CNIM recrute et se renforce dans l'innovation

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L'accès direct à la mer pour CNIM à partir du port de Brégaillon / DR
L'accès direct à la mer pour CNIM à partir du port de Brégaillon / DR
L'ensemblier français annonce un plan de recrutement de quarante postes pour son site varois de la Seyne-sur-Mer. Une façon de renforcer encore son potentiel d'innovation dans les secteurs de l'énergie et de la défense notamment.

Nicolas Dmitrieff est un président du directoire confiant. 665 millions de chiffre d'affaires pour 2011, 2 660 collaborateurs dont 1 000 ingénieurs et surtout, surtout, un carnet de commande « le plus haut jamais atteint » de 1, 151 milliard fin 2011. C'est dire si l'annonce faite hier du lancement d'un plan de recrutement « ambitieux » de 40 postes - dont les 2/3 consacrés aux ingénieurs et techniciens - pour son site de la Seyne-sur-Mer dans le Var montre la volonté du groupe français de ne pas perdre son positionnement d'entreprise sachant innover.

Renforcer le site « historique » de La Seyne

La Seyne, c'est historiquement« le bras armé » de CNIM. C'est d'ici que sont sortis les premiers chars et cuirassiers en 1917. Aujourd'hui les 700 salariés du site travaillent sur divers chantiers et contrats pour la Marine nationale, la Défense, le nucléaire... C'est là, dans le Var, que sont fabriqués les carters de booster de la fusée Ariane V, conçu le système de pesage pour mesurer l'enrichissement de l'uranium de l'usine Georges Besse II, ou encore le prototype de Radial Plate pour le projet Ite... 60 000 m2 d'ateliers, des capacités de levage pouvant aller jusqu'à 60 tonnes, un accès direct à la mer à partir du port de Brégaillon... autant d'atouts qui permettent aujourd'hui au groupe coté en Bourse d'être sollicité aussi pour la réalisation de petites séries comme le Sprat, pont d'assaut modulaire destiné aux armées et dont la Direction Générale de l'Armement a commandé dix unités.

Création d'une chaire d'éco-conception

« Réaliser des objets uniques, c'est bien mais cela ne doit pas être le business modèle » insiste Nicolas Dmitrieff qui compte améliorer sa notoriété auprès des jeunes ingénieurs. Outre le plan de recrutement annoncé, le groupe veut se rapprocher des écoles notamment en local par la création d'une chaire d'éco-conception avec les Universités de Toulon. Dès septembre prochain, un programme d'intégration d'un an sera créé. « Cela va également nous permettre aussi de faire évoluer nos métiers » souligne Nicolas Dmitrieff. « Les jeunes ingénieurs d'aujourd'hui sont les CNIM de demain ».

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