Diminuer le turnover, un objectif majeur

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(Crédits : DR)
Un turnover trop important est un mal à combattre. Plusieurs pistes peuvent être suivies. Par Hugues De Bonnaventure, Directeur Général France Lifesize.

Si une entreprise a du mal à retenir ses employés, elle pourrait se retrouver en position délicate. Selon une étude de Hay Group, en partenariat avec le Centre for Economics and Business Research (CEBR), le taux de turnover n'est pas près de baisser, il pourrait augmenter et atteindre 15,1 % en 2018 contre 13,7% en 2013. Plusieurs facteurs comme la plus grande flexibilité du marché du travail et un retour de la croissance mondiale après 2014 amplifieraient ce phénomène. De plus, ce taux est minimisé car il ne prend pas en compte les départs sans remplacement immédiat.

Baisse du moral des salariés

Les départs fréquents nuisent au moral des salariés et peuvent conduire à une spirale de départs non souhaités par l'Entreprise et avoir alors un impact très négatif sur les résultats.
Quelle est la cause de ces départs et comment faire pour stopper la spirale infernale ? Dans pratiquement tous les cas, cela se résume à une ou deux choses. Soit l'entreprise retient un mauvais profil pour le poste à pourvoir ou une fois recruté, elle échoue à lui prodiguer un environnement professionnel stimulant. Dans le premier cas, il s'agit d'améliorer le processus de recrutement : bien définir ses attentes quand au poste à pourvoir, interroger les candidats de façon précise et pointilleuse en se basant sur leurs expériences, leurs qualifications et leur personnalité. Il faut valider leur capacité à s'intégrer dans la culture de l'entreprise et avec leurs futurs collaborateurs. Il est aussi important de pouvoir leur proposer une rémunération attrayante et de la revoir au minimum une fois par an.

Horaires flexibles

Revenons au deuxième problème : ne pas proposer une expérience de travail suffisamment enrichissante. Cela peut paraître plus compliqué à régler que d'améliorer le processus de recrutement ou d'offrir un salaire attrayant, mais avec un peu de créativité, cela peut également être moins onéreux. Les salariés sont satisfaits de leur emploi lorsqu'ils se sentent respectés et encouragés par leurs supérieurs, quand ils se sentent "challengés", poussés vers le haut au sein de l'entreprise et véritablement considérés comme "membres" de l'équipe.
Une solution très abordable pour améliorer la satisfaction au travail et fidéliser l'employé est l'aménagement d'horaires flexibles avec la possibilité de travailler à la maison et donc de fournir un environnement permettant d'allier travail soutenu et vie de famille. 80% des employés d'Accenture, société de conseil bien connue, répondant à un sondage interne affirment que la flexibilité des horaires les incite à rester dans cette entreprise.

Quatre millions de français en télétravail

Dès aujourd'hui, 4 millions de français seraient en télétravail (étude menée par ze Village, Neo-Nomade, LBMG Worklabs et OpenScop). 16,7% des salariés pratiquent le télétravail occasionnellement, c'est-à-dire au moins un jour par semaine. Néanmoins, nombreux sont ceux qui souhaiteraient essayer cette méthode de travail mais se heurtent encore au refus de leur hiérarchie. De fait, pouvoir offrir le télétravail est un avantage concurrentiel pour l'entreprise qui le propose.

`Aujourd'hui, grâce à la démocratisation de la visioconférence (développement d'offres Cloud, solutions accessibles en mode locatif, offres au choix sur PC, tablettes, Smartphones ou sur des systèmes dédiés), le travailleur à domicile reste totalement intégré à la société.
Pour conclure, si une entreprise souffre d'un niveau de départ élevé chez ses employés, elle doit réfléchir aux bonnes approches permettant de retenir les personnes clés. Un travail stimulant, un salaire attractif mais aussi une flexibilité dans les horaires sont des éléments à prendre en compte sans plus attendre.

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Commentaires
a écrit le 20/04/2015 à 7:33 :
Reste à voir ce que l'auteur entend par "travail soutenu". Il a raison de dire que le télétravail ne doit pas être prétexte à travailler moins, au motif que enfant à garder, enfant malade, enfant à aller chercher à la sortie de l'école (mon quotidien). Toutefois, on passe alors facilement vers le "il faut que tu aies fini tel boulot pour telle date, parce que le client ceci cela" qui amène à devoir bosser soirs et week-end, de manière pas exceptionnelle.
a écrit le 15/04/2015 à 1:29 :
Les entreprises n'acceptent-elles pas que les salariés fasse jouer la concurrence ? C'est pourtant ça le libéralisme qu'ils défendent si passionnément... On impose aux salariés le modèle américain, alors ils se comportent comme des américains : pas de fidélité, de loyauté, d'intégrité, d'engagement... La relation entre employeur et employé est aujourd'hui totalement superficielle, hypocrite. Il seraient temps que les entreprises française s'adaptent au XXI ème siècle...
a écrit le 14/04/2015 à 16:16 :
Aujourd'hui, une entreprise qui souffre du turnover est une entreprise qui n'offre pas de bonnes conditions de travail, à mon avis. Parce qu'avec la crise de l'emploi que l'on traverse, les employés font moins la fine bouche. Alors s'ils quittent leur boîte, c'est qu'elle ne doit VRAIMENT PAS leur convenir. Ou bien ça concerne des emplois "haut de gamme" où la main d'oeuvre est plus rare.
Réponse de le 14/04/2015 à 18:14 :
Tout à fait, la où j’habite j’ai reçu la liste noire des boites ou le turnover est permanent. En clair, les boites où il ne faut pas bosser. Les raisons sont variées. Y’a des boites ou des professions libérales inconnues mais aussi de grande maison…c’est amusant quand on regarde la partie RH de ces boites : le paradis ! La réalité est toute autre.
J’ai vu un aussi vu un réseau d’agences spécialisées dans un secteur d’activité. Ils sont sur tous les sites emplois : aucun candidat. Ils sont évidemment sur la liste noire. Une société qui devra fermer ses portes faute de salariés !!!
Réponse de le 14/04/2015 à 19:38 :
pas sûr chez le leader de l'intérim, certains services dans certaines régions ont 100% de turn over, même le chef de service s'est barré, la direction arrive toujours à les compléter en déplacent des salariés d'autres régions et ça dure comme ça depuis 15 ans ...

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