Monaco Marine étend son empreinte maritime

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Les chantiers Trehard. DR
Les chantiers Trehard. DR
La société de réparation de navires de plaisance Monaco Marine vient d'acquérir l'établissement historique de la famille Tréhard, Antibes Marine Chantier, et renforce ainsi sa présence sur un marché nord-méditerranéen estimé à 850 millions par an.

Depuis quelques années déjà, Monaco Marine, l'un des chantiers régionaux de la maintenance et de la réparation de navires de plaisance sur la Méditerranée, investit le long de l'arc méditerranéen pour s'imposer comme un acteur géographique clef. Sachant qu'en été, près de 50% de la flotte mondiale de yachts navigue et escale sur le bassin méditerranéen à proximité de la Côte d'Azur. Un marché nord-méditerranéen estimé à quelque 850 millions par an, dont 550 millions seraient accaparés par les Italiens. "Antibes faisait partie des sites que nous avons identifiés comme étant stratégiques. Quand l'opportunité d'acquisition s'est présentée, nous avons été naturellement intéressés", explique Chantal Letemeyer, secrétaire générale de la SAS Monaco Marine France.

Un développement par croissance externe

Depuis sa création en 1995 par Michel Ducros, de la famille connue pour avoir prêté son nom aux célèbres épices, la PME monégasque (45,45 millions en 2011, 180 personnes) s'est successivement développée par croissance externe. Avec Antibes Marine Chantier (un chantier de 8 000 m2 capable d'accueillir des yachts jusque 42 m), la société porte ainsi à 6 (avec Monaco, Beaulieu-sur-Mer, Saint-Laurent-du-Var, Cogolin, La Ciotat) son réseau de chantiers sur le bassin méditerranéen. Soit une superficie totale de plus de 84 000 m2 de terre-plein et une capacité de 35 750 mètres linéaires.

Le chantier, connu localement sous le nom de Marine Chantier Trehard, a réalisé en 2011 un C.A de 7 millions et emploie 21 personnes. Il traiterait entre 300 et 400 bateaux par an. "Nous tirons pour notre part environ 3 000 bateaux par an, sommes en mesure d'intervenir sur tous les segments, de la petite et moyenne plaisance à l'hyper luxe. Le site d'Antibes élargit notre périmètre d'intervention géographique et nous permet d'optimiser les process et ressources que nous déployons depuis quelques années dans le cadre de notre politique de qualité et de sécurité avec la norme Iso 9 000".

De plus en plus de yachts de plus en plus grands

Discrète sur son potentiel de marché, Chantal Letemeyer préfère en rester aux quelques statistiques disponibles : "L'on dispose de peu d'éléments car il s'agit d'un secteur très diffus. La tendance est à l'accroissement avec un nombre d'unités de grande taille livrées chaque année qui augmente. Et il y aurait entre 5 000 et 10 000 yachts aujourd'hui en circulation dans le monde".  Depuis quelques années, une sorte de revanche sur la fermeture dans les années 80-90 des chantiers navals de La Seyne-sur-Mer (83) et de La Ciotat (13) se dessine en région. Moyennant une reconversion sur la grande plaisance.

Une société d'économie mixte, la Semidep, a été créée en 1995, avec l'appui des collectivités locales, pour gérer et aménager un terre-plein de 35 ha en vue d'accueillir des entreprises du secteur. Un investissement public et privé de quelque 200 M? qui ont permis l'installation de 32 entreprises générant 60 M? de CA annuel cumulé, la création de 600 emplois et d'accueillir 500 bateaux en escale chaque année pour une moyenne de 250 mises à sec, détaille le rapport d'activité.  Monaco Marine a participé à ce mouvement en y créant ex nihilo un chantier de 33 000 m2 dans lequel elle a investi 22 M?.

 

 

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