Ouvrons l'assurance maladie à la concurrence

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Aurélien Véron est convaincu que, en ce qui concerne l'assurance maladie, comme dans l'aviation ou la téléphonie mobile, c'est la fin du monopole qui permet à une vieille structure bureaucratique de se moderniser. /DR
Aurélien Véron est convaincu que, en ce qui concerne l'assurance maladie, "comme dans l'aviation ou la téléphonie mobile, c'est la fin du monopole qui permet à une vieille structure bureaucratique de se moderniser". /DR (Crédits : DR)
L'assurance santé en France est trop complexe et coûteuse. Il faut instaurer la concurrence, ce qui n'interdit pas un cadre destiné à maintenir l'universalité de la couverture santé. Par Aurélien Véron, Président du Parti Libéral Démocrate.

L'annonce d'un déficit supérieur aux prévisions, à 9,9 milliards, est devenue un rite annuel pour la sécurité sociale. Année après année, la dette sociale grossit pour atteindre près de 200 milliards d'euros à ce jour. Coupes, rabotages, chasse à la fraude, rien n'y fait. L'assurance maladie reste un trou sans fond qu'aucun gouvernement ne parvient à boucher. Notre système santé est l'un des plus coûteux dans les comparaisons internationales (au moins 7,2 milliards d'euros par an de plus que l'Allemagne, selon une analyse comparative de l'Institut Thomas Moore).

Les Français en ont pourtant de moins en moins pour leur argent. Les charges sociales de la branche maladie pèsent lourd, les remboursements sont de plus en plus faibles et le personnel médical et paramédical reste mal rémunéré. L'enjeu n'est pas simplement comptable.

 

L'assurance maladie n'apporte pas de plus-value au secteur de la santé

Organisme actuellement sans tête, la compétence de l'assurance maladie se réduit à encaisser les cotisations et à payer les producteurs de soin sans apporter la moindre plus-value au secteur de la santé. Cet aspect inquiétant du monopole semi-nationalisé explique pour bonne part le déclin de notre système de soins. Le gouvernement se charge de négocier seul les conditions tarifaires avec les médecins, les établissements publics et privés et les groupes pharmaceutiques dans un esprit de planification d'un autre âge.

Or, la santé n'a pas de prix, mais elle a un coût. Le secteur de la santé est une industrie qui pèse 12% du PIB et emploie 2,5 millions de personnes. Il est impensable qu'un pan aussi vaste de notre économie obéisse aux seules logiques clientélistes d'un ministre, de quelques conseillers et des représentants des corporations médicales et paramédicales.

 

La sécurité sociale ne se réformera pas d'elle-même

Les différents modèles de santé qui nous entourent en Europe montrent qu'un bon système de santé repose sur une bonne architecture assurantielle. Construire et faire évoluer l'architecture d'un système de santé complexe constitue précisément la mission des mutuelles et assurances de santé. Or, la sécu ne se réformera pas d'elle-même. C'est pourquoi nous devons l'ouvrir à la concurrence.

Comme dans l'aviation ou la téléphonie mobile, c'est la fin du monopole qui permet à une vieille structure bureaucratique de se moderniser. L'émulation d'un secteur libre favorise l'innovation et une amélioration, au meilleur prix, des services au consommateur. Instaurer la concurrence n'interdit pas de fixer un cadre qui maintienne l'universalité actuelle de la couverture santé pour les soins lourds, les urgences et la maternité.

 

Des partenariats assureurs/acteurs de la santé seraient plus rationnels

Nous devons distinguer l'assurance de la solidarité. Interdisons aux assureurs de sélectionner leurs assurés en fonction de leur état de santé ou de leurs antécédents. La seconde existe déjà, c'est la CMU financée par l'impôt.

Avec la concurrence d'assureurs de santé dignes de ce nom, disposant de managers qualifiés et d'outils modernes de pilotage de l'offre de soin, les acteurs de la santé se retrouveraient partenaires des assureurs par des accords bien plus rationnels que l'arbitraire d'Etat : passage du remboursement à l'acte à la capitation, système d'urgences bien plus agile et économe, meilleure articulation entre cliniques privées et hôpitaux publics, entre structures plus légères et médecine ambulatoire, suivi renforcé des médecins, de leur formation tout au long de leur carrière et de leurs protocoles de soin, tarifications bien plus fines, etc.

 

31% des Français prêts à opter pour une assurance privée

Les Français sont de plus en plus nombreux à souhaiter une telle réforme. Pendant de nombreuses années, les 170.000 frontaliers avec la Suisse ont eu la possibilité de quitter la sécu pour choisir une assurance privée. Neuf sur dix ont fait ce choix tant la différence de prix était grande. L'année dernière, Marisol Touraine a supprimé arbitrairement ce régime au 1er juin 2014, suscitant de nombreuses manifestations et pétitions. Preuve supplémentaire de l'évolution des mentalités, un sondage de l'Ifop pour L'Opinion début avril indique que 31% des Français seraient prêts à opter pour une assurance privée. La santé des Français mérite l'ouverture de ce débat.

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Commentaires
a écrit le 18/06/2014 à 12:48 :
On peut se passer de prendre l'avion et d'utiliser un téléphone mobile ( Je me demande même si ces appareils sont vraiment utiles...),en revanche, on ne peut pas se passer de soins.
Libéraliser la santé conduira inexorablement à une santé pour les riches et une pour les pauvres dont il est avéré que ces derniers sont plus souvent malades...Malades d'un néo-libéralisme dont l'égoïsme n'a d'égal que son cynisme....Et : US GO HOME.
Réponse de le 15/05/2015 à 18:33 :
Prendre constamment les US comme modèle (alors que là-bas ce sont des grands groupes qui ont le monopole de la santé dans chaque Etat) c'est juste de la malhonnêteté intellectuelle. Tout monopole est néfaste pour l'économie.
Ici on est en Europe, les Pays-Bas ont libéralisé et ça se passe très bien par exemple.
a écrit le 18/06/2014 à 11:35 :
Pour avoir le choix!
Contre l'institution qui décide pour l'ensemble ce qui est remboursé ou non.
a écrit le 18/06/2014 à 11:22 :
SCANDALEUX !
La Vie , notre Santé n'est pas une marchandise à vendre au Société Américano/Sarkozienne....(suivez mon regard).
Aucune économie possible puisqu'il faudrait ajouter les marges et les DIVIDENDES d'actionnaire gourmand !!! Nous avons vu le résultat déplorable dans d autres domaines (EAU, AUTOROUTE, etc.........) Si les Cliniques Privés étaient moins chère que l Hôpital Public , cela se saurait !!!

Cet article est une Honte .
Réponse de le 22/06/2014 à 13:35 :
Tu as lu l'article de travers. Il ne s'agit pas de tout privatiser, mais d'ouvrir sous le contrôle d'état. Et contrairement à ce que tu dis, les cliniques privés reviennent souvent moins chers que les hôpitaux publics pour le patient...juste parce qu'ils sont organisés.
Réponse de le 26/06/2014 à 9:49 :
- les cliniques privées sont moins chères pour deux raisons :
elles ne s'occupent pas de la formation
elles ne traitent pas des pathologies lourdes. Expérience vécue : quand mon épouse est tombée enceinte, nous avons voulu aller dans une maternité privée car elle était plus proche de chez nous. Pour des raisons médicales, la clinique nous a orienté vers l'hôpital public.
Réponse de le 15/05/2015 à 19:47 :
les cliniques privées, elle aimerait bien participer à l'enseignement : avoir des étudiant payés au rabais qui font le salle boulot
Faire des opérations beaucoup plus coûteuse et faire de la recherche
Mais bizarrement il n'y a que l'état qui donne ces autorisations et les cliniques essuie toujours un refus... Donc on compare pas les choux et les carottes mais c'est impossible quand le vendeur de carottes empêche le producteur de choux de produire des carottes !
a écrit le 18/06/2014 à 10:59 :
Article affligeant ! La santé, n'a pas à être bradé aux mains d'opérateurs privé qui ne recherchent qu'une chose le maximum de profit pour le minimum d'engagement. C'est une notion de service public que se Monsieur trouve surement désuet, certes, mais qui lui permet aujourd'hui, dans un autre domaine, de prendre un train pour rejoindre Clermont-Ferrand depuis Béziers.... Il est vrai que ce brave homme ne prend surement pas le train.....
Réponse de le 15/05/2015 à 18:36 :
La sécu a refusé de prendre en charge mes soins pour ma dernier discale parce que c'était en osthéopathie (malgré une ponction éhontée et sans me concerter sur mon salaire). L'assurance privée que je compte prendre les aurait pris 100%.
Sinon chapeau pour la généralité sur le privé.
a écrit le 18/06/2014 à 10:51 :
Coût de gestion de l'assurance maladie : 3% environ
Coût de gestion des mutuelles privée : 6% environ
Réponse de le 03/07/2015 à 13:42 :
Les 2 types d'organismes me gèrent pas les mêmes actes...
a écrit le 18/06/2014 à 10:38 :
L'assurance maladie, et de manière générale toutes les prestations de sécurité sociale (santé, retraite, prévoyance, chômage), à l'exception notable des allocations familiales, sont DEJA en concurrence en France ET en Europe !

Et le pire c'est que ça fait 22 ans que c'est le cas (directives européennes de 1992)...

Si la législation européenne autorise un état à conserver un monopole dans un ou plusieurs de ces domaines de protection sociale, c'est à la condition que le régime en question soit le même pour toute la population. Seules les allocations familiales répondent à ce critère en France, tout le reste étant étroitement lié et organisé autour des différentes branches professionnelles:
- pour la santé entre salariés (en fonction des départements), fonctionnaires, professions libérales, agriculteurs, etc.
- pour la retraite nous avons plus de 35 systèmes différents, et les fameux régimes spéciaux.
- ...

On notera utilement au passage que la quasi intégralité du système de sécurité sociale français est de droit privé, que l'ont parle des URSSAF, du RSI et de ses caisses, de la MSA, des 101 CPAMs, des 4 CGSS (DOM-TOM), de la CCSS (salariés en Lozère), de la MGEN (enseignants), des caisse de retraites (CNAV, CNAVPL, CARMF, CARMINKO, etc), etc, etc... TOUT ou presque relève du droit privé...

Ceci n'est absolument pas un problème, les directives européennes précisant bien qu'un régime professionnel peut compléter OU SE SUBSTITUER à un régime légal; quel meilleur exemple pour cela que la MSA, qui prend en charge la prestation "allocations familiales" - seul régime "légal" français - pour les agriculteurs, en lieu et place de la CAF.

De plus, n'importe quelle mutuelle, assurance, ou institut de prévoyance est habilitée à fournir une couverture au premier euro, que ce soit en se substituant à un régime légal comme vu avec la MSA, ou que ce soit à défaut d'un régime légal comme nous le voyons avec la myriade de régimes de santé et retraite.
Et si on laisse aujourd'hui croire qu'il y a une séparation nette entre un régime de régime de base qui serait assuré par l'état et les mutuelles privées qui ne pourraient faire que la part complémentaire, quel meilleur contre-exemple que le groupe MGEN (Mutuelle Générale de l'Education Nationale), ensemble de mutuelles, privée bien sûr, relevant du code de la mutualité et dûment enregistrées au registre national des mutuelles, assurant la prestation santé à la fois au premier euro (prestation de base) et complémentaire !

Dès lors, encore une fois à l'exception des allocations familiales, il est DEJA légalement possible de s'assurer pour santé, retraite, prévoyance et chômage n'importe où en Europe, économisant pour la santé au passage la CSG et la CRDS, car comme il est bien précisé sur le site de l'URSSAF: "n’est pas assujettie à la CSG et à la CRDS la personne qui n’est pas à la charge d’un régime d’assurance maladie français".

Précision importante au lecteur intéressé, inutile de dire que le "système" se défend bec et ongle pour éviter cette mise en concurrence:
- les directives européennes ont été transposées de façon incomplète avec 2 ans de retard, sur injonction de l'Europe.
- la transposition complète - avec le nouveau code de la mutualité - n'a eu lieu qu'en 2001, sous la menace de pénalités financières journalières (procédure européenne de manquement sur manquement...)
- le site securite-sociale.fr a encore aujourd'hui une page spéciale affirmant que la concurrence est interdite, que le monopole n'est pas aboli...
- si de 2001 à 2004 des français ont pu s'assurer sans problème ailleurs et gagné l'intégralité des qualques procès alors intenté, depuis que le patron de Buffalo Grill a proposé le libre choix de protection sociale à ses salariés en 2004, faisant la une du Parisien, bizarrement tout le système juridique a été verrouillé, jusqu'à la cour de cassation qui s'est alors de multiples fois prononcée contre la primauté du droit européen !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Il est donc parfaitement clair que l'intégralité du système de soit-disant protection sociale français est une MAFIA défendant ses propres intérêts, qui rappelons-le sont privés.

Les choses sont fort heureusement en train de bouger, puisqu'une récente jurisprudence de la Cour de Justice de l'Union Européenne, datant du 3 octobre 2013, vient de rebattre les cartes de cette bataille juridique, affirmant qu'un régime de protection sociale, même légal, reste soumis aux dispositions de la directive 2005/29/CE, soit au code de la consommation, transposé en France par la loi Chatel, tuant de fait tout l'argumentaire pro-monopole.

Bien entendu ce point a jusque là été contesté avec force par l'ensemble des régimes concernés, jusqu'au 14 mai dernier où la CNRSI (Caisse nationale du Régime Social des Indépendants), cherchant à justifier auprès du tribunal de grande instance la dépêche d'huissier pour espionner les réunions privées autour du thème de la fin du monoople, a confié l'analyse de cette jurisprudence à son avocat, qui est arrivé aux même conclusions en écrivant : « A l’instar de toutes les autres caisses de maladie légales européennes, les caisses de sécurité sociale française, dans leurs différentes déclinaisons, dont la Caisse nationale du régime social des indépendants, sont donc soumises aux dispositions de la directive 2005/29/CE. »

Le monopole de "la sécu" n'est plus, et c'est une bonne nouvelle:
- vous allez pouvoir vous assurer mieux et moins cher
- s'il vous reste du temps avant la retraite, vous aurez du coup peut-être le temps de vous en constituer une
- et qui sait, peut-être qu'une assurance chômage même plus limitée mais sans jour de carence, vous pouvez trouver ça plus intéressant...
Réponse de le 18/06/2014 à 11:25 :
Vous êtes payé par quelle Compagnie Multinationale aux actionnaires Gourmands ????
Je n'ai pas trouve mieux que la Sécu !!!
Réponse de le 18/06/2014 à 14:12 :
Fellicitation YOYO693.
Article très interessant qui fait réfléchir.
C'est vrai que la Sécu qui nous préleve 25 % de salaire pour de moins en moins de prestations, c'est vraiment GENIAL.
Réponse de le 30/07/2014 à 15:11 :
On trouve beaucoup mieux que la sécu en terme d'assurance santé pour environ 300€/mois, soit moins que le cumul des charges sur salaires (cotisations santé "salariales", "patronales", CSG et RDS) au niveau du SMIC, qui dépasse déjà ce montant.
(Hors abattement Fillon je précise, mais cela ne concerne pas les gérants qui se payeraient à ce niveau de salaire, et qui sont donc déjà gagnants au SMIC...)
Réponse de le 30/07/2014 à 15:13 :
Qui est donc l'actionnaire le plus gourmand, et de très (très) loin, dans les grandes entreprises françaises côtés ?

L'Etat actionnaire...

Vérifiez par vous même.
a écrit le 18/06/2014 à 10:35 :
Allez voir qui est Aurélien Véron sur le net et vous aurez tout compris...
Notre pays qui traverse l'une des plus graves crises de son histoire n'a pas besoin de ces partis pris idéologiques et de ce prêchi-prêcha néolibéral qui ne viennent qu'un peu plus obscurcir le débat...
a écrit le 18/06/2014 à 8:30 :
Quelles naïveté de croire que si l'assurance maladie est privatisée et mise en concurrence que c'est le patient qui va en bénéficier. Mais on a t'on vu cela depuis que des entreprises publics ont été privatisées. Prenons le cas simple des renseignements téléphoniques avant sous forme publique, c'était simple et peu coûteux, et maintenant c'est la jungle et qui s'y retrouve ? Pareil pour la poste partiellement privatisée, dont le projet est de retirer des bureaux des zones non rentables ! Sans parler de la jungle des opérateurs de téléphonie Et oui car le maître mot des privatisations c'est la rentabilité au détriment du service. Alors qu'est ce que les gens sont près à sacrifier de leur santé pour arriver a un système a l'américaine, ou les prises en charges seront du type à tiroir ( un accouchement avec césarienne ne sera pris en charge que si vous avez pris l'option, en France quelle que doit le problème, tout est pris en charge). L'assurance maladie conçu par le CNR en 1945 doit être conservé c'est nécessaire à la solidarité. Les solutions, rembourser les médecines naturelles et faire travailler cette médecine avec l'allopathique comme en suisse et en Allemagne, sortir du tout médicament, empêcher que les labos règnent sur tout le système de santé et qui régnera sur les compagnies privées, stopper l'AME pour les étrangers, contrôles des porteurs de cartes vitales avec peines de prisons pour les fraudeurs, rationalisations de la gestion de l'assurance maladie, suppression des 35 heures dans l'hôpital public, ....
Réponse de le 04/01/2015 à 7:25 :
J'aime votre phrase : "L'assurance maladie conçu par le CNR en 1945 doit être conservé c'est nécessaire à la solidarité". Vous devez être salariée ou fonctionnaire pour dire cela non ?
Oui, parce que la solidarité pour les entrepreneurs, pour les travailleurs indépendants, elle n'existe PAS. Si nous sommes malades, nous avons 90 jours de carence avant de toucher 13 €/jour !!!!! 90 jours de CARENCES, combien en avez vous ? c'est ça la solidarité ???? elle est belle !!! par contre, je donne au RSI QUASIMENT 50% de ce que je gagne !!! on peut pas dire que les prestations auxquelles j'ai droit est en adéquation avec la "solidarité" qu'on me prend !!! pffff dans ce pays, vaut mieux être fonctionnaire ou chômeur pour être couvert à 100 %
Réponse de le 16/05/2015 à 8:22 :
il est triste de lire un commentaire aussi peu informé et bourré d'inexactitudes.
Votre commentaire, Friendly, est emblématique de cette population réfractaire au changement.
a écrit le 18/06/2014 à 7:23 :
Enfin quelqu'un ose le dire : oui notre système n'est plus le bon !
Osons inventez un nouveau système basé sur l'universalité (remboursement de base identique pour tous), l'efficacité (la concurrence en est la meilleure garantie) et le partenariat (discussions entre assureurs et professionnels de santé).

A quand la remise en cause de notre système de retraite par répartition ?
Réponse de le 18/06/2014 à 8:38 :
A quand ? Quand les rentiers de 68 auront passé l'arme à gauche !
Réponse de le 18/06/2014 à 9:28 :
Les rentiers de 68 tiennent le coup ! on revit une seconde jeunesse , sports et la drague quoi ! pas grand chose à faire . on s'entretient pour que cela dure le plus longtemps possible et en plus même pas accro à la sécu .
a écrit le 18/06/2014 à 2:25 :
La médecine n'est pas un marché comme un autre. Quand vous êtes en train de mourir, vous n'êtes pas en mesure de négocier. Il faut donc encadrer les prix et les pratiques.

Allez voir comment les soins sont prodigués aux USA et au Royaume-Uni. Ça ne faut pas envie.
Réponse de le 18/06/2014 à 10:22 :
Mais qui te parle d'un système US ou Anglais ? Prends des cas comme la Suisse, l'Allemagne ou le Luxembourg ? Ou bien encore mieux, imagine que ta complémentaire prennent en charge dès le 1er euro au lieu de 70% à ....et que l'état les obligent à mutualisé les pertes ? Et bien cela marchait déjà pour les frontaliers suisses. J'étais dans ce cas en en ALD et ma cotisation n'a jamais augmenté : 180 € par mois.
Réponse de le 16/05/2015 à 8:31 :
Ah le spectre du système américain pour faire peur!
J'aime beaucoup.
En 2000 notre système de soin était #1 dans le classement de l'OCDE.
En 2015 nous sommes #19. Il est certain qu'il faut se battre pour le conserver. S'il y a une chose qui progresse en France c'est bien la dégringolade de notre système de soin.
a écrit le 18/06/2014 à 2:16 :
Je ne suis pas sur que ce soit le modèle US qu'il propose. Et pourquoi pas un modèle plus proches comme la Suisse, l'Allemagne ou le Luxembourg. Ah oui, ces systèmes marchent ! Et cela vous dérange, et pourquoi pas donner le choix en fixant des règles, plutôt que d'imposer un modèle à l'agonie ? Le système est vérollée par une part sans cesse croissante de remboursement de soins à des personnes qui ne cotisent pas. Pour 2014, ce sera 6 millions pour la CMU et l'AME. Il devient inacceptable que des familles aient un pouvoir d'achat supérieur à une famille qui travaille, tout en bénéficiant de la gratuité des soins.
a écrit le 17/06/2014 à 22:52 :
Avec un système de bonus malus car c'est vrai quoi, j'en ai marre de cotiser pour tous ces cancéreux ! Odieux et ridicule cette proposition. Ce n'est pas la CNAM qui coûte mais les soins eux-mêmes à commencer par cette gabegie de médicaments qui ne profite qu'aux laboratoires...
Réponse de le 18/06/2014 à 8:34 :
Le jour ou vous aurez un cancer je penserai bien à vous mais je me dirai avec soulagement " chic puisque j'ai une assurance privée je ne paie pas pour ce cancéreux !!"
a écrit le 17/06/2014 à 22:05 :
En attendant nous avons l'espérance de vie la plus élevée du monde et lorsque vous allez aux urgences vous êtes soignés, passez au prive et c'est fini. Allez au Canada ou aux États Unis ou encore en GB et on en reparle. La sécu gêne... Les lobbys du tout prive. Le régime est bénéficiaire si on ne retire pas toutes les exonérations diverses consentis aux entreprises, lisez les rapports de la cour des comptes. Maintenant des économies sont possibles et souhaitables. Bullshit...
a écrit le 17/06/2014 à 19:59 :
Quelle assurance santé paierait une chambre d'Hôpital à 3000 euros ? Comment la secu pourrait payer une retraite à des étrangers qui n'ont jamais cotisés ? On le voit avec les frontaliers qui bossent en Suisse ils ont été "obligés" de rejoindre la secu à compter du
1er juin 2014, l'état a déjà calculé ce sera 600 OOO euros d'économie en cette année le double l'année prochaine. Je suis pour la suppression de la secu qui ne rembourse plus rien
a écrit le 17/06/2014 à 19:09 :
M Veron, vous auriez pu dire que le monopole est deja tombé depuis 22 ans ! Vous surfez sur la vague des libérés de la secu qui deferle depuis fin 2012 dans tous le pays. On ne vous a pas attendu.
Vous etes le bienvenu dans le mouvement mais pas pour le recuperer comme tout bon politicien.

Librement votre
Laurent C.
Réponse de le 17/06/2014 à 22:14 :
Allez donc voir le système américain de très près : il coûte très cher (2 fois plus cher que le nôtre) pour des prestations inférieures.
En fait, tous les professionnels de santé des Etats-Unis se gavent magnifiquement !
Le canada a fait d'ailleurs le choix de revenir à un système type européen pour arriver à contrôler le système.
Réponse de le 18/06/2014 à 0:31 :
Pourquoi toujours vous arrêter au système américain, qui rappelons le dépense autant par habitant que le nôtre dans sa seule partie publique, pour doubler effectivement la mise avec la partie privée, qui est d'ailleurs un aussi mauvais exemple que la France (monopole des assurances)...
Regardez donc ailleurs: Suisse et Singapour par exemple, ou même simplement l'allemagne, qui elle respecte les directives européennes....
a écrit le 17/06/2014 à 17:24 :
avec l'ouverture des frontières une assurance maladie universelle même privée est voué à l’échec. Pour que cela marche il faudrait un dispositif au moins européen et encore...
a écrit le 17/06/2014 à 17:24 :
Aurelien Veron aurait pu glisser un mot sur les libérés de la Sécu, nous ne sommes pas des parias, on paie des impôts, on vote etc... La prochaine fois merci de glisser un petit mot sur ceux qui luttent pour ouvrir la sécu à la concurrence depuis plus de 20 ans !! qlss.fr !
a écrit le 17/06/2014 à 16:57 :
C'est surtout la médecine, un lobby bien largement représenté à et autour de l'Assemblée et du Sénat, qui ne se modérera pas toute seule : il n'y a qu'à entendre les cris d'orfraie lorsqu'il est envisagé de fermer un hôpital ou d'obliger les médecins à s'installer là où il y a des manques !
Réponse de le 17/06/2014 à 17:19 :
Pour la fermeture des hôpitaux, j'ai surtout entendu la population locale plus que les médecins
Pour le problème de l'installation des médecins, qui n'a rien à voir avec le sujet, rassurez-vous, il est plus complexe que cela: en fait les jeunes ne veulent plus s'installer en libéral.
Réponse de le 16/05/2015 à 8:48 :
@ a1039
Je vous remercie de nous prouver que les complotistes ne fleurissent pas qu'aux US.

@ doc01@a1039 De toute façon vous pouvez dire ce que vous voulez personne ne va croire la situation des médecins en France. C'est toujours de la faute des méchants libéraux ( le mot "libéral" a la même racine que "liberté" comme dans " liberté, égalité ... ").
Je connais une étudiante en médecine qui veut s'installer car ça correspond à sa vision de la médecine mais elle se demande vraiment comment elle va pouvoir.
a écrit le 17/06/2014 à 16:51 :
Entièrement d'accord avec M. Véron. La Sécu est en train de détruire ce pays. Les salaires restent bas et les charges élevées à cause de ça.
Il faut faire la différence entre le corps soignant et la Sécu - le dernier ne fait que collecter et distribuer (mal) l'argent. Il est grand temps de libérer ce système et de l'ouvrir à la concurrence.
Réponse de le 17/06/2014 à 23:17 :
Vous confondez l'assurance maladie qui devrait faire l'objet d'un abonnement universel non lié au salaire d'environ 230 euros par mois et par personne, avec l'impôt qui le rembourse. Dans le débat on contracte les deux alors qu'il faudrait séparer la discussion : payer d'abord tous les services publics pour ce qu'ils doivent coûter, discuter ensuite des services publics ou privés qu'on rembourse par l'impôt...
a écrit le 17/06/2014 à 16:27 :
Faire des économies de la santé ? Mais ON NE PEUT PLUS ! Les médecins sont les moins bien payés d'Europe. Les patients sont les plus mal remboursés et doivent prendre des complémentaires. Les cotisations sont de plus en plus chères (et cassent l'économie générale donc aggravent le chômage) Le système américain N'EST PAS l'exemple à prendre. Regardez l'Allemagne, les Pays Bas, l'Irlande... Remplacer la Sécu par des assurances privées sauverait la santé et l'économie Française, mais bon, il reste le tabou de la SS qui sauve le monde... mais qui ne soigne personne. Pour faire des économies, il faudrait aussi contrôler les comptes de la SS, ce que personne ne fait, ça reste secret, peut être parce qu'il y a des financements illicites, dont 87 millions pour des syndicats...

Il faut arrêter la dualité France-USA. Les Américain ont un coût des actes dix fois le nôtre (salaires des professionnels, prix des examens, hospitalisations) et n'ont pas dix fois notre chiffre. Avec des acte sous-payés comme en France, on devrait en avoir pour dix fois moins. Il faut comparer avec d'autres pays d'Europe où les cotisations sont plus basses et la protection santé plus importante (Allemagne, Pays Bas, Irlande...), les exemples sont nombreux. Le croyance qu'un système public est la panacée est l’œuvre de 60 ans de rengaine, mais avant, on avait un système privé qui fonctionnait, et personne ne s'en plaignait. La sécu a été mise en place CONTRE l'avis des Français, il faut le savoir.
a écrit le 17/06/2014 à 16:25 :
M.Monti, désolé mais moins de 3% des frontaliers ont choisis le système d'assurance Suisse, et plus de 90% des assurances ou mutuelles en France. Vous confondez le système français des complémentaires dont les prix s'envolent avec l'age et le système Suisse qui a 2 tarifs : un pour les moins de 65 ans et un pour les plus de 65 ans, avec des tarifs publiés publiquement tous les ans !
Réponse de le 17/06/2014 à 19:32 :
Il est intéressant de constater que si liberté est laissée au gens pour leur assurance santé, 90% d'entre eux préfèrent s'assurer ailleurs qu'à celles de "la sécu".

Je n'ai pas dit "liberté de s'assurer dans le privé" car... nos régimes de sécurité sociale sont déjà de droit privé...

Je dis bien "celles" au pluriel et "la sécu" entre guillemets, car "la sécu" ça n'existe pas en tant que tel, notre système de santé n'est qu'un amas - un mafia - de régimes privés juxtaposés, qui jouissent encore de monopoles locaux, en dépit des directives européennes les ayant abolis en 1992...
Réponse de le 18/06/2014 à 10:33 :
Et oui YoYO6963, et le pire c'est que nous avons tout en France pour assurer cette réforme : Imagine, tu demandes au patron d'assurer la cotisation à un socle minimum universel, en lieu et place d'une large partie des cotisations sociales et de la complémentaire bientôt obligatoire. Tu imposes aux organismes mutualistes de se réassurer entre eux et tu transfères le contrôle de tout cela à la Sécurité Sociale. C'est la réforme que les Suisses et Allemands ont fait pour décliner la loi européenne et ils ont maintenant probablement le meilleur système de santé au monde.
a écrit le 17/06/2014 à 16:01 :
Article de mauvaise foi ou d'un incompétent. Si les frontaliers ont fait le choix du régime Suisse, c'est parce que tant qu'ils ne sont pas à la retraite, celle-ci coûte moins cher. Ensuite, plus vous vieillissez, plus les prix vont s'envoler. Il n'y a qu'à voir le nombre de retraités Suisse qui viennent revendiquer la nationalité française dans les département de l'Ain ou du Jura
Réponse de le 17/06/2014 à 16:29 :
La sécu est hors de prix pour quelqu'un qui gagne correctement sa vie. Et qu'on ne parle pas de solidarité car la solidarité est financée par l'impôt(notamment la CMU). L'assurance maladie est une assurance comme l'assurance automobile et on ne paye pas son assurance auto en fonction de son salaire. La sécu coule des boîtes tous les jours, ouvrez les yeux...
Réponse de le 17/06/2014 à 23:03 :
La sécu est en effet une assurance dont l'abonnement est remboursé par l'impôt. La différence avec l'auto est qu'on n'est pas obligé d'avoir une auto et qu'on paye plus cher son assurance auto quand on a eu des accidents. L'assurance auto est donc adaptée au marché privé de l'assurance. Nous ne voulons pas d'assurance santé privée pour les français.
Réponse de le 18/06/2014 à 10:35 :
Des Suisses qui viennent revendiquer la nationalité française, mais c'est inadmissible René !
a écrit le 17/06/2014 à 15:58 :
Des que ca tangue un peu on voit les sauveurs arriver. Ce M. ferait mieux de s'inquieter de la mauvaise qualite de notre systeme bancaire soumis lui a la concurrence me sembre t il?
Réponse de le 17/06/2014 à 17:49 :
D'une part, on ne peut pas dire que "ça tangue un peu" mais ça tangue beaucoup et depuis des années, et d'autre part, ce M. peut écrire sur ce sujet tout en s'inquiétant par ailleurs du système bancaire, ce qu'il fait. Je trouve toujours étonnant cette réaction consistant à repousser un argument ou une analyse en n'y répondant pas et en renvoyant l'interlocuteur vers un autre problème...
Réponse de le 17/06/2014 à 23:06 :
Encore une fois le problème n'est pas l'assurance maladie mais l'organisation des soins et leur coût
a écrit le 17/06/2014 à 15:38 :
L'assurance maladie est à but non lucratif .La concurence c'est le privé ,c'est à but lucratif car les actionnaires investisseurs veulent des dividendes .D'ailleurs le systeme americains qui doit surrement avoir la preference de l'auteur de l'article doit etre son modele ,on connait son cout et ses pietres resultats ! Il est pour ça car je suis sur qu'il a de l'argent à y gagner ...
Réponse de le 17/06/2014 à 15:53 :
Votre réponse montre bien votre méconnaissance du système.
Les dérives des dépenses de la sécu (financement de syndicats ou autres) sont inadmissibles.
Les assurances privées fonctionnent très bien dans toute l'Europe à moindre coût et meilleure efficacité.
Les états unis ne sont pas un exemple à suivre, et leur coût est justifié par des professionnels de santé rémunérés 10 fois les revenus des Français.
Réponse de le 17/06/2014 à 16:19 :
Qu'est-ce qui est le plus grave pour vous, d'avoir la liberté de cotiser moins cher pour de meilleurs remboursements à un organisme privé qui fera des bénéfices car aura une bonne gestion ou de cotiser à perte pour un organisme public qui de par sa dette rembourse moins bien voir plus du tout pour les retraites pour plus cher et en détruisant toute l'activité économique de son pays au profit de ses co gestionnaires (syndicats patronaux et salariaux + caisses noires étatiques)?
Réponse de le 17/06/2014 à 16:24 :
Peu de connaissance du dossier, renseignez vous sur les assurances privées avant de débiter des âneries. C'est justement parce que c'est à but non lucratif avec des clients obligés de cotiser que c'est aussi inefficace. Et regardez aux Pays-Bas par exemple.
Réponse de le 17/06/2014 à 23:13 :
Ce n'est pas l'assurance qui forme le coût des soins ! Pour faire des économies dans le système de santé il faut travailler les processus de santé, rien à voir avec l'assurance dont les coûts de structure sont assez faibles. Il faut une assurance publique pour garantir la couverture des maladies les plus graves au même tarif sinon c'est impossible avec la meilleure régulation du monde et encore une fois ça ne changerait pas les coûts.

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