SFR : Bouygues planche sur de nouvelles améliorations de son offre

 |  | 332 mots
Lecture 2 min.
Le groupe de Martin Bouygues confirme qu'il  qu’il « travaille de façon à donner à Vivendi l'option de vendre plus d'actions de la nouvelle entité au closing. »
Le groupe de Martin Bouygues confirme qu'il qu’il « travaille de façon à donner à Vivendi l'option de vendre plus d'actions de la nouvelle entité au closing. » (Crédits : reuters.com)
Le groupe de BTP est à la recherche d'autres investisseurs afin de permettre à Vivendi de pouvoir vendre au plus vite les parts d’un ensemble fusionné SFR-Bouygues Telecom. Vivendi demeure jusqu’au 4 avril en négociations exclusives avec Numericable qui affirme ne pas envisager d’améliorer son offre, pour l’instant.

Le cash et la liquidité, priorités de Vivendi. Bouygues l'a bien compris. Après avoir augmenté significativement la partie en numéraire de son offre de rachat de SFR à 13,15 milliards d'euros, le groupe de BTP travaille à de nouvelles améliorations sur la participation de 21,5% que Vivendi récupérerait dans un ensemble fusionné SFR-Bouygues Telecom. Selon l'agence Reuters, « Bouygues est en train d'envoyer un dossier à un large spectre d'acteurs, de banques, d'assureurs et de sociétés de capital-investissements » et ce afin d'« améliorer encore la partie en numéraire et offrir à Vivendi une sortie rapide. » Interrogé par la Tribune, le groupe de Martin Bouygues confirme qu'il « travaille de façon à donner l'option à Vivendi au closing, de vendre plus d'actions de la nouvelle entité si Vivendi le souhaite. »

 Une offre toute en cash ?

Plusieurs scénarios circulent. Bouygues pourrait proposer « une offre intégralement en cash » avance un analyste financier. En première approche, « en partant d'une valorisation de SFR avant synergies de 15,5 milliards d'euros, il faudrait ajouter 2,3 milliards d'euros de plus pour une offre à 100% en cash » calcule Alexandre Iatrides chez Oddo, une somme que Bouygues pourrait trouver auprès d'autres investisseurs. Une source proche des discussions évoque « une participation ramenée à 5% ou 10% du capital. » Or compte tenu de l'importante clause de non-exécution ajoutée par Bouygues, d'au moins 500 millions d'euros versée à Vivendi en cas d'échec de l'opération par blocage des autorités de concurrence, « cela fait disparaître le risque attaché à une participation résiduelle peu significative de l'ordre de 10% » considère un analyste financier. En attendant, Vivendi demeure jusqu'au 4 avril en négociations exclusives avec Altice, la maison-mère de Numericable, qui affirme ne pas envisager d'améliorer son offre, pour l'instant. « Ce ne serait pas forcément la partie cash qui pourrait être améliorée mais la liquidité par exemple » indique une source proche des discussions, certaines clauses encadrant la cession de façon restrictive jusqu'ici. De nouveaux rebondissements en perspectives.

X

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 27/03/2014 à 13:58 :
Bouygues a un projet industriel évident. C est un opérateur français dont les salariés possèdent 25% des actions, qui paie ses impôts en France et dont la fiscalité est transparente.
Le problème avec NUMERICABLE est de savoir (au delà des promesses) s il s agit d un véritable projet industriel ou d une simple opération financière de court terme pour faire le maximum d argent.
SFR est trop gros pour NUMERICABLE, sauf à s endetter de manière excessive.
Un autre opérateur étranger pourra ensuite facilement ramasser le tout par une OPA sur NUMERICABLE ou simplement le rachat d ALTICE (au Luxembourg) ?
L actionnariat de NUMERICABLE n est déja pas français :
ALTICE, câblo-opérateur luxembourgeois détient 30 % des parts, devant Groupe CARLYLE, bastion du complexe militaro-industriel US avec 26 %, et la société britannique de capital-investissement CINVEN avec 18 %.
L actionnaire majoritaire d ALTICE, qui détient 30% de NUMERICABLE, est NEXT Limited Partnership, une société écran basée à Guernesey (paradis fiscal anglais).
Tout cela a plus les apparences de la spéculation que du projet industriel.
Patrick Drahi a renié en 2013 sa nationalité française, et il serait dommage que le deuxième opérateur de télécoms français change lui aussi de nationalité comme par enchantement après une opération spéculative …

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :