Ces super riches qui se voient hors de la société

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(Crédits : CC Andrzej Barabasz)
Depuis les années 80, les super riches américains ont oublié tout civisme ou patriotisme, se considérant hors de la société. Même si, en cas de crise, ils ont évidemment besoin de l'Etat pour garantir leur richesse. Par Dani Rodrik, professeur à Princeton

F. Scott Fitzgerald a eu cette célèbre formule selon laquelle les plus fortunés de ce monde seraient « différents de vous et moi. » Leur richesse financière les rendrait « cyniques là où nous nous montrons confiants, » et les amènerait à se considérer « meilleurs que nous. » Si ces quelques mots revêtent actuellement tout leur sens, c'est sans doute parce qu'à l'époque où ils furent écrits, en 1926, les inégalités observées aux États-Unis avaient atteint des sommets comparables à aujourd'hui.

 Jusqu'aux années 80, des riches faisant preuve d'une "responsabilité civique"

Au cours de la majeure partie d'une période intermédiaire comprise entre l'après-guerre et les années 1980, les inégalités constatées au sein des pays développés sont restées modérées. L'écart entre les plus riches et le reste de la société apparaissait moins colossal - pas seulement en termes de revenus et de richesse, mais également en termes d'inclusion et d'existence sociale. Les riches détenaient certes une plus grande fortune, mais semblaient en quelque sorte appartenir à la même société que les plus défavorisés, reconnaissant les considérations géographiques et la citoyenneté comme autant de raisons de partager un destin commun.

Comme le souligne Mark Mizruchi de l'Université du Michigan dans un ouvrage récent, l'élite américaine du monde des affaires à l'époque de l'après-guerre démontrait « l'éthique d'une certaine responsabilité civique, ainsi qu'un individualisme éclairé. » Elle était disposée à coopérer avec les syndicats, et se montrait favorable à un solide rôle de l'État dans la régulation et la stabilisation des marchés. Ses membres admettaient la nécessité de l'impôt aux fins du financement de biens publics importants, tels que les autoroutes inter-États ou encore le versement de prestations aux personnes âgées et défavorisées. Les élites commerciales n'étaient pas moins politiquement puissantes à l'époque qu'elles le sont aujourd'hui. Elles usaient néanmoins de leur influence pour promouvoir un agenda s'inscrivant plus largement dans l'intérêt national.

Aujourd'hui, de véritables "empereurs moghols aux abois"

Par opposition, les super-riches d'aujourd'hui se comportent comme de véritables « empereurs moghols aux abois, » pour reprendre la formule évocatrice de James Surowiecki. Le premier coupable figurant sur la liste de Surowiecki n'est autre que Stephen Schwarzman, président directeur général de la société d'investissement privée The Blackstone Group, dont la richesse s'élève aujourd'hui à plus de 10 milliards de dollars.

Ainsi Schwarzman se comporte-t-il comme s'il se sentait « encerclé par un gouvernement indiscret et avide de recettes fiscales, ainsi que par une pleurnicharde et envieuse populace. » L'homme d'affaires a suggéré qu'il pourrait être « judicieux d'augmenter l'imposition des plus défavorisés afin qu'ils puissent mettre la main à la pâte, » et affirmé considérer la proposition de comblement du vide de réglementation fiscale autour de l'intéressement - dont il bénéficie personnellement - comme équivalant à « l'invasion de la Pologne par l'Allemagne. » Pour reprendre une autre formule de Surowiecki : « le spécialiste du capital-risque Tom Perkins et le cofondateur de Home Depot, Kenneth Langone, ont tous deux comparé les critiques populistes formulées contre les riches au harcèlement perpétré par les nazis à l'encontre des juifs. »

Les entreprises américaines ne dépendent plus du consommateur américain... et la menace communiste a disparu

De l'avis de Surowiecki, ce changement d'attitude est en grande partie lié à la mondialisation. Les grandes banques et entreprises américaines sillonnent aujourd'hui la planète en toute liberté, et ne dépendent guère plus du consommateur américain. Ainsi la santé de la classe moyenne américaine apparaît-elle dorénavant revêtir peu d'importance à leurs yeux. Le socialisme serait en outre tombé à l'eau d'après Surowiecki, et rien ne contraindrait plus désormais l'État à privilégier outre mesure la classe ouvrière.

Mais ceux de ces empereurs moghols qui considèrent ne plus avoir besoin du soutien de leur gouvernement national commettent une erreur colossale, tant il est vrai que la stabilité et l'ouverture des marchés à l'origine de leur richesse n'ont jamais autant dépendu de l'action de l'État.

En période de relative accalmie, le rôle des gouvernements dans l'élaboration et l'application des règles régissant le fonctionnement des marchés peut certes apparaître éclipsé, comme si les marchés opéraient sur pilote automatique, libérés d'une incommodante intervention étatique qu'il s'agirait d'éviter.

Les super-riches se souviennent de leur nationalité quand les choses tournent mal

Mais lorsque les nuages de la tempête économique pointent à nouveau sur l'horizon, chacun retourne s'abriter auprès de son gouvernement d'appartenance. C'est seulement alors que les attaches liant les grandes sociétés à leur terre natale apparaissent pleinement évidentes. Comme l'a intelligemment relevé l'ancien gouverneur de la Banque d'Angleterre Mervyn King en matière de finance, « les grandes banques mondiales vivent une existence à l'international, mais trouvent la mort sur le territoire national. »

Songez à la manière dont le gouvernement américain est intervenu pour garantir la stabilité financière et économique au cours de la crise financière mondiale de 2008-2009. Si l'État n'avait pas renfloué les grandes banques, le géant assureur AIG, ou encore le secteur automobile, et si la Réserve fédérale n'avait pas inondé l'économie de liquidités, la fortune des super-riches aurait subi un coup sévère. Beaucoup ont affirmé que l'État aurait dû se concentrer davantage sur le sauvetage des propriétaires de biens immobiliers ; il a néanmoins préféré soutenir les banques - une politique dont l'élite financière est la première à avoir bénéficié.

Les plus fortunés ne ressentent plus d'appartenance à la société,

Même en temps normal, les super-riches dépendent de l'assistance et de l'intervention de l'État. Le gouvernement a en grande partie financé les importantes recherches à l'origine de la révolution des technologies de l'information ainsi que de l'émergence d'entreprises telles qu'Apple et Microsoft.

Qui d'autre que l'État promulgue et fait respecter les droits d'auteur, les brevets ainsi que les marques protégeant la propriété intellectuelle, garantissant ainsi aux innovateurs les plus talentueux un flux régulier de bénéfices monopolistiques ? Qui d'autre que l'État subventionne ces établissements d'enseignement supérieur qui permettent de former une main d'œuvre qualifiée ? Enfin, n'est-ce-pas l'État qui négocie les accords commerciaux auprès des autres pays, de sorte que les entreprises nationales bénéficient d'un accès aux marchés étrangers ?

Si les plus fortunés considèrent aujourd'hui ne plus faire partie de la société, et ne plus avoir véritablement besoin de l'État, ce n'est nullement parce que cette croyance correspond à une réalité objective, mais bien davantage en raison de ce portait prédominant à notre époque consistant à dépeindre les marchés comme des entités autonomes fonctionnant sur leur propre carburant. Ce discours se répand en effet dans tous les pans de la société, autant chez les riches que dans la classe moyenne.

Pas de marchés prospères sans société, une évidence oubliée

Il ne s'agit pas ici d'espérer que les super-riches se comportent de manière moins égoïste que n'importe quel autre groupe. En effet, ce n'est pas tant leur individualisme qui entrave la marche d'une plus grande égalité et d'une meilleure inclusion sociale. L'obstacle le plus significatif en ce sens réside davantage dans l'absence de reconnaissance du fait que les marchés ne sauraient engendrer une prospérité durable - bénéfique pour chacun - à moins qu'ils soient appuyés par une société saine et une gouvernance appropriée.

Traduit de l'anglais par Martin Morel

Dani Rodrik, professeur de sciences sociales à l'Institute for Advanced Study de Princeton, dans le New Jersey, est l'auteur de l'ouvrage intitulé The Globalization Paradox: Democracy and the Future of the World Economy.

© Project Syndicate 1995-2014

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Commentaires
a écrit le 13/11/2014 à 10:34 :
//MORALE// PUISQUE QUE VOUS ETTES DANS LA THEOLOGIES ?IL EST ECRIT DANS LE LIVRE SAINT. //IL SERAS PLUS FACILE A UN CHAMEAU DE PASSE DANS LE TROU D UNE AIGUILLE . QU A UN RICHE D ALLEZ AU PARADIS AVEC SON ARGENT???
a écrit le 21/09/2014 à 21:55 :
Ce qui complique l'analyse c'est de se dire qu'il n'est plus possible d'évaluer la richesse en "capacité à consommer". Ce que consomme un super riche est une fraction dérisoire de sa fortune...car un élément de son patrimoine reste limité : le temps. La richesse c'est donc d'abord le pouvoir...et un pouvoir est nécessairement temporel et donc confronté aux états.
a écrit le 12/09/2014 à 13:55 :
Depuis des milliers d'années les religions se sont développées et organisées pour combattre ce qu'on appelait l'esprit démoniaque( les démons n'ont jamais été de chair et de sang mais des façons de penser le monde et son rapport à soi et à lui), c'est à dire quand des gens deviennent obsédés par la destruction, le mal à autrui, pour gagner toujours plus de pouvoir et d'argent, ne pensant qu'à eux au détriment de l'intérêt général. Notre monde actuel est dominé par ce genre de pensées, par le diable pourrait-on aussi dire, les plus grands démons sont admirés, et des publicités tous les jours vantent de vivre ainsi, dans la luxure, le vice, le matérialisme, l'égoïsme, juste pour "être comme les gagnants de ce monde", les gens sont tiraillés par leurs émotions et deviennent alors contrôlables comme des rats de laboratoire, hop un petit fromage et l'animal ira ici.
C'est un débat vieux comme le monde pourrait-on dire, la sagesse est une valeur qui a perdu beaucoup de terrain, et vivre dans une civilisation en ruine, en décadence, surendettée, et chroniquement mal gérée n'aide pas, les gens commencent à se haïr et chercher des bouc-émissaires à leur malheur. J'appréhende jusqu'où nous pourrions aller.
Réponse de le 16/09/2014 à 20:51 :
Excellente analyse !
Réponse de le 28/11/2014 à 19:52 :
"Dieu a été détruit. L'homme ne trouve que la mort"
a écrit le 08/09/2014 à 18:13 :
une idée en vogue Anarcho-capitalism voir l'article de Wikipédia
a écrit le 06/09/2014 à 8:43 :
Depuis quand les plus riches du monde sont des patriotes ? Réponse: sauf exception, ils n'en ont rien à faire. Les riches capitalistes n'ont pas de patrie, ils changent facilement de demeure afin de payer toujours moins d'impôts entre autres. Ils ont un objectif principal dans la vie: faire toujours plus d'argent, amasser toujours plus. Pour les faire payer comme les autres, il faut avoir d'abord du courage politique, c'est-à-dire s'attaquer à leurs privilèges égoïstes en les obligeant à payer leur part et à les poursuivre en justice s'ils refusent ou tentent de fuir à l'étranger. Mais ni l''UMP, ni le PS, ni le FN oseront s'attaquer à l'oligarchie financière européenne. Tous sont liés à ce pouvoir oligarchique.
a écrit le 05/09/2014 à 22:12 :
La solution n'est pas du ressort de la BCE, elle appartient aux politiques !

Désolé de me répéter et de rappeler la prévision de Maurice Allais : les échanges avec les pays pauvres sont une imposture où les demi-pauvres paient pour les riches !
Ce sont eux qui en délocalisant ont créé la dette et on leur donne en plus de l'intérêt dessus au lieu de les imposer ! C'est vrai que leurs bénéfices sont planqués dans les paradis fiscaux !
Coupons l'arbre de la dette à sa racine en remplaçant les cotisations sociales - salariales et patronales - par de la TVA et le problème sera réglé !
Sarkozy s'y était résolu en partie et tardivement, Hollande a tout annulé, sous prétexte que la TVA est un impôt injuste, comme tous les impôts indirects.
Je lui avais pourtant suggéré la solution : en partager une partie entre tous, rendant cet impôt non seulement juste, mais intelligent !
Car, en fait, les gros se cachent derrière les petits, comme pour l'impôt en général et pour la concurrence aussi. En effet tout le monde recevrait sa part, mais chacun contribuerait selon ses moyens, rendant l'impôt progressif !
De fait il serait nul pour les petits revenus et de plus en plus coûteux pour les riches, l'incidence de la redistribution devenant de plus en plus faible,sans effet de seuil stupide et injuste !
Ce changement total d'assise des charges diviserait par deux ( et non diminuerait par deux, comme disent les pédants ! ) le coût des recrutements et disqualifierait les autres concurrences déloyales que sont le travail au noir, le bricolage et la robotisation !
2 autres mesures très fortes compléteraient la panoplie et cela suffirait pour régler définitivement inflation, chômage, déficits et inégalités !
" On ne peut rien changer quand on n'a rien compris " ai-je écrit dans Ouest-France en 1973 !
a écrit le 05/09/2014 à 17:57 :
Stephen Schwarzman précisément, c'est l'exemple même de l'Ordure dans toute sa splendeur, pour lui, il n'y a que lui qui compte, tous les autres peuvent crever, même qu'il leur donnerait encore des coups de pompe pour les aider à crever si ça LUI rapporte...S'il était seul dans ce cas..., malheureusement ce genre d'individus semble se multiplier...mais un jour ils risquent de le payer très cher...comme les nobles après 1789...
Réponse de le 06/09/2014 à 10:25 :
A mon humble avis il risque pas grand chose
a écrit le 05/09/2014 à 11:04 :
J'ai l'impression que l'on confond ici les riches et super-riches
L'article fait un focus sur les milliardaires pas sur les millionaires
Vu d'en bas ça se ressemble c'est vrai, mais vu d'en haut il y a un monde

Les exemples de généreux donateurs sont rarissimes, et l'article, malheureusement un peu creux, explique juste que les super-riches s'en foutent du peuple et s'ils pouvaient presser encore un peu le citron ne s'en priveraient pas.

Ne comptons pas sur eux pour s'autoréguler et limiter leur gourmandise, voilà en somme la philosophie derrière. Pourtant il y aurait des méthodes simples de faire fondre le capital, ça s'appelle l'inflation. Une inflation à deux chiffres et vous faites fondre le capital comme neige au soleil. Bien sûr pas une inflation spéculative tirée par une bulle financière mais une inflation voulu, calculée, avec adéquation entre inflation des salaires et du coût de la vie.
a écrit le 05/09/2014 à 10:47 :
Il faut revenir à la règle d'or :*faire* aux autres ce qu'on veut qu'ils nous fassent.
(et non pas : ne pas faire aux autres ce qu'on n'aime pas, qui est une perversion de cette phrase)

Bien que cela fasse partie du message du Christ, ce n'est pas lié à une organisation (religieuse ou pas). C'est un principe. C'est, simplement, la meilleure solution. Une solution parfaite, divine, pour créer une société agréable à vivre.

Si on essayait :
- La puissance en échange de la bonté
- La puissance en échange de la justice, de l'équité, de l'honnêteté sans faille
- La puissance en échange de l'amour "factuel", c'est à dire prouvé par des *actes*
- La puissance en échange de l'humilité.

On n'éviterait pas les "erreurs", mais on les corrigerait bien vite.
On cesserait d'être dirigés comme des esclaves, par des gens qui se croient supérieurs, honorables, alors qu'ils sont simplement méprisables dans leur amour d'eux-mêmes

Ce qui compte, factuellement, c'est la gentillesse des gens que vous croisez DONC celle de vos dirigeants.
a écrit le 04/09/2014 à 16:05 :
L' état est le gardien des richesses et des privilèges ou bien, l état c'est les riches ( ... ) Alors que les riches ne viennent pas dire que l' état leur est étranger ou défavorable ...
a écrit le 04/09/2014 à 14:10 :
mais alors l'idée de citoyenneté c'est rétrograde ou pas? il parait que l'idée de nation désigne un ensemble de personnes qui vivent sur un "territoire commun", conscientes de leur unité historique et culturelle… chaque électeur riches ou "sans dents" défend ses privilèges de classe, dans son espace... et tous sont citoyens du monde.... c'est ça le secret ;)
a écrit le 04/09/2014 à 12:41 :
- Les super - riches dépendent de l'assistance et de l' intervention de l' état -
C'est la stricte vérité ... Sans la structure état cette richesse ne serait pas ce qu 'elle est
ou bien n'existerait plus ...
a écrit le 04/09/2014 à 11:30 :
LE problème c'est que plus les riches augmentent leur richesse plus il y aura de pauvres.Il y a trop d' écart entre les revenus de toute façon nous finirons tous au même endroit et le paradis ne s’achète pas sauf que certains auront bien mieux vécu que d'autres.
a écrit le 04/09/2014 à 10:16 :
Merci pour cet article
a écrit le 04/09/2014 à 8:37 :
Finalement, on revient au XIXième siècle, avec quelques mauvais super-riches qui n'hésitent pas à jeter les faibles dans la misère. Mauvais super-riches grâce auxquels on s'est tapé ensuite un siècle de communisme et de dictatures criminelles.
a écrit le 04/09/2014 à 8:12 :
C'est le cas de Poutine, il envahit la Géorgie, la Crimée, l'Ukraine.. et se croit tout permis.
Réponse de le 04/09/2014 à 9:22 :
Hors sujet
Réponse de le 04/09/2014 à 18:58 :
C'est bien le cas de M Poutine, M Propagande
Réponse de le 05/09/2014 à 18:04 :
la crimee n'a jamais appartenue a l'ukraine
elle a ete offerte en cadeau
tous comme si un pays une region doivent etre soumie a un dicdact d'une personne
chaque pays ou region a droit de son autonomie
meme si les dirigeants francais ne le respect pas
voir le val d'aosteou un referendum a ete vote pour un ratachement a la france
et non valide par les gogo d'alors
a écrit le 03/09/2014 à 22:46 :
Toujours l'idéologie gauchiste... déconnectée de la réalité. Bill Gates et Waren Buffet (les deux plus riches américains) ont transféré plus de 90% de leur fortune dans des fondations qui font de l'humanitaire.
Mais ça, pour les gauchos, c'est pas acceptable... C'est tellement mieux quand il faut des millions de fonctionnaires (dont certains très, très bien payés) pour prélever l'argent des riches et décider à leur place ce qu'il faut faire de leur pognon...
Réponse de le 03/09/2014 à 23:00 :
Une telle vénération pour les riches vous vaudront certainement une place dans leur paradis ...
Réponse de le 04/09/2014 à 1:56 :
Sauf que les fondations à but humanitaire se concentrent sur des objectifs restreints qui n'ont rien à voir avec la justice sociale et la redistribution des richesses (ie. "l'idéologie gauchiste"). Ce ne sont pas elles qui vont aider l'ensemble des millions de défavorisés que compte cette planète tandis que des politiques étatiques raisonnées peuvent y tendre. Sans compter que ces fondations doivent souvent intervenir justement parce qu'il y a confiscation de richesse par les plus riches au détriment de certaines populations.
Réponse de le 04/09/2014 à 5:39 :
Quand vous payez 15% sur les milliards que vous vous faites pendant que votre secrétaire paye 40% sur son salaire de misère, vous pouvez ensuite faire le grand généreux, surtout quand les 90% sont sur ce que vous n'aurez pas déjà donné à vos enfants.
Réponse de le 04/09/2014 à 5:58 :
Depuis quand les secretaires payent 40% d'impots ? Ou alors donnez-moi le tuyeau, car faut être super bien payé pour être à ce taux d'imposition.

Depuis quand peut-on léguer 90% de son patrimoine à ses descendants ?

Vous parlez de quel pays là.... ??? La France ?
Réponse de le 04/09/2014 à 8:44 :
@norentum C'est vrai moi aussi je rigole : il faut prendre le plafond patronal puis une que votre travaille dans l'entreprise a était ponctionné vous rajouté les impôts sur revenu les locaux et fiscaux et vous retirer ensuite pour bien vous saigner la tva ....Et là il est de combien le taux?
Réponse de le 04/09/2014 à 9:37 :
Moi quand je vous lis je ne rigole pas, je pleure devant les fautes d'orthographe et de syntaxe...
Réponse de le 04/09/2014 à 10:13 :
putain les instits bobos ça bombarde !
Réponse de le 04/09/2014 à 12:16 :
@Thomas Tout à fait d'accord avec vous pour - Rien à voir avec la JUSTICE sociale ! -
Réponse de le 04/09/2014 à 13:28 :
Personnellement les fonctionnaires je m'en fiche mais vous faites abstraction des dizaines de milliers ou + de fonctionnaires qui ont pour rôle de protéger les pouvoirs et les richesses ... ou encore, tous les privilèges ...
a écrit le 03/09/2014 à 22:18 :
très agréable à lire.
ça reprend la base, c'est limpide et placé sous le sceau du bon sens.
merci
a écrit le 03/09/2014 à 18:34 :
les superriches sont de plus en plus riche et paie de moins en moins d'impots et nous on est de plus en plus pauvre et on paie de plus el plus d'impots.
Réponse de le 03/09/2014 à 18:42 :
eh!bien, oui, vous avez tout dit !
Réponse de le 04/09/2014 à 5:48 :
Et les gars.... l'argent ça ne pousse pas sous la télé. Arrêtez d'écouter toutes ces conneries et allez le ramasser. Il suffit d'être malin, entrepreneur, et travailleur.
Réponse de le 04/09/2014 à 12:46 :
@sms Quel est le rapport avec le sujet ? " il suffit de " Tu parles ...
a écrit le 03/09/2014 à 16:08 :
Il y a toujours eu un abîme entre les "Super-Riches" et l'homme de la rue. Ce que vous écrivez est intéressant, sauf le petit couplet nostalgique sur la France des années 70. Je me souviens de la campagne pauvre d'alors (en France ! sans parler de ce que devait être le "Tiers monde") et je peux vous assurer que les riches de l'époque vivaient déjà dans un autre monde, dans l'indifférence aux problèmes de la plèbe. Nos riches actuels sont moins hypocrites et se sentent plus forts vis-à-vis des politiciens, c'est tout. Ils ne parlent plus de la "France" avec des trémolos dans la voix, c'est passé de mode.
Réponse de le 03/09/2014 à 18:47 :
c'est extrè'mement dommage"! pour suite à votre dernière phrase !
Réponse de le 04/09/2014 à 13:21 :
Les riches d' aujourd’hui sont de + en + arrogants et de + en + prétentieux ... Pareil pour les fils et filles de riches !
a écrit le 03/09/2014 à 15:41 :
Les super-riches sont toujours plus riches parce qu'ils dépensent moins d'argent qu'ils n'en gagnent. On ne peut pas leur en vouloir pour çà.
Ceci étant, plus on est haut dans la société, plus on a de devoirs. Oublier çà, c'est comme cracher en l'air : çà vous retombe toujours sur la g... un jour ou l'autre.
Réponse de le 03/09/2014 à 20:16 :
"Les super-riches sont toujours plus riches parce qu'ils dépensent moins d'argent qu'ils n'en gagnent. On ne peut pas leur en vouloir pour çà."

Moi je dis phrase magnifique !

C'est vrai comment en vouloir à un homme qui achète une Porsche Carrera S (100 000€), qui gagne 3,5 millions d'€ tous les ans et qui dit que les pauvres devraient mettre la main à la pâte en payant plus d'impôts...

C'est plus un molard que tu viens de cracher en l'air mon gars...
Réponse de le 04/09/2014 à 13:32 :
Les deux premières lignes de votre commentaires : ZÉRO ( ... )
a écrit le 03/09/2014 à 15:30 :
merci
a écrit le 03/09/2014 à 15:20 :
le vrai problème est que ces quelques (et fort rares en fait) super-méga-riches decredibilise une bonne partie du model.
Les inégalités sont positives : elles recompensent l'effort, le risque, le travail. Néanmoins un tel niveau d'inégalité est difficile a justifier et on en vient à souhaiter le socialisme et et le communisme qui n'apportent que pauvreté et frustration
Réponse de le 05/09/2014 à 9:45 :
@ michel :
« Les inégalités sont positives : elles récompensent l'effort, le risque, le travail »
Dans une méritocratie ou une aristocratie (étymologiquement les meilleurs) peut être mais certainement pas dans une société capitaliste. Dans quel monde vous vivez. Vous vous levez le matin pour aller bosser, vous regarder le monde autour de vous ?
« on en vient à souhaiter le socialisme et le communisme qui n'apportent que pauvreté et frustration »
Ça reste à prouver mais pour cela il faudrait essayer.
Par ailleurs la frustration, c’est le capitalisme qui en vit. Pas de frustration, pas de besoin, pas de consumérisme, pas de profit, pas de capitalistes…
Réponse de le 05/09/2014 à 10:42 :
@ michel :
« Les inégalités sont positives : elles recompensent l'effort, le risque, le travail »
Dans une méritocratie ou une aristocratie (étymologiquement les meilleurs) peut être mais certainement pas dans une société capitaliste. Dans quel monde vous vivez. Vous vous levé le matin pour aller bosser, vous regarder autour de vous ?
« on en vient à souhaiter le socialisme et le communisme qui n'apportent que pauvreté et frustration »
Ca reste à prouver mais pour cela il faudrait essayer.
Par ailleurs la frustration, c’est le capitalisme qui en vit. Pas de frustration, pas de besoin, de consumérisme, pas de profit, pas de capitalistes…
a écrit le 03/09/2014 à 14:47 :
Hollande, lui n' aime pas les pauvres.
Réponse de le 04/09/2014 à 1:44 :
Amen.
Sainte Trierweiller, priez pour nous.
a écrit le 03/09/2014 à 14:11 :
qu'il y ait des riches c'est un fait et il y en a toujours eu et il y en aura toujours et c'est peut être bien pour l'économie. le Pb c'est qu'avec la montée du libéralisme et de la mondialisation ces riches ont trouvés les outils pour ne plus apporter leur contribution à al société trouvant avec l'appui des parasites que sont les avocats fiscalistes tous les moyens pour échapper à l'impôt. les Etats doivent se ressaisir et s'entendre pour les forcer à apporter leur contribution par le biais de l'impôt sinon ils s'enfermeront dans leur égoîsme et leur tour d'ivoire avec pour seul but de figurer au classement de Forbes!
a écrit le 03/09/2014 à 13:24 :
tout est dit dans cette article.
a écrit le 03/09/2014 à 13:08 :
super-riche !
a écrit le 03/09/2014 à 12:11 :
Les medias font le lit du FN et autres extremes. Ils louent la politique de répartition des richesses (en oubliant leur propre avantages fiscaux que voulait leur supprimer Sarkosy) et ils vivent en présentant le luxe, les riches, les voyages et villas de luxe, la publicité sur les voitures que peu de français peuvent s'offrir et ensuite ils les massacrent via des articles en final sans interet réel. SANS RICHES IL N'Y A PAS DE RICHESSES, C'est tout !
Réponse de le 03/09/2014 à 13:24 :
Et leur richesse...elle vient d'ou ? De la cuisse de Jupiter peut être ?
Réponse de le 03/09/2014 à 13:29 :
vous avez parfaitement raison, il n'y a pas de richesse sans riches, mais il ne faut pas oublier qu'il n'y a pas de richesse sans beaucoup de riche... et c'est là tout la limite !
Il faut arrêter d'opposer systématiquement les super riches avec les fénéants abreuvés aux aides sociales... le problème n'est pas là. en revanche, qu'il n'y ait plus de riches "intermédiaires" à cause de ses supers riches, c'est une vraie catastrophe.
Réponse de le 03/09/2014 à 13:36 :
Surement pas. Ou alors votre définition de "richesses" c'est juste le luxe.
Réponse de le 03/09/2014 à 18:41 :
on ne devient pas riche par son travail !! mais par héritage, facile, ou par des affaires", n'est ce pas.....pas de sentiment dans les affaires", et on écrabouille tous les autres, on met les autres dans le fossé, pour passer par dessus, c'est tout ! (malversations et tout le toutim ! )
Réponse de le 03/09/2014 à 19:42 :
"les fénéants abreuvés aux aides sociales" ce sont les petits fils et les arrières petits fils de ceux qui ont été en première ligne dans les tranchées et au front contre les Allemands en 1914 et 1939 et dont plusieurs millions périrent pour défendre cette nation dont les super-riches s'en delectent. Qu'une guerre se déclare ils seront encore les premiers qui serviront encore de chair à canon. En temps de paix on utilise les termes les plus méprisants pour les désigner. Les parasites super riches ne se battent qu'en très faible pourcentage.
Réponse de le 03/09/2014 à 19:42 :
"les fénéants abreuvés aux aides sociales" ce sont les petits fils et les arrières petits fils de ceux qui ont été en première ligne dans les tranchées et au front contre les Allemands en 1914 et 1939 et dont plusieurs millions périrent pour défendre cette nation dont les super-riches s'en delectent. Qu'une guerre se déclare ils seront encore les premiers qui serviront encore de chair à canon. En temps de paix on utilise les termes les plus méprisants pour les désigner. Les parasites super riches ne se battent qu'en très faible pourcentage.
Réponse de le 04/09/2014 à 5:52 :
Et le fait d'avoir tué , ou de ne pas avoir tué, a un rapport avec notre patrimoine financier ?
Réponse de le 04/09/2014 à 13:10 :
( ... ) et sans pauvres; pas de riches !
Réponse de le 05/09/2014 à 10:44 :
... et surtout sans travailleurs exploités qui produisent les richesses, pas de riches !
Réponse de le 05/09/2014 à 11:34 :
...ou plutôt sans travailleurs exploités pas de riches !
a écrit le 03/09/2014 à 12:11 :
ben, tu parles, ON N'A PAS LES MEMES VALEURS! ils ne sont pas comme les autres..MDR!
a écrit le 03/09/2014 à 12:09 :
Grand bien leur fasse, leur pognon ne les préservera pas de casser leur pipe, eux aussi!
a écrit le 03/09/2014 à 11:44 :
Très bon article qui démontre bien que l'assistanat ne se trouve pas là où on le pense.
a écrit le 03/09/2014 à 11:28 :
A propos de riches, regardez cette BD :
laviereveedestraders.blogspot.fr

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