Finance : le risque pèse toujours autant sur les contribuables

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Le budget fédéral voté aux Etats-Unis accorde un beau cadeau aux banques américaines.
Le budget fédéral voté aux Etats-Unis accorde un beau cadeau aux banques américaines. (Crédits : © Chip East / Reuters)
Alors que les contribuables américains sont sollicités pour assurer les activités spéculatives de leurs grandes banques, à Bruxelles, les deux principaux projets de réglementation, visant à limiter les risques bancaires et le rôle des contribuables en cas de crise, sont sur le point d’être abandonnés.

Nonobstant la crise financière de 2008, les contribuables européens et américains peuvent s'étonner du fait qu'ils fassent toujours office de caution financière pour les grandes banques qui spéculent sur les marchés financiers.

Encore plus inquiétant, cette addiction paradoxale des institutions financières aux garanties publiques n'est pas près de s'estomper, notamment aux Etats-Unis, au regard des dernières mesures prises. Il a en effet été intégré dans le budget fédéral voté le 11 décembre dernier une mesure qui en annule un dispositif de la loi de régulation financière Dodd-Frank de 2010, et qui protégeait les contribuables contre les risques inhérents à la spéculation sur les marchés.

Des traders qui jouent avec l'argent des contribuables

Concrètement, cet article de la loi Dodd-Franck forçait les grandes banques américaines à placer certaines de leurs transactions sur les produits dérivés (des instruments de couverture sur les marchés, dont les fameux "credit default swaps", CDS) dans des entités distinctes, non assurées par l'institution fédérale qui assure les banques commerciales, la Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC).

C'est donc cette réglementation que le budget fédéral vient d'abroger, au bénéfice du secteur bancaire qui a publiquement soutenu l'initiative dans l'espoir de bénéficier, grâce à la protection du fonds fédéral, d'une meilleure notation pour refinancer les activités de produits dérivés. Selon Elizabeth Warren, une sénatrice du Massachusetts en première ligne dans le combat contre Wall Street, cette mesure permettra "aux traders de produits dérivés à Wall Street de jouer avec l'argent du contribuable et de se faire renflouer par l'État quand leurs paris risqués menacent de faire s'écrouler le système financier".

Les projets de réglementation financière abandonnés en Europe

Toujours très puissante aux Etats-Unis où elle est un grand donateur des partis politiques, la haute finance l'est aussi en Europe où deux projets de réglementation financière importants ont été quasiment abandonnés : la séparation des activités bancaires et la taxe sur les transactions de produits dérivés. Ces deux mesures visaient in fine à réduire au maximum le risque que le contribuable ait à assumer le sauvetage des activités spéculatives des banques en cas de crise.

Mais les banques potentiellement concernées ont lutté sans relâche pour garder leur avantage compétitif lié à la garantie des contribuables. Elles ont d'un côté quasiment réussi à faire enterrer le projet Barnier de séparation des activités bancaires qui allait  beaucoup plus loin que les deux lois françaises et allemandes de (non) séparation bancaires adoptées en 2013.

Concrètement, une loi qui séparerait au sein des grands groupes bancaires les activités de banques de détail et de banques d'investissement aurait pu permettre que la garantie implicite du contribuable pour les banques de détail - légitime tant elles jouent un rôle vital pour l'économie réelle - ne s'applique plus sur les activités de marché les plus spéculatives de ces mêmes groupes.

Mais devant la forte réticence de la France, les négociations sont au point mort entre ministres européens et la commission Juncker a décidé de faire figurer le projet Barnier parmi ceux qui pourraient être abandonnés dans les dix-huit mois à venir si aucun progrès n'était constaté.

La France vent debout contre la taxe Tobin

D'autre part, les banques européennes sont sur le point d'obtenir gain de cause pour que la taxe sur les transactions financières concernant les produits dérivés (Taxe Tobin) soit abandonnée. Sur ce dossier aussi, les négociations patinent à Bruxelles. La France a toujours proposé une réforme à minima dont l'Italie ne semble pas vouloir. Et Berlin qui dans un premier temps était plus enclin que Bercy à instaurer cette taxe sur les dérivés (sic), serait désormais prêt à laisser tomber sous la pression de ses homologues.

Pourtant, les produits dérivés s'échangent pour plus de 90% d'entre eux entre institutions financières, alimentant les interconnexions entre elles et les risques d'écroulement du système financier -un peu à la manière d'un château de cartes- si par malheur un choc survenait. Appliquer une taxe de 0,01% sur les transactions de dérivés anéantirait, selon un constat d'experts, les trois quarts des transactions qui sont pour une écrasante majorité complètement déconnectées de l'économie réelle.

Une mesure véritablement efficiente aurait donc été d'appliquer au niveau mondial cette taxe Tobin à l'ensemble des produits dérivés qui s'échangent de gré à gré, jusqu'ici peu contrôlés : ils sont au total adossés à 693.000 milliards de dollars de produits financiers ! C'est plus qu'avant la crise financière de 2008.

Mais on est bien loin d'une telle mesure. Malgré la crise de 2008, les banques continuent de privatiser leurs profits tout en socialisant, lors des crises, leurs pertes.

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Commentaires
a écrit le 03/01/2015 à 9:31 :
Quoi de neuf ?
a écrit le 02/01/2015 à 13:45 :
la séparation des activités de banque de détail et de banque d' affaire est une fausse bonne idée qui ne permet pas d'atteindre l'objectif voulu, c'est a dire de ne pas faire payer la facture aux contribuables.
faut il rappeler qur lehman brothers etait uniquement une banque d'affaire, elle n'avait pas d'activité de banque de détail, pas d'agence, pas de clients particuliers, c'est a dire exactement ce veut cette loi, poutant, ca faillite n'a pas empêché le monde et la finance dans son ensemble de basculer dans une crise sans précédent.
Réponse de le 02/01/2015 à 21:29 :
Le Glass-Steagall act a interdit pendant plus de 50 ans aux banques de jouer au casino avec l'argent des déposants, et de faire leur métier qui est de prêter de l'argent. Et parce que des petits gars qui jouaient uniquement au casino ont fait faillite, vous expliquez sans rigoler que cette loi ne servait à rien... That's logic . Vous bricolez où ? Chez le Sapin ou le Macron, ou le grand c.. ?
Réponse de le 03/01/2015 à 9:06 :
tout a fait d accord mecatemps . Et le but serait plutôt de mettre en place des loi pour que le croupier ne soit pas joueur. L exemple le plus concret , ceux qui fixent le cour de l or on des milliard d investissement sur cette devise ancestrale.
a écrit le 02/01/2015 à 1:05 :
La TTF devrait ne concerner que les produits déconnectés de la réalité, et spéculatifs par nature, entre établissements financiers, non le petit épargnant actionnaire.
Les spéculateurs doivent assumer leurs risques, ou partager les profits.
Réponse de le 02/01/2015 à 10:29 :
La banque gère les fonds des "non le petit épargnant actionnaire."... Vous êtes donc pour que tout reste identique, comme eux.
Hé bien, vous l'aurez, votre crise...
Réponse de le 02/01/2015 à 10:55 :
tout a fait, cela devrait toucher toutes les transactions dérivés ou non, THF ou non (car de toute maniere le prix de l'action est déconnecté de la réalité).
apres si vous êtes un "petit actionnaire", vous ne devez sans doute pas faire des transactions toutes les ms donc vous seriez de toute manière moins touché que les banques.
a écrit le 01/01/2015 à 23:42 :
et dire qu'ils y en a qui se vautrent dans l'argent ! et d'autres en meurent de ne pas en avoir ,car rejetés par lès mêmes .
a écrit le 01/01/2015 à 21:55 :
> La France vent debout contre la taxe Tobin

Pourquoi?
Réponse de le 02/01/2015 à 10:30 :
Là, ce n'est pas la "peur" de perdre de l'Argent. MAIS SURTOUT que l'on puisse identifier QUI fait QUOI.
Et ça, ça les gène plus que tout. Les bonnes affaires se font dans la discrétion...
a écrit le 01/01/2015 à 19:01 :
6 ans ont passé!! nous avons eu droit à des tonnes de vœux pieux à commencer par celui de notre actuel président (mais son prédécesseur n'est pas en reste); nous avons eu des articles, des émissions, des wagons de bonnes résolutions , nous avons entendu des avis d'experts et eu droits à des commissions, des sommets et encore des sommets pour arriver où ? nulle part !!! pour quel résultat?
a écrit le 01/01/2015 à 18:01 :
Tristes sires que nos politiciens dépassés par la mondialisation et ses implications, toutes négatives, mais pas inéluctables.Cela va nous mener à une fin de civilisation et au Jugement dernier, jour de colère, même pour ceux qui n'y croient pas !
a écrit le 01/01/2015 à 14:36 :
Concernant les Etats-Unis, voici quelques prévisions sur de bases solides. Un grand nombre des petites sociétés exploitant des concessions vont faire faillite dans les mois qui viennent. Ceci va entrainer l’arrêt de la production, et le volume de pétrole produit aux Etats-Unis va chuter de manière spectaculaire au second semestre 2015. De plus, les mises au chômage massives des employés vont se répercuter dans le secteur des services. Les Etats-Unis vont donc affronter une « crise industrielle », localisée, certes, mais de grande ampleur à partir de l’été 2015.

Un problème financier, ensuite, car ces faillites vont transformer en « mauvaises dettes » une très grande partie des emprunts « titrisés » dans les banques américaines. Ceci peut être l’équivalent d’une nouvelle « crise des subprimes » dès l’été ou le début de l'automne 2015.

Signalons que le seuil de rentabilité du pétrole de schiste, qui était initialement prévu autour de $30 par baril, se trouve actuellement plutôt vers $60/$70 par baril, et ceci uniquement pour les coûts directs. Les meilleurs analystes du secteur mettent la rentabilité à des sommes de l’ordre de $100 le baril.

Les pays arabes à ce moment vont augmenter le prix du baril à $80-100, ce qui aura un impact pour nos économies, et fera sourir un certain Vladimir Poutine. Finalement, il n'est pas un si mauvais joeur d'échecs comme le veut Barack Obama.
a écrit le 01/01/2015 à 14:03 :
RIEN A AJOUTER .ON A LES BANQUIERS ET LES DIRIGEANTS QUE L ON MÉRITE.OU ALORS ON SE RÉVEILLE ET ON LES PEND TOUS.
Réponse de le 01/01/2015 à 16:23 :
ABSOLUMENT D'ACCORD. FRANCE REVEILLE TOI AVANT QU'IL NE SOIT TROP TARD.
Réponse de le 01/01/2015 à 21:06 :
créez des emplois dans la fonction publique financés par l'impôt ou la dette et les très petits princes qui gouvernent sont servis comme des rois .On y est !
Rajoutez un zeste de mondialisation et de délocalisation ,une grosse pincée d'assistanat...et vous arrivez à tuer l'emploi et le pays
:voualà la bonne gouvernance à la française qui restera à la postérité ou comment couler un pays . France réveille-toi !
a écrit le 01/01/2015 à 13:36 :
De lire que les trois quarts des transactions sont pour une écrasante majorité complètement déconnectées de l'économie réelle. Déconnectées quel mensonge quand on constate l'état de l'économie réelle aujourd'hui suite aux spéculations hasardeuses de ces financiers en 2009? Aucun financier en prison, augmentation des dettes de tous les pays européens pour renflouer ces banques spéculatrices à tout va ete les politiques d'être encore aux ordres?? Marchons nous sur la tête jusqu'à l'effondrement du système?
a écrit le 01/01/2015 à 13:13 :
Si les contribuables doivent apporter une garantie aux etablissements financiers. Pourquoi cette garantie bancaire n est pas remunere comme n importe qu elle societe d assurance l est qd elle garantie un pret?
Réponse de le 01/01/2015 à 21:57 :
De fait.

On peut aussi questionner la légitimité d'obliger les États à passer par les banques commerciales pour emprunter, alors que la crise de 2008 a de nouveau montré que l'État est le prêteur en dernier ressort.

Il vaut mieux continuer à abêtir le peuple avec Nabilla & Co.
a écrit le 01/01/2015 à 11:42 :
Si des produits financiers sont inutiles et dangereux, pourquoi vouloir les séparer des banques ou les taxer ? Pourquoi ne pas tout simplement les interdire. Quand quelqu'un roule en permanence comme un chauffard, on ne se contente pas d'une amende, on lui retire son permis. Les banques roulent comme des chauffards avec des produits financiers inutiles, interdisons ces produits financiers.
Réponse de le 01/01/2015 à 14:25 :
"des produits financiers inutiles" qui leur rapportent pas mal, j'imagine. La Finance liée au réel, c'est fini, les produits modernes sont virtuels, presque uniquement des équations et formules mathématiques.
SI les banques ne font plus de 'trading', elle n'auront plus de revenus, les prêts, ça rapporte presque rien.
a écrit le 01/01/2015 à 9:57 :
Si les banques commerciales n'ont plus accès aux activités financières, alors leur rentabilité va baisser et le prix des crédits va augmenter...et à la fin cela deviendra les banques des pauvres. Inversement, les banques spécialisées en finances, vont gagner beaucoup d'argent mais seront devenues plus fragiles parce que non adossées aux activités commerciales. Conclusion : il ne faut pas séparer les activité. Bien entendu, hors de question de supprimer la haute finance garante de la nécessaire liquidité de nos marchés
Réponse de le 01/01/2015 à 18:39 :
pouvez vous m'expliquer en deux mots ce qu'est une banque du pauvre selon vous. Question subsidiaire: quelle est l'utilité d'une banque si son service est limité "aux riches" ?
a écrit le 01/01/2015 à 9:15 :
Chacun rend ou n'utilise plus sa CB et limite ses paiements dematerialisés, donc espèces ou mieux chèques (embauches car manipulation et traitements).
Et en moins de 2 semaines ils supplie le peuple a genoux
Réponse de le 01/01/2015 à 14:29 :
Chèques payants, ça viendra...
Avec les logiciels d'OCR (reconnaissance de caractères) et le codage des numéros de chèque, banque, en bas des chèques, ça se fait presque tout seul. Il faut toujours se plaindre (comme éviter les pièces avec Moneo, les commissions sont tellement élevées que ça ne fonctionne qu'au ralenti, tout ça pour éviter aux banques de les manipuler, en nous faisant payer les frais, vu que ça nous "débarrasse")
a écrit le 01/01/2015 à 6:53 :
On ne veut pas séparer les activités bancaires... Le contribuable garantirait nos amis banquiers...pourquoi pas ! Comme tout garant, je paye, je deviens propriétaire, grand principe du capitalisme (les américains l'applique sans problème).
Vive les futures nationalisations de banques !!!!
a écrit le 01/01/2015 à 3:21 :
Tous c'est banquiers qui on corrompus tous les politiciens, au Vietnam ils on déjà commencer a les éliminer fisiquement, a quand en occident ???
Réponse de le 01/01/2015 à 9:45 :
Je Pense que Monsieur Bric fait exprès de faire des fautes d'orthographe, ou alors c'est hallucinant de mal chance
a écrit le 31/12/2014 à 19:47 :
si on veut illustrer la main mise de la finance sur le politique, cet article a atteint son but. Ce qui est décrit est totalement révoltant, scandaleux. Il semble illusoire de croire qu'un jour cet ordre des choses puisse être changé. Au final, on a l'impression que d'une façon ou d'une autre il n'y a aucune alternative , sauf à revenir au "bas de laine" qui est particulièrement risqué, j'en conviens.
Réponse de le 01/01/2015 à 10:19 :
Le bas de laine si il est constituer de billet de banque ne vaut rien.
Cet ordre peut il être changer ? N'entendez vous pas le doux son de la guerre, qu'il est agréable pour ceux qui en sont éloignés ( selon un vulgaire philosophe batave ). Un gouvernement réactionnaire et pro militaire au Japon, en Hongrie, de 35 à 50 % d'extrémistes partout en Europe, les usa qui n'ont de cesse d'exploser leur budget militaire.... ouvrez les yeux. . Le monde d'Orwell mis en musique.. des lois liberticides qui passent sans aucun problème. .. ouvrez les yeux !!!!! La théorie du complot ne sera bientôt plus une théorie.
Réponse de le 02/01/2015 à 6:17 :
Déconnecté.... Et le. Loto, et les casinos, et les paris en ligne dont personne ne parle ? Ça c'est vraiment inutile et ça avilit le peuple !
a écrit le 31/12/2014 à 18:43 :
quand je pense , y compris dans cette rubrique lecteurs, que certains critiquent les services publics qui ont un monopole alors que dans le même temps ces banques aux activités éternellement douteuses "jouent" avec notre argent et surtout NOTRE DEMOCRATIE !!! Réveillez-vous ! (au fait , je ne joue pas en bourse et je donne un sens à mes quelques économies)
Réponse de le 01/01/2015 à 10:24 :
Je joue en bourse c'est mon gagne pain. Nonobstant, je n'ai aucune illusion ni aucun sentiment. Nous ne sommes que des lapins d'élevage dans des clapiers, croyant à une liberté ou une conscience sociale ou nationale alors qu'une main occulte nous promène à sa guise.
Réponse de le 01/01/2015 à 10:53 :
Les monopoles publics comme privés, permettent à des castes (catégories professionnelles, actionnaires, administrateurs ...) de prendre le peuple en otage.
Le démantèlement des monopoles et des ententes et le rétablissement de la concurrence en favorisant un tissu d'une multitude d'entreprises est le seul moyen de revenir à une véritable économie de marché saine.
a écrit le 31/12/2014 à 18:36 :
Et bien il faut entrer en guerre contre ces voleurs ou jouer leur jeux, emprunter et ne jamais rembourser.
a écrit le 31/12/2014 à 18:23 :
"adossés à 693.000 milliards de dollars de produits financiers "! C'est des Reichsmark recyclés!
a écrit le 31/12/2014 à 17:05 :
Comme le disait Hollande , la finance n'a pas de "non" ....puisque nos pantins politiques lui disent toujours "oui" . D'ailleurs on a jamais vu des marionnettes tirer les ficelles du marionnettiste.
a écrit le 31/12/2014 à 17:03 :
La Tribune ne passe pas pour un organisme bolchévique ! Cet article est d'autant plus pertinent : même d'un point de vue libéral, le statut protégé des grandes banques est extravagant, et même "pousse au crime". Pourquoi ce privilège ?
Réponse de le 01/01/2015 à 12:25 :
Parce que nos banque connaissent les comptes de nos faiseurs de lois et ne se privent pas pour piocher dans les données.
Evidemment ça ne finit pas dans les journaux. Juste il n'y a pas d'alternative.
a écrit le 31/12/2014 à 16:32 :
Vive la révolution et ses charrettes....
Réponse de le 01/01/2015 à 10:47 :
Bravo...
a écrit le 31/12/2014 à 16:20 :
NATIONALISATION. Et...US GO HOME.

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