SFR : Bouygues planche sur de nouvelles améliorations de son offre

Le groupe de BTP est à la recherche d'autres investisseurs afin de permettre à Vivendi de pouvoir vendre au plus vite les parts d’un ensemble fusionné SFR-Bouygues Telecom. Vivendi demeure jusqu’au 4 avril en négociations exclusives avec Numericable qui affirme ne pas envisager d’améliorer son offre, pour l’instant.
Delphine Cuny
Le groupe de Martin Bouygues confirme qu'il  qu’il « travaille de façon à donner à Vivendi l'option de vendre plus d'actions de la nouvelle entité au closing. »
Le groupe de Martin Bouygues confirme qu'il qu’il « travaille de façon à donner à Vivendi l'option de vendre plus d'actions de la nouvelle entité au closing. » (Crédits : reuters.com)

Le cash et la liquidité, priorités de Vivendi. Bouygues l'a bien compris. Après avoir augmenté significativement la partie en numéraire de son offre de rachat de SFR à 13,15 milliards d'euros, le groupe de BTP travaille à de nouvelles améliorations sur la participation de 21,5% que Vivendi récupérerait dans un ensemble fusionné SFR-Bouygues Telecom. Selon l'agence Reuters, « Bouygues est en train d'envoyer un dossier à un large spectre d'acteurs, de banques, d'assureurs et de sociétés de capital-investissements » et ce afin d'« améliorer encore la partie en numéraire et offrir à Vivendi une sortie rapide. » Interrogé par la Tribune, le groupe de Martin Bouygues confirme qu'il « travaille de façon à donner l'option à Vivendi au closing, de vendre plus d'actions de la nouvelle entité si Vivendi le souhaite. »

 Une offre toute en cash ?

Plusieurs scénarios circulent. Bouygues pourrait proposer « une offre intégralement en cash » avance un analyste financier. En première approche, « en partant d'une valorisation de SFR avant synergies de 15,5 milliards d'euros, il faudrait ajouter 2,3 milliards d'euros de plus pour une offre à 100% en cash » calcule Alexandre Iatrides chez Oddo, une somme que Bouygues pourrait trouver auprès d'autres investisseurs. Une source proche des discussions évoque « une participation ramenée à 5% ou 10% du capital. » Or compte tenu de l'importante clause de non-exécution ajoutée par Bouygues, d'au moins 500 millions d'euros versée à Vivendi en cas d'échec de l'opération par blocage des autorités de concurrence, « cela fait disparaître le risque attaché à une participation résiduelle peu significative de l'ordre de 10% » considère un analyste financier. En attendant, Vivendi demeure jusqu'au 4 avril en négociations exclusives avec Altice, la maison-mère de Numericable, qui affirme ne pas envisager d'améliorer son offre, pour l'instant. « Ce ne serait pas forcément la partie cash qui pourrait être améliorée mais la liquidité par exemple » indique une source proche des discussions, certaines clauses encadrant la cession de façon restrictive jusqu'ici. De nouveaux rebondissements en perspectives.

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Delphine Cuny

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Commentaire 1
à écrit le 27/03/2014 à 13:58
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Bouygues a un projet industriel évident. C est un opérateur français dont les salariés possèdent 25% des actions, qui paie ses impôts en France et dont la fiscalité est transparente. Le problème avec NUMERICABLE est de savoir (au delà des promesses)...

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