Bon départ pour le Kobo, la liseuse numérique de la Fnac

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En quinze jours, la Fnac a atteint les objectifs annuels de vente du Kobo. Amazon, qui a lancé son Kindle en France également pour les fêtes, serait satisfait des ventes dans l'Hexagone.

Les Noël se suivent et ne se ressemblent pas à la Fnac. Oublié l'échec cuisant de sa liseuse Fnacbook de Noël 2010, et place à son aîné le Kobo by Fnac qui, à en croire les dirigeants de l'enseigne culturelle, a connu un bon démarrage."C'est le produit le plus vendu dans nos magasins après l'iPad 2 et les ventes du Kobo ont dépassé, en deux semaines, les ventes annuelles du Fnacbook ", se félicite le président de la Fnac, Alexandre Bompard. Selon nos estimations, quelque 30.000 Kobo ont été vendus pendant les fêtes. À la Fnac, si on se refuse de donner le moindre chiffre, on ne cache pas sa satisfaction car selon un proche d'Alexandre Bompard, "en quinze jours, on a atteint les objectifs de vente du Kobo que l'on s'était fixé sur un an".

Marché balbutiant en France

Si le succès de la liseuse de la Fnac se confirme, ce sera une jolie victoire pour Alexandre Bompard dont le cheval de bataille depuis un an est de ne pas laisser l'américain Amazon s'emparer seul du marché du livre numérique qui est encore balbutiant dans l'Hexagone.

Grâce au Kindle, le leader mondial de l'e-commerce a raflé 80 % de ce secteur. Amazon et la Fnac se livrent depuis des mois à une guerre acharnée, l'américain créant la surprise en novembre dernier en s'associant avec le distributeur Virgin pour vendre sa liseuse électronique Kindle en France. L'américain n'a pas souhaité communiquer sur les ventes de son dernier-né durant les fêtes de Noël. En revanche, à l'échelle mondiale, le groupe a indiqué "avoir connu le meilleur mois de décembre de son histoire avec un peu plus de 4 millions de Kindle, liseuses et tablettes confondues, vendus en un mois à travers le monde".

Avec des liseuses numériques à moins de 100 euros et des catalogues englobant la quasi-totalité des éditeurs français, toutes les conditions semblent réunies pour que le marché du livre numérique décolle en France cette année. Actuellement il flirte avec les 1 % du marché de l'édition alors qu'aux États-Unis, le livre dématérialisé pèse déjà 12,5 % du secteur. Certains prédisent qu'il atteindrait 10 % en France d'ici trois ans.

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Commentaires
a écrit le 25/01/2012 à 12:12 :
Amusant, mais la liseuse qui se démarque est surtout Bookeen avec l'odyssey. D'ailleurs ce sont des bookeen sur la photo de l'article.
a écrit le 09/01/2012 à 9:23 :
J'espère que l'écran est plus solide que celui du fnacbook. Le mien a été "explosé" sans choc dans la housse protectrice vendue par la fnac. Ce serait le chargeur mis dans la houssse qui aurait endommagé l'écran... Malgré mes courriers, je n'ai aucune réponse du service consommateur de la fnac.
a écrit le 03/01/2012 à 12:06 :
Il serait quand même important de rappeler que les histoires d?achats de publications ou ?uvres liés à certains appareils ou magasins en ligne ne sont en rien une fatalité, qu?autre chose serait possible, et qu?il ne s?agit même pas d?histoire de formats(--cf web--), mais avant tout de structure entre acteurs, du besoin d?une nouvelle fonction, et de séparation des rôles ("tenanciers de bibliothèques personnelles" d'un côté (que des références ou licences/contrats dans ces bibliothèques, pas de copies des contenus), créateurs/éditeurs/diffuseurs/magasins en ligne de l'autre) :

http://iiscn.wordpress.com/2011/05/15/concepts-economie-numerique-draft/

Laisser deux ou trois monstres à approche « verticale » phagocyter le marché du contenu légal et payant quand quasiment TOUT est là pour qu?il en soit autrement est tout simplement ridicule.
Approche «verticale» (contenu lié à machine, fabriquant de machines, magasins en ligne, les deux ou autres), c?est à dire approche consistant à lier contenu et tuyaux (ou infrastructure technique en général terminaux y compris) qui était déjà celle d?un J2M par exemple. Avec tout ce que cela veut dire en termes de positions dominantes (propres règles de censure(apple), pourcentages obligés vis à vis des créateurs/éditeurs(apple, amazon), gg se positionnant sur le contenu payant et commencant à retirer les liens MU et autres des résultats de recherche, compte facebook obligatoire pour service spotify, etc, etc).

Et ne pas oublier que derrière tout cela, il y a aussi la « bataille de l?identité sur le
net »(utilisation compte facebook, twitter, g+, au autre pour se loguer
sur quasi tous les sites ou services), et que le fait que cela se résume à deux ou trois monstres (prônant
en plus le nom anonymat et vente de données personnelles), n'est pas non plus une fatalité :
http://iiscn.wordpress.com/2011/06/29/idenum-une-mauvaise-idee/
a écrit le 03/01/2012 à 11:38 :
Je ne connais pas le Kobo, mais j'ai acheté un Kindle et j'en suis enchanté ! Amazon a vraiment été attentif aux moindres détails pour offrir une expérience optimale à ses utilisateurs.

Le marché du livre électronique n'en est peut-être qu'à ses débuts sur le plan commercial, mais je ne doute pas une seconde qu'il révolutionne totalement le monde du livre.
a écrit le 03/01/2012 à 9:45 :
Si ça pouvait pousser les éditeurs à passer au numérique...Le choix est vraiment pauvre en dehors des très vieux classiques et des best sellers. Dans la science fiction ou le polar, il n'y a même pas les plus grands noms.

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