Fuite des cerveaux : les flux s'inversent !

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Mohammed bin Rashid Al Maktoum
Mohammed bin Rashid Al Maktoum (Crédits : DR)
Les pays occidentaux attiraient les plus brillants des diplômés du monde entier. Ce n'est plus le cas. Les Emirats Arabes Unis, par exemple, attirent désormais plus de cerveaux qu'ils n'en perdent. Par Mohammed bin Rashid Al Maktoum, émir de Dubaï

En 1968, alors que j'étudiais à la Mons Officer Cadet School en Grande Bretagne, je dus me rendre dans un l'hôpital. J'y rencontrai un médecin qui à ma grande surprise maîtrisait parfaitement l'arabe. Il me raconta qu'il venait d'arriver dans le pays ; je lui demandais alors s'il avait l'intention d'y rester longtemps ou s'il comptait rentrer dans son pays. En guise de réponse, il me rappela un dicton arabe qui pourrait se traduire ainsi : « Là où je me restaure est ma maison.» Ses mots me sont restés en mémoire des années durant, parce qu'ils traduisaient la contradiction entre notre vision idéalisée du « foyer » et les dures réalités de la vie qui poussent des individus compétents à le quitter.

 Le parfait exemple de la fuite des cerveaux

Ce médecin était le parfait exemple de ce que l'on appelle la fuite des cerveaux, un phénomène qui afflige les pays en développement depuis des décennies. Ces pays investissent leurs maigres ressources dans l'éducation et la formation de médecins, d'ingénieurs et de scientifiques dans l'espoir qu'ils deviendront les moteurs de la prospérité. Mais ils observent ahuris leur migration vers l'Ouest qui anéantit la promesse de leurs talents.

Chacun a bien sûr le droit de désirer une vie meilleure. Nous comprenons les raisons de leur départ. Les opportunités attirent, tel un aimant, les compétences.

 Un interminable cercle vicieux

Pour les pays qu'ils laissent derrière eux, cependant, il semble que ce soit un interminable cercle vicieux : ils ont besoin de compétences pour créer des opportunités ; mais sans opportunités, les compétences n'ont d'yeux que pour les lumières qui scintillent en Occident. Les Etats-Unis et l'OCDE ont constaté que les migrations professionnelles ont augmenté d'un tiers depuis 2000. Un diplômé d'université sur neuf en Afrique vit et travaille aujourd'hui en Occident. Beaucoup ne reviendront pas : les professionnels qualifiés ont six fois plus de probabilité de ne pas rentrer.

 Une inversion de tendance?

Mais quelque chose de remarquable est en train de s'opérer. Dans certains pays, la fuite des cerveaux connaît une inversion de tendance. Les causes fascinent, et il y a de bonnes raisons d'être optimiste quant à une sortie de ce cercle vicieux dans un mouvement qui réajustera l'équilibre entre espoir et opportunités entre les pays en développement et les économies développées.

Une nouvelle étude réalisée par LinkedIn, le plus grand réseau professionnel du monde et une plateforme majeure de recrutement en ligne, a mesuré les flux internationaux nets de compétences de ses membres. La première destination de ces cerveaux est mon pays, les Emirats Arabes Unis (EAU), qui ont récupéré 1,3% (en net) de ces talents en 2013. Parmi les autres « aimants de compétences, » on retrouve l'Arabie Saoudite, le Nigéria, l'Afrique du Sud, l'Inde, et le Brésil.

 Les pays européens subissent la fuite des cerveaux

Plus intéressant, moins d'un tiers des importateurs nets de cerveaux sont des pays développés : les premiers exportateurs nets de cerveaux dans cette étude sont effectivement l'Espagne, la Grande Bretagne, la France, l'Italie, et l'Irlande. Les pays riches, qui il y a encore peu de temps dissuadaient nos esprits les plus brillants, sont aujourd'hui en train de nous envoyer les leurs. Bien sûr, ces chiffres proviennent d'une seule étude, et nombre de pays pauvres subissent encore un exode de leurs cerveaux. Les données de l'OCDE montrent que de nombreux pays en Afrique et en Amérique Latine ont des taux d'émigration de leurs diplômés supérieurs de l'ordre de 50%.

Nous savons que la fuite des cerveaux relève souvent autant de la sécurité et de la sûreté que d'opportunités économiques. Une partie de la tragédie qui se joue dans les pays du Moyen-Orient enferrés dans les conflits et l'instabilité est que, si seulement leurs fils et filles les plus compétents pouvaient mettre leur connaissances au service de leur pays, ils constitueraient une partie de la solution: ils seraient des agents de paix par le développement. Il est donc de la plus grande importance d'analyser comment certains pays en développement sont parvenus à inverser la tendance de ces flux.

 Des opportunités de plus en plus rares en occident

L'ingrédient de base est l'opportunité. Les cerveaux affluent naturellement vers les pays qui créent un environnement favorable à la croissance économique ; voilà qui facilite la vie des entreprises, attire et accueille les investissements, et nourrit une culture de la réussite. Les compétences sont attirées par les défis et les possibilités. Les opportunités à cette échelle deviennent de plus en plus rares en Occident. Mais ce n'est pas le cas dans le monde en développement - du moins dans les pays qui ont l'envie et la détermination de déployer une gouvernance forte et qui continuellement augmentent leur compétitivité.

Deuxièmement, la qualité de la vie est très importante. Dans la génération précédente, de nombreux individus compétents auraient considéré le fait de travailler en dehors de l'Occident comme une « épreuve ». Aujourd'hui, les standards de vie aux EAU, par exemple, sont parmi les plus élevés du monde. Nous avons démontré que faire en sorte d'enrayer la fuite des cerveaux, c'est aussi faire en sorte de créer une vie meilleure pour les citoyens et les résidents. Finalement, l'une des principales activités de tout gouvernement est de créer du bonheur.

 Bâtir un îlot d'opportunités

Notre histoire est faite de grands espoirs pour le Moyen-Orient en particulier, où des générations de conflits et de désespoir ont entraîné d'importants mouvements migratoires. J'ai toujours défendu l'idée qu'au delà de la bonne gouvernance, les meilleures solutions aux désaccords et aux conflits du monde arabe reposent sur le développement par la base et les opportunité économiques. Nous avons désormais démontré qu'il est possible d'inverser les forces qui avaient attiré nos plus talentueux jeunes gens.

Une autre source d'espoir : cette transformation peut être remarquablement rapide. Les études montrent que les petits pays sont proportionnellement particulièrement touchés par cette fuite des cerveaux. Mais nous avons aussi démontré que même pour un petit pays comme les EAU, et même dans une région divisée par les conflits, cela vaut la peine de bâtir un îlot d'opportunités.

 Un indice du degré de développement

Mais permettez-moi d'être clair : inverser la fuite des cerveaux demande bien plus que de simplement reboucher la fuite. Cela signifie de faire d'un cercle vicieux un cercle vertueux. En attirant les meilleures compétences d'où qu'elles proviennent, nous pouvons créer une société dynamique et diversifiée qui génère l'innovation et la prospérité - et qui donc ne cesse d'attirer toujours plus de compétences.

Pour que cela fonctionne, nous devons avoir foi dans les individus. Les hommes - leurs idées, leurs innovations, leurs rêves et leurs relations - sont le capital de l'avenir. Dans ce sens, « la récupération des cerveaux » n'est pas tant une prouesse en soi : elle n'est que le principal indice du degré de développement, parce là où se retrouvent de grands esprits, de grandes choses se réaliseront demain.

 

Traduit de l'anglais par Frédérique Destribats

 Mohammed bin Rashid Al Maktoum est vice-président et Premier Ministre des Emirats Arabes Unis et Gouverneur de Dubaï.

 Copyright: Project Syndicate, 2014. www.project-syndicate.org

 

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Commentaires
a écrit le 01/07/2014 à 15:08 :
On devrait tous connaitre un peu de geographie (et de geo strategie). La reponse en decoulerait.
a écrit le 18/06/2014 à 9:40 :
Pour être allé à Dubaï nous avons pu y voir des opportunités importantes mais seulement pour ceux qui travaillent bien.
pour ceux qui considèrent votre pays comme une dictature, je leur réponds que ce type de dictature me convient. Vous favorisez les locaux ce qui st tout à fait normal : nous devrions en faire autant !!
pas de démocratie ?? parce que le France serait une démocratie ??? la rigolade !!
plus loin un autre commentaire parle de l'appat du gain : et oui pour vivre et pour offrir un environnement agréable à sa famille il faut travailler et espérer un gain important !!!!!
Réponse de le 18/06/2014 à 13:28 :
ff
Réponse de le 01/07/2014 à 14:40 :
toujours plus je me damne pour plus de came, youpie !!!!
a écrit le 12/06/2014 à 9:35 :
« Là où je me restaure est ma maison.»
heu...ne vous restaurez pas trop chez nous,vous savez,il y a du porc dans tous les produits alimentaires.
Réponse de le 12/06/2014 à 11:17 :
Ce médecin a utilisé un dicton qu'il faut prendre comme une métaphore.
Il se considère chez lui dans l'endroit qui le nourrit ou du moins dans le pays qui lui a permis de travailler et de gagner correctement sa vie.
Et peut-etre que manger du porc ne posait pas de problème pour ce médecin arabe ( Il peut être arabe chétien ou musulman non pratiquant)
Réponse de le 17/06/2014 à 9:59 :
Il faut décider si on souhaite rester pauvre dans un pays démocratique ou devenir riche dans une dictature, qu'elle soit politique ou religieuse...
Réponse de le 19/06/2014 à 13:30 :
@@Jason
Mais ce médecin arabe a fait un choix à double avantage : être riche dans un pays démocratique.
a écrit le 11/06/2014 à 17:45 :
la france fait plus fort... elle met EN PLUS dehors les investisseurs avec le coup de pied au c... ( pour etre sur que les cerveaux nmotives ne trouvent pas de boulot)... et pour etre sur du travail bien fini, rien ne vaut une exit tax qui cassera toute velleite de retour a ceux qui ont reussi ( en plus d'inciter ceux qui creent a partir avant...)
Réponse de le 12/06/2014 à 10:17 :
« Là où je me restaure est ma maison.»
heu...ne vous restaurez pas trop chez nous,vous savez,il y a du porc dans tous les produits alimentaires...
a écrit le 11/06/2014 à 17:41 :
Il n'existe pas de fuite de cerveaux d'Occident (ou d'Orient) vers les EAU ou ses voisins. La qualité de vie n'y est que superficielle et les libertés individuelles n’y existent pas. Il est d’ailleurs impossible de s’y établir de façon durable : Ces pays n’octroyant pas la nationalité aux professionnels qui y vivent. Peu importe le nombre d’années passées à contribuer à l’économie de ces pays, le travailleur restera un immigrant temporaire.
La raison pour laquelle ces régimes n’octroient jamais la nationalité à un émigrant est qu’ils utilisent leurs ressources pour acheter la loyauté de leurs propres ressortissants avec des postes bien rémunérés dans les services publics et des avantages sociaux qui seraient inimaginables en Occident. Leurs ressources étant limitées, mieux vaut – pour ces régimes - les partager avec une population limitée, plutôt que de les partager avec des immigrants.
Cet état des choses fait que la prétendue fuite des cerveaux n’est en fait qu’un déplacement temporaire. Les cerveaux dont il est question rentrent chez eux quelques années plus tard, après avoir amassé, dans ces pays, un petit pactole. A poste égal, un salaire de cadre aux EAU paie environ le double d’un salaire en France. Cerise sur le gâteau : Il n’y a pas d’impôts sur le revenu.
a écrit le 11/06/2014 à 17:39 :
Il n'existe pas de fuite de cerveaux d'Occident (ou d'Orient) vers les EAU ou ses voisins. La qualité de vie n'y est que superficielle et les libertés individuelles n’y existent pas. Il est d’ailleurs impossible de s’y établir de façon durable : Ces pays n’octroyant pas la nationalité aux professionnels qui y vivent. Peu importe le nombre d’années passées à contribuer à l’économie de ces pays, le travailleur restera un immigrant temporaire.
La raison pour laquelle ces régimes n’octroient jamais la nationalité à un émigrant est qu’ils utilisent leurs ressources pour acheter la loyauté de leurs propres ressortissants avec des postes bien rémunérés dans les services publics et des avantages sociaux qui seraient inimaginables en Occident. Leurs ressources étant limitées, mieux vaut – pour ces régimes - les partager avec une population limitée, plutôt que de les partager avec des immigrants.
Cet état des choses fait que la prétendue fuite des cerveaux n’est en fait qu’un déplacement temporaire. Les cerveaux dont il est question rentrent chez eux quelques années plus tard, après avoir amassé, dans ces pays, un petit pactole. A poste égal, un salaire de cadre aux EAU paie environ le double d’un salaire en France. Cerise sur le gâteau : Il n’y a pas d’impôts sur le revenu.
a écrit le 11/06/2014 à 17:35 :
Pour notre pays l'Algérie , nous avons subis des pertes considérables du au fuite de notre élite intellectuelle formées dans nos universités .
pour expliquer ce phénomène il faut revenir au facteurs suivants:
1- Le primo du politique et bureaucratique sur le scientifique et l'économique .
2- faiblesse du PIB destiné à la recherche scientifique .
3- le pétrodollar facile encourage l'achat de tout .
5-Naissance d'une bonde de gens riche qui importe tout en se rendant facilement aux Banques de l'Etat .cette mafia détruit toput nos produits nationaux pays très chers.
a écrit le 11/06/2014 à 16:49 :
Tout cela n'est guère étonnant. J'ai 20 ans, je serais encore étudiant pour les 3 prochaines années et je commence à penser à mon avenir. La seule chose dont je suis sûr c'est qu'il n'aura pas lieu en France, pays des grévistes et des assistés qui ne font rien et sont payés quand même...
Réponse de le 12/06/2014 à 10:34 :
Et profiter du système éducatif français en sachant que tu vas te casser fait de toi un profiteur bien pire
Réponse de le 12/06/2014 à 12:20 :
MES impôts paient l'éducation de mes enfants et celles des autres et non l'inverse, un jeune ne doit rien à la société qui si elle est brillante saura le garder (il faut arrêter avec cette réflexion stupide) donc oui il veut mieux aller voir si l'herbe est plus verte ailleurs, ce qui arrive souvent, je ne freinerai jamais mes enfants candidat à l'exil et la plupart des expats que je connais sont contents de leur sort même si tout n'est pas facile...
Réponse de le 24/06/2014 à 13:49 :
>non

Non, tu es juste un free-rider. ça mérite une balle dans la nuque et c'est tout.
a écrit le 11/06/2014 à 16:10 :
Un plombier s'impose.
a écrit le 11/06/2014 à 15:31 :
Mouais, un peu facile tout ça. En effet, avec des milliards de pétrodollars, il est assez facile d'attirer les cerveaux... L'appât du gain est un trait partagé par tous les individus, cerveaux ou pas. Cela dit, il est vrai que le EAU sont un des rares pays arabes à tout faire pour ne plus être dépendants du pétrole. Ils ont commencé avec la création de fonds souverains extrêmement bien fourni en capitaux leur ayant permis d’acquérir des ressources financières autres que les pétrodollars et qui maintenant leur permettent de créer de toute pièce de nouveaux secteurs économiques ; aviation civile, média, construction, hôtellerie, etc. La prochaine étape sera peut-être celle de l’ouverture ? On peut toujours rêvé…
a écrit le 11/06/2014 à 15:06 :
Cet émir a une vision élitiste d'un pays, de son pays. Il semble occulter tout l'arriéré féodal de sa belle région car on n'attire pas les mouches avec du vinaigre. ces contrées resteront des passages obligés pour des "cerveaux" occidentaux en mal d'exotisme et de pognon facile. Je ne dirais pas cela des pauvres travailleurs migrants sans "cerveau" que les mirages attirent.
a écrit le 11/06/2014 à 14:03 :
Excellent article. Très belle et lucide vision de l’état actuel des choses. La diminution de la fuite des cerveaux ne peut que rendre service à tout le monde : les pays qui perdaient leurs élites vont pouvoir enfin les conserver et enfin évoluer, ceux qui les accueillaient revaloriseront leurs propres élites en les estimant à leur juste valeur, sans leur faire subir un dumping salariale.
a écrit le 11/06/2014 à 13:57 :
C'est ennuyeux de se couler dans le moule de l'égalitarisme quand on a du talent, car c'est le défi qui vous motive.
Réponse de le 11/06/2014 à 14:05 :
Vous avez raison et dans le meme temps le developpement des talents pousse a l'egalitarisme sauf a refonder une societe de castes ou feodale.
a écrit le 11/06/2014 à 13:34 :
La fuite des cerveaux d'occident n'est pas un départ définitif mais plutôt une étape dictée par la conjoncture actuelle. Il s'agit soit de se faire une première expérience pour un jeune diplômé, ou d'augmenter ses revenus de manière significative pour des gens expérimentés. Mais rares sont ceux qui se projettent à long terme au Moyen orient ou au Nigeria. C'est une expérience enrichissante dans tous les cas.
Réponse de le 11/06/2014 à 13:45 :
"La fuite des cerveaux d'occident n'est pas un départ définitif mais plutôt une étape dictée par la conjoncture actuelle."

Sans doute ce que pensaient les européens en partance pour l'Amérique..
Dans les faits, une fois que votre vie est confortable, pourquoi revenir ??
a écrit le 11/06/2014 à 13:30 :
La fuite des cerveaux d'occident n'est pas un départ définitif mais plutôt une étape dictée par la conjoncture actuelle. Il s'agit soit de se faire une première expérience pour un jeune diplômé, ou d'augmenter ses revenus de manière significative pour des gens expérimentés. Mais rares sont ceux qui se projettent à long terme au Moyen orient ou au Nigeria. C'est une expérience enrichissante dans tous les cas.
a écrit le 11/06/2014 à 13:29 :
La fuite des cerveaux d'occident n'est pas un départ définitif mais plutôt une étape dictée par la conjoncture actuelle. Il s'agit soit de se faire une première expérience pour un jeune diplômé, ou d'augmenter ses revenus de manière significative pour des gens expérimentés. Mais rares sont ceux qui se projettent à long terme au Moyen orient ou au Nigeria. C'est une expérience enrichissante dans tous les cas.
a écrit le 11/06/2014 à 13:21 :
Même si l'émir n'a pas tord sur la fuite des cerveaux des paye européens (trop de surdiplômés et tout les postes sur le quels ils postulent sont déjà pourvues) , l'émirat arabes unis est loin dêtre le premier choix de s'expatrier pour nos sur- diplômés chômeurs. Car il semble oublier une chose essentielle, même si son pays est doté d'excellentes infrastructures modernes et des moyens pour faire de la recherche, il y aussi l'aspect sociale qui est déterminant. En effet, par exemple, les expats ne peuvent venir avec leur petites amies étant donné que le concubinage n'y est pas autorisé.dans les pays du golfe.
Et même si ils viennent seul, il leur sera impossible de "flirter" avec une "locale" et même un(e) expat et ils seront obligés de se voir en toute discretion.
Et aussi, tout les expats devront accepter qu'ils travailleront pour un pays qui pratiquent une forme d'exclavage avec les innombrables travailleurs des chantiers qui meurent presque tout les jours d'insolation pour un salaire de misère.
Bref son pays a encore du chemin pour être "sexy".
a écrit le 11/06/2014 à 12:56 :
Les impots tuent l'investissement et la volonté des salariés à travailler plus. Du coup, ceux qui sont ambicieux (donc gagné plus) sont aujourd'hui obligé de partir de France. La France est en déclin surtout avec la politique que l'on a (on voit déjà les résultats désastreux).
a écrit le 11/06/2014 à 12:55 :
Tout cela me laisse assez dubitatif surtout quand je vois que le 3eme pays à attirer les cerveaux est le Nigéria où sévit la sympathique confrérie Boko Haram et où l'insécurité est partout. J'ai bien peur que notre émir s'appuie sur une étude bidon.
a écrit le 11/06/2014 à 12:49 :
Pour ceux qui avaient encore des doutes ou faisaient l'autruche concernant la fuite des cerveaux, et donc des entreprises à moyen/long terme (je saute volontairement l'étape "par manque de compétences pointues" puisque parties ailleurs, mais cela se sous entend, ainsi que le volet recherche fondamentale et recherche appliquée > voir cas unique du CNRS qui ne vit que pour lui même, sans produire grand chose).

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