Le service à la personne d'Aladom se mondialise

 |   |  490  mots
Guillaume Thomas, le fondateur d'Aladom
Guillaume Thomas, le fondateur d'Aladom
Aladom est un site internet dédié aux services à la personne qui draine de plus en plus de monde : 750 000 visiteurs uniques chaque mois. Du coup, le site de Rennes s'exporte. Et, après ses versions allemandes, belges et espagnoles, il s'installe en juillet aux Etats Unis.

Sa vie personnelle et sa vie professionnelle s?entremêlent. Guillaume Thomas, le fondateur d?Aladom, va donc quitter Rennes et s?installer en Floride dès juillet pour diriger la toute nouvelle déclinaison de son site. Il y restera au moins un an, sa femme et ses 5 enfants viennent avec lui. Il a créé Aladom en 2007, et le site est rapidement devenu la référence pour la mise en relation de ceux qui cherchent un service à domicile et de ceux qui le proposent. «Nous avons environ 70 000 services. 50 000 viennent des particuliers, le reste provient d?entreprises ou d?associations, détaille Guillaume Thomas. Au total, ce sont 750 000 visiteurs uniques qui viennent sur le site chaque mois pour 500 à 1 000 mises en relation quotidiennes. »

Le marché français est restreint

Si l?entreprise est aujourd?hui rentable (350.000 euros de chiffre d?affaires en 2011, 450.000 euros prévus en 2012 pour 8 salariés), ses marges de progression en France semblent trop faibles pour que Guillaume Thomas se satisfasse du seul marché national. « Nous fonctionnons sur deux types de rémunération : la publicité, d?une part, et les abonnements professionnels de l?autre. Ceux-ci représentent 20 % de notre chiffre d?affaires et je compte les faire augmenter à 50 % très rapidement, en même temps que le million de visiteurs mensuels. D?ici 2014, nous atteindrons, je pense, les 800.000 euros de chiffre d?affaires pour le seul marché français. Mais, au-delà, cela me semble difficile ».

Les américains ont les mêmes besoins que les européens, mais pas de réelle offre

Pour se développer, deux solutions s?offrent à Aladom : sortir du seul marché des services à la personne ou prendre une dimension internationale. Souhaitant rester centrée sur son c?ur de métier pour «continuer à offrir une réelle valeur ajoutée», l?entreprise a choisi la seconde option. Après l?Allemagne en septembre, la Belgique en décembre et l?Espagne ces derniers jours, Guillaume Thomas met donc le cap sur les Etats-Unis, où il n?a repéré, pour le moment, aucun site réellement concurrent. «Le principe de notre site sera le même, explique le dirigeant. Les besoins sont identiques à ceux existant en France. Mais s?il n?existe pas là-bas d?incitation fiscale à l?emploi de personnes à domicile, la démographie joue en revanche pour nous».

 Le financement est plus facile aux Etats-Unis

 Autre intérêt pour Aladom : les investisseurs américains semblent « moins frileux ». « Le développement de la société à l?international ne se fait pour le moment que sur fonds propres, argumente-t-il. Et j?ai bien l?impression, après quelques rencontres avec des financiers, qu?il nous sera difficile de lever des fonds en ce sens dans notre configuration actuelle. Alors qu?aux Etats-Unis, deux sites internet proches de notre secteur d?activités ont récemment levé 10 et 25 millions d?euros. » De quoi faire rêver le futur expatrié.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 14/01/2013 à 18:09 :
?aucun site réellement concurrent" aux Etats-Unis ? Oui bien sûr... :) Et Taskrabbit et Zaarly, ce sont des petites PME mal financées ? Bonne chance tout de même.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :