Des Bordelais choisis par les Chinois pour concevoir un centre commercial à Pékin

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Une ruelle du quartier Nan Luo Gu Xiang, à quelques pas de la Cité Interdite où sera construit le centre commercial © Chen Di Partners
Une ruelle du quartier Nan Luo Gu Xiang, à quelques pas de la Cité Interdite où sera construit le centre commercial © Chen Di Partners (Crédits : chen di partners)
La société bordelaise Chen Di Partners vient de remporter l'appel d'offres lancé par l'entreprise d'Etat Beijing City Investment Group, gestionnaire des métros de Pékin, pour imaginer et animer un lieu de vie inédit, à la fois culturel et commercial, à l'entrée du quartier Nan Luo Gu Xiang, à quelques pas de la Cité Interdite. Un investissement de quelque 60 millions d'euros.

Chen Di Partners, jeune société bordelaise n'a qu'un an et déjà deux contrats en or avec la Chine. Début 2012, grâce à sa filiale à Pékin, elle a été mandatée par l'association Sud Ouest France pour la valorisation commerciale et culturelle des produits des régions Aquitaine et Midi-Pyrénées en Chine à travers le déploiement de Maisons Sud Ouest France sur l'ensemble du pays. Un modèle original de franchise encadré par une coopération public-privé et franco-chinoise. Cette fois, il s'agit de concevoir un centre commercial de 16 000m2 à Pékin d'un nouveau genre. Ce centre associera un théâtre de 2 000 m², des emplacements dédiés à l'art de vivre (à la française notamment), à la gastronomie aquitaine et chinoise, des show-rooms éphémères, des espaces évènementiels, des manifestations interactives. Les grandes marques internationales seront présentes dans ce nouveau centre commercial. C'est Chen Di Partners qui les choisira. Les Français devraient figurer en bonne place. La Brasserie bordelaise a d'ores et déjà été retenue. « C'est une opportunité exceptionnelle pour les marques étrangères de créer leur tête de pont à Pékin », avance Didier Duffas, 40 ans, l'un des trois associés de Chen Di Partners, spécialiste des partenariats public-privé.

L'art de vivre français au c?ur d'un centre commercial à Pékin

« Ce n'est pas un énième centre commercial mais un véritable espace de vie convivial où les Pékinois et les touristes pourront partager des émotions, faire des rencontres, se constituer des souvenirs, découvrir des produits, des services et des savoir-faire de grande qualité », précise Julien Chandet, autre associé. Conseiller économique du gouvernement chinois, il connaît bien le pays. Et pour cause, s'il a fait ses études à l'École normale supérieure de Cachan, Julien Chandet (41 ans), est né en Chine, où il s'appelle Jiuliang Zhang et a la nationalité chinoise. C'est lui qui a ouvert les premiers Decathlon à Pékin et Shanghai.
Le nouveau projet de centre commercial baptisé « Heart » est mené en collaboration avec le premier cabinet d'architecte japonais, Nikken Sekkei, et la chaire architecture de la prestigieuse Université Tsinghua de Pékin. La construction du centre commercial devrait représenter un investissement de 60 millions d'euros. Ouverture programmée début 2014.
Quant au marché chinois, il continue de faire rêver les Occidentaux : à ce jour, il y aurait 60 millions de consommateurs « type classe moyenne occidentale » identifiés. Pour autant, les grandes marques n'ont pas les clés culturelles pour apprivoiser ce marché et s'y inscrire dans la durée. Des « clés » dont précisément dispose Chen Di Partners. La jeune entreprise croule déjà sous les demandes après un an seulement d'existence.
 

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