Et les membres du Conseil national du numérique sont...

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La ministre déléguée à l'Innovation et à l'Economie numérique Fleur Pellerin dévoile ce vendredi la composition des 30 membres du Conseil national du numérique.

Après six mois d'attente, la ministre déléguée à l'Innovation et à l'Economie numérique Fleur Pellerin doit annoncer ce vendredi la composition du Conseil national du numérique (CNNum). Une instance censée éclairer le gouvernement en matière de numérique, créée par décret le 29 avril 2011 à l'initiative de l'ancien président de la République Nicolas Sarkozy.

Réformer le Conseil national du numérique, était le premier dossier casse-tête de Fleur Pellerin. En juillet dernier, un communiqué de presse de Bercy cosigné par Fleur Pellerin et Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif annonçait le lancement d'une mission de réflexion sur "la gouvernance du numérique" ainsi que la nomination de Jean-Baptiste Soufron, en remplacement de Benoit Tabaka.

Démission collective

Une annonce qui a aussitôt entraîné une volée de bois vert. 17 des 18 membres de l'instance ont "décidé de remettre leur mandat à la disposition du président de la République et du gouvernement". Et pour cause, selon le règlement intérieur du CNNum, le choix du secrétaire général appartient au président ainsi qu'à ses vice-présidents.

15 femmes et 15 hommes

La liste officielle confirme la prévision donnée un peu plus tôt par le site internet du Nouvel Obs, le Conseil serait bien composé de 15 femmes et de 15 hommes (voir ci-dessous), conformément à ce que prévoyait la présentation du nouveau décret faisant évoluer les missions et la composition de l'instance par Fleur Pellerin en Conseil des ministres le 12 décembre dernier. Et la ministre des Droits des femmes Najat Vallaud-Belkacem n'avait pas manqué de confirmer que la nouvelle promotion serait paritaire.



Sont nommées Mesdames :

? Marylène Delbourg-Delphis, PDG de Talent Circles
? Marie Ekeland, associée chez Elaia Partners et co-présidente de France Digitale
? Virginie Fauvel, directrice de la banque en ligne de BNP-Paribas
? Audrey Harris, PDG de Soubis
? Laurence le Ny, directrice Musique et Culture du groupe Orange
? Sophie Pène, professeur à l'Université Paris Descartes et directrice de la recherche à l'Ecole nationale supérieur de création industrielle
? Valérie Peugeot, chercheuse à Orange Labs
? Nathalie Pujo, directrice d'Hachette Tourisme
? Lara Rouyrès, entrepreneur, business angel et fondatrice de Dealissime.com
? Cécile Russeil, directrice juridique d'Ubisoft
? Nathalie Sonnac, professeur en sciences de l'information à l'Université Panthéon-Assas
? Brigitte Vallée, directrice de recherche au CNRS
? Virginia Cruz, designer chez IDSL
? Christine Balagué, co-présidente du think tank Renaissance numérique
? Nathalie Andrieux, directrice du numérique du groupe La Poste et présidente de Mediapost Communication

Et ces Messieurs :

? Cyril Garcia, directeur de la stratégie et membre du comité exécutif du groupe Capgemini
? Francis Jutand, directeur scientifique de l'Institut Mines Télécom
? Daniel Kaplan, délégué général de la Fondation pour l'Internet Nouvelle
? Tariq Krim, PDG de Jolicloud
? Tristan Nitot, président de Mozilla Europe
? Jean-Baptiste Rudelle, président de Criteo
? Bernard Stiegler, philosophe et directeur de l'Institut de Recherche et d'Innovation (IRI)
? Marc Tessier, administrateur de VidéoFutur et président du Forum des Images
? Benoît Thieulin, directeur de l'agence digitale La Netscouade
? Stéphane Distinguin, président de l'agence FaberNovel et président du pôle de compétitivité Cap Digital
? Serge Abiteboul, directeur de recherche à l'INRIA et membre du laboratoire LSV à l'ENS Cachan
? Godefroy Beauvallet, directeur du fonds AXA pour la recherche et maître de conférence à Télécom ParisTech
? Ludovic Blecher, rédacteur en chef de "Libération"
? Michel Briand, directeur adjoint de la formation à Télécom Bretagne et vice-président de la communauté urbaine de Brest
? Pascal Daloz, directeur général adjoint de Dassault Systèmes en charge de la stratégie et du développement


Sur le réseau de micro-blogging Twitter, Benoit Tabaka a tenu à préciser ce vendredi que le Conseil était en fait composé de 39 membres, neuf personnes étant par ailleurs désignées pour "accompagner sur leur feuille de route" les 30 membres. 

 

 
Lire aussi : le Conseil national du numérique démissionne (presque) en bloc

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Commentaires
a écrit le 20/01/2013 à 0:17 :
Encore un comité Théodule et pour quoi faire ?
Un "machin" inutile et coûteux. On est vraiment dans le gadget absolu.
a écrit le 18/01/2013 à 18:24 :
On sait que dans tout instance plus on est nombreux, plus il est difficile de prendre une décision !!! On peut donc s'attendre à une certaine indolence de ce pléthorique comité tout en percevant des émoluments.. Au fait combien ça coûte ce bibelot ???
a écrit le 18/01/2013 à 15:20 :
Vous présentez Tristan Nitot comme président de Mozilla Europe, alors que l'association s'est dissoute en février 2012 !!!
a écrit le 18/01/2013 à 14:43 :
encore une grosse connerie qui va " nourrir" 39 personnes " ( des riches !)
a écrit le 18/01/2013 à 14:04 :
pourquoi les noms des femmes sont écrits en plus petit dans votre article ?
Réponse de le 18/01/2013 à 14:28 :
Bonne remarque ! encore un journaliste macho...
Réponse de le 18/01/2013 à 14:31 :
Une autre remarque sur le fond, j'ai l'impression qu'il y a plus d'hommes issus du secteur privé que de femmes venant du "monde concurrentiel" ?
a écrit le 18/01/2013 à 13:20 :
Encore un caprice hors de prix qui ne sert à rien et tenu par des potes n'y connaissant strictement rien...
a écrit le 18/01/2013 à 13:04 :
encore des copains casés et payés à rien faire?
a écrit le 18/01/2013 à 13:03 :
Que des bons copains quoi...
a écrit le 18/01/2013 à 12:55 :
Comme d'habitude, que des copains du pouvoir, tous fonctionnaires et déjà gavés de subventions étatiques par ailleurs... et NOMMES POUR TROIS ANS !!!!

On y retrouve surtout bernard stiegler, piposophe bien connu du pouvoir, dont les principales qualités sont de n'avoir jamais pu obtenir un diplome quelconque mais toujours des postes haut placés dans nos universités ou autres, surement en tant qu'ancien communiste ou ancien braqueur (5 ans de prison ferme), parce que vous comprenez, s'il a braqué, c'est simplement que c'est une victime de la société, alors la société (et l'état) lui doit de l'aide et de gros salaires...
Réponse de le 18/01/2013 à 13:32 :
@ john galt : j'ignorais que Dassault Systèmes, Critéo, AXA, Cap Gemini, Mozilla, BNP faisaient partie de la fonction publique...
Réponse de le 18/01/2013 à 14:53 :
+1, bien envoyé !
a écrit le 18/01/2013 à 12:54 :
Les membres de ce machin Teodule qui sert à rien va encore combien coûter aux contribuables ?
a écrit le 18/01/2013 à 12:07 :
Trente personnes pour ce "machin numérique", c'est 29 de trop.
Réponse de le 18/01/2013 à 12:53 :
Vu le retard accumulé je pense que c'est légitime, dans le cas contraire, dans 20 ans on en sera encore à quémander des emplois à Lakshmi Mittal quand Google sortira ses voitures volantes.
a écrit le 18/01/2013 à 12:06 :
Que du beau monde ! Le genre de talents qui ont contribué à faire de la France la première puissance numérique mondiale... les vrais entrepreneurs, aux USA, au Canada ou au UK, sont morts de rire !
Réponse de le 18/01/2013 à 12:57 :
Il faut bien commencer par quelque chose et le fait de coupler la recherche à l'entreprise est une perspective intéressante. Cependant je suis surpris que quelque gros noms ne soient pas sortis du chapeau, en particulier Simoncini qui avait l'air très engagé et plein de bon sens lors du mouvement pigeon; sûrement aura t'il décliné la proposition.
Je suis également surpris de ne pas trouver de personnalité issues du e-commerce.
Réponse de le 18/01/2013 à 13:42 :
@ Kiki: pour votre info, Dassault Systems est le leader mondial des logiciels de CAO (clients Boeing, Airbus, constructeurs auto,...) et Criteo est une start-up leader mondial du Display à la Performance ( campagne marketing sur le web) domaine où se rejoignent les compétences en informatique et mathématiques (algorithmes). Avant de dénigrer, renseignez vous...
Réponse de le 18/01/2013 à 15:30 :
Dassault est une très belle entreprise,mais industrielle, à mille lieux de la créativité qui caractérise l'Internet. Une boîte d'ingénieurs à la française, au top dans son domaine. Même remarque pour Criteo, qui triomphe grâce aux mêmes compétences (indiscutables) informatiques et mathématiques. Le problème, c'est que ces compétences, aussi importantes soient-elles, ne permettent pas de faire la différences aujourd'hui. Des ingénieurs de très haut niveau, il y en a partout aujourd'hui (USA, UK, Inde, Chine, etc..). Ces compétences ne sont plus stratégiques, alors que ce sont les pus valorisées dans le système social et éducatif français, à travers, notamment, les grandes écoles. Le plus important aujourd'hui, c'est le créateur et ses idées.
Réponse de le 18/01/2013 à 15:51 :
exact !!!
Réponse de le 21/01/2013 à 18:55 :
la perspective intéressante est de tailler dans les dépenses phaaroniques de l'état. C'est valable pour ce nouvel organisme comme ceux qui l'ont précédé mais il faut placer les copains,et c'est précisément ce qui justifie que l'on ne retrouve pas des personnalités compétentes du e.commerce..
a écrit le 18/01/2013 à 12:06 :
si on fait un conseil par secteur économique, on va finir par ne plus avoir de forces vives pour travailler, sans compter qu'ils vont vouloir décider à la place des entreprises, et donc freiner les bonnes initiatives, le monde à l'envers. Pendant ce temps les autres pays progressent, cherchez l'erreur !
a écrit le 18/01/2013 à 11:41 :
il faut attendre qu'ils se réunissent pour décider de la date de la seconde réunion!après on pourra les juger
a écrit le 18/01/2013 à 11:26 :
SI chacun s'amuse a crée des commissions, ce n'est pas jusqu'à 65 ans qu'il faudra travailler pour les entretenir mais jusqu'à 70 ans et +
Dieu qu'il est facile d'utiliser l'argent des français moyens qui n'ont droit qu'à une seule chose payer et la fermer
a écrit le 18/01/2013 à 11:12 :
Et ça coûte quoi ?
a écrit le 18/01/2013 à 11:04 :
Et peut-être temps pour le numérique, l'informatique ou la technique, d'envisager une certaine "révolution telqueliste", non ?
http://iiscn.wordpress.com/
a écrit le 18/01/2013 à 10:51 :
on pourrait créer un conseil national chargé d'étudier l'utilité de tous ces conseils qui fleurissent
a écrit le 18/01/2013 à 9:46 :
la légion d'honneur +primes+dejeuners+cumul +++++++++++ pour 1 rapport
Réponse de le 18/01/2013 à 10:11 :
et encore... attendons le rapport ! la France de l'innovation est en marche....

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