Profitons de la crise pour moderniser enfin les syndicats !

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(Crédits : Reuters)
Il faut mettre fin aux syndicats nationaux, supprimer les subventions qui leur sont aujourd'hui attribuées, et redonner du poids à l’État dans la gestion paritaire de la protection sociale. par Michael Miguères, secrétaire national de l'UMP

Nombre record de chômeurs, croissance zéro, des professions en colère toujours plus nombreuses, des rigidités lourdes et néfastes du marché du travail, des conflits syndicaux toujours plus pénalisants pour les usagers et paralysants pour l'économie : difficile de refuser une modernisation du système syndical français.

Le seul caractère positif d'une crise et d'un déclin c'est qu'ils précèdent potentiellement un moment de modernisation. Or, s'il est bien un domaine caractéristique de la faillite du modèle social français c'est son syndicalisme : inefficace pour l'emploi, faible dans la défense de catégories professionnelles et coûteux pour la collectivité. Qui peut encore décemment vouloir faire croire l'inverse ?

En finir avec les syndicats nationaux

Moderniser le système social français est devenu une urgence pour tant pour l'emploi que pour la croissance globale de notre économie tant le système actuel est nuisible et contre-productif. Parmi les décisions qu'un gouvernement voulant « changer » de manière utile et « réformer » ce qu'il ne va pas, la dénationalisation des syndicats, la fin de subventions coûteuses et un retour de l'État dans les organismes paritaires semblent les trois priorités.

La fin de syndicats nationaux d'abord et un retour à des syndicats par profession ou secteur d'activité permettrait la fin de conflits politiques stériles et un recentrage de l'activité des syndicats sur les sujets de modernisation de professions sous tensions permanente,  l'ouverture des frontières, les  innovations technologiques et de l'allongement de la vie... Le rôle d'un syndicat est de défendre et de moderniser des professions, pas d'opérer une mission politique.

Supprimer des subventions coûteuses

La fin de subventions coûteuses pour un État à genoux économiquement et qui ne peut même plus financer sa justice, sa police et son armée est une priorité absolue. Les syndicats peuvent vivre, comme c'est le cas chez nos voisins, des cotisations de leurs adhérents. Nous vivons la situation absurde de syndicats surpuissants par leur taille économique et leur potentiel de nuisance mais faible par leur représentativité et leur apport positif pour la collectivité !

L'affaire scandaleuse de travaux de 130 000 euros réalisés pour l'appartement du Secrétaire Général de la CGT est l'arbre qui cache la forêt des gâchis du système actuel. Les milliards de subventions de l'État à des organismes syndicaux défectueux pourraient être réorientée vers l'Enseignement Supérieur ou la Santé ou alléger les charges des entreprises qui produisent du chômage.

Que l'État revienne dans la gestion paritaire

Enfin, le retour de l'État comme décideur décisif dans la gestion d'organisme permettrait à la collectivité dans son ensemble de décider en dernier ressort. Là où l'État et les partenaires sociaux peuvent avancer de concert, comme c'est le cas dans de nombreux domaines, rien ne changerait. Mais dans les cas où les syndicats bloqueraient une décision que les représentants du peuple estiment néanmoins nécessaire, c'est eux, par le biais de l'État qui l'emporteraient. La France a atteint et dépassé les limites du paritanisme.

De plus, les organismes paritaires s'étant multipliés de manière exponentielle ces dernières années, le gouvernement s'est privé peu à peu des moyens de mettre en œuvre leur politique. C'est dans le mouvement d'explosion des organisations paritaires que c'est construit le chômage de masse et les blocages politiques, il n'est peut-être pas inutile d'établir un lien entre les deux.

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Commentaires
a écrit le 08/11/2014 à 15:37 :
Ce petit jeunot est surprenant ! Redonner un rôle à l'Etat en supprimant les syndicats nationaux tout en libéralisant l'économie de toute contrainte notamment celle de l'Etat. En fait en réfléchissant, c'est logique. L'Etat va faire ce que les entreprises ont du mal à faire supprimer tout ce qui gêne le profit !
a écrit le 06/11/2014 à 11:45 :
SUPRIMON LES SUBVENTIONS AU CNPF ET A L UNP ET A PRES ON VERRAS SI SE JEUNE C ?? A RAISON ?LA DEMOCRATIE A UN PRIX QUE TOUT LE MONDE DOIT PAYEZ???
Réponse de le 09/11/2014 à 1:15 :
6 fautes d'orthographe sur 9 mots. Rien à répondre !!
a écrit le 06/11/2014 à 8:19 :
Bonjour, c'est ce que l'on nomme un argumentaire à la Zemmour... On part d'un constat et on assène des vérités qui n'ont aucun rapport avec le problème de base. Connaître l'histoire syndicale, la façon dont le patronat l'a détourné, comme il a détourné le rôle premier des syndicats, sont, selon moi, les données essentielles à intégrer avant d'affirmer des inepties.Cordialement.
a écrit le 06/11/2014 à 0:35 :
"Le rôle d'un syndicat est de défendre et de moderniser des professions, pas d'opérer une mission politique".
Ce n'est pas à ce jeune homme inculte, qui ne sait manifestement rien de l'histoire du mouvement ouvrier, de définir quel doit être le rôle des syndicats.
a écrit le 05/11/2014 à 23:57 :
Les seuls à avoir le droit de faire changer les syndicats sont leurs membres. Les syndicats ne sont pas une administration qui appartient à l'état, ce sont des organisations qui appartiennent à leurs membres et qui représentent ceux qui les élisent (les salariés). Chercher à les faire dévier de l'extérieur, c'est anti-démocratique.
Réponse de le 06/11/2014 à 10:48 :
Les seuls : non ! Ils y a tous ceux qui les financent ! Et ça, c'est un problème politique puisque tous les français sont concernés... même les chômeurs et les non salariés !!
Je serais d'accord avec vous... dès que les syndicats ne seront financés QUE par les adhérents !! LA réforme, elle doit d'ailleurs commencer comme ça ! (en plus, ca évitera aux syndicats de financer des rénovations à 140,000 euro, d'appartement refait pour leur secrétaire général !)
Réponse de le 10/11/2014 à 22:01 :
les partis politiques aussi avec le peu d'adhérents qu'ils ont par rapport aux syndicats. Il n'y a que la bêtise qui prime dans vos raisonnements
a écrit le 05/11/2014 à 20:38 :
Bonnes remarques... mais inappliquables, sauf à faire une réforme d'envergure dans la foulée des élections de 2017 !
Après, leur pouvoir de nuisance est tel qu'une réforme devient difficile !!
a écrit le 05/11/2014 à 18:44 :
Il devrait plutôt s'occuper du financement de son parti, et aller voir la vraie vie d'un français moyen travaillant dans une entreprise, ce qui n'est pas son cas ( habitant du 16eme à Paris) et donc incapable de s'extraire de ses ennuis de bobo parisiens
Réponse de le 06/11/2014 à 10:52 :
"financement de son parti" : vous voulez parler du parti qui n'a pas couté UN CENTIME à l'état en 2012 ? Moi, je m'attaquerais plutôt aux phobies administratives de ceux d'un autre parti qui en oubli de payer leurs impôts, ou qui oublient qu'ils ont des comptes en suisse !!
a écrit le 05/11/2014 à 18:06 :
La crise, la crise! Crise de quoi? c'est plus une crise des dirigeants qu'une crise Economique... En nous imposant ce système aliénant, les grandes compagnies retardent l'adaptation d'une nouvelle façon de vivre qui respecte la planète et re-donne une importance et une place à chaque être humain. Qu'on se le dise....
a écrit le 05/11/2014 à 16:39 :
Au contraire, rendons obligatoire l'adhésion des salariés aux syndicats, ( comme le vote d'ailleurs) et là peut être auraient ils nous la représentativité et la légitimité nécessaire dans la gestions des conflits. Mais ça je doute que ce jeune homme bien éduqué puisse le comprendre.
Réponse de le 05/11/2014 à 23:48 :
Cest une très bonne idée, mais pas incompatible avec la sienne ! Je pense qu'il faut faire les deux.
a écrit le 05/11/2014 à 15:45 :
Allez, chiche ! On commence par supprimer les syndicats patronaux. Si ça marche mieux on supprimera alors les syndicats salariés.

Par contre concernant les subvention, il ne faudrait pas oublier que les syndiqués apyent sur leur propre deniers leur adhésions ce qui est très loin d'être le cas des adhérents aux syndicats patronaux. En effet, ce ne sont pas les dirigeant d'entreprises qui adhèrent mais leur entreprise qui paye (Je vous laisse imaginer la contribution au budget du MEDEF des enteprises multimillionnaires qui y adhère)

Par contre je suis assez étonné que ce Monsieur en soit pas outré par le niveau de subvention reçu par les partis politique (dont le sien)...
Réponse de le 06/11/2014 à 10:57 :
Et les syndicats qui se financent sur les CE EDF ou SNCF notamment, qui se financent sur les formations professionnelles, sur les subventions d'État, sur des plaintes contre des entreprises qui font travailler des salariés avec leur accord (des syndicats non-représentatifs des personnels concernés... mais ils encaissent !),...
Tous ces financements, vous les oubliez ??!
Réponse de le 06/11/2014 à 10:59 :
@lolo : l'employeur, c'est l'entreprise: il est donc normal que ce soit elle qui soit représentée par son dirigeant... et qu'elle finance cette représentation !
a écrit le 05/11/2014 à 13:50 :
Il faut revoir la répartition des charges sociales entre les particuliers et les entreprises. A trop charger les entreprises, on les tue.
a écrit le 05/11/2014 à 13:26 :
Et le monopole de la représentation syndicale ? Normal ?
a écrit le 05/11/2014 à 13:21 :
J'ai tendance à être d'accord, je l'avoue mais en allant au bout de la démarche alors. L'Etat représentant les citoyens n'a pas à déléguer à des organisations limitées ( syndicats de salariés ou patronaux) ce qui relève au final d'une décision de politique économique. Je serais donc pour une disparition totale de cette "gestion" paritaire censée rendre difficile les conflits sociaux...
a écrit le 05/11/2014 à 12:11 :
Pas une mauvaise idée en soi de supprimer les syndicats qui ne sont plus autre chose que des succursales des partis politiques ...mais pourrait-on aussi supprimer les subventions desdits partis politiques qui ne sont que du racket de l'argent piblic ??? :-)
Réponse de le 05/11/2014 à 18:47 :
Il y a si je ne m abuse des confédérations qui n appel pas à voter pour l un ou pour l autre. Vous parlez des confédérations qui sont hyper médiatisées.

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