Internet : ces .paris et .art qui poussent le .com au placard

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Les nouvelles extensions internet révolutionnent les noms de domaines.
Les nouvelles extensions internet révolutionnent les noms de domaines. (Crédits : DR)
Le .com et le .fr ne seront plus les maîtres de l'extension internet en France. Des nouvelles terminaisons viennent dès aujourd'hui renouveler les noms de domaines internet.

Les nouvelles extensions internet se précisent. Le .com n'a plus la cote, les .art et autres .banque ou .berlin vont progressivement être introduits dans le monde. Une fois une extension acquise, son propriétaire doit la « rentabiliser » en hébergeant des sites déclinant son identité. En France une quarantaine de dossiers émanant d'entreprises, de collectivités ou d'organisations ont été déposés auprès de l'Icann, organisme chargé de réguler les noms de domaine sur internet. A l'instar des villes ou des marques, des noms génériques ont aussi été demandés comme .tels .ski .immo ou encore .mutuelle.

Le .paris ouvre le bal

La ville de Paris a activé mercredi 4 juin les cent premières adresses hébergées sous le .paris : Toureiffel.paris, metro.paris ou encore airports.paris (pour les aéroports de Paris) ont vu le jour. Pour l'occasion une soirée festive aux pieds de la Tour Eiffel a eu lieu mercredi soir. La Tour Eiffel s'est éclairée du message "bienvenue.paris". Anne Hidalgo a rappelé, dans un communiqué de la mairie de Paris, l'importance du .paris pour la visibilité et le développement économique de la capitale :

"L'arrivée du .paris, c'est la promesse de faire rayonner la marque Paris par l'intermédiaire de tous ceux qui créent la ville au quotidien. Je suis fière de voir que chacun des pionniers du .paris représente l'infinie diversité et le dynamisme parisiens, et qu'il fonctionne déjà comme catalyseur d'une nouvelle offre éditoriale, d'une nouvelle offre de service et d'un dynamisme d'activités renouvelées"


Progressivement l'accès à cette nouvelle extension sera ouverte aux entreprises, aux marques ainsi qu'à tout un chacun. 

Rappelons qu'en février dernier la mairie de Paris avait dévoilé les noms des 100 organisations et entreprises privilégiées qui allaient pouvoir lancer en exclusivité les festivités du .paris. Ces pionniers du .paris avaient déboursé 416 000 euros en tout pour accéder à cette nouvelle extension.

La mairie de Paris avait d'ores et déjà déposé en 2008 sa candidature pour le .paris indique Mathieu Weill, directeur général de l'association Afnic - association française en charge du nommage internet qui gère déjà les droits du « .fr » - à l'AFP.

« Enfin Paris a son territoire numérique ! » s'est félicité Jean-Louis Missika, adjoint à la mairie de Paris en charge du développement économique et de l'attractivité, à l'AFP en précisant qu'il attend à long terme "plusieurs dizaines de milliers, voire une centaine de milliers d'adresses internet découlant du .paris, émanant de parisiens et de non-parisiens, d'entreprises ou d'associations qui veulent avoir un nom de domaine permettant de localiser leur activité".

Plusieurs appellations géographiques devraient suivre le modèle du .paris. Le .bzh portée par la région Bretagne devrait être lancé en juillet. Suivront ensuite les .alsace, .aquitaine et .corsica.

Des extensions au service des entreprises

Mathieu Weil a précisé que la finalité d'exploitation est différente pour les marques ou entreprises ayant déposé leur propre nom à l'instar de .total, .bnp ou .sncf puisque "ces extensions sont avant tout réservées à servir leurs propres intérêts et leur portefeuille de marques, et pourront aussi être étendues à leurs fournisseurs".

Le .immo doit attendre la vente aux enchères qui se déroulera le 11 juin pour être définitivement attribué explique à l'AFP Godefroy Jordan, un des fondateurs de Starting Dot qui précise que la société a déjà investi 2.5 millions d'euros dans ses candidatures auprès de l'Icann et qu'elle mise sur un « potentiel » de 5 à 10 millions d'euros à horizon de 2016 pour les troix extensions qu'elle gère déjà.

Le .bio sera lancé également le 11 juin et est d'ores et déjà soutenu par la Fédération internationale du mouvement bio. Godefroy Jordan précise que le .bio « fait partie des 30 extensions les plus demandées ».

Le .com détrôné

Le déclin du .com est désormais acté. En novembre 2013 le groupe américain Yahoo avait même mis aux enchères une liste de noms de domaines à des prix allant de 1000 à 1 million de dollars, comme le précisait La Tribune au mois de novembre. Ainsi pour s'offrir « sandwich.com » il fallait compter entre 50 000 et 100 000 dollars au minimum.
En 2013 les noms de domaine internet se terminant en .fr ont passé le cap des 2.7 millions.

Il faudra compter entre 20 et 70 euros hors taxes par an pour « acheter » une adresse découlant d'une nouvelle extension. D'après un communiqué de la mairie de Paris, les particuliers et les entreprises peuvent dès maintenant se renseigner sur l'obtention de leur adresse en .paris sur le site http://mondomaine.paris. Une phase de réservation prioritaire pour les détenteurs de marque s'ouvrira à l'automne, juste avant l'ouverture générale au grand public, prévue à la fin de l'année.

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