Architecture commerciale : pour une ville intelligente et partagée

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(Crédits : DR)
Les espaces commerciaux ne peuvent plus être des espaces dégradés, symboles d'une économie productiviste. Ils peuvent devenir les vitrines exemplaires de la qualité de vie

Longtemps, les dispositifs du grand commerce ont été le symbole d'une culture du toujours plus (vitesse, fonctionnalisme, espace, références, flux). Les espaces commerciaux ont été l'un des principaux totems d'une économie productiviste. Dans trop de cas, les lieux de vente renvoyaient l'image d'une ville triplement dégradée : celle d'un lien social uniquement marchand, celle d'une nature soumise et délaissée et celle d'un monde peu empreint de convivialité et d'esthétique.

Cette approche a largement vécu et ne correspond plus au stade actuel de la modernité, une modernité qui exige la qualité en toute chose et implique une logique du toujours mieux.

Une vitrine exemplaire

Dès lors, les espaces commerciaux (de l'hôtellerie aux restaurants, de la grande surface à la boutique ou au centre commercial) ont cette responsabilité et cette opportunité d'être une vitrine exemplaire et un moteur de la qualité de vie et de la durabilité. C'est pourquoi, ils s'imposent comme acteur du mieux-vivre individuel et collectif.

Ils peuvent apporter la dynamique d'une ville mieux partagée entre tous ses habitants, redevenue lieu d'échange et de sociabilité. Ils peuvent être là où s'expérimentent des solutions intelligentes pour éviter la pollution liée à l'énergie et aux déchets.

Ils peuvent être le catalyseur d'une ville du XXIe siècle désirable pour tous, offrant un cadre de vie humain, riche d'expériences et de beauté. L'époque qui s'ouvre appelle la combinaison du commercial et du culturel, de la rentabilité et du qualitatif, du rationnel et de l'esthétique, dans tous les secteurs. C'est grâce à cette alliance technoculturelle que l'économie sera à nouveau porteuse d'enchantement du quotidien.

Le domaine des espaces commerciaux ne doit pas manquer ce rendez-vous capital pour le devenir de nos sociétés.

COLLECTIF :

Patrick Blethon, président Europe Moyen-Orient Afrique d'OTIS ; Laurent de Bray, directeur général de Philips Lighting France ; Marie-Claire Capobianco, membre du comité exécutif du groupe BNP Paribas, directeur des Réseaux France ; Bertrand Collomb, administrateur de LafargeHolcim ; Éric Costa, président de Citynove ; Claude Fischler, sociologue ; Jérôme Gouadain, secrétaire général-fondateur de Diversum ; Renaud Haberkorn, président du directoire d'ANF Immobilier, membre du comité exécutif d'Eurazeo ; Claude Imauven, directeur général exécutif de Saint-Gobain ; Gilles Lipovetsky, philosophe ; Massimiliano Messina, directeur général de Vivarte ; Didier Michaud-Daniel, directeur général de Bureau Veritas ; Catherine Muller, présidente de l'Union nationale des entreprises du paysage ; Gilles Nauche, directeur général exécutif de Cromology ; Jean-François Rial, président-directeur général de Voyageurs du Monde ; Rudy Ricciotti, architecte ; Olivier Wigniolle, directeur général d'Icade ; Jean-Michel Wilmotte, architecte

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