L'éditeur de « Paf le Chien » vise le top 5 des jeux sociaux en Europe

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Charles Christory, fondateur d'Adictiz, veut multiplier les jeux sur les réseaux sociaux, à l'instar de « Paf le Chien », « Il est con ce pigeon » ou « Duck It ». © DR
Charles Christory, fondateur d'Adictiz, veut multiplier les jeux sur les réseaux sociaux, à l'instar de « Paf le Chien », « Il est con ce pigeon » ou « Duck It ». © DR (Crédits : DR)
Adictiz, l'éditeur du célèbre jeu sur internet, a levé 2 millions d'euros afin de poursuivre son développement à l'international. La PME souhaite créer de nouveaux jeux sur les réseaux sociaux, les smartphones et les tablettes.

« Il faut être capable de générer toujours davantage de trafic si l'on veut rester accroché aux wagons de tête du Casual Game (jeu occasionnel aux règles simples, ndlr). Ce qui nécessite d'importants moyens financiers, surtout à l'international où interviennent de gros acteurs », analyse Charles Christory, fondateur d'Adictiz à l'origine du fameux « Paf le Chien ». Un jeu qui a fait le buzz sur Facebook dès son apparition en 2009 alors que le jeune homme, aujourd'hui âgé de 27 ans, finissait tout juste ses études d'ingénieur à Lille.
Aujourd'hui, ils sont plus de 18 millions de joueurs actifs en France à lancer virtuellement Paf le Chien et 12 millions en Amérique du Sud à faire de même avec la version hispanique de « Il est con ce pigeon ». Nés sur Facebook, ces deux jeux sont actuellement disponibles sur iPhone, iPad et Android. De même que Duck It, un jeu de cible sans pitié pour les canards, lancé juste avant les fêtes de fin d'année. Ces jeux sont devenus des marques à part entière qu'Adictiz veut faire vire le plus longtemps possible - au moins durant 40 ans... - et dans un maximum de pays.
Comment ? « Par leur relooking et l'acquisition de nouveaux trafics via des investissements publicitaires réalisés auprès de régies comme Millenial Media dédiée au mobile », affirme Charles Christory. L'entreprise dépense ainsi plusieurs dizaines de milliers d'euros chaque mois dans des bannières publicitaires. Elle travaille aussi avec des partenaires locaux pour localiser ses jeux afin de les adapter à la culture de chaque pays. Il existe ainsi une version personnalisée de Paf Le Chien en Moyen Orient. Et comme toutes marques grand public qui se respectent, celles d'Adictiz donnent lieu à des produits dérivés qui augmentent encore leur notoriété. L'entreprise vient de signer un contrat avec TF1 dans cet objectif.

Privilégier les revenus issus des joueurs

En 2012, Adictiz réalisait un chiffre d'affaires de 2,4 millions d'euros. Il devrait doubler en 2013. De 38 salariés aujourd'hui, les effectifs devraient monter à 65 salariés d'ici fin 2013 et à une centaine d'ici fin 2015. « Cette progression se fera sans galvauder nos produits », précise Charles Christory. Aussi ne tient-il pas à trop dépendre des revenus publicitaires que son entreprise génère en vendant des bannières auprès de grandes marques comme Kiabi, Kellogg's ou TF1. Adictiz préfère privilégier les revenus issus des joueurs prêts à payer quelques euros pour améliorer leurs performances. Avec un ratio de revenus venant à 60 % via le paiement des joueurs et de 40 % via les recettes publicitaires.
Née à Villeneuve d'Ascq dans un garage, cette jeune société se trouve aujourd'hui sur le parc High Tech d'Euratechnologies. « Nous sommes au c?ur du réacteur de l'innovation informatique de la région et bénéficions d'un environnement qui nous garantit d'être toujours au top. Ici nous pouvons faire vivre nos marques en les portant rapidement sur de nouvelles plateformes », se félicite Charles Christory.

 

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