Amazon : trois villes canadiennes se battent pour accueillir le nouveau siège

 |   |  444  mots
Quelle ville sera choisie par Jeff Bezos pour le nouveau siège d'Amazon ?
Quelle ville sera choisie par Jeff Bezos pour le nouveau siège d'Amazon ? (Crédits : REUTERS/Gus Ruelas)
Jeff Bezos, qui promet des milliers d'emplois "bien rémunérés", souhaite implanter le deuxième siège d'Amazon dans une ville nord-américaine de plus d'un million d'habitants . Montréal, Toronto et Vancouver ont immédiatement présenté leur candidature.

Les maires de Toronto, Montréal et Vancouver ont déclenché jeudi l'offensive pour tenter d'amener Amazon à implanter son deuxième siège social dans leur ville, où de nombreuses entreprises de haute technologie sont déjà installées.

Un peu plus tôt jeudi, le PDG d'Amazon Jeff Bezos a annoncé un appel d'offres pour bâtir un siège social avec 50.000 emplois à la clé. Ce sera "l'homologue de notre siège de Seattle", dans l'Etat de Washington, le nord-ouest des Etats-Unis, d'où est originaire le groupe, a-t-il annoncé.

Par tweets interposés, les maires des trois plus grandes villes canadiennes ont fait acte de candidature. "Je crois réellement que Toronto est un candidat de premier plan pour accueillir le deuxième siège social d'Amazon en Amérique du Nord", a indiqué son maire John Tory. L'édile de la cinquième ville nord-américaine a assuré qu'il allait prendre lui-même ce dossier en charge pour qu'Amazon se sente "comme à la maison à Toronto (...), une ville audacieuse et innovante qui a plein de talents en technologie".

Son homologue montréalais Denis Coderre lui a rapidement emboîté le pas sur Twitter: "Bien l'intention de convaincre Amazon que Montréal est la métropole rêvée pour leur deuxième siège social en Amérique du Nord", a-t-il écrit. "Montréal va sûrement répondre à l'appel d'offres pour HQ2", nom donné par Amazon à son futur site.

"Excellente nouvelle! Amazon serait un ajout fantastique à l'écosystème d'innovation de dimension mondiale" de Vancouver, a pour sa part renchéri son maire Gregor Robertson, même si sa ville souffre d'être à seulement 220 km au nord du siège historique de Seattle.

"Amazon HQ2 va apporter des milliards de dollars d'investissements en amont et après (sa construction) créer des milliers d'emplois bien rémunérés", a indiqué le fondateur Jeff Bezos.

Amazona a fixé une condition majeure : la firme veut installer son siège dans une zone urbaine habitée par plus d'un million de personnes. Il y en a environ 50 de ce type aux Etats-Unis, et les trois villes canadiennes ouvertement candidates remplissent ce critère.

(Avec AFP)

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 16/09/2017 à 14:04 :
Vu la conjoncture actuelle, cela m'étonnerait que le président Trump laisse Amazon installer son QG en dehors des Etats Unis. Il est probable que Bezos choisisse une ville de la cote Est a l'opposé de Seattle pour couvrir le vaste territoire américain. Les villes possibles devraient se trouver sur un gros bassin de population comme Boston, Washinghton, Toronto, Philadelphie, Chicago, ou Détroit. Cette ville devra avoir des loyer abordable pour y loger facilement les salariés d'Amazon. Il y devra y avoir également des moyens de transports adaptés pour desservir rapidement toutes ces grandes villes autour (trains fréquents intercités et aéroport international a proximité). Il est peu probable qu'il choisisse une ville bilingue comme Montréal car les américains ont encore en souvenir les combats avec la Nouvelle France au 18eme siècle. C'est donc la quadrature du cercle et il se pourrait que la solution soit qu'Amazon installe finalement son siège a Mexico bien que le pouvoir d'achat des mexicains soit assez faible.
Réponse de le 17/09/2017 à 13:01 :
Vous dites:''Il est peu probable qu'il choisisse une ville bilingue comme Montréal car les américains ont encore en souvenir les combats avec la Nouvelle France au 18eme siècle.'' Mais c'est peu gênant car c'est une rare ville bilingue avec des loyers modérés, de plus le niveau des services est très bon selon les standards internationaux.
a écrit le 16/09/2017 à 13:57 :
Vu la conjoncture actuelle, cela m'étonnerais que le président Trump laisse Amazon installer son QG en dehors des Etats Unis. Il est probable que Bezos choisisse une ville de la cote Est a l'opposé de Seattle pour couvrir le vaste territoire américain. Les villes possibles devraient se trouver sur un gros bassin de population comme Boston, Washinghton, Toronto, Philadelphie, Chicago, ou Détroit. Cette ville devra avoir des loyer abordable pour y loger facilement les salariés d'Amazon. Il y devra y avoir également des moyens de transports adaptés pour desservir rapidement toutes ces grandes villes autour (trains fréquents intercités et aéroport international a proximité). Il est peu probable qu'il choisisse une ville bilingue comme Montréal car les américains ont encore en souvenir les combats avec la Nouvelles France au 18eme siècle. La solution serait qu'Amazon installe son siège a Mexico bien que le pouvoir d'achat des mexicains soit assez faible..
a écrit le 09/09/2017 à 20:05 :
Le critère important c'est aussi la polyvalence des employés recrutés, des trilingues c'est mieux comme ça Amazon économise sur les formations , une ville anglophone et francophone ,c'est mieux.
a écrit le 09/09/2017 à 13:02 :
Quand je pense aux GAFA , j'ai surtout en tête les centaines de milliards d'euro d'impôt sur les bénéfices économisés depuis 20 ans du fait de la téchnocratie stupide de bruxelles et de la corruption de leurs dirigeants politiques .
a écrit le 08/09/2017 à 16:05 :
Pour son appel à venir concernant le nouveau siège Européen, il y a la belle région de Sénart (30Kms au nord du Château de Fontainebleau et 30Kms au sud de Paris). Très accueillante, avec des infrastructures et riche en talents. Son attractivité n'a cessé de ce développer ces dernières années. Avec ses atouts, elle est en mesure de faire oublier d'éventuelles contraintes -sur la taille de la ville notamment- et de relever le défi.

Se montrer proactif
J'appelle, donc, les élus de l'Agglo du Grand Paris Sud (https://www.grandparissud.fr/missions/economie) à monter rapidement un projet (horizon 2019-2020) et ... communiquer. Je soupçonne 'ce Jeff' d'avoir aussi voulu susciter de telles déclarations d'intérêt -argumentées- par son appel.

Pour ceux, il y en a toujours, qui craignent le ridicule, notamment par rapport à certains positionnements actuels de l'interco, je leur rappelle que le ridicule n'a jamais tué personne et que les positionnements actuels n'empêchent pas une telle inflexion. L'Agglo, dans son périmètre actuel, est toute jeune et garde encore toute 'l'élasticité' nécessaire.
Je leur dis, enfin, qu'une telle initiative et qu'un tel investissement sauront trouver des oreilles intéressées ici et là-bas.
Réponse de le 08/09/2017 à 17:58 :
@anticipation: Il veut un siège en Amérique du Nord, et même si la France est pas mal vassalisée aux US, Sénart n'est pas envisagée :-)
a écrit le 08/09/2017 à 12:36 :
Le problème des grandes métropoles, c'est que l'immobilier y est très cher. Amazon pourrait songer à des villes moins grandes mais tout de même importante telle que Windsor en Ontario où l'immobilier est abordable et la main-d'œuvre abondante :-)

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :