la responsabilité individuelles qui font monter les extremes. La classe moyenne est sacrifiée sur l'autel de la redistribution aux plus pauvres. Pourquoi ne se replierait-elle pas sur elle-même alors que l'asenceur social est saboté par nos dirigeants aveuglés par l'égalitarisme ?
Réponse de le 31/03/2014 à 13:37 :
Demandez à France telecom....
a écrit le 31/03/2014 à 12:17 :
c'est bien qu'on commence à afficher dans les colonnes de la tribune que le neo libéralisme nous conduit vers une impasse.
c'est bien aussi que l'on prenne conscience que le pouvoir économique détenus par les affairistes néo-libéraux, consiste à se servir un maximu en exploitant le système à leur profit. Mais que fait-on maintenant ? même un gouvernement dit de gauche est complètement acquis au système !
Réponse de le 31/03/2014 à 13:54 :
Tout le monde est conscient des imperfections du système libéral. Néanmoins, comment appliquer ces problématiques à la France qui n'est en aucun cas un pays ultralibéral ? C'est même l'un des pays les moins libéraux en Europe et dans le monde !
a écrit le 31/03/2014 à 11:24 :
Il est temps de mettre a contribution la finance internationale pour mettre en route la "TVA sociale"!
a écrit le 31/03/2014 à 11:17 :
http://www.les-crises.fr/deregulation-financiere/#!prettyPhoto
a écrit le 31/03/2014 à 10:59 :
"dérégulation sauvage" dans la France socialiste de 2014...Il fume quoi le Santi?
Il n'y a jamais eu autant de lois et règlements dans notre pays, les impôts sont au max, et la fonction publique est une des plus nombreuses d'Europe.
Mais ça n’empêche pas Santi de déblatérer sur les méchants libéraux qui marchent main dans la main avec les néo nazis...
Réponse de le 31/03/2014 à 11:15 :
ca existe et il y a même un index qui le calcule.
http://www.les-crises.fr/deregulation-financiere/#!prettyPhoto
Réponse de le 31/03/2014 à 16:35 :
Sauf que Santi ne parle pas spécifiquement de la libéralisation excessive de la finance qui est effectivement un problème. Le reste de l'économie français est complètement dirigiste et ultra réglementée. Donc en clair, nous supportons le pire de chaque système !
a écrit le 31/03/2014 à 10:59 :
plus il existe impôts, taxes, aides sociales, lois, règlements de toute sortes,...et plus on trouve de gens pour nous parler d'ultra ou de néo-libéralisme. Cette situation est assez paradoxale.
Peut-être qu'en fait ce qui est critiqué c'est la libre circulation des biens et des personnes? ( ce qui est plus clairement exprimé par le fn ou le front de gauche)
a écrit le 31/03/2014 à 10:56 :
Serait-il juste que tous les footballeurs soient payés pareil ? Autrement dit l'égalité est-elle juste ? Et donc l'égalité est-elle morale ?
Réponse de le 31/03/2014 à 15:13 :
Serait-ce vraiment injuste?
A-t-on jamais vu un footballeur gagner seul, d'ailleurs?
a écrit le 31/03/2014 à 10:51 :
Comment peut-on écrire des articles aussi simplistes.
"Les Banques, Les multinationales etc ..se sont des centaines de milliers de salaries: sont-ils des nantis? Mr Santi prenez le temps d'aller les interroger avant d'écrire vos articles..
a écrit le 31/03/2014 à 10:50 :
Etat : 60% du PIB en France, c'est ça le libéralisme? LOL de chez LOL...
Je vois une grande carrière de comique pour notre ami Santi.
a écrit le 31/03/2014 à 10:42 :
je pense que le néolibéalisme a fait monter les extrêmes. une minorité devient toujours plus riche et une majorité toujours plus pauvre. le néolibéralisme n'est pas une solution viable et meurt par arriver au pouvoir des extrêmes.
a écrit le 31/03/2014 à 10:42 :
ne serait-ce pas plutot le rejet du crypto-trostysme le responsable?
a écrit le 31/03/2014 à 10:28 :
L accaparement de la monnaie par la banque à fait monter le populisme , car ne comprenant pas l escroquerie à laquelle ils ont été vendus ils se tournent d instinct vers celui qui dit non.
a écrit le 31/03/2014 à 10:24 :
Les inégalités mentionnées n'ont rien à voir avec le néo-libéralisme. Au contraire, cela montre que le système favorise la catégorie la plus riche de nos sociétés, donc que les marchés sont manipulés et que ce qui nous est décrit comme "néo-libéralisme" n'est qu'un leure pour gogos. Par exemple : En France, Il y a un manque manifeste de main d'oeuvre qualifiée dans certain domaine, hors les salaires proposés n'augmentent pas. Dans un monde néo-libéral, les prix devraient augmenter quand le produit se fait rare. Compenser le manque de main d'oeuvre par l'immigration revient seulement à faire du dumping social.
Réponse de le 31/03/2014 à 12:43 :
C'est exactement ça concernant les salaires qui n'augmentent pas, l'immigration est utilisée pour tirer les salaires à la baisse... aller voir l'informatique en SSII par exemple...
a écrit le 31/03/2014 à 10:07 :
Cette analyse antilibérale est un peu trop simpliste. La France est loin d'être le pays le plus libéral d'Europe et pourtant compte parmi les pays où l'extrême droite réalise depuis des années les meilleurs scores. Au delà des inégalités de revenus, le vote d'extrême droite cristallise les différences de traitement entre les Français, notamment entre les indépendants-commerçants et les fonctionnaires et cette inégalité de traitement est plutôt dû à la philosophie étatiste beaucoup portée par la gauche, mais aussi par la droite UMP. Le refus de sélectionner les immigrants en fonction de leur potentialité d'intégration économique est aussi une des causes.
a écrit le 31/03/2014 à 9:54 :
d'habitude la gauche accuse aussi sarkozy! il est aussi responsable du derapage a 4.3 du deficit francais!
Réponse de le 31/03/2014 à 14:34 :
Sarko a laissé le déficit filer jusqu'à 7.5% et mécaniquement la dette à suivi. Sur l'ensemble de son quinquennat il a fait 5.6% de déficit en moyenne.
a écrit le 31/03/2014 à 9:46 :
Tout le monde y va de son responsable... pour moi le responsable de la montée de l'extrême droite c'est l'incompétence de nos dirigeants.
a écrit le 31/03/2014 à 9:36 :
Allez allez, quelques couplets mensongers pour utiliser la vague d'extrêmes attisée par les pieds nickelés du PS !!!
a écrit le 31/03/2014 à 9:33 :
je propose que le PS lui offre une carte de membre du parti (si ce n'est déjà fait), il est parfaitement au niveau de rêveries de ce cher (trop cher) parti. Eh Santi, descends de ton piédestal, et viens travailler et prendre des risques avec le secteur privé si t'es un homme.
Réponse de le 31/03/2014 à 10:33 :
euh je reste en Suisse!
a écrit le 31/03/2014 à 9:28 :
Ceci-dit, je mets votre article dans mes archives, dans la catégorie " ceux contre quoi et pourquoi il faut lutter"ou" la vision biaisée des profiteurs des peuples"
a écrit le 31/03/2014 à 9:14 :
"L'immigration, cette véritable valeur ajoutée, ressentie comme une menace". Pourquoi serait ce une menace si c'était "vraiment" une valeur ajouté? En fait on "le ressent comme une valeur ajouté" alors que cela est une menace pour tous, que cela soit des pays dont il est issue que des pays receveur.
a écrit le 31/03/2014 à 9:04 :
Tous les poncifs y sont bravo !
On retrouvera certainement votre article dans un manuel de l'Education National !
Réponse de le 31/03/2014 à 9:17 :
@Baille
Quels poncifs? Que ça ne vous plaise pas parce que vous vous bénéficiez du système est une chose, mais ce que décrit Santi est juste la réalité.
Education National.. avec un "e", c'est Front National sans "e".
Réponse de le 31/03/2014 à 9:21 :
completement d'accord avec vous
Réponse de le 31/03/2014 à 10:53 :
JB 38 croit encore que "la pravda" méritait son nom au temps de l(ex) URSS...
Réponse de le 31/03/2014 à 19:18 :
très bon commentaire je valide !
Réponse de le 31/03/2014 à 23:57 :
@Francisco
Ce qui est sûr c'est que le "Figaro"mérite son nom, tout juste bon à lire chez le coiffeur.

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