Déménagement participatif : avec ses coachs, Demeclic montre « un autre visage » du métier

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(Crédits : DR)
Face à la concurrence des amateurs et autres « jobbeurs », le secteur du déménagement est à un tournant. Comment dépasser le tout-muscle et proposer des services innovants ? Pionnière du déménagement participatif, Demeclic développe des compétences inédites chez ses déménageurs professionnels.

On les appelle les déménageurs-coachs. Au matin, ils arrivent chez les clients avec les croissants, le jus d'orange, des t-shirts pour tous et un sourire aux lèvres. Ces clients-là ont la particularité d'être aussi sous leur commandement : les clients participeront activement au port des cartons et des meubles. Le déménageur, expert dans ce domaine, participe, accompagne, forme, guide et motive des non-professionnels. Il veille au respect des règles de sécurité et des délais, tout en assurant la convivialité. Très loin de l'image, caricaturale, du porteur taiseux.

Repérer les compétences relationnelles chez les déménageurs

« Ce rôle de coach crée un rapport totalement inédit au client, devenu à la fois payeur et collègue, développe Jean-Charles Seegmuller, président du groupe éponyme, qui a lancé Demeclic en 2016. Il ne s'agit pas d'un nouveau métier, mais d'une innovation ». Cette évolution va de pair avec celle du secteur. Avec le concept de déménagement participatif, Demeclic se positionne entre le déménagement traditionnel, plutôt cher, et la pratique amateur, la débrouille, choisie par encore plus de 75 % des français.

Du point de vue RH, le groupe Seegmuller a dû innover, en recrutant autrement et en formant ses chefs d'équipe disposés à jouer les coachs. « Il faut une ouverture d'esprit particulière pour accepter de ne pas travailler avec des pros, concède Thierry Bouché, directeur de deux filiales du groupe dans l'Est. Avant de leur proposer de passer sur un déménagement participatif, nous observons nos chefs d'équipe. Nous repérons ceux qui ont du bagou et qui sont le plus à l'aise dans le relationnel ».

Pendant un jour ou deux, les déménageurs sont ensuite formés à la relation client ou aux situations d'urgence. « Nous leur apprenons à gérer les difficultés humaines, à bien faire passer un message. Ce n'est pas intuitif ! A leur tour, ils devront être capables de former les clients aux règles de sécurité et aux bonnes postures, afin d'éviter la casse et les blessures ».

Le savoir-faire du déménageur de nouveau valorisé

Les « coachs » ont la cote. Les excellents retours clients, tels qu'ils transparaissent dans les avis en ligne, le confirment. Et inversement, les déménageurs se montrent de plus en plus enthousiastes à l'idée de revêtir cette nouvelle casquette. « Quand je propose de choisir entre un déménagement Demeclic et un déménagement traditionnel, nos déménageurs font le plus souvent le premier choix, raconte Jean-Charles Seegmuller. Dans le participatif, il y a une valorisation de leurs compétences et une reconnaissance par le client lui-même. C'est totalement nouveau. De son côté, le client réalise que le déménageur n'est pas qu'une paire de bras et qu'il a un savoir-faire spécifique ».

Parfois, des liens se tissent entre coachs et coachés. A la fin de la journée, la (très récente) tradition veut que le déménageur prenne une photo avec tous ses clients-collègues d'un jour. Certains resteraient même en contact sur les réseaux sociaux. « En réalité, j'aimerais que cette attitude devienne la norme, que les équipes finissent par agir de la sorte même lors des déménagements traditionnels, confie Jean-Charles Seegmuller. Plus je vois des clients satisfaits, plus je me dis que nous sommes sur la bonne voie. Nous montrons un autre visage du déménagement. »

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