« Les Français ne se retrouvent pas dans le modèle dominant, d'où leur malheur » Marcel Gauchet

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Philosophe et historien, Marcel Gauchet est directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales, au centre de recherches politiques Raymond Aron, et rédacteur en chef de la revue Le Débat. Il est l'auteur de nombreux ouvrages, dont Le Désenchantement du monde (1985), et L'Avènement de la démocratie. Comprendre le malheur français, coécrit avec Éric Conan et François Azouvi, est son dernier ouvrage (mars 2016, Éd Stock, coll. Essais).
Philosophe et historien, Marcel Gauchet est directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales, au centre de recherches politiques Raymond Aron, et rédacteur en chef de la revue Le Débat. Il est l'auteur de nombreux ouvrages, dont Le Désenchantement du monde (1985), et L'Avènement de la démocratie. Comprendre le malheur français, coécrit avec Éric Conan et François Azouvi, est son dernier ouvrage (mars 2016, Éd Stock, coll. Essais). (Crédits : DR)
Pour Marcel Gauchet, les Français n'acceptent qu'à reculons le modèle néolibéral, mondialisé, individualiste. Le seul moyen de sortir du « malheur français » serait de construire des institutions publiques performantes. Mais les responsables politiques actuels ne sont pas à la hauteur de l'enjeu...

LA TRIBUNE - Vous affirmez que nous nous dirigeons vers l'explosion de l'euro.  Pourquoi ?

MARCEL GAUCHET - Je ne prétends pas parler en économiste et je ne prophétise rien. Je me contente d'observer que l'euro n'a pas été conçu sur la base d'une stratégie économique, mais en des termes politiques. S'il doit tomber, il tombera par la politique. Nous sommes dans une ambiguïté extrême:  les gouvernements admettent que l'Europe monétaire ne fonctionne pas bien, mais refusent l'idée d'en sortir. Les économistes s'épuisent en discussions techniques sur l'euro, alors que ceux qui décident en dernier ressort, les responsables politiques, se déterminent non pas en fonctions de considérations économiques, mais uniquement politiques.

 Ce qui maintient avant tout l'euro, c'est la peur d'en sortir, le refus du saut dans l'inconnu. On sait très bien, ainsi, en France, que les retraités y sont farouchement opposés. Cela donne une force immense au statu quo, mais celui-ci pourra-t-il tenir devant les conséquences  de l'euro tel qu'il fonctionne aujourd'hui ? Sans même évoquer les pays périphériques, la contrainte va devenir terrifiante, pour l'Italie, la France... En France, nous allons nous trouver devant un choix politique majeur,  à côté duquel le Brexit est une aimable plaisanterie.

Que se passera-t-il quand nous atteindrons les 8 millions de chômeurs ?  Il paraît que la croissance devant repartir tôt ou tard, ces questions vont se résoudre d'elles-mêmes. Il est permis d'en douter. Ce que chacun peut constater, c'est l'affaissement continu du système productif français. La conscience de l'insupportable va finir par émerger, sauf  à nous condamner à une dépression perpétuelle.

À moins d'un grand saut vers l'Europe fédérale ?

Un saut fédéral ? La création d'un budget européen? Personne n'osera sauter le pas dans les conditions politiques actuelles. Certes, cette alternative se présentera à un moment donné. Les européistes forcenés la défendront, avec l'idée qu'il vaut mieux laisser les Allemands concevoir notre budget à notre place. Mais je doute ce que ce soit très populaire !  Il faudra alors admettre l'échec de cette construction purement politique, voulue par François Mitterrand pour des raisons absurdes -arrimer l'Allemagne à l'ouest par crainte de la voir partir vers l'Est.

Votre thèse centrale est celle d'un « malheur français ». Vous insistez notamment sur le mensonge de Mitterrand, qui a vendu aux Français l'idée que l'Europe, ce serait la France en plus grand, en plus fort... Mais quelle est la part de l'Europe dans ce malheur ?

En l'absence d'Europe, le malheur français serait tout de même là. L'Europe, c'est, en l'occurrence, un amplificateur et un révélateur. Dans un contexte où cette idée pouvait encore paraître plausible, au cours des années 1980, François Mitterrand a vendu aux Français la thèse selon laquelle l'Europe pouvait être la solution de tous leurs maux.

Le discours était le suivant : « Nous avons les moyens militaires et stratégiques, les Allemands ont le poids économique ; construisons donc une Europe que nous allons conduire politiquement, pour contrer le néolibéralisme. » Comme si l'Europe allait nous permettre de bâtir une alternative sociale au monde néolibéral. Évidemment, l'inverse s'est produit. L'Europe a amplifié le basculement de la France vers le néolibéralisme.

Et l'Europe a révélé à quel point nous, Français, étions isolés, à quel point nous ne pouvions plus peser sur le cours des choses. L'Europe que nous pensions piloter nous a échappé, nos partenaires se convertissant aux politiques néolibérales, tout comme la Commission européenne, devenue le fer de lance de ces politiques. Le mot d'ordre, c'est toujours plus de marché, de flexibilité, avec un rappel à l'ordre de Bruxelles quasi quotidien. Nous vivions sur l'image du village gaulois résistant à la vague néolibérale : elle l'a englouti. Les Français ont beaucoup de mal à se reconnaître dans ce cours des choses, ils accusent le coup quand ils constatent la faiblesse et l'isolement de leur pays.

Quel est le « vrai » malheur français ?

Il peut se constater à plusieurs niveaux. J'en vois trois. D'abord, d'un point de vue général, pour l'Occident, la mondialisation est synonyme de rapetissement. Les Européens ne représentent plus que 7 % de la population du globe. Et ce sera de moins en moins ! Tous les Occidentaux sont ébranlés par ce constat.

Ensuite, nous nous sommes illusionnés sur le partage des tâches dans la mondialisation : les Occidentaux ont pensé qu'ils allaient faire suer le burnous des Asiatiques, et encaisser, eux, les royalties, puisque l'Europe et les États-Unis se réservaient l'innovation, la haute technologie. Comme si les Chinois n'allaient pas s'y intéresser ! Un racisme inconscient était là à l'oeuvre. Évidemment, cela n'a pas marché ainsi. Le réveil a été difficile. En fait, la mondialisation, c'est la relativisation de l'Occident. Cela ne concerne pas que l'Europe, du reste. Les Américains ressentent aussi ce choc.

Enfin, s'agissant du modèle français, la marche du monde, telle qu'elle s'est généralisée depuis quarante ans, va à l'encontre de notre ADN, comme on dit. Certes, nous parvenons tant bien que mal à nous adapter à la situation. Mais c'est un modèle dans lequel les Français ne se reconnaissent pas. Un modèle construit sur l'approbation des inégalités au titre de la dynamique économique, alors que le problème français, depuis toujours, c'est l'égalité. Sur la place de l'État, l'idée du droit, le rôle de l'argent dans la vie sociale, les Français sont en décalage avec le modèle international dominant, mondialisé. Ils jouent le jeu, mais ont du mal à s'y retrouver.

La France, c'était, pour reprendre une formule un brin ironique, « le pays où le communisme a réussi » ?

C'est une aimable plaisanterie ! Ce qui pouvait rappeler le modèle soviétique dans le modèle français, lors de son dernier moment glorieux, celui des « Trente Glorieuses », justement, c'était l'aspiration égalitaire et l'idéal d'un gouvernement rationnel. Avec cette différence que cela fonctionnait, contrairement à l'Union soviétique.

Nous avons obtenu de vraies réussites dans ce cadre, au cours des années 1950 et 1960. Cela s'exprimait dans les grands projets technologiques, les ingénieurs et la science au pouvoir ! Dans le monde néolibéral, c'est plutôt la réussite financière individuelle qui est au pouvoir. Les entrepreneurs « newlook », ça ne branche pas tant que ça les Français !

Comment le néolibéralisme s'est-il infiltré en Europe ?

Deux facteurs se sont conjugués. D'une part, l'impasse de la régulation keynésienne, de plus en plus perceptible au cours des années 1970. Les gouvernements se montraient impuissants à réguler la conjoncture, et les appareils publics n'étaient plus maîtrisés. Le néolibéralisme a eu pour atout majeur de relever ce défi grâce à l'outil monétaire, le monétarisme permettant de casser l'inflation. Les populations ne supportaient plus alors une inflation à deux chiffres, très déstabilisante.

En outre, en raison de la crise, tous les États se sont endettés. Il a fallu colmater les brèches. La dérégulation financière a permis d'avoir pleinement recours aux marchés, et donc d'emprunter plus facilement. En matière économique, le néolibéralisme a gagné la bataille essentiellement pour des raisons pragmatiques... Mitterrand, Bérégovoy ou Delors n'avaient pas lu Milton Friedman... mais ils ont vu que la recette fonctionnait !

Le second facteur, c'est tout simplement la nécessité d'exporter, donc de s'ouvrir à la mondialisation, pour payer la facture énergétique.

Mais la mondialisation n'est pas qu'un phénomène économique. Derrière, il y a un phénomène beaucoup plus profond qui est l'ouverture au monde de l'ensemble des sociétés. L'idée d'une libre circulation des marchandises, mais aussi des gens, s'est imposée partout. Elle s'est transformée en vision générale de la vie en société, devenant un fait politique majeur. Même les sociétés les plus fermées, la Chine ou l'Union soviétique, n'ont pas pu résister à cette vague. Elle a détruit le cadre classique de l'affrontement Est-Ouest.

Comment la mondialisation a-t-elle fait évoluer les sociétés en profondeur ?

La mondialisation, c'est l'aspect extérieur des bouleversements sociétaux. Il faut considérer aussi l'aspect intérieur, l'évolution en profondeur des sociétés : le fait majeur, c'est la disparition du sens du collectif. La mutualisation, l'État social, la primauté donnée au collectif, tout ce ciment des sociétés est délégitimé, au profit de l'axiome selon lequel il n'y a en droit que des individus. S'il n'y a que des individus, comment concevoir le lien social autrement que comme un marché généralisé ? Et ce, y compris dans la sphère politique ?

Curieusement, vous estimez que les États-Unis ont échappé pour partie à ce mouvement...

C'est la fable effectivement paradoxale de cette histoire : le pays matriciel du point de vue de l'idéologie néolibérale est celui qu'elle a le moins transformé. Le néolibéralisme y est pratiqué en grand, mais dans les limites du patriotisme : l'idée-force, c'est que ce dernier doit, in fine, l'emporter. Ce principe n'est absolument pas contesté, sauf par quelques « libertariens » excités.

Aux États-Unis, on ne trouve pas cette antinomie que nous connaissons entre le marché et l'État. L'idéal américain, c'est le marché au service de la grandeur de l'Amérique. Il faut que l'Amérique soit forte, donc riche, et c'est grâce au marché qu'elle le sera. C'est à l'opposé de notre conception de l'idée sociale, selon laquelle il faut choisir son camp, l'État ou le marché.

C'est au nom de ce patriotisme, ce principe suprême, que l'Amérique sait se défendre. Et pas seulement l'Amérique...

C'est un principe supérieur qui existe aux États-Unis, mais aussi en Chine. En fait, il s'impose partout, sauf chez nous ! L'Europe ne sait pas se défendre, elle n'a aucune idée de sa place dans le monde, aucune vision stratégique, cela éclate au grand jour avec la crise migratoire. C'est comme si nous avions perdu quelque chose en route...

C'est un constat assez dramatique. Et comment peut-on en sortir ?

Effectivement, c'est dramatique. C'est pourquoi j'ai écrit ce livre. Je veux croire au réveil des populations, des élites dirigeantes Il faut repenser l'Europe, en fonction d'un fait simple : l'Europe doit être une entité politique, stratégique, conçue pour préserver la place de l'ensemble des pays qui la composent dans le monde. Il faut une articulation différente entre les nations et l'Europe : nos intérêts sont communs. Notre intérêt primordial, c'est de sauver ce qui a fait le dynamisme historique exceptionnel de l'Europe, afin de continuer à le développer. Or cela ne va nullement de soi dans le « Grand Jeu » global en train de s'engager.

Dès lors que le principe est posé, quelles sont les formules politiques imaginables ? L'Europe des cercles - avec des pays participant à des politiques, d'autres exclus -, je n'y crois pas une seconde. Comme s'il pouvait exister une première, une deuxième et une troisième division...

Il faut revoir les attributions de la Commission. Comment une administration peut-elle faire de la politique ? Elle n'est pas conçue pour... Ce poids politique de la Commission a correspondu à un moment historique, qui a été celui de la technocratie. Mais celui-ci est dépassé. Que veut-on ? Une banlieue médiocre des États-Unis ou une Europe consciente de son originalité, forte de son histoire particulière, de ses valeurs propres ? Sommes-nous obligés, par exemple, de nous aligner sur le droit américain ?

Une Europe plus forte, c'est celle qui va vers le fédéralisme ?

Pas forcément. Il faudrait un espace où chacune des nations pourrait s'exprimer beaucoup plus, politiquement. Cela ne va donc pas dans un sens fédéraliste. Rappelons-nous que l'Europe est et ne peut être qu'un projet politique entièrement neuf. D'ailleurs, si l'on voulait emprunter cette voie, qui pourrait incarner l'Europe ? Quel responsable ? Il n'y en a pas. Qui voudrait d'un Jean-Claude Juncker président de l'Europe ?

Pour qu'une Europe puisse agir, faut-il qu'elle s'incarne ?

Pas nécessairement. Je ne le pense pas. C'est l'erreur de base. Mieux vaut un concert polycentrique, où de fait, par exemple en matière de défense, les pays disposant d'une armée importante auraient naturellement une voix prépondérante dans la discussion. Et dans l'action.

Pour une fois, le gouvernement français a eu raison de demander que soit reconnue la charge financière que représentait son intervention au Mali. Le problème est de trouver une formule institutionnelle permettant à de véritables perspectives politiques d'émerger. Le contraire du système actuel qui fonctionne comme un étouffoir.

Vous voulez que les politiques reprennent le pouvoir ?

Et qu'ils aient une ligne, qu'il s'agisse de la défense ou de l'économie ! Une des choses les plus scandaleuses que l'Europe ait faites ces dernières années, c'est l'adoption pure et simple des normes comptables américaines. Une Europe digne de ce nom définirait un statut de l'entreprise européenne, s'appliquant aux multinationales venant s'installer chez nous. Et avec un système comptable répondant aux exigences européennes, s'agissant de l'évaluation de la valeur des entreprises.

Cette Europe que vous appelez de vos voeux pourrait se défendre, affirmer ses vues... mais remettrait-elle en cause le néolibéralisme à l'origine du malheur des Français, selon vous ?

C'est une autre question. Ce n'est pas l'affaire d'une entité politique comme l'Union européenne de mener une bataille idéologique. C'est à ses citoyens de le faire. À ce niveau, ce qui compte, ce sont les politiques réellement menées. En l'état actuel des choses, elles ne pourraient être que des compromis avec les orientations qui dominent à l'échelle du monde. Ce serait déjà un considérable progrès.

Cela étant, tous nos problèmes ne se réduisent pas à l'Europe. Balayons devant notre porte pour tout ce qui reste de notre responsabilité directe. Le problème général est de retrouver un compromis viable entre la liberté individuelle et le pouvoir collectif. Ce compromis pourrait passer, si un gouvernement suffisamment pédagogue savait en convaincre les Français, par la sauvegarde de l'État social. L'État social est coûteux tout comme l'est l'éducation, et ils continueront de l'être. Il faut faire vivre cette construction, tout en la réformant pour la rendre plus efficace. La vraie contestation de l'idéologie néolibérale consisterait à montrer qu'il est possible de concevoir et de bâtir des institutions publiques performantes. C'est l'absence, ou pire, l'impossibilité de conduire de telles réformes qui alimentent la dépression française. Comme si la sécurité - sociale, de l'emploi - était nécessairement liée à un modèle dysfonctionnel, inefficace, mais assurant néanmoins une vague garantie. La perspective n'est pas de nature à soulever l'enthousiasme !

Le bonheur français, ce serait simplement de renouer avec un système public à la fois équitable et efficace. Mais pour impulser un tel mouvement, il faudrait un personnel politique inspirant la confiance. C'est la défiance qui nous paralyse.

Vous voyez de tels responsables ?

Non. J'ai beau scruter l'horizon, je n'en vois pas.

"Comprendre le malheur français" , Marcel Gauchet, avec Eric Conan et François Azouvi, éditions Stock, 20 euros

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Commentaires
a écrit le 26/04/2016 à 14:00 :
L'analyse est juste, reste un point essentiel quelle responsabilité prend M. Gaucher dans cet échec. Par ailleurs, le constat de l'échec est important mais moins que les solutions pour le dépasser. Or, sans négliger l'importnce d'un service public performant, il faudrait laisser de la place à la liberté pour que chacun puisse inventer sa propre solution et pas attendre qu'elle tombe d'en haut, qu'elle viennes d'une élite perdue.
a écrit le 22/04/2016 à 7:46 :
Mais de quel malheur parle t il ? des pays pauvres sans sécurité, beaucoup de pays européens y compris ?
a écrit le 21/04/2016 à 15:36 :
La dernière phrase est lourde de sens...je n'en vois pas. Faut-il qu'un pays soit en déshérence de Père pour qu'un homme( en retraite )avec une très longue carrière (efficace?) de haut fonctionnaire derrière lui puisse incarner le renouveau politique que l'on attend. On peut déjà prédire de patauger dans l'immobilisme et cinq ans de perdus.
a écrit le 20/04/2016 à 23:24 :
LA MONDIALISATION C EST L ENRICHISSEMENT DU MONDE FINENCIER AIDE PAR LE MONDE POLITIQUE .AUX DETRIMENT DE LA CLASSE MOYENNE ET OUVRIERE? ET QUAND LA CLASSE MOYENNE ET ATEINTE PAR LES FLEAUX DE LA CRISE/ LIENCIMENT/ ET/ IMPOTS NOUVEAUX/ LE POINT DE RUPTURE VAS ARRIVE? ET TOUS PEUT ARRIVE? LA REVOLUTION FRANCAISE A COMMENCE COMME CELA???
a écrit le 19/04/2016 à 15:54 :
D’accord avec cette analyse, sauf que ce rejet par les Français du modèle dominant n’est pas une fatalité génétique. Ce rejet s’explique par 68, et son romantisme révolutionnaire ridicule, puis ce qui s’est passé à partir de 1981, où les socialistes ont cru au grand soir pendant 2 ans puis devant les nécessités incontournables de l’économie, ont changé leurs actes beaucoup plus que leur discours. Ce discours sur les valeurs d’égalité, de générosité et d’internationalisme primant sur le pragmatisme économique, et l’importance de la nation, qui a été repris plus ou moins par tous les gouvernants suivants, et qui a imprégné plusieurs générations de cervelles françaises. Mais il y a ces derniers temps quelques lueurs d’éclaircie, semble-t-il. Les jeunes Français semblent plus intéressés par crééer une entreprise que par devenir fonctionnaire !
Mais il y a un autre problème. Le malheur de l’Europe c’est l’absence de l’équivalent de ce que Mr Gauchet appelle le patriotisme américain. Et là on ne voit guère d’évolution possible pour combler cette absence. Les allemands, leaders économiques incontestés grâce à leur puissance industrielle ( pas dans des secteurs de pointes, malheureusement) ne semblent ambitionner pour eux qu’un destin à la Suisse : une grosse Suisse, riche, prospère, à l’abris de tous les paresseux d’Europe du sud (dont les Français), et fière de sa balance des échanges commerciaux (qui crée le chômage chez les voisins et le plein emplo chez eux).
Alors que va devenir l’Europe ? En tout cas sur ce sujet, on ne peut que s’affliger sur la totale absence de positionnement de nos politiques et médias, puisque remettre en cause l’euro c’est aussitôt se faire traiter de facho FN ou de simple d’esprit qui ne comprend rien à l’économie, n’a pas remarqué que la dette était libellée en Euro, et regrette le temps où la France dévaluait son Franc tous les ans.
Ayant vécu les trente glorieuses, son inflation et ses dévaluations, je peux dire que l’atmosphère n’avait rien à voir avec le pessimisme pleurnichard et nombriliste actuel.
Réponse de le 22/04/2016 à 10:13 :
Les jeunes Français semblent plus intéressés par crééer une entreprise que par devenir fonctionnaire.
LOL !
Ca fait combien de temps que vous n'avez pas croisé des jeunes vous ?
a écrit le 18/04/2016 à 15:36 :
Ce n'est pas parce que nous avons eu une gouvernance pauvre, sans imagination et sans leadership depuis quelques années que l'on doive projeter a l'infini le statut actuel et déboucher sur l'analyse que fait M. Gaucher de l'Europe aujourd'hui. D'autres personnalités aux mêmes commandes politiques du Pays auraient sans aucun doute pu faire beaucoup mieux.
a écrit le 18/04/2016 à 10:28 :
"puisque l'Europe et les États-Unis se réservaient l'innovation, la haute technologie. Comme si les Chinois n'allaient pas s'y intéresser ! "

Surtout si l'on donne nos centres de recherche avec , ce qui accelere le processus.
a écrit le 18/04/2016 à 10:25 :
"les Occidentaux ont pensé qu'ils allaient faire suer le burnous des Asiatiques, et encaisser, eux, les royalties"

Ah bon, c'est pas le cas avec nos délocalisations ?
a écrit le 17/04/2016 à 15:00 :
Quelle malaise de voir autant de commentaires à côté de la plaque.
Tel celui de "revanchard" qui prône carrément de se jeter dans le vide et de se mettre au même niveau pour pouvoir concurrencer des pays qui nous ramènent 3 siècles en arrière question humanité.
Du fouilli total sur un soit disant diagnostic des causes, que ce soit de la part de l'auteur de l'article ou des commentaires. Politique, commercial, économique, endettement, dogmatique...etc
Non ce ne sont pas des causes et des solutions mais des conséquences uniquement. Les crises ont TOUJOURS été monétaires (financières) Tout le reste en découle. Concernant tous nos "malheurs" accumulés depuis 40 ans fouillez vers le début des années 70 et vous aurez quelques vecteurs qui vous permettrons d'entrevoir ce qu'il se passe réellement depuis lors, et ce vers quoi nous nous dirigeons.
Cdt
a écrit le 17/04/2016 à 12:48 :
Son analyse imprégnée d'idéologie marxiste est dans la négation la plus totale de la réalité économique
Il dit "sus à l'affreux modèle ultralibéral que l'on vit depuis 30 ans " Vous connaissez beaucoup d'économies libérales avec près de 58% de dépenses publiques dans le PIB quasi record mondial et record de tout les temps?. Et la France a un record mondial de prélèvements obligatoires et d'impots . Ce dont souffre la France c'est pas d'un excès de libéralisme qu'elle n'a jamais connu mais d'un excès d'étatisme !
IL n'ya guère plus que des sociologues qui n'ont jamais mis les pieds un seul jour de leur vie dans une entreprise ou quelques idéologues qui n'ont jamais travaillé pour contester ce fait
IL reprend quasimement mot pour mot le discours ultraétatiste et démagogique du FN en faisant de la méchante Europe le bouc émissaire de tout nos maux
Plutot que d'admettre que son modèle étatiste ne marche pas ( Nous sommes à 57% du PIB de dépenses publiques quasi record mondial et quand la moyenne européenne est à 45% . et on a jamais eu autant de pauvreté .
Plus la dépense est elevée plus le secteur privé qui doit la financer se retrécit et plus le chomage augmente c'est pas compliqué à comprendre ! ) il préfère dire que c'est la faute de nos voisins européens qui voient quasiment tous leurs situations s'améliorer
Réponse de le 20/04/2016 à 10:09 :
Et votre solution donc pour en sortir de ce modèle, c'est quoi ?
Réponse de le 21/04/2016 à 15:09 :
"Vous connaissez beaucoup d'économies libérales avec près de 58% de dépenses publiques dans le PIB quasi record mondial et record de tout les temps?" : Vous pensez que les défenseurs du libéralisme vont demander moins de dépense pour les pensions de retraites (14% du PIB) et moins de subventions dans l'immobilier (40 milliards)?
La plupart des libéraux sont des libéraux de circonstance. Quand le marché ne va pas dans le sens qui les arrange, le marché est manipulé (subvention) ou n'est plus la règle (caisse de retraite, santé, énergie, etc.)
"Ce dont souffre la France c'est pas d'un excès de libéralisme qu'elle n'a jamais connu mais d'un excès d'étatisme !" : En attendant, les premiers à se plaindre des impôts sont ceux qui en profitent le plus. Les mêmes qui se targuent de se barrer au Portugal pour les éviter et reviennent se faire soigner à l'oeil. Les mêmes qui vous expliquent leurs mérites à avoir investit dans l'immobilier à coup de Scellier, Robiens, etc. tout en pleurnichant quand l'allocataire de la CAF ne pouvaient plus payer son loyer à coup d'APL intégré dans les prix.
Vous avez raison : Il est temps d'être réellement libéral. Seulement, ce sont nos libéraux de circonstance qui s'y opposent! Il est plus pratique de beugler en masse contre les impôts pour les reporter sur d'autres : Les jeunes gagnant bien leur vie sans pouvoir espérer atteindre le patrimoine des enrichis sans cause des bulles immobilières.
Je vous signalerai au passage que le problème n'est pas restreint à la France : Les jeunes anglais vivent une caricature de ce "libéralisme".
Réponse de le 26/04/2016 à 20:15 :
Manifestement Pierre ne connaît pas la fable de l'ours qui court après une bande de campeurs: le tout n'est pas de courir plus vite que l'ours mais de courir plu vite que son camarade... Dans le rôle de l'ours: le marché, dans le rôle des campeurs qui ne courent pas assez vite: la France, la Grèce, etc...
Peut-être faudrait-il que la France se déleste de quelques poids morts ?, chômeurs fainéants, retraités précoces, handicapés volontaires, etc...
Réponse de le 26/04/2016 à 20:15 :
Manifestement Pierre ne connaît pas la fable de l'ours qui court après une bande de campeurs: le tout n'est pas de courir plus vite que l'ours mais de courir plu vite que son camarade... Dans le rôle de l'ours: le marché, dans le rôle des campeurs qui ne courent pas assez vite: la France, la Grèce, etc...
Peut-être faudrait-il que la France se déleste de quelques poids morts ?, chômeurs fainéants, retraités précoces, handicapés volontaires, etc...
a écrit le 17/04/2016 à 12:36 :
Sur l'euro Marcel Gauchet dit n'importe quoi et il est dans la négation la plus totale de la réalité économique !
Quasiment Tout les pays de la zone euro sont en excédent commercial ou quasiment à l'équilibre sauf la france la Grèce , l'espagne et le portugal

Si l'euro était un problème tout nos voisins qui partagent avec nous la meme monnaie ne seraient pas tous en excédent commercial ou quasi à l'équilibre !
et quasiment tout les pays de la zone euro ont une croissance de 2 à 3 % pour 2015 et voit leur chomage reculer nettement
Voila les chiffres de croissance des pays de la zone euro en 2014 et 2015
Estonie 2.1% de croissance en 2014 2,3 % en 2015
Lituanie 2.9% de croissance en 2014 . 2,8% en 2015
Lettonie 2.4% en 2014 ; 2.3% en 2015
Irlande 4.8% en 2014 6% en 2015
Malte 3.5% en 2014 3.6% en 2015
Allemagne 1.6% 1.9% en 2015
Slovaquie 2.4% 3%
Slovenie 2.6% en 2014 ; 2.3% en 2015
Espagne 1.4% en 2014 2.8% en 2015
Portugal 0.9% en 2014 1.6% en 2015
Pays Bas 0.9% en 2014 1.6% en 2015
Belgique 1% en 2014 1.1% en 2015
Luxembourg 3,1% 3,5%

et dans le camp des mauvais éleves
Italie -0.4% en 2014 0.6% en 2015
France 0.4% en 2014 1.1% en 2015
Chypre -2.3% -0.5%
Grece 0.8% -3%
Finlande -0.1% 0.3%
Si l'euro était un problème on aurait pas ses chiffres !
quand on se base sur les faits dire que L'allemagne est la seule à bénéficier de l'euro et etre en croissance c'est totalement faux
Ce qui nous plombe c'est l'excès de dépenses publiques , les impots et l'insuffisance de réformes structurelles ce n'est pas l'euro !
75 à 80% des français dans tout les sondages rejette le projet fou d'éjecter la France de l'euro et de l'Europe
Réponse de le 22/04/2016 à 10:15 :
La croissance est le problème, pas la solution.
a écrit le 17/04/2016 à 12:14 :
On aimerait bien savoir en quoi les Français se reconnaîtraient. Ils votent pour un parti et ils le rejettent après, ils élisent des présidents, puis ils les méprisent, ils rejettent le libéralisme, et son opposé le communisme. En fait, ils sont contre tout et son contraire.

La constance des Français, c'est leur goût pour l'émeute et leur rejet des décisions prises par ceux qu'ils ont élus, que ce soit contre le travail, l'aéroport de Nantes, le barrage de Sirven, les contrôles techniques des motos, etc... Tous les prétextes sont bons pour casser.

Dans un pays civilisé, on vote puis on respecte et on applique les décisions de ceux que l'on a élus. Pas en France.
Réponse de le 20/04/2016 à 18:48 :
J'approuve. En plus la France n'est pas libérale mais un pays de pépères dont le slogan est "moins vite devant, poussez pas derrière".
a écrit le 17/04/2016 à 11:40 :
"Il faut revoir les attributions de la Commission. Comment une administration peut-elle faire de la politique ?"
C'est le principal problème de l'Europe et s'il en est ainsi, c'est que les "politiques" sont complices, soit par intérêt, vendus au lobbies ou par "feingnantisme", se contentant de regarder le système se dégrader en se disant que c'est trop de travail pour l'améliorer, mais en n'oubliant pas de prendre quand même au passage indemnités et avantages.
a écrit le 17/04/2016 à 11:11 :
continuez vous n'avez rien compris l'economie dirigée comme la russie communiste on voit ce que cela a donné !!!! faillite nous cela fait 70 ans que les memes gouvernent les socialo communistes et avec les gaullistes comme complice
a écrit le 17/04/2016 à 10:42 :
Comme je suis heureux de ne pas être le seul à redire cette formule célèbre que la France (gaulliste) est un pays où le communisme a réussi (sans doute en opposition à l'ex URSS et au bloc de l'Est-rideau de fer) Mais bien avant Mitterrand je n'ai pas compris pourquoi De Gaulle dans les années 60 voulait construire une Europe où seule la France était un pays centralisé, avec des entreprises nationalisées dans tous les principaux secteurs de l'économie. J'avais déjà pensé à l'époque que même à 6 Pays les autres ne viendraient pas sur notre modèle Etatique à outrance, encore moins notre cher très cher modèle social absorbant à lui seul plus de la moitié de la richesse nationale avec une conséquence importante: le niveau de nos prélèvements obligatoires. Ce qui était vrai à 6 l'a été encore plus à 12, 16 et 28 aujourd'hui.
Tant que les Français ne se convertiront pas à l'économie libérale en en acceptant les conséquences sur notre niveau de dépenses publiques (2ème derrière le Danemark)
et donc les restrictions sociales qui s'imposent, nous continuerons de couler: 5ème, 6ème, 9ème rang mondial; endettement bientôt à 100% du PIB, avec presque 2.100 milliards de dettes, aujourd'hui pas chères, mais demain !!!
a écrit le 17/04/2016 à 9:27 :
Les Français sont entretenus dans l’illusion que les objectifs, les politiques et le fonctionnement de l’Europe dépendent principalement d’eux.

Et qu’il ne dépendrait donc que d’un peu de bonne volonté de leur part pour qu’une « Autre Europe » soit possible.

Cette fumisterie intellectuelle a pour conséquence d’interdire du champ de la réflexion une autre idée, bien plus simple : celle qui consisterait tout bonnement à sortir de cette prétendue « construction européenne ». Cette idée, qui tombe pourtant sous le sens, a été rendue taboue depuis des décennies. C’est grâce à l’UPR et à notre notoriété grandissante qu’elle commence, les événements calamiteux aidant, à faire désormais son chemin.

Pour bien mesurer à quel point le débat a été verrouillé, il est instructif de parcourir ensemble une brève histoire de ce bobard plus que trentenaire qu’est l’idée de « l’Autre Europe ».
a écrit le 17/04/2016 à 8:21 :
apparemment, m. Gauchet n'a pas mis a jour ses connaissance en économie, en droit, en histoire ... depuis 20 ans. Plus d'Europe est la seule issue aux problèmes actuels. Il faut voyager, profiter de la chance que nous offre la mondialisation au lieu de penser comme un paysan dus middlewest qui n'a pas bouge de son trou.
a écrit le 17/04/2016 à 0:38 :
La bulle immobilière est l'arme universelle du néolibéralisme pour faire adhérer les vieux au club des rentiers et contraindre les jeunes à travailler plus que nécessaire. Angleterre, France, Espagne, Australie, etc. : Partout, les jeunes se font rincer par des logements qui ont vu leurs prix s’envoler par rapport aux années 70. Dans la plupart de ces pays, des gouvernements libéraux ont subventionné les marchés sous couvert d'aider les citoyens à devenir propriétaire.
Coïncidence, clientélisme ou manipulation? J'en doute : Il y a un système politique efficace!
Quand les enrichis sans cause des ces bulles se concentrent sur la défense du droit à siphonner les revenus des générations futures, ils votent pour les libéraux qui font de l'Europe un terrain de jeu pour la concurrence fratricide (dumping fiscal, dumping social, etc.)
Vous vous étonnez quand les néolibéraux demandent aux états via le FMI et la BCE de faire des économies sur leurs services publics avant de leurs demander d'arrêter de subventionner des bulles immobilières?
Le bonheur de la plupart des pays libéraux, ce serait d'être réellement libéraux quand on prétend l'être! Arrêter de manipuler les marchés pour maintenir les prix quand ça arrange une majorité d'électeurs serait un bon début. Ne rêvons pas et félicitons ceux qui ont mis en place ce système : Ils ont réussi à pervertir la démocratie au profit des gros détenteurs de capitaux en jouant sur les intérêts à court terme d'une majorité d'électeurs sur-représentée dans la pyramide des âges : Les papy boomers.
a écrit le 16/04/2016 à 20:55 :
Si on parle de l'Europe, peut-on expliquer ce que publie Eurostat ou la Banque mondiale en termes de croissance en constant.
Le pib par habitant des européens est en baisse dans de nombreux pays depuis 2007, ce qui est un précédent dans l'histoire depuis 1970 au moins.
La valeur France sur 24 pays OCDE de valeur proche en 1970, montre un maximum en 1983 à 100% de la moyenne, nous serions vers 85%... Est-ce un déclin?
Pour la croissance, la France fait mieux que l'Allemagne sur la période 1980-2007 puis elle passe en dessous.
Pour l'emploi en Europe, en 2010 le retour du plein-emploi n'est pas clair avec des taux faibles.
On ferait des diplômés en déqualification?
Réponse de le 17/04/2016 à 9:50 :
si la France fait mieux que l'Allemagne sur la période 1980-2007 en termes de croissance du pib, c'est dû uniquement à la réunification, qui a coûté 1000 milliards de DM à l'Allemagne. Ne l'oublions pas, pour éviter de nous bercer de douces illusions....
a écrit le 16/04/2016 à 20:53 :
Ce monsieur sort-il de temps en temps dans la rue ? Les français n'ont pas vraiment l'air malheureux ni flippés. Bien au contraire : on a une qualité de vie que le monde entier nous envie. Ce qui est une belle réussite, acquise par le travail et dans la bonne humeur. On n'a plus besoin de tous ces psychologues, ces philosophes, ces sociologues et, surtout, ces politiciens : ce sont eux qui veulent nous coller leur blues, par médias interposés.
Qu'ils aient le blues, on les comprend : ils ne servent plus à rien.
Réponse de le 17/04/2016 à 10:46 :
Nous sommes tellement heureux en France que nous sommes le pays où le nombre de citoyens est le plus pessimiste de tous nos voisins européens !!!
a écrit le 16/04/2016 à 19:42 :
Il est logique que l'Europe soit un système néo-libéral, car elle a été crée par les américains pour faire cesser les guerres entre les pays du continent, et que, pour le moment en tout cas, c'est le système qui produit le plus de richesses, le plus vite. Il est donc parfaitement compréhensible que les inspirateurs continuent à influencer leur création dans un sens compatible avec leurs besoins commerciaux, et leur stratégie de puissance. Trop contents de pouvoir s'abriter sous le double chapeau de l'irresponsabilité, et de la protection qu'offrent l'Europe d'une part, et son corollaire l'OTAN d'autre part, les pays européens, et en premiers leurs dirigeants, ont trouvé plus facile, tant en termes budgétaires, que stratégiques, d'être les exécutants protégés, d'une géostratégie américaine, que les acteurs décisionnels de leur propre avenir, évitant ainsi les douloureux choix à faire pour acquérir une stratégie de puissance à la fois couteuse et toujours difficile, voire dangereuse, à mettre en œuvre. L’absence de positionnement propre de l’Europe, est aujourd’hui devenu le démonstrateur d’une attitude de renoncement à devenir une entité politique, capable de s’imposer comme une puissance au sein d’un ordre international comportant de nouveaux acteurs ayant toutes les caractéristiques classiques des Etats à la recherche d’une domination sur leur environnement économique , politique et militaire. Ce fait est particulièrement bien souligné par le terme de soft puissance que la Chine accorde bien volontiers à une Europe qu’elle considère comme un acteur de second rang, donc éventuellement "vassalisable", dans la compétition internationale. Il est toujours possible de sortir de l’ambiguïté, et l’Europe pourrait avoir les moyens de le faire, si elle en avait la volonté politique, mais comme cela se fait toujours au dépens de ceux à qui profite l’état de stase, et que ce sont ces mêmes qui devraient en prendre la décision, il y a fort peu de chance que cela puisse arriver sans une rupture internationale majeure qui rebattrait les cartes.
Réponse de le 18/04/2016 à 18:05 :
L'Europe a été voulue par De Gaulle et Adenauer, les Américains n'y sont pour rien. Il n'est pas sûr que cela leur ait fait plaisir, d'ailleurs.
a écrit le 16/04/2016 à 18:40 :
A nouveau du grand n'importe quoi consistant a taper sur la France et les français !!! C'est une manie de ces "élites" auto-proclamées....et précisément, ce sont eux le problème et ce que ne supportent plus a juste titre les français. Tous les sondages montrent le rejet des politiciens, des syndicalistes et de l'enfumage médiatique.....et ils continuent avec leur rengaine insultante !!!!
a écrit le 16/04/2016 à 18:23 :
coquille : marcel gaucheR dans le titre
Réponse de le 17/04/2016 à 9:54 :
Peu être difficile à accepter pour certains neurones, mais Marcel Gauchet n'est pas considéré comme à gauche,
a écrit le 16/04/2016 à 17:49 :
Les écono-écolo-communistes qui veulent plus de service public = RAUS !!!
Cet article pose les constats et de très mauvaises "solutions".
Réponse de le 17/04/2016 à 14:11 :
@ Anti coco
"RAUS"!!!! Ce mot est l'illustration de votre idée de la démocratie, de la liberté, de la fraternité et de l'égalité. Il résume votre "pensée": "Tout pour ma gueule et tant pis pour les autres".
a écrit le 16/04/2016 à 15:22 :
Article intéressant. Je suis d'accord sur el fait que els Français ne se reconnaissent pas dans le modèle néolibéral. Par contre l'Europe ne peut exister que si les anglo-saxons anti continentaux par l'histoire et conviction, en sont virés. Ce sont eux qui imposent ce modèle débile et répressif pour LEURS intérêts, pas pour les nôtres. Ils imposent un marché et font tout pour empêcher la création d'une puissance qui leur serait concurrente. Cela ne ressort pas de cette intervention qui ne fait qu'un constat mais ne dit pas les raisons.
L'Angleterre doit se retirer de l'UE et ce n'est pas aux Anglais d'en décider mais à nous, Français et Allemands (la majorité dans les 2 pays est pour la sortie de l'Angleterre) ! De plus, les USA doivent retirer leurs troupes qui occupent l'Europe ! France et Allemagne doivent se reprendre, tirer la machine, s'organiser en pilote politique et militaire (sortie de l'OTAN et création d'une véritable armée franco-allemande).
Je suis d'accord aussi sur le fait d'imposer des normes européennes (comme le GSM) mais cela suppose un pilote politique dans l'avion.
Réponse de le 18/04/2016 à 18:13 :
Il est certain qu'il vaudrait mieux que l'Angleterre quitte l'union, car tant qu'ils seront dedans, ils freineront des quatre fers et empêcheront qu'on avance dans l'union.
Par contre, je ne comprends pas cette critique permanente de la société dite "néolibérale". Qu'est-ce qu'on mettrait à la place ? Des entreprises contrôlées par l'état ? Des fonctionnaires toujours plus nombreux ? Des contrôles des prix, des salaires, des loyers, des changes? On a déjà fait tout cela et vu le résultat.
a écrit le 16/04/2016 à 14:51 :
L'ouverture de frontières était l'idée que chacun devait pouvoir être libre de commercer et d'entrer sur le marché. C'était la réponse aux critiques de la colonisation, si les pays pauvres peuvent commercer et profiter de leurs matières premières, ils ne sont plus dépendants et donc deviennent libres, ils ne sont plus exploités, peu à peu ils seront nos égaux...
Tout le monde savait que nous avions été les premiers à connaître la transition démographique alors que certaines régions comme l'Inde, l'Afrique et le Moyen-Orient n'ont rien fait pour diminuer leurs naissances, seul Mao a été vraiment responsable à ce sujet. Certains ont cru que l'élévation du niveau de vie amènerait tous les pays à restreindre leurs naissances oubliant l'importance des mentalités telles l'influence de la religion musulmane. Aujourd'hui tout le monde envisage une planète avec 9 milliards d'humains sans sourciller, la France et l'Allemagne font même venir des migrants et les incitent à avoir un maximum d'enfants...
Nos politiques ont toujours été admiratifs des Etats-Unis mais, en effet, notre mentalité n'est pas faite pour l'argent roi, cela ne nous convient pas. Eux, ce sont des individualistes forcenés qui sont communautaristes, pour eux, chacun pour soi à condition de respecter les lois de l'Union et tous pour défendre l'Union Jack qui leur assure leur liberté.
On ne peut pas à la fois, être pour la solidarité et pour l'individualisme. C'est le mal français, on nous demande de devenir individualiste et de continuer à avoir un Etat-Providence sauf que payer pour quelque chose dont on n'a plus le droit de profiter (chacun pour soi), c'est illogique. Résultat, ceux qui réussissent, ceux qui bossent... ont l'impression d'entretenir les autres. Puisqu'ils sont ponctionnés mais qu'ils ne sont pas remerciés pour ça, au contraire, ils sont considérés comme des exploiteurs par des pauvres qui n'ont plus envie de s'en sortir mais de jouer les victimes pour profiter du système tant qu'il durera (on assiste aux mêmes réactions qu'entre colons et colonisés).
De même que l'auto-discipline à l'école n'est possible qu'avec des élèves bien éduqués, l'altruisme étatique n'est possible qu'avec une organisation planétaire qui fait respecter les Lois. L'Europe a toujours su qu'un jour les pauvres viendraient l'envahir pour profiter de ses richesses, croire qu'on peut défendre nos frontières avec des mots est illusoire. Encore, nous sommes au début de l'invasion, quand le réchauffement climatique affamera le Maghreb et le Moyen-Orient. Leurs habitants ne se retourneront pas contre leurs dirigeants qui se servent au lieu de développer leurs pays comme l'ont fait nos ancêtres par de grands travaux (Ex : les canaux de Craponne qui irriguent les sols arides de la Provence...). Ils viendront nous dire qu'il y a deux cents ans, nos ancêtres les ont conquis et colonisés... et que donc nous devons leur laisser nos terres.
Finalement l'idée du réchauffement climatique remplace celle de la colonisation, avant nous étions responsables des maux des pauvres parce que nos ancêtres en les colonisant les avaient exploités, après nous serons responsables parce que notre développement économique aurait provoqué le réchauffement climatique, que notre transition démographique permet une densité relativement faible dans nos pays...
Si le Soleil s'arrête un jour de nous réchauffer, ce sera aussi la faute des Occidentaux.
Il serait temps que nos politiques se réveillent et défendent en effet nos intérêts.
Réponse de le 18/04/2016 à 7:09 :
Petite rectification: Mao n'est nul responsable du controle des naissances en Chine, puisque c'est en 1979, donc sous l'ere Deng Xiao Ping, que ce controle a debute.
a écrit le 16/04/2016 à 13:55 :
Si les Français n'aiment pas le libéralisme et préfèrent devenir fonctionnaire ou assistés, c'est leur choix mais leur pays deviendra alors très pauvre. C'est leur problème.
Réponse de le 16/04/2016 à 23:50 :
Commentaire d'un rare dogmatisme.
Comme d'habitude !
a écrit le 16/04/2016 à 12:33 :
Encore un qui veut nous convaincre qu'une "autre Europe" est possible. Blablabla...

La mondialisation a toujours existé depuis que l'homme a su échanger avec ses pairs, ce qui a changé et a accéléré ces trente, quarante dizaines d'années dernières, c'est la volonté des élites européennes (qu'elles soient de droite ou de gauche) d'adhérer à un modèle qui tend vers toujours plus de libre-échange imposé par les Etats-Unis.

Et ce Monsieur s'étonne que "l'Europe" (c'est plutôt l'Union Européenne qu'il faut dire, l'Europe étant un continent et non pas une institution) - suive les normes étatsuniennes ! La bonne blague !

Et si la Chine ou la Russie - puisque l'auteur évoque ces pays - ont abandonné le communisme, ce n'est pas non plus pour s'ouvrir à tout vent comme l'UE. Vous ne pouvez pas tout acheter dans ces pays contrairement en France où nos fleurons de l'industrie sont petit à petit rachetés par des étrangers.

Que ce Monsieur retourne donc à ses rêves, les Français se sont réveillés en sursauts au son des annonces quasi quotidiennes de fermeture d'usines et de licenciements. Ils ont fini de rêver...
a écrit le 16/04/2016 à 12:10 :
Enfoncer des portes ouvertes tel est le résultat que l'on peut lire! La mondialisation a pour but de faciliter le travail des multinationales en uniformisant le substrat, similaire a l'élevage en batterie pour une meilleure rentabilité puis a retrouver la qualité d'antan par le marketing!
Le constat a été fait, mais c'est un machine lourde difficile a arrêté, avec des intérêts a court termes qui n'en facilite pas le freinage! On n'oublie que l’intérêt du collectif prime sur le particulier au point de vue mondial!
a écrit le 16/04/2016 à 12:05 :
Comme cela fait du bien de lire ce type d'écrits en se levant. Je souscris au propos dévoilés par la Tribune et file en librairie acheter cet ouvrage. Pourvu qu'il y soit!
a écrit le 16/04/2016 à 11:54 :
Affligeant. Gaucher qui semble bien peu informé, ressasse comme en roue libre une utopie toute philosophique de l'absurde : vouloir et dire tout et son contraire. Ce qu'il veut, on ne le sait guère tant sa vue semble courte et unicentrée, ce qu'il dit est que la somme de ses écrits, de ses élans passés aboutit en fait à une vaste fumisterie anti-française. On ne peut se satisfaire pourtant de la posture de celui qui reconnaît sur le tard comme pour se donner une nouvelle crédibilité. Des solutions, des hommes (ou des femmes) capables, il n'en voit pas. Ce n'est pas triste, juste de la grande "philosophie".
Réponse de le 17/04/2016 à 8:37 :
Complètement d'accord !!! Comme toujours, de la fumisterie anti-francaise....il y en a vraiment marre de ces types qui pour se rendre intéressants passent leur temps à nous taper dessus... En attendant que la contraire se produise !!!!
a écrit le 16/04/2016 à 11:28 :
Gauchet et pas gaucher....
a écrit le 16/04/2016 à 11:12 :
Ce n'est pas Marcel GAUCHER. C'est Marcel GAUCHET. ET ET ET
a écrit le 16/04/2016 à 10:34 :
L EURO N EST QU UNE MONNAIE D ECHANGE POUR LE MARCHE MONDIAL? MAIS L EUROPE DOIT PROGRESSE POUR DEVENIR UNE AUTRE FORCE DES LUMIERES INDEPENDANTE POUR LUTTE CONTRE DEUX FORCES QUI EMERGENT/// 1/// LE MONDIALIME/// 2/// ET LE CALIFAT/// DONC ILFAUT CHOISIR ESQUE QUE NOS HOMMES POLITIQUE ONT UNE CAPACITE DE NOUS GUIDEZ ? MOI J EN DOUTE CAR BEAUCOUP SONT CORONPUE OU SE LAISSE CORONPRE PARS L ARGENT ROI UNE FOIS QU ILS ON UN PEUT DE POUVOIR???

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