Prêt immobilier : comment parvenir à sécuriser un crédit « in fine » ?

Par Olivier Dacquin, directeur du développement commercial de Banque BP&I  |   |  259  mots
Copyright Reuters
Olivier Dacquin, directeur du développement commercial de Banque BP&I

Petite révolution dans le monde du crédit « in fine » : il est possible, au terme du prêt, de transformer une partie du capital à rembourser en crédit amortissable. L'intérêt ? L'opération est sécurisée et les emprunteurs peuvent bénéficier de liquidités plus importantes. Démonstration.

Dans le but de constituer une somme apte à rembourser le capital emprunté (200.000 euros, par exemple), l'épargnant ouvre un contrat d'assurance-vie qu'il va faire fructifier pendant 12 ans. Or, 12 ans plus tard, l'épargne capitalisée n'est que de 180.000 euros. Avec un crédit « in fine» classique, l'emprunteur doit trouver les 20.000 euros manquants dans son patrimoine, quitte à vendre un actif. Lorsque le timing n'est pas propice pour vendre, la facilité de passer en amortissable prend tout son sens. Elle permet de transformer ces 20.000 euros manquants en mensualités de remboursement et annule le risque du capital non reconstitué à 100 %.

Par ailleurs, même si le capital a bien été reconstitué, la possible transformation permet à l'emprunteur de ne pas être obligé de solder les placements qu'il a effectué pour rembourser le capital, si l'un d'eux présente un rendement très attractif. Sécurisé par cette possibilité de transformation, la banque peut accorder à l'emprunteur une trésorerie plus importante que prévue. Alors que la règle est de consacrer 50 % à 60 % du montant du capital en épargne destinée à fructifier, passer en amortissable à la fin du crédit fait baisser ce pourcentage à 10 % ou 20 %. Ainsi, le souscripteur d'un crédit de 200.000 euros peut immobiliser seulement 20.000 à 40.000 euros au lieu des classiques 100.000 à 120.000 euros.