Viveris Management capitalise sur ses FCPI

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Nicolas Fraïssé, directeur Développement & Relations Investisseurs de Viveris Management
Nicolas Fraïssé, directeur Développement & Relations Investisseurs de Viveris Management
La société de capital-investissement, basée à Marseille, lance un 13ème Fonds commun de placement dans l'innovation. Il investira dans des PME innovantes non cotées dans les secteurs du cloud computing, des technologies vertes et de la sécurité industrielle.

Selon une enquête de l'AFIC (Association française des investisseurs en capital) et d'OSEO, les performances économiques des entreprises innovantes investies par les Fonds Communs de Placement dans l'Innovation entre 1997 et 2010 sont bien meilleures que celles des autres entreprises. Ainsi en deux ans, la croissance d?une entreprise où un FCPI a investi est 2,4 fois plus importante à celle de son homologue sans FCPI , ses investissements sont plus de 4 fois supérieurs et leur niveau de liquidité s'améliorerait 5 fois plus vite. Reste que l'évolution de l'activité des FCPI a été très contrastée ces dernières années avec un recul des levées de fonds et un ralentissement de la création de véhicules FCPI, préfigurant une baisse du niveau d'investissement dans les années à venir.

Priorité aux sociétés non cotées

En lançant Innoveris 2012 ISF, leur 13ème FCPI, les marseillais de Viveris Management comptent toujours drainer l'épargne privé vers les PME innovantes."Ce fond investira de façon minoritaire dans des PME non cotées situées principalement en France et avec 40% minimum investis sous forme d'apports en fonds propres", explique Nicolas Fraïssé, directeur Développement & Relations Investisseurs de Viveris Management. « Nous visons des thématiques sur lesquelles nous avons acquis une réelle expertise grâce à notre présence depuis 12 ans dans les FCPI et qui présentent un potentiel à création de valeur : la sécurité informatique, le cloud computing, l'économie verte et l'empreinte carbone, et la sécurité énergétique et industrielle. En tout cas, c'est pour l'heure la ligne directrice". Nicolas Fraïssé entend lever ainsi entre 6 et 7 millions d?euros.

Une cible de 3000 PME

Selon Viveris, le nombre de PME correspondant à ces thèmes serait de 3 000 environ en France. "Notre deal flow annuel, c'est-à-dire les dossiers d'investissement potentiels rentrant dans nos critères, est de 300 dossiers, soit 10% de cet univers", précise-t-il. Le pôle capital-risque technologique, qui cible "des entreprises en forte croissance portant des projets de rupture technologique à des stades de développement relativement précoces", a beaucoup misé ces dernières années sur les cleantech, biotechnologies et les TIC. Liquidés en 2008 et 2009, ses deux premiers FCPI, Innoveris Compartiment 1 et 2, ont engendré des taux de rentabilité annuel moyen (TRI) de 5,1% et de 10,3% en incluant l'avantage fiscal pour les souscripteurs, ou encore des TRI bruts annuels de 6,3% et de 19,3% pour la partie de ces portefeuilles investie en innovation.

"Innoveris III, troisième véhicule de la gamme émis en 2002 est également en passe d'être intégralement remboursé avec un TRI net de 6,01%", précise-t-il. En dépit d'un contexte chahuté pour le secteur, le pôle aurait réalisé 35 sorties depuis 10 ans, générant 50 millions de désinvestissements pour plus de 24 millions de plus-values brutes. Aujourd'hui, le portefeuille de ses 12 FCPI comprend 37 participations pour un montant collecté de 206 millions


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