Rhenovia Pharma accélère la recherche dans les maladies du cerveau

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La start-up travaille entre autres avec la Direction générale de l'Armement (DGA) car en modélisant l'interaction entre des agents neurotoxiques et le système nerveux humain, ses travaux contribuent à l'évaluation de l'impact des gaz utilisés dans certaines attaques terroristes. © Rhenovia
La start-up travaille entre autres avec la Direction générale de l'Armement (DGA) car en modélisant l'interaction entre des agents neurotoxiques et le système nerveux humain, ses travaux contribuent à l'évaluation de l'impact des gaz utilisés dans certaines attaques terroristes. © Rhenovia (Crédits : Rhenovia)
La plate-forme de biosimulation du système nerveux central mise au point par la start-up est utilisée dans une dizaine de projets scientifiques d'envergure internationale. Pour pouvoir aller plus loin et se diversifier, elle prépare une seconde levée de fonds, à hauteur de 2,5 millions d'euros, pour la fin 2013.

Les cinq premiers exercices de Rhenovia Pharma, société biotechnologique fondée à Mulhouse en 2007, ont été conformes aux prévisions de son fondateur, Serge Bischoff. La plate-forme de biosimulation du système nerveux central a été mise en ?uvre dans une dizaine de projets scientifiques d'envergure internationale, dédiés à la recherche sur Alzheimer ou sur la maladie neurodégénérative de Huntington.
L'équilibre financier de l'entreprise est assuré depuis 2011, avec un chiffre d'affaires proche de 800 000 euros sur les trois derniers exercices. « Nous entrons dans la deuxième phase de notre projet avec une levée de fonds sur 2,5 millions d'euros, annonce Serge Bischoff. Nous voulons nous développer dans la recherche agro-alimentaire, les marchés de la défense, les maladies orphelines ».
L'ouverture du capital, prévue fin 2013, succède à une première opération aboutie en 2009. L'association Alsace Business Angels et la Sodiv, fonds public de capital investissement piloté par les collectivités territoriales, avaient alors apporté 380 000 euros de fonds propres à la jeune entreprise basée à Mulhouse.

Diversification des partenariats

Serge Bischoff, ancien cadre des centres de recherche pharmaceutique du groupe de Bâle Ciba-Geigy, devenu Novartis, reste propriétaire de 83 % des parts de Rhenovia Pharma. « Une partie du nouvel apport pourrait être levée auprès de partenaires bancaires sous forme d'emprunts», concède Serge Bischoff, qui entend partager son tour de table entre des fonds spécialisés et des « investisseurs de c?ur ».
Cette levée de fonds permettra à Rhenovia Pharma, qui compte 25 salariés et collaborateurs ponctuels à Mulhouse et à Boston, de poursuivre des programmes de recherche établis avec l'Agence française contre les myopathies (AFM), mais aussi avec la Direction générale de l'Armement (DGA). En modélisant l'interaction entre des agents neurotoxiques et le système nerveux humain, l'équipe mulhousienne contribue à l'évaluation de l'impact des gaz utilisés dans certaines attaques terroristes. « A terme, les chercheurs pourront identifier les antidotes », prévoit Serge Bischoff, qui souhaite se prémunir contre le ralentissement des investissements des grandes entreprises pharmaceutiques dans la recherche sur le système nerveux central en diversifiant ses partenariats.

 

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