L'autoritarisme pour sortir de la crise ?

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Le "mainstream" académique et médiatico-politique s'oppose à une politique d'expansion budgétaire pourtant nécessaire à une sortie de crise de la zone euro. Or l'histoire nous montre qu'un tel blocage favorise le risque de guerre et de dictature.

L'Union européenne subit une récession bien spécifique, marquée par l'implosion de bulles spéculatives combinée au déclenchement d'une crise du crédit inédite. De son côté, la Banque centrale européenne est également confrontée à une crise existentielle car sa politique est désormais officiellement inopérante. Elle ne peut en effet baisser ses taux d'intérêt en dessous de zéro et il lui et impossible de se lancer dans un programme de création monétaire, comme ses consœurs américaine, britannique et japonaise. Seul l'Etat est donc aujourd'hui à même de soutenir un secteur privé tétanisé et une économie en proie aux pressions déflationnistes.

Combler le vide laissé par le privé

Par leur action, les pouvoirs publics doivent effectivement combler le vide laissé par le secteur privé, c'est-à-dire que c'est l'État qui doit emprunter et dépenser tandis que le privé - entreprises et ménages - tente de se reconstruire, de réduire ses endettements, bref de panser ses plaies dues à la digestion des excès du passé. Ainsi, le rétablissement de l'activité économique et le redressement du PIB ne se matérialiseront qu'à une seule condition: que l'État emprunte l'épargne privée et qu'il la dépense! En d'autres termes, les stimuli fiscaux et les déficits budgétaires devront être maintenus pendant des années car c'est à ce prix que le secteur privé aura pu rembourser ses dettes pour certains, repris confiance - et donc investir - pour d'autres.

L'erreur japonaise

Attention, car tout retrait inopportun de ces stimuli induirait aussitôt un retour en force de la déflation et une dégradation supplémentaire de la confiance. Erreur commise par le Japon les ayant à maintes reprises prématurément retirés ou diminués durant la « décennie perdue ». Ce qui a coûté leur place de leader dans leur domaine à bien des fleurons de l'industrie nippone, ayant manqué de confiance pour investir dans de nouveaux produits, comme pour concrétiser des projets proposés par leur département Recherche & Développement. Dans un tel contexte d'incertitude, de chômage, d'austérité, il va de soi que le réflexe naturel du consommateur est de se replier sur lui même, c'est-à-dire d'épargner. Voilà pourquoi l'épargne occidentale atteint aujourd'hui des records, en dépit de taux d'intérêt à leur plus bas historique. Ce qui rend les entreprises encore plus frileuses dans leurs investissements, ce qui tarit d'autant plus les cash flows, ce qui comprime davantage les valorisations: autant de calamités ayant précisément conduit à la crise et qui, mal traitées, ne manqueront dès lors pas de dégénérer en spirale.

L'Etat doit casser le cercle vicieux de la baisse de la baisse de la demande

Seul l'État peut donc briser ce cercle vicieux. Voilà pourquoi un État ne doit jamais céder aux sirènes de la consolidation fiscale et budgétaire car ses interventions devront nécessairement se déployer sur la durée afin d'éviter à son économie une rechute qui, dès lors, achèverait le reliquat de confiance. La récession japonaise - censée se terminer après trois ans - n'a-t-elle pas duré près de vingt ans?

Une incompréhension des mécanismes de l'économie de la part des médias, des analystes...

Pourtant, il semblerait bien que nos démocraties soient incapables de vaincre la récession. Cette nécessité impérieuse d'un interventionnisme étatique accru - incontournable pour juguler de telles récessions - provoque effectivement des réactions véhémentes - à la limite de l'hystérie - de la part de la quasi totalité des analystes, des médias et du milieu académique qui  ne comprennent décidément pas les mécanismes, ou qui se calfeutrent derrière leurs préjugés. Et qui expliquent jour après jour à des citoyens crédules que le budget d'un État doit être géré comme celui d'un ménage, c'est-à-dire plus ou moins à l'équilibre.

L'intox du mainstream médiatico-politique

Aldous Huxley n'assurait-il pas (avec raison) que « soixante deux mille quatre cent répétitions font une vérité « ? Dans ces conditions, l'hyper orthodoxie accouche de monstres - le Tea Party, l'aile droite du Parti Républicain aux États-Unis - ou de dirigeants politiques bornés - la Chancelière Merkel - qui ne vivent, qui ne respirent et qui ne parlent qu'à travers la langue primitive de la rigueur. En réalité, après sept ans de crise, après la quasi-liquéfaction de l'euro, en dépit de taux de chômage des jeunes dépassant les 50% dans certains pays européens, il est temps aujourd'hui de se rendre compte d'une évidence.

Qu'il est impossible de mettre en place des stimuli émanant de l'Etat en l'absence d'une adhésion populaire, elle même impossible à obtenir du fait de la manipulation - ou de l'intox - à laquelle se livre le « mainstream » médiatique et politique. Qu'il sera, en d'autres termes, impossible de rompre la spirale récessionniste en présence d'un régime démocratique, tandis qu'un dictateur - n'ayant par définition pas besoin de convaincre son opinion - serait parfaitement en mesure de sauver son économie en accélérant les dépenses étatiques, s'il est persuadé du bien fondé d'un tel remède...

A moins qu'une guerre  - qui menacerait nos existences et notre mode de vie - ne soit une autre alternative, faisant taire du coup toutes les réticences, et qui propulserait dès lors à bon escient les dépenses publiques ? Parvenus tous deux au pouvoir en 1933 dans un contexte de crise sévère, Roosevelt et Hitler furent effectivement confrontés dès le départ à un chômage dépassant 25% de leur population. Ayant tous deux pris la bonne décision - la stimulation de leur économie à outrance -, Roosevelt dut se résoudre à interrompre l'intervention de l'État, sous la pression conjuguée de son aile droite et de milieux financiers...

Qui réussirent à faire replonger leur économie dans une récession encore pire, dont elle ne se sortit qu'à la faveur de l'engagement américain dans l'effort de guerre. Sachant que, de son côté, le dictateur allemand, ayant toute latitude, fit fondre son chômage à 2% en 1938 ! Combien de temps encore nos démocraties resteront-elles otages d'une orthodoxie prescrivant systématiquement le mauvais remède?

______

Michel Santi est directeur financier et directeur des marchés financiers chez Cristal Capital S.A. à Genève. Il a auparavant conseillé des banques centrales après avoir été trader sur les marchés financiers. Il est l'auteur de :  "Splendeurs et misères du libéralisme", "Capitalism without conscience" et "L'Europe, chronique d'un fiasco politique et économique"

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a écrit le 29/08/2014 à 17:29 :
Pour ceux qui n’auraient pas suivi le discours de F. Hollande lors de la conférence des ambassadeurs : (« le monde est brutal et dangereux »), « la situation est bonne, les capitaux investissent ».
Le président nous dit donc que le Capital investit. Espérons juste que les investisseurs investissent leurs capitaux et non de l’épargne des français (possiblement convoitée). Et rappelons-nous que États ou Investisseurs privés, c’est idem : en cas de problèmes éthiques majeurs vis-à-vis du peuple, l’un peut aisément reporter sa responsabilité sur l’autre (en attendant de récupérer les fonds par l’emploi du droit -et comble du vice par le biais de procès susceptibles d’être populaires, sans que jamais le préjudice ne soit réparé à ceux qui auront été floués-).
En tous les cas, étant donné que F. Hollande annonce que les capitaux investissent en ce moment, cela démontre que les fonds ne sont pas épuisés.
a écrit le 27/08/2014 à 18:43 :
Nous avons eu assez de "méchants" au pouvoir pour qu'ils prouvent leur inaptitude totale à gouverner. y compris via des dictatures. Qu'y a-t-il à essayer dans ce que vous proposez? Rien.

La seule chose qui n'a pas été essayée ici bas, c'est de mettre au pouvoir des gens altruistes, bienveillants et justes.

Vous appelez la guerre, la mort, à l'aide. De quel coté êtes-vous? Pour quel profit?

Vous comparez 1929, 1933, à maintenant... Alors que tout a changé sur terre. Comme si l'économie se muait , seule, immuable, faisant fi des paramètres extérieurs tels que la démographie, les droits de frapper monnaie, l'existence ou non de l'étalon or, la raréfaction des ressources, l'essor de l'accès au savoir, l'usage des nouvelles technologies, la robotisation ....
a écrit le 27/08/2014 à 10:11 :
Monsieur Santi prône la politique économique d'Hitler ???
J'en avale mon chapeau direct... Aurait il oublié qu'en 1939, le Reichmark ne valait pas tripette, que l'endettement forcé lié au réarmement de l’Allemagne donnait à l'état allemand des airs de Grèce actuelle ! et que le but de guerre vers l'est, annexion de la Pologne et des riches états baltes de l'époque consistait aussi à mettre la main sur le portefeuille des ces états.... pour renflouer les caisses...
a écrit le 26/08/2014 à 23:08 :
Comme le disait Coluche" les technocrates sont une nouvelle race de faignants "et bien de mon point de vue depuis 40 on détruit en Europe ce qui faisait sa richesse , je veux dire son industrie. Pour le moment rien est fait pour imposer aux patrons d' investir et de produire chez nous, ils font beaucoup mieux en chine avec notre savoir faire au passage.La guerre économique est là et on ne va pas la stopper avec nos Rafales.Fort de constater que l' on descend une marche chaque année mais que faire?
a écrit le 26/08/2014 à 10:05 :
M. Santi est un chevaliers des financiers et des banques, poussant les états à s'endetter d'avantage, afin d'augmenter encore le pouvoir des financiers, qui tiennent les états par la barbichette. Il abuse de la faiblesse d'esprit des socialo-etato-communistes pour que les états s'endette d'avantage et être à la merci des banques. Lorsque les états arrivent au point de ne plus pouvoir rembourser, la finance les tiens par les c.... et décide alors à leur place, ceux qui croient vivre avec l'argent des autres éternellement, sont des faibles d'esprits, et au mieux des irresponsable, car, le après moi le déluge ne fonctionne pas, et il faut bien que quelqu'un rembourse. Réfléchissez bien, on met pas un communiste à la tête d'un établissement de finance, en plus en suisse. A qui profite le crime ?
S'attaquer à l'épargne du privé demande effectivement de l'autoritarisme, mais plus loin encore, lorsque l'état aura dépensé l'argent du contribuable, comme il le sait très bien le faire, sans création réelle de richesse, alors les impôts augmentent verticalement , les taux d’intérêt aussi, et les financiers se frottent les mains.
a écrit le 26/08/2014 à 8:07 :
Tant qu'il y aura plus à gagner en spéculant qu'en investissant, nous n'en sortirons pas.
a écrit le 26/08/2014 à 4:18 :
Quand le remède est pire que le mal. Il vaut mieux s'abstenir. Il faut une bonne purge de la dette, un défaut. Et pendant 20 ou 30 ans les citoyens qui auront été spoliés arrêteront de voter comme des C...
On peut rêver !!!
a écrit le 25/08/2014 à 22:20 :
Vous portez de drôles de prénom et nom Monsieur Michel (Archange) Santi (SAINT).
@latribune : est-ce un canular ? Pouvez-vous publier des gens sérieux svp ?
Réponse de le 26/08/2014 à 14:57 :
Dit-elle avec son pseudo de gamine attardée LOL
Réponse de le 29/08/2014 à 15:29 :
Vous avez raison cher Monsieur (ou chère Madame, je ne sais), je suis une personne assez simple (ou simpliste si cela vous agrée). Il s'agit juste du surnom par lequel mes potes de Génie Méca me qualifiaient (je ne suis pas aller chercher plus loin, désolé).
Réponse de le 29/08/2014 à 15:36 :
Disons, au surplus, que j'apprécie peu que l'on entache ce prénom ; un Michel m'ayant sauvé la vie dans tous les sens du terme.
a écrit le 25/08/2014 à 19:21 :
En gros, ce type veut nationaliser la dépense, pensant que si les gens (consommateurs et investisseurs) dépensent moins, il faut que l'État prenne leur place. Le problème est que cela aboutit à l'éviction et donc à achever l'économie privée… Welcome in USSR…

Si les gens dépensent moins, c'est peut-être qu'il n'y a rien à acheter ou tout simplement que tout est trop cher avec la fiscalité oppressante… Déjà qu'on ne peut pas offrir ce qu'on veut, ni comment on veut, vu que tout est hyper-réglementé…

La finalité de l'économie n'est pas de dépenser ou de faire tourner des sous (merci les keynésiens, les politiciens ont bien compris le message, ceux-ci croient créer de la richesse en gaspillant notre argent…) mais de produire une offre utile qui est demandée, ce qui demande d'innover, de prendre des risques…

Et ce n'est pas la crise qui mène à la guerre, mais les politiciens idiots, ceux qui notamment jurent par l'autoritarisme…
a écrit le 25/08/2014 à 17:55 :
le m'enfoutisme n'a jamais resolu aucun probleme
a écrit le 25/08/2014 à 17:43 :
a peine commencé au Japon, le remède préconisé par M.Santi fait déjà plonger encore plus l'économie. Il y aura toujours des projets insensés et iconoclastes , mais tant qu'on equilibre pas le budget (M santi trouve immoral de rembourser ses dettes) on obère l'avenir .Quand la croissance reviendra, l'Allemagne s'enrichira aussitot, la France , elle a déjà dépensé ce qu"elle n'est pas sure de gagner un jour.
a écrit le 25/08/2014 à 16:10 :
l auteur oublie juste un detail: une politique d expansion budgetaire va forcement correspondre a une periode d augmentation de la consommation de matieres premieres. Or celle ci sont deja sur un pic de production (vrai pour le petrole mais c est pas le seul). donc votre relance va s etouffer tout simplement par l envolee du prix du brut et autres... donc on va se retrouver comme avant avec juste des dettes en plus
Réponse de le 25/08/2014 à 16:49 :
D'où la nécessité vitale (pour l'humanité en général) d'investir massivement dans les énergies renouvelables et la recherche
a écrit le 25/08/2014 à 15:21 :
A qui s'appliquent ces conseils exactement ? Pour ce qui est de la France en particulier, ce sont l'Etat et la sécu qui sont endettés et non les particuliers et les entreprises. Un endettement supplémentaire de l'Etat (pour désendetter le privé) n'a donc aucun sens pour notre pays, non ?
a écrit le 25/08/2014 à 14:43 :
Somme toute, voilà ce programme: un État gaspilleur et incompétent, qui bloque et stérilise toute initiative, va voler l'épargne du privé, pour "investir", à la place de ce privé qu'il empêche de se développer ! On croit rêver. Cet État, mené par des fonctionnaires qui ne connaissent rien à l'Entreprise saurait où et comment "investir", mieux que les boîtes elle-mêmes. Ce programme est d'une bêtise sans nom. En appelant, en prime, à la dictature, il ajoute l'odieux au stupide.
Réponse de le 25/08/2014 à 16:54 :
Peu importe qui investit en fait. L'essentiel sont les effets. Les capitalistes aujourd'hui sclérosent l'économie en préférant spéculer sur les marchés financiers et obtenir des rendements à 15%. Les Vrais entrepreneurs qui pourraient innover et créer des emplois n'offrent hélas que des rentabilités bien inférieures. Or ces investissements il faudra bien les faire, c'est donc logique que ce soit l'appareil d'Etat qui s'en charge et relance de même l'activité et l'innovation...
a écrit le 25/08/2014 à 14:41 :
Au passage, lors de l'arrivé de Hitler au pouvoir, l'économie allemande était déjà en redressement, et Hitler n'a en réalité rien fait du tout à part de la jolie propagande..
Réponse de le 26/08/2014 à 9:45 :
Renseignez-vous sur la politique du banquier Schacht, qui a présidé la banque centrale avant Hitler, mais a mis en place une politique économique audacieuse comme ministre de l’Économie de Hitler, jusqu'en 1937. Schacht a d'ailleurs regretté ensuite le service rendu au Reich et a fini la guerre interné pour faits de résistance.
a écrit le 25/08/2014 à 14:37 :
" les stimuli fiscaux et les déficits budgétaires devront être maintenus pendant des années"

Bref, on continue la politique qui réussi tellement bien depuis 30 ans !
a écrit le 25/08/2014 à 14:14 :
Tout ça c'est faire fi des engagements de la signature de la France au niveau européen.Et oui l'auteur de l'article ne parle pas des conditions du traité de Maastricht auxquelles la France doit se plier .De plus cette situation entraine un fait qui va dans l'interet du pays mais surtout de ceux qui paient des impots.La France emprunte à des taux historiquement trés bas allègent de ce fait ce que serra la pression fiscale dans 10 ans .Emprunter à 2 % c'est pas emprunter à 10 et la charge de la dette n'est pas du tout la meme entre ces deux taux et la pression fiscale sur nous tous decoule de là .Etre laxiste aujourd'hui c'est hypothequer la croissance de demain qui ne servira qu'a rembourser la dette et les taux élevés.Le sens de l'état c'est de prendre conscience de ça et malgrés l'extreme impopularité ne pas varier du chemin de la rigueur ,il y en a t il un autre possible ?
a écrit le 25/08/2014 à 13:52 :
"Une incompréhension des mécanismes de l'économie de la part des médias"...
Avec l'arrivée d'Hoover au pouvoir en 1929, le chômage passa en 4 ans de 1,6 M à 12,8 M (25%).
Roosevelt fustigea Hoover pour avoir trop dépensé et trop taxé, d'avoir fait explosé la dette [publique], d'avoir étouffé le commerce et d'avoir supervisé l'administration la plus dépensière en temps paix de toute l'histoire .
Johan Nance Garner, le candidat à la vice présidence de Roosevelt, accusa Hoover d'être en train de conduire le pays sur le chemin du socialisme.
Et pourtant Hoover est présenté comme un Non-interventionniste et partisan du laissez-faire.
Pour finir Hoover mis en place des barrières douanières massivement destructrices d'emploi (Le Smoot-Hawley Act) et provoqua une guerre commerciale qui empêcha l'Allemagne d'honorer ces dettes.

Malheureusement Roosevelt repris la politique d'Hoover...
a écrit le 25/08/2014 à 13:05 :
A qui emprunte-on et pour le profit de qui? Il est tout de meme etonnant qu'au nom du non dogmatism on veuille nous faire croire que la solution soit de depenser a credit. L'endettement est certes une solution. Simplement elle a attaint ses limites et poursuivre dans ce sens serait dogmatique pas l'inverse.
Réponse de le 25/08/2014 à 16:59 :
Notre économie, qu'on le veuille ou non est une économie d'endettement. Sans dettes, vous n'avez pas de monnaie donc pas d'économie ("C'est le crédit qui fait le dépôt et non le dépôt qui fait le crédit" - Cours de première année d'économie).
Qu'en à savoir qui est trop endetté, il n'existe aucune normes, seul compte le jugement du banquier finalement. Les bons élèves d'hier (Espagne, Irlande) sont les cancres d'aujourd'hui. Dommage que l'on veuille suivre leurs routes...
Réponse de le 26/08/2014 à 11:09 :
Petit rappel (cours d'économie de première année) : "C'est le crédit qui fait le dépôt et non le dépôt qui fait le crédit". Donc pas de dette, pas de monnaie pas d'économie. La question est : Qui s'endette ?
a écrit le 25/08/2014 à 12:29 :
Détail, mais... : "des excès du passé" Passé, pardon, en cours, oui.
a écrit le 25/08/2014 à 12:27 :
Bonjour. Oui, mais non. "l'État emprunte l'épargne privée et qu'il..." Aggraver encore la concentration de richesse ne ferait qu'accélérer l'effondrement. Quoique... Peut-être pas une si mauvaise chose, finalement. Tabula rasa et repartir sur une bonne base.
Réponse de le 25/08/2014 à 14:39 :
" Tabula rasa et repartir sur une bonne base."

Oui, repartez donc au niveau de la Somalie ou autre, à 10 dollars par mois, ou moins, qu'on voit si c'est une bonne chose, moi je compterai les points..

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