Le compte pénibilité ou l'esprit Big brother

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Le compte pénibilité que le gouvernement veut mettre en place relève de l'horreur kafkaïenne et d'une méconnaissance du fonctionnement du marché du travail. Par Marc Guyot et Radu Vranceanu, professeurs d'économie à l'ESSEC

 Le 1er janvier 2015 le compte personnel pénibilité devrait entrer en vigueur. Le Gouvernement vient de présenter mi-juin les grandes lignes de ce projet concernant les travailleurs du privé. Concrètement, il s'agit d'enregistrer dans une sorte de fichier toutes les activités professionnelles censées réduire l'espérance de vie de chaque individu ; en fin de carrière, ceux qui ont enregistré des efforts plus importants devraient bénéficier d'un départ à la retraite anticipé.

Ici, il ne s'agit pas d'identifier des métiers dangereux mais de traquer, dans le quotidien de l'ensemble des métiers, des éléments, dans l'activité exercée, susceptibles d'avoir un impact sur l'espérance de vie du travailleur. Pour cela, les répétitions de gestes vont être comptées, l'ensemble des charges portées va être pesé au quotidien, la température comme le bruit vont, entre autre, être mesurés. L'ensemble du travail quotidien va être cartographié et sa dangerosité pour l'espérance de vie, mesuré pour l'ensemble des activités des 5 millions d'entreprises que compte le pays.

 Kafka ou Orwell auraient frémi

Si les maitres de la littérature absurde comme Franz Kafka ou Eugene Ionesco ou les maîtres de la littérature du futur glacial et mesuré à la Big Brother comme Georges Orwell étaient encore en vie, ils auraient sans doute frémi voyant se réaliser ce contre quoi leur œuvre nous avait mis en garde.

 A la lecture des textes, on est tout d'abord effrayés par la volonté de mettre en place des systèmes de mesure et d'observation des modes de travail et enregistrement des gestes productifs. Cette mise en place d'une surveillance mesquine et minutieuse des gestes bafoue toute notion de créativité et de liberté individuelle qui doit pouvoir s'exprimer aussi sur le lieu de travail. Les syndicats qui trouvent cette surveillance rapprochée toute à fait normale sont évidemment ceux qui dénient au travail toute capacité épanouissante pour le travailleur et ne voient qu'une aliénation qu'il faut encadrer.

 Mise en fiche générale de l'activité

Cette mise en fiche générale de l'activité est-elle raisonnablement faisable ? Il est absurde d'imaginer des inspecteurs mesurant l'ensemble des activités et reporter dans le grand livre des activités l'ensemble de leurs observations, similaire au bouquin à nobles du père Ubu d'Alfred Jarry. Même avec l'appui de capteurs d'effort, détecteurs de mouvement, et caméras de surveillance en infrarouge, il serait quasiment impossible de tracer tous les efforts.

 Comment traiter les données dans une PME?

A la limite, si dans les grandes entreprises on peut imaginer des systèmes de surveillance monstrueux de ce type et des capacités administratives à même de traiter les données, comment le gouvernement espère-t-il que va faire la grande majorité des indépendants et les micro-PME ?

Par ailleurs la vision de l'effort proposée dans le projet du gouvernent est, elle aussi, d'un autre temps. Elle renvoie à la vision marxiste des origines, où seul le travail « productif » aurait créé de la valeur. Les seuls efforts pris en compte sont les efforts physiques, supposés user l'organisme, alors que l'effort intellectuel, psychique ou d'attention n'est pas pris en compte. Ainsi le contrôleur aérien, le chirurgien ou le directeur financier n'auraient pas un travail pénible, tandis qu'un employé de caisse de supermarché aurait lui un travail pénible.

 Et quid des caractéristiques physiques des individus?

Enfin, comme pour toutes mesures à application universelle, comment faire la différence entre la pénibilité d'un effort physique pour un homme grand et fort et pour un homme frêle et de petite taille ? Entre une femme et un homme statistiquement plus costaud ? Pourtant ces travailleurs de complexion physique très différente peuvent être amenés à travailler sur le même chantier, à avoir le même travail de nuit ou  à exécuter les mêmes gestes productifs. Faut-il pousser la reforme encore plus loin et moduler le compte par rapport aux caractéristiques physiques de chaque individu, comme la taille, le genre, le poids et la masse musculaire ? Faut-il aller plus loin et collecter des mesures plus précises sur le métabolisme de chacun ? Devrait-on intégrer la résistance au stress ? La réponse est bien sûr négative tellement le côté absurde apparaît quand on commence à creuser le projet et à réfléchir sur sa mise en œuvre.

 Une approche marxiste du monde du travail

Ces conceptions sociales reposent sur une approche marxiste du monde du travail dans laquelle le conflit entre le capital et le travail est bien sûr à l'avantage du capital qui exploite le travailleur et le plonge contre son gré dans des situations dangereuses qu'il n'a d'autre choix que d'accepter et de subir. Elle se place dans une logique de salaire de subsistance, où le salaire compense de justesse la consommation de survie du travailleur, qui ne peut exprimer aucun choix de carrière, d'entreprise, de métier, de formation.

 Un fonctionnement que le gouvernement ne comprend pas

Il y a trois principes de fonctionnement du marché du travail dans une économie moderne que le gouvernement apparemment ne voit pas ou ne comprend pas.

 - Les travailleurs et employeurs passent des contrats de travail dans lequel ils négocient un salaire par rapport à des conditions de travail et ce salaire reflète entre autre la pénibilité du travail.

-  A niveau de qualification donné, un individu a toujours le choix entre un travail plus éprouvant mais mieux rémunéré et un travail moins pénible mais moins rémunéré.

- Pendant leur carrière professionnelle, les travailleurs peuvent passer d'un emploi à un autre, peuvent évoluer de fonctions à effort physique élevé vers des fonctions managériales à moindre effort physique.

 Le gouvernement cherche-t-il à bloquer la mobilité?

L'Etat chercherait-il bloquer la mobilité ? A niveler les salaires en proposant des départs à la retraite différenciés ? Quel serait l'intérêt de procéder ainsi si ce n'était l'incompréhension absolue du fonctionnement du marché du travail et du choix de l'individu.

 Le côté un peu comique du projet ne prête pas à sourire longtemps car il en dit long sur l'incapacité du gouvernent actuel à tenir le cap auquel il s'est engagé de la simplification de la vie des entreprise et de l'allégement de leurs contraintes. Il est effarant de réaliser à quel point les créatifs du gouvernement produisent leurs décrets basés sur des conceptions sociales dépassées, sans aucun souci ni connaissance de la réalité et la diversité des entreprises et des métiers sur lesquels ils portent, continuant ainsi à produire des usines à gaz qui s'ajoutent à la collection déjà existante.

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a écrit le 10/10/2014 à 13:17 :
Cet argumentaire repose sur (au moins) un argument totalement fallacieux :

"- Les travailleurs et employeurs passent des contrats de travail dans lequel ils négocient un salaire par rapport à des conditions de travail et ce salaire reflète entre autre la pénibilité du travail."

On sait très bien que le salaire ne reflète pas toujours la pénibilité de l'emploi. Et c'est même souvent l'inverse : les emplois les plus pénibles sont souvent également les plus mal rémunérés...
En effet, le niveau de salaire découle essentiellement du niveau de qualification requis. Or les emplois nécessitant un faible niveau de qualification sont souvent les plus pénibles...
a écrit le 10/10/2014 à 13:09 :
Ces deux énergumènes feraient bien rire les auteurs qu'ils citent si ils étaient enocre la.....z'ont rien compris, allez du vent article vide.
a écrit le 10/10/2014 à 12:32 :
A hurler de rire cet article, depuis quand la toyotisation priviligie la" créativité et la liberté individuelle".
a écrit le 10/10/2014 à 12:21 :
Je ne comprend pas que l'on puisse arriver à de tel niveau d'insensibilité. Allez mettre du produit chimique en bidon ou respirer de la grenaille de fer dans des industries métallurgiques pendant des dizaines d'années et on verra si vous réécrivez ce genre de discours à la petit bobo assis bien confortablement dans son fauteuil.
Quand bien même la baisse d'espérance de vie des emplois jugés pénibles ne dépendrait pas uniquement des conditions de travail, ne serait-ce pas normal de leur offrir la possibilités de profiter autant de leur retraite que les autres ?
a écrit le 19/07/2014 à 10:33 :
En effet, la notion de pénibilité de notre cher gouvernement nous renvoie a une pénibilité physique. Quid du psychique, de la résistance au stress, des horaires a rallonge, etc. ?
a écrit le 17/07/2014 à 14:08 :
Il est regrettable d'associer ce médiocre pamphlet à peine néo-libéral à la renommée de l'ESSEC, école bien plus en phase avec la société que ces deux enseignants.
Si l’indemnisation des risques auxquels sont exposés les salariés correspond au SMIC que reste t-il de la part de salaire ?
Ces deux messieurs pourraient au moins sortir de leur bibliothèque universitaire pour regarder dans leur environnement immédiat un chantier du bâtiment ou des travaux publics, une caissière de supermarché, un personnel d'entretien des locaux, l'aide à domicile de leur vieille maman ... et ainsi se reconnecter avec la vraie vie professionnelle.
a écrit le 16/07/2014 à 18:30 :
La durée du stage ouvrier à l'ESSEC est assez brève pour les élèves (3 semaines). Je propose de la porter à 3 mois pour ces messieurs qui analysent la pénibilité en fauteuil en leur trouvant un poste adapté. Ensuite peut-on peut être espérer moins de principes à l'emporte-pièce qui rendent la lecture de leur tribune... pénible.
a écrit le 16/07/2014 à 9:43 :
Je viens de lire l'article de ces deux "professeurs "; j'avais un peu de retard et bien je crois n'avoir rien raté; Dire que ces guignoles sont censés être les élites intellectuelles de la France fait un peu frémir et aussi réfléchir.
a écrit le 16/07/2014 à 7:31 :
Concernant la décomposition des tâches et la surveillance des travailleurs, je pense que la référence à Kafka est erronée. Je lui préférerai une référence à Chaplin, et à son film "les temps modernes". Ou alors, soyons sérieux, des références à Taylor ou Ford, qui ont mis en oeuvre la décomposition du travail en usine en tâches élémentaires, ou aux cours de production que j'ai suivi étant plus jeune pour apprendre à mettre en place de telles méthodes. Et oui, pour mesurer la pénibilité, et ajuster le salaire en conséquence, ce serait kafkaïen, mais pour augmenter la productivité et mettre en concurrence le travailleur qualifié avec un OS, c'est tout à fait normal!
a écrit le 14/07/2014 à 9:23 :
C'est toujours un peu triste de voir une telle faiblesse conceptuelle chez deux "professeurs". On ne remplace pas une analyse rigoureuse par l'adjonction de références de niveau "bac français" à des propos de café du commerce. Et comparer la situation de la caissière à celle du directeur financier, quelle élégance ! J'espère que vous avez le courage de le dire en face aux caissières que vous rencontrez. Mais peut-être qu'elles savent, elles, que l'espérance de vie des cadres est nettement supérieure à celle de ceux qui font un travail pénible. La loi est compliquée, c'est vrai. Mais est-elle juste ? Utile ? Prévoirle même âge de la retraite pour des personnes dont on sait qu'elles vivront des durées de vie très différentes, est-ce acceptable ? Si ce n'est pas le cas, quel système proposer ? Voilà les vraies questions. J'espère que vous les abordez avec vos élèves. L'ESSEC forme une élite de gestionnaires. Vous êtes la dernière occasion institutionnelle de les former à la réflexion. La forme pamphlétaire, pourquoi pas ? Mais alors donnez-nous du Voltaire, pas du Sulitzer !
a écrit le 13/07/2014 à 10:23 :
les entreprisses avais instaurez le carnet de sante individuel , gerees par les medecins du travail ,ils faut le generalissez et s en servir pour ces problemes de penibilites quand on veut solutionne un probleme il y a toujour une solution,? METTRE DES GENS CASSE OU MALADE A LA RETRAITE PLUS TOT ET UNE SOLUTION HUMANISTE???
a écrit le 12/07/2014 à 21:13 :
Laissez les professionnels en Santé-Sécurité au Travail (SST), régler les problèmes de SST.
Dans cet article, j'ai l'impression qu'on a affaire à un "savoir-confiture" : moins on en a plus on l'étale.
Il aurait été préférable d'utiliser un "savoir-parachute" : quand on ne l'a pas, on s'écrase"

Par un technicien QHSE
a écrit le 12/07/2014 à 18:33 :
La critique du compte pénébilité est sans doute juste, mais facile. Que proposez-vous pour faciliter la mobilité sociale ?
a écrit le 12/07/2014 à 7:43 :
C'est sûr, il faut se mettre à deux pour proférer des inepties pareilles. Ces messieurs ne savent pas ce que travailler veut dire. L'Egalité voudrait que chacun ait les mêmes chances de vivre assez vieux pour profiter de sa retraite, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.
a écrit le 12/07/2014 à 0:16 :
En effet cette loi sur la pénibilité est une usine à gaz irresponsable qui va coûter un max de pognon et qui de toute façon ne profitera pas à ceux qui le devraient.
Pour le reste la propagande ultra libérale de ces professeurs de l'ESSEC est toujours aussi écœurante.
a écrit le 11/07/2014 à 15:02 :
Affligeant de voir deux "penseurs" sombrer dans la dramatisation la plus noire. Il est clair que vous n'êtes pas soumis à la pénibilité. Moi non plus. Est ce une raison pour ne pas prendre en compte les obscurs et les sans grades ?
a écrit le 11/07/2014 à 9:59 :
bonjour,
vivement la révolution, prendre le pognon où il se trouve va rester la seule solution de faire casquer tous les cyniques dans votre genre. Essayez de vivre avec 500 ou 1000 euros par mois et on verra si vous faîtes autant les malins.
a écrit le 11/07/2014 à 8:21 :
Il est consternant de voir invoquer le spectre de big brother à cette seule tentative de protéger le capital santé des personnes. Kafka, Ionesco et Orwell avaient déjà de quoi frémir en leur temps devant les chaînes de montage. Cela semble peu avoir importé dans cette analyse.

Le contrôle, la standardisation, le chronométrage sont plus que jamais de mise. Et on ne parle pas là de l'industrie, mais bien des services, du commerce, des vendeurs, des logisticiens etc.

Bref, la technologie n'a jamais tant permis de tout mesurer. Inutile de revenir la dessus. Mais quand il s'agit de santé, l'on invoque alors des principes qui jusque la étaient resté au placard ? Est-ce bien sérieux ?
a écrit le 11/07/2014 à 8:19 :
On nous demande de "ficher" le personnel pour nous faire payer dans quelques années.
Ça promet

a écrit le 11/07/2014 à 7:25 :
La paragraphe "un fonctionnement que le gouvernement ne comprend pas" m'a beaucoup "amusé". Où les auteurs de cet article ont-ils vu que ne niveau de salaire reflétait la pénibilité du travail? N'est-ce pas au contraire les métiers les plus pénibles qui sont le moins bien rémunérés souvent au niveau du smic et sans espoir d'évolution. Quand au choix à niveau de compétence égale entre un métier plus ou moins pénible, la aussi , il s'agit d'un doux rêve. les salariés exerçant un métier pénible ont en réalité très peu de chance d'en changer, leur niveau de qualification étant malheureusement au départ assez faible et le chemin de la formation professionnelle continue leur étant souvent fermé. Et dans un pays qui connait un tel niveau de chômage, très peu vont prendre le risque de la mobilité. Quand au dernier point la aussi, il relève le plus souvent de l'utopie. Le recrutement se faisant en France le plus souvent sur diplôme, vous êtes tout de suite coincé dans une catégorie de salarié avec très peu de chance d'en sortir. si vous êtes recruté comme ouvrier où employé; Il y a de grandes chances que vous y passiez toute votre carrière.
ces deux personnes ont décidément une vision bien théorique du monde du travail.
a écrit le 10/07/2014 à 23:46 :
Toutes personnes qui trouvent son travail trop difficile le quitte un point c'est tout
Nous sommes en pays démocratique rien ne force un employé à faire plus qu'il ne le peut
physiquement ,ce débat est ridicule ,tout ça pour ne rien foutre et avoir la retraite avant même de commencer à prendre ses responsabilités .Ou sont les hommes et les femmes qui ont pris la pelle et la pioche pour créer un pays
Au fait la musculation et mon foot c'est combien en pénibilité pour la retraite
a écrit le 10/07/2014 à 20:57 :
quelle honte!
a écrit le 10/07/2014 à 16:23 :
Je connais des gens qui ont le dos brisé ou que le travail de nuit a rendus cardiaques. Les gestes répétitifs et tendus vers la productivité maximale n'ont rien d'épanouissant ou de créatif, et ils ne sont pas particulièrement bien payés, renseignez-vous. Orwell se battait contre le totalitarisme et non contre un dispositif négocié par un syndicat très modéré (la CFDT) pour introduire un peu de justice dans notre société.
Réponse de le 11/07/2014 à 0:00 :
A vous lire on se croirait dans un monde où le sort de chacun lui est dicté. Il n'y a pas injustice comme vous le prétendez, dans la mesure où chacun est libre d'accepter ou non tel ou tel emploi, au regard des obligations. Introduire de la justice s'appliquerait à une situation où certaines personnes se voient obligées de faire des tâches pénibles, quand d'autres sont obligées de faire des tâches moins pénibles, et que rien n'existe pour compenser l'injustice.
a écrit le 10/07/2014 à 14:46 :
ces éminents professeurs semblent ignorer que les employeurs, de France comme des pays anglo-saxons, doivent déjà évaluer les risques auxquels sont exposés leurs salariés afin de mettre en place des mesures de prévention adaptées. Le compte pénibilité n'est qu'une retranscription individualisée de cela ; il n'a rien de révolutionnaire. et, surtout, par pitié, laissez Orwell en paix !
Réponse de le 11/07/2014 à 0:03 :
Entre évaluer les risques et peser la masse soulevée quotidiennement par chaque employé, la différence ne me semble pas négligeable...
Réponse de le 11/07/2014 à 21:08 :
Vous croyez que pour évaluer les risques ils ne mesurent pas les efforts effectués ?

La seule et unique différence c'est que la première prévention concerne les "risques" et la seconde sert à mesurer la "pénibilité". Un poste peut être à risque sans être pénible et inversement : MAIS la procédure d'évaluation reste la MEME.
Réponse de le 17/07/2014 à 14:23 :
L'évaluation des risques en entreprise en une obligation non pas anglo-saxonne mais issue d'une Directive Européenne de 1989, transposée en France en 1991.
Cette Directive est un des piliers de la construction de l'Europe sociale et est aussi un critère de convergence en Europe.... Dommage que le contenu de cette directive soit ignoré à l'ESSEC.
Quant à la pénibilité, comme cela a été précisé ci-dessus, c'est un complément à l'évaluation des risques lorsque la prévention est en échec.
a écrit le 10/07/2014 à 14:10 :
Très bon papier, sobre, éloquent et factuel; Nous attendons les réponses maintenant...
Réponse de le 17/07/2014 à 14:17 :
Avons-nous lu le même papier ?
Quand des cols blancs de la finance analysent les conditions de travail des cols bleus, il ne faut pas s'attendre à des merveilles. Dans ce cas il s'agit seulement d'incompétence y compris en économie !
a écrit le 10/07/2014 à 14:08 :
Il est rare de voir une vision du monde du travail aussi caricaturale. Ces deux pseudos experts "en monde du travail" ont -ils mis une seule fois les pieds dans une entreprise ? Ont-ils une seule fois dans leur vie discuté avec un médecin du travail sur les pathologies induites par le travail qui baissent de façon très importante l’espérance de vie ?
Pourquoi ne pas citer les statistiques qui montre qu'un ouvrier décèdent en moyenne 12 ans avant un cadre ?

La pénibilité est une réalité qu'il est important de prendre en compte.
Cet article n'est pas une expertise, c'est une opinion ultra libérale de droite qui souhaite le retour de l'esclavage ouvrier au profit du capital.
Défendre les hommes contre le capital est une nécessité !
Les êtres humains sont plus important que les profits financiers.
Réponse de le 10/07/2014 à 23:56 :
Il est vrai que de votre côté vous semblez à mille lieues de la caricature...
Quand on lit "Défendre les hommes contre le capital est une nécessité ! Les êtres humains sont plus important que les profits financiers", on pense tout de suite aux slogans des affiches de notre ami Mélenchon.
a écrit le 10/07/2014 à 13:50 :
..silence..

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