« Les Français ne se retrouvent pas dans le modèle dominant, d'où leur malheur » Marcel Gauchet

Pour Marcel Gauchet, les Français n'acceptent qu'à reculons le modèle néolibéral, mondialisé, individualiste. Le seul moyen de sortir du « malheur français » serait de construire des institutions publiques performantes. Mais les responsables politiques actuels ne sont pas à la hauteur de l'enjeu...

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Philosophe et historien, Marcel Gauchet est directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales, au centre de recherches politiques Raymond Aron, et rédacteur en chef de la revue Le Débat. Il est l'auteur de nombreux ouvrages, dont Le Désenchantement du monde (1985), et L'Avènement de la démocratie. Comprendre le malheur français, coécrit avec Éric Conan et François Azouvi, est son dernier ouvrage (mars 2016, Éd Stock, coll. Essais).
Philosophe et historien, Marcel Gauchet est directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales, au centre de recherches politiques Raymond Aron, et rédacteur en chef de la revue Le Débat. Il est l'auteur de nombreux ouvrages, dont Le Désenchantement du monde (1985), et L'Avènement de la démocratie. Comprendre le malheur français, coécrit avec Éric Conan et François Azouvi, est son dernier ouvrage (mars 2016, Éd Stock, coll. Essais). (Crédits : DR)

LA TRIBUNE - Vous affirmez que nous nous dirigeons vers l'explosion de l'euro.  Pourquoi ?

MARCEL GAUCHET - Je ne prétends pas parler en économiste et je ne prophétise rien. Je me contente d'observer que l'euro n'a pas été conçu sur la base d'une stratégie économique, mais en des termes politiques. S'il doit tomber, il tombera par la politique. Nous sommes dans une ambiguïté extrême:  les gouvernements admettent que l'Europe monétaire ne fonctionne pas bien, mais refusent l'idée d'en sortir. Les économistes s'épuisent en discussions techniques sur l'euro, alors que ceux qui décident en dernier ressort, les responsables politiques, se déterminent non pas en fonctions de considérations économiques, mais uniquement politiques.

 Ce qui maintient avant tout l'euro, c'est la peur d'en sortir, le refus du saut dans l'inconnu. On sait très bien, ainsi, en France, que les retraités y sont farouchement opposés. Cela donne une force immense au statu quo, mais celui-ci pourra-t-il tenir devant les conséquences  de l'euro tel qu'il fonctionne aujourd'hui ? Sans même évoquer les pays périphériques, la contrainte va devenir terrifiante, pour l'Italie, la France... En France, nous allons nous trouver devant un choix politique majeur,  à côté duquel le Brexit est une aimable plaisanterie.

Que se passera-t-il quand nous atteindrons les 8 millions de chômeurs ?  Il paraît que la croissance devant repartir tôt ou tard, ces questions vont se résoudre d'elles-mêmes. Il est permis d'en douter. Ce que chacun peut constater, c'est l'affaissement continu du système productif français. La conscience de l'insupportable va finir par émerger, sauf  à nous condamner à une dépression perpétuelle.

À moins d'un grand saut vers l'Europe fédérale ?

Un saut fédéral ? La création d'un budget européen? Personne n'osera sauter le pas dans les conditions politiques actuelles. Certes, cette alternative se présentera à un moment donné. Les européistes forcenés la défendront, avec l'idée qu'il vaut mieux laisser les Allemands concevoir notre budget à notre place. Mais je doute ce que ce soit très populaire !  Il faudra alors admettre l'échec de cette construction purement politique, voulue par François Mitterrand pour des raisons absurdes -arrimer l'Allemagne à l'ouest par crainte de la voir partir vers l'Est.

Votre thèse centrale est celle d'un « malheur français ». Vous insistez notamment sur le mensonge de Mitterrand, qui a vendu aux Français l'idée que l'Europe, ce serait la France en plus grand, en plus fort... Mais quelle est la part de l'Europe dans ce malheur ?

En l'absence d'Europe, le malheur français serait tout de même là. L'Europe, c'est, en l'occurrence, un amplificateur et un révélateur. Dans un contexte où cette idée pouvait encore paraître plausible, au cours des années 1980, François Mitterrand a vendu aux Français la thèse selon laquelle l'Europe pouvait être la solution de tous leurs maux.

Le discours était le suivant : « Nous avons les moyens militaires et stratégiques, les Allemands ont le poids économique ; construisons donc une Europe que nous allons conduire politiquement, pour contrer le néolibéralisme. » Comme si l'Europe allait nous permettre de bâtir une alternative sociale au monde néolibéral. Évidemment, l'inverse s'est produit. L'Europe a amplifié le basculement de la France vers le néolibéralisme.

Et l'Europe a révélé à quel point nous, Français, étions isolés, à quel point nous ne pouvions plus peser sur le cours des choses. L'Europe que nous pensions piloter nous a échappé, nos partenaires se convertissant aux politiques néolibérales, tout comme la Commission européenne, devenue le fer de lance de ces politiques. Le mot d'ordre, c'est toujours plus de marché, de flexibilité, avec un rappel à l'ordre de Bruxelles quasi quotidien. Nous vivions sur l'image du village gaulois résistant à la vague néolibérale : elle l'a englouti. Les Français ont beaucoup de mal à se reconnaître dans ce cours des choses, ils accusent le coup quand ils constatent la faiblesse et l'isolement de leur pays.

Quel est le « vrai » malheur français ?

Il peut se constater à plusieurs niveaux. J'en vois trois. D'abord, d'un point de vue général, pour l'Occident, la mondialisation est synonyme de rapetissement. Les Européens ne représentent plus que 7 % de la population du globe. Et ce sera de moins en moins ! Tous les Occidentaux sont ébranlés par ce constat.

Ensuite, nous nous sommes illusionnés sur le partage des tâches dans la mondialisation : les Occidentaux ont pensé qu'ils allaient faire suer le burnous des Asiatiques, et encaisser, eux, les royalties, puisque l'Europe et les États-Unis se réservaient l'innovation, la haute technologie. Comme si les Chinois n'allaient pas s'y intéresser ! Un racisme inconscient était là à l'oeuvre. Évidemment, cela n'a pas marché ainsi. Le réveil a été difficile. En fait, la mondialisation, c'est la relativisation de l'Occident. Cela ne concerne pas que l'Europe, du reste. Les Américains ressentent aussi ce choc.

Enfin, s'agissant du modèle français, la marche du monde, telle qu'elle s'est généralisée depuis quarante ans, va à l'encontre de notre ADN, comme on dit. Certes, nous parvenons tant bien que mal à nous adapter à la situation. Mais c'est un modèle dans lequel les Français ne se reconnaissent pas. Un modèle construit sur l'approbation des inégalités au titre de la dynamique économique, alors que le problème français, depuis toujours, c'est l'égalité. Sur la place de l'État, l'idée du droit, le rôle de l'argent dans la vie sociale, les Français sont en décalage avec le modèle international dominant, mondialisé. Ils jouent le jeu, mais ont du mal à s'y retrouver.

La France, c'était, pour reprendre une formule un brin ironique, « le pays où le communisme a réussi » ?

C'est une aimable plaisanterie ! Ce qui pouvait rappeler le modèle soviétique dans le modèle français, lors de son dernier moment glorieux, celui des « Trente Glorieuses », justement, c'était l'aspiration égalitaire et l'idéal d'un gouvernement rationnel. Avec cette différence que cela fonctionnait, contrairement à l'Union soviétique.

Nous avons obtenu de vraies réussites dans ce cadre, au cours des années 1950 et 1960. Cela s'exprimait dans les grands projets technologiques, les ingénieurs et la science au pouvoir ! Dans le monde néolibéral, c'est plutôt la réussite financière individuelle qui est au pouvoir. Les entrepreneurs « newlook », ça ne branche pas tant que ça les Français !

Comment le néolibéralisme s'est-il infiltré en Europe ?

Deux facteurs se sont conjugués. D'une part, l'impasse de la régulation keynésienne, de plus en plus perceptible au cours des années 1970. Les gouvernements se montraient impuissants à réguler la conjoncture, et les appareils publics n'étaient plus maîtrisés. Le néolibéralisme a eu pour atout majeur de relever ce défi grâce à l'outil monétaire, le monétarisme permettant de casser l'inflation. Les populations ne supportaient plus alors une inflation à deux chiffres, très déstabilisante.

En outre, en raison de la crise, tous les États se sont endettés. Il a fallu colmater les brèches. La dérégulation financière a permis d'avoir pleinement recours aux marchés, et donc d'emprunter plus facilement. En matière économique, le néolibéralisme a gagné la bataille essentiellement pour des raisons pragmatiques... Mitterrand, Bérégovoy ou Delors n'avaient pas lu Milton Friedman... mais ils ont vu que la recette fonctionnait !

Le second facteur, c'est tout simplement la nécessité d'exporter, donc de s'ouvrir à la mondialisation, pour payer la facture énergétique.

Mais la mondialisation n'est pas qu'un phénomène économique. Derrière, il y a un phénomène beaucoup plus profond qui est l'ouverture au monde de l'ensemble des sociétés. L'idée d'une libre circulation des marchandises, mais aussi des gens, s'est imposée partout. Elle s'est transformée en vision générale de la vie en société, devenant un fait politique majeur. Même les sociétés les plus fermées, la Chine ou l'Union soviétique, n'ont pas pu résister à cette vague. Elle a détruit le cadre classique de l'affrontement Est-Ouest.

Comment la mondialisation a-t-elle fait évoluer les sociétés en profondeur ?

La mondialisation, c'est l'aspect extérieur des bouleversements sociétaux. Il faut considérer aussi l'aspect intérieur, l'évolution en profondeur des sociétés : le fait majeur, c'est la disparition du sens du collectif. La mutualisation, l'État social, la primauté donnée au collectif, tout ce ciment des sociétés est délégitimé, au profit de l'axiome selon lequel il n'y a en droit que des individus. S'il n'y a que des individus, comment concevoir le lien social autrement que comme un marché généralisé ? Et ce, y compris dans la sphère politique ?

Curieusement, vous estimez que les États-Unis ont échappé pour partie à ce mouvement...

C'est la fable effectivement paradoxale de cette histoire : le pays matriciel du point de vue de l'idéologie néolibérale est celui qu'elle a le moins transformé. Le néolibéralisme y est pratiqué en grand, mais dans les limites du patriotisme : l'idée-force, c'est que ce dernier doit, in fine, l'emporter. Ce principe n'est absolument pas contesté, sauf par quelques « libertariens » excités.

Aux États-Unis, on ne trouve pas cette antinomie que nous connaissons entre le marché et l'État. L'idéal américain, c'est le marché au service de la grandeur de l'Amérique. Il faut que l'Amérique soit forte, donc riche, et c'est grâce au marché qu'elle le sera. C'est à l'opposé de notre conception de l'idée sociale, selon laquelle il faut choisir son camp, l'État ou le marché.

C'est au nom de ce patriotisme, ce principe suprême, que l'Amérique sait se défendre. Et pas seulement l'Amérique...

C'est un principe supérieur qui existe aux États-Unis, mais aussi en Chine. En fait, il s'impose partout, sauf chez nous ! L'Europe ne sait pas se défendre, elle n'a aucune idée de sa place dans le monde, aucune vision stratégique, cela éclate au grand jour avec la crise migratoire. C'est comme si nous avions perdu quelque chose en route...

C'est un constat assez dramatique. Et comment peut-on en sortir ?

Effectivement, c'est dramatique. C'est pourquoi j'ai écrit ce livre. Je veux croire au réveil des populations, des élites dirigeantes Il faut repenser l'Europe, en fonction d'un fait simple : l'Europe doit être une entité politique, stratégique, conçue pour préserver la place de l'ensemble des pays qui la composent dans le monde. Il faut une articulation différente entre les nations et l'Europe : nos intérêts sont communs. Notre intérêt primordial, c'est de sauver ce qui a fait le dynamisme historique exceptionnel de l'Europe, afin de continuer à le développer. Or cela ne va nullement de soi dans le « Grand Jeu » global en train de s'engager.

Dès lors que le principe est posé, quelles sont les formules politiques imaginables ? L'Europe des cercles - avec des pays participant à des politiques, d'autres exclus -, je n'y crois pas une seconde. Comme s'il pouvait exister une première, une deuxième et une troisième division...

Il faut revoir les attributions de la Commission. Comment une administration peut-elle faire de la politique ? Elle n'est pas conçue pour... Ce poids politique de la Commission a correspondu à un moment historique, qui a été celui de la technocratie. Mais celui-ci est dépassé. Que veut-on ? Une banlieue médiocre des États-Unis ou une Europe consciente de son originalité, forte de son histoire particulière, de ses valeurs propres ? Sommes-nous obligés, par exemple, de nous aligner sur le droit américain ?

Une Europe plus forte, c'est celle qui va vers le fédéralisme ?

Pas forcément. Il faudrait un espace où chacune des nations pourrait s'exprimer beaucoup plus, politiquement. Cela ne va donc pas dans un sens fédéraliste. Rappelons-nous que l'Europe est et ne peut être qu'un projet politique entièrement neuf. D'ailleurs, si l'on voulait emprunter cette voie, qui pourrait incarner l'Europe ? Quel responsable ? Il n'y en a pas. Qui voudrait d'un Jean-Claude Juncker président de l'Europe ?

Pour qu'une Europe puisse agir, faut-il qu'elle s'incarne ?

Pas nécessairement. Je ne le pense pas. C'est l'erreur de base. Mieux vaut un concert polycentrique, où de fait, par exemple en matière de défense, les pays disposant d'une armée importante auraient naturellement une voix prépondérante dans la discussion. Et dans l'action.

Pour une fois, le gouvernement français a eu raison de demander que soit reconnue la charge financière que représentait son intervention au Mali. Le problème est de trouver une formule institutionnelle permettant à de véritables perspectives politiques d'émerger. Le contraire du système actuel qui fonctionne comme un étouffoir.

Vous voulez que les politiques reprennent le pouvoir ?

Et qu'ils aient une ligne, qu'il s'agisse de la défense ou de l'économie ! Une des choses les plus scandaleuses que l'Europe ait faites ces dernières années, c'est l'adoption pure et simple des normes comptables américaines. Une Europe digne de ce nom définirait un statut de l'entreprise européenne, s'appliquant aux multinationales venant s'installer chez nous. Et avec un système comptable répondant aux exigences européennes, s'agissant de l'évaluation de la valeur des entreprises.

Cette Europe que vous appelez de vos voeux pourrait se défendre, affirmer ses vues... mais remettrait-elle en cause le néolibéralisme à l'origine du malheur des Français, selon vous ?

C'est une autre question. Ce n'est pas l'affaire d'une entité politique comme l'Union européenne de mener une bataille idéologique. C'est à ses citoyens de le faire. À ce niveau, ce qui compte, ce sont les politiques réellement menées. En l'état actuel des choses, elles ne pourraient être que des compromis avec les orientations qui dominent à l'échelle du monde. Ce serait déjà un considérable progrès.

Cela étant, tous nos problèmes ne se réduisent pas à l'Europe. Balayons devant notre porte pour tout ce qui reste de notre responsabilité directe. Le problème général est de retrouver un compromis viable entre la liberté individuelle et le pouvoir collectif. Ce compromis pourrait passer, si un gouvernement suffisamment pédagogue savait en convaincre les Français, par la sauvegarde de l'État social. L'État social est coûteux tout comme l'est l'éducation, et ils continueront de l'être. Il faut faire vivre cette construction, tout en la réformant pour la rendre plus efficace. La vraie contestation de l'idéologie néolibérale consisterait à montrer qu'il est possible de concevoir et de bâtir des institutions publiques performantes. C'est l'absence, ou pire, l'impossibilité de conduire de telles réformes qui alimentent la dépression française. Comme si la sécurité - sociale, de l'emploi - était nécessairement liée à un modèle dysfonctionnel, inefficace, mais assurant néanmoins une vague garantie. La perspective n'est pas de nature à soulever l'enthousiasme !

Le bonheur français, ce serait simplement de renouer avec un système public à la fois équitable et efficace. Mais pour impulser un tel mouvement, il faudrait un personnel politique inspirant la confiance. C'est la défiance qui nous paralyse.

Vous voyez de tels responsables ?

Non. J'ai beau scruter l'horizon, je n'en vois pas.

"Comprendre le malheur français" , Marcel Gauchet, avec Eric Conan et François Azouvi, éditions Stock, 20 euros

13 mn

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Commentaires 50
à écrit le 26/04/2016 à 14:00
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L'analyse est juste, reste un point essentiel quelle responsabilité prend M. Gaucher dans cet échec. Par ailleurs, le constat de l'échec est important mais moins que les solutions pour le dépasser. Or, sans négliger l'importnce d'un service public pe...

à écrit le 22/04/2016 à 7:46
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Mais de quel malheur parle t il ? des pays pauvres sans sécurité, beaucoup de pays européens y compris ?

à écrit le 21/04/2016 à 15:36
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La dernière phrase est lourde de sens...je n'en vois pas. Faut-il qu'un pays soit en déshérence de Père pour qu'un homme( en retraite )avec une très longue carrière (efficace?) de haut fonctionnaire derrière lui puisse incarner le renouveau politiqu...

à écrit le 20/04/2016 à 23:24
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LA MONDIALISATION C EST L ENRICHISSEMENT DU MONDE FINENCIER AIDE PAR LE MONDE POLITIQUE .AUX DETRIMENT DE LA CLASSE MOYENNE ET OUVRIERE? ET QUAND LA CLASSE MOYENNE ET ATEINTE PAR LES FLEAUX DE LA CRISE/ LIENCIMENT/ ET/ IMPOTS NOUVEAUX/ LE POINT DE RU...

à écrit le 19/04/2016 à 15:54
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D’accord avec cette analyse, sauf que ce rejet par les Français du modèle dominant n’est pas une fatalité génétique. Ce rejet s’explique par 68, et son romantisme révolutionnaire ridicule, puis ce qui s’est passé à partir de 1981, où les socialistes ...

le 22/04/2016 à 10:13
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Les jeunes Français semblent plus intéressés par crééer une entreprise que par devenir fonctionnaire. LOL ! Ca fait combien de temps que vous n'avez pas croisé des jeunes vous ?

à écrit le 18/04/2016 à 15:36
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Ce n'est pas parce que nous avons eu une gouvernance pauvre, sans imagination et sans leadership depuis quelques années que l'on doive projeter a l'infini le statut actuel et déboucher sur l'analyse que fait M. Gaucher de l'Europe aujourd'hui. D'autr...

à écrit le 18/04/2016 à 10:28
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"puisque l'Europe et les États-Unis se réservaient l'innovation, la haute technologie. Comme si les Chinois n'allaient pas s'y intéresser ! " Surtout si l'on donne nos centres de recherche avec , ce qui accelere le processus.

à écrit le 18/04/2016 à 10:25
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"les Occidentaux ont pensé qu'ils allaient faire suer le burnous des Asiatiques, et encaisser, eux, les royalties" Ah bon, c'est pas le cas avec nos délocalisations ?

à écrit le 17/04/2016 à 15:00
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Quelle malaise de voir autant de commentaires à côté de la plaque. Tel celui de "revanchard" qui prône carrément de se jeter dans le vide et de se mettre au même niveau pour pouvoir concurrencer des pays qui nous ramènent 3 siècles en arrière questio...

à écrit le 17/04/2016 à 12:48
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Son analyse imprégnée d'idéologie marxiste est dans la négation la plus totale de la réalité économique Il dit "sus à l'affreux modèle ultralibéral que l'on vit depuis 30 ans " Vous connaissez...

le 20/04/2016 à 10:09
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Et votre solution donc pour en sortir de ce modèle, c'est quoi ?

le 21/04/2016 à 15:09
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"Vous connaissez beaucoup d'économies libérales avec près de 58% de dépenses publiques dans le PIB quasi record mondial et record de tout les temps?" : Vous pensez que les défenseurs du libéralisme vont demander moins de dépense pour les pensions de ...

le 26/04/2016 à 20:15
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Manifestement Pierre ne connaît pas la fable de l'ours qui court après une bande de campeurs: le tout n'est pas de courir plus vite que l'ours mais de courir plu vite que son camarade... Dans le rôle de l'ours: le marché, dans le rôle des campeurs qu...

le 26/04/2016 à 20:15
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Manifestement Pierre ne connaît pas la fable de l'ours qui court après une bande de campeurs: le tout n'est pas de courir plus vite que l'ours mais de courir plu vite que son camarade... Dans le rôle de l'ours: le marché, dans le rôle des campeurs qu...

à écrit le 17/04/2016 à 12:36
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Sur l'euro Marcel Gauchet dit n'importe quoi et il est dans la négation la plus totale de la réalité économique ! Quasiment Tout les pays de la zone euro sont en excédent commercial ou quasiment à l'équilibre sauf la france la Grèce , l'espagne et ...

le 22/04/2016 à 10:15
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La croissance est le problème, pas la solution.

à écrit le 17/04/2016 à 12:14
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On aimerait bien savoir en quoi les Français se reconnaîtraient. Ils votent pour un parti et ils le rejettent après, ils élisent des présidents, puis ils les méprisent, ils rejettent le libéralisme, et son opposé le communisme. En fait, ils sont cont...

le 20/04/2016 à 18:48
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J'approuve. En plus la France n'est pas libérale mais un pays de pépères dont le slogan est "moins vite devant, poussez pas derrière".

à écrit le 17/04/2016 à 11:40
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"Il faut revoir les attributions de la Commission. Comment une administration peut-elle faire de la politique ?" C'est le principal problème de l'Europe et s'il en est ainsi, c'est que les "politiques" sont complices, soit par intérêt, vendus au lo...

à écrit le 17/04/2016 à 11:11
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continuez vous n'avez rien compris l'economie dirigée comme la russie communiste on voit ce que cela a donné !!!! faillite nous cela fait 70 ans que les memes gouvernent les socialo communistes et avec les gaullistes comme complice

à écrit le 17/04/2016 à 10:42
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Comme je suis heureux de ne pas être le seul à redire cette formule célèbre que la France (gaulliste) est un pays où le communisme a réussi (sans doute en opposition à l'ex URSS et au bloc de l'Est-rideau de fer) Mais bien avant Mitterrand je n'ai pa...

à écrit le 17/04/2016 à 9:27
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Les Français sont entretenus dans l’illusion que les objectifs, les politiques et le fonctionnement de l’Europe dépendent principalement d’eux. Et qu’il ne dépendrait donc que d’un peu de bonne volonté de leur part pour qu’une « Autre Europe » soi...

à écrit le 17/04/2016 à 8:21
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apparemment, m. Gauchet n'a pas mis a jour ses connaissance en économie, en droit, en histoire ... depuis 20 ans. Plus d'Europe est la seule issue aux problèmes actuels. Il faut voyager, profiter de la chance que nous offre la mondialisation au lieu ...

à écrit le 17/04/2016 à 0:38
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La bulle immobilière est l'arme universelle du néolibéralisme pour faire adhérer les vieux au club des rentiers et contraindre les jeunes à travailler plus que nécessaire. Angleterre, France, Espagne, Australie, etc. : Partout, les jeunes se font rin...

à écrit le 16/04/2016 à 20:55
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Si on parle de l'Europe, peut-on expliquer ce que publie Eurostat ou la Banque mondiale en termes de croissance en constant. Le pib par habitant des européens est en baisse dans de nombreux pays depuis 2007, ce qui est un précédent dans l'histoire d...

le 17/04/2016 à 9:50
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si la France fait mieux que l'Allemagne sur la période 1980-2007 en termes de croissance du pib, c'est dû uniquement à la réunification, qui a coûté 1000 milliards de DM à l'Allemagne. Ne l'oublions pas, pour éviter de nous bercer de douces illusions...

à écrit le 16/04/2016 à 20:53
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Ce monsieur sort-il de temps en temps dans la rue ? Les français n'ont pas vraiment l'air malheureux ni flippés. Bien au contraire : on a une qualité de vie que le monde entier nous envie. Ce qui est une belle réussite, acquise par le travail et dans...

le 17/04/2016 à 10:46
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Nous sommes tellement heureux en France que nous sommes le pays où le nombre de citoyens est le plus pessimiste de tous nos voisins européens !!!

à écrit le 16/04/2016 à 19:42
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Il est logique que l'Europe soit un système néo-libéral, car elle a été crée par les américains pour faire cesser les guerres entre les pays du continent, et que, pour le moment en tout cas, c'est le système qui produit le plus de richesses, le plus...

le 18/04/2016 à 18:05
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L'Europe a été voulue par De Gaulle et Adenauer, les Américains n'y sont pour rien. Il n'est pas sûr que cela leur ait fait plaisir, d'ailleurs.

à écrit le 16/04/2016 à 18:40
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A nouveau du grand n'importe quoi consistant a taper sur la France et les français !!! C'est une manie de ces "élites" auto-proclamées....et précisément, ce sont eux le problème et ce que ne supportent plus a juste titre les français. Tous les sondag...

à écrit le 16/04/2016 à 18:23
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coquille : marcel gaucheR dans le titre

le 17/04/2016 à 9:54
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Peu être difficile à accepter pour certains neurones, mais Marcel Gauchet n'est pas considéré comme à gauche,

à écrit le 16/04/2016 à 17:49
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Les écono-écolo-communistes qui veulent plus de service public = RAUS !!! Cet article pose les constats et de très mauvaises "solutions".

le 17/04/2016 à 14:11
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@ Anti coco "RAUS"!!!! Ce mot est l'illustration de votre idée de la démocratie, de la liberté, de la fraternité et de l'égalité. Il résume votre "pensée": "Tout pour ma gueule et tant pis pour les autres".

à écrit le 16/04/2016 à 15:22
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Article intéressant. Je suis d'accord sur el fait que els Français ne se reconnaissent pas dans le modèle néolibéral. Par contre l'Europe ne peut exister que si les anglo-saxons anti continentaux par l'histoire et conviction, en sont virés. Ce sont e...

le 18/04/2016 à 18:13
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Il est certain qu'il vaudrait mieux que l'Angleterre quitte l'union, car tant qu'ils seront dedans, ils freineront des quatre fers et empêcheront qu'on avance dans l'union. Par contre, je ne comprends pas cette critique permanente de la société dite...

à écrit le 16/04/2016 à 14:51
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L'ouverture de frontières était l'idée que chacun devait pouvoir être libre de commercer et d'entrer sur le marché. C'était la réponse aux critiques de la colonisation, si les pays pauvres peuvent commercer et profiter de leurs matières premières, il...

le 18/04/2016 à 7:09
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Petite rectification: Mao n'est nul responsable du controle des naissances en Chine, puisque c'est en 1979, donc sous l'ere Deng Xiao Ping, que ce controle a debute.

à écrit le 16/04/2016 à 13:55
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Si les Français n'aiment pas le libéralisme et préfèrent devenir fonctionnaire ou assistés, c'est leur choix mais leur pays deviendra alors très pauvre. C'est leur problème.

le 16/04/2016 à 23:50
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Commentaire d'un rare dogmatisme. Comme d'habitude !

à écrit le 16/04/2016 à 12:33
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Encore un qui veut nous convaincre qu'une "autre Europe" est possible. Blablabla... La mondialisation a toujours existé depuis que l'homme a su échanger avec ses pairs, ce qui a changé et a accéléré ces trente, quarante dizaines d'années dernières...

à écrit le 16/04/2016 à 12:10
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Enfoncer des portes ouvertes tel est le résultat que l'on peut lire! La mondialisation a pour but de faciliter le travail des multinationales en uniformisant le substrat, similaire a l'élevage en batterie pour une meilleure rentabilité puis a retrouv...

à écrit le 16/04/2016 à 12:05
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Comme cela fait du bien de lire ce type d'écrits en se levant. Je souscris au propos dévoilés par la Tribune et file en librairie acheter cet ouvrage. Pourvu qu'il y soit!

à écrit le 16/04/2016 à 11:54
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Affligeant. Gaucher qui semble bien peu informé, ressasse comme en roue libre une utopie toute philosophique de l'absurde : vouloir et dire tout et son contraire. Ce qu'il veut, on ne le sait guère tant sa vue semble courte et unicentrée, ce qu'il di...

le 17/04/2016 à 8:37
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Complètement d'accord !!! Comme toujours, de la fumisterie anti-francaise....il y en a vraiment marre de ces types qui pour se rendre intéressants passent leur temps à nous taper dessus... En attendant que la contraire se produise !!!!

à écrit le 16/04/2016 à 11:28
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Gauchet et pas gaucher....

à écrit le 16/04/2016 à 11:12
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Ce n'est pas Marcel GAUCHER. C'est Marcel GAUCHET. ET ET ET

à écrit le 16/04/2016 à 10:34
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L EURO N EST QU UNE MONNAIE D ECHANGE POUR LE MARCHE MONDIAL? MAIS L EUROPE DOIT PROGRESSE POUR DEVENIR UNE AUTRE FORCE DES LUMIERES INDEPENDANTE POUR LUTTE CONTRE DEUX FORCES QUI EMERGENT/// 1/// LE MONDIALIME/// 2/// ET LE CALIFAT/// DONC ILFAUT ...

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