Le jour où Apple vaudra mille milliards de dollars

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AFP. Le 7 mars 2012 à San Francisco, Apple a dévoilé son nouvel iPad, qui s'est écoulé à 3 millions d'exemplaires au cours du week-end de lancement.
AFP. Le 7 mars 2012 à San Francisco, Apple a dévoilé son nouvel iPad, qui s'est écoulé à 3 millions d'exemplaires au cours du week-end de lancement. (Crédits : AFP)
La firme à la pomme, déjà première capitalisation boursière mondiale, pourrait voir le cours de son action franchir le cap des 1000 dollars contre 620 aujourd'hui. Et donc atteindre à une échéance relativement courte cette valorisation astronomique et... historique

Une seule action Apple coûte déjà plus cher qu'un iPad et peut-être bientôt qu'un MacBook Air. A Wall Street, ils sont déjà au moins deux analystes, dont le célèbre Gene Munster du courtier Piper Jaffray, à prédire qu'elle approchera des 1.000 dollars dans quelques mois. Divagation de fanatiques ou prédiction crédible ? Atteindre ce cap symbolique reviendrait à une progression de 61% par rapport au cours actuel d'environ 620 dollars, sachant que ce dernier vole de pic historique en nouveau record et a grimpé de 55% depuis janvier seulement. Il n'a fallu au titre « AAPL » (son code technique) que 5 semaines pour passer de 500 à 600 dollars. Alors pourquoi pas 1.000 dollars dans quelques mois ? Ce serait alors la première entreprise au monde dans l'histoire à valoir 1.000 milliards de dollars, « un billion » en français ou un « trillion » pour les Américains. Première capitalisation boursière mondiale, Apple  vaut actuellement 580 milliards et a creusé l'écart avec le numéro deux, Exxon Mobil (400 milliards).

« La fièvre Apple se répand comme une traînée de poudre »
Dans une note parue mardi, Gene Munster de Piper Jaffray, un des analystes les plus « bullish », les plus enthousiastes, mais aussi un des plus reconnus de la place sur Apple, voit le titre atteindre ce niveau de 1.000 dollars dans deux ans, au cours de l'année 2014. Mais son objectif de cours à douze mois est désormais de 910 dollars tout de même (contre 718 dollars auparavant). Son confrère du courtier Topeka Capital Markets, Brian White, encore plus fougueux, a prédit lundi que le cours arrivera à 1.001 dollars dans les douze mois, notamment grâce à l'expansion du groupe dans les marchés émergents, Chine en tête.

Parlant de « la fièvre Apple qui se répand dans le monde entier comme une traînée de poudre », Brian White ne voit pas cette tendance s'arrêter de si tôt, citant « son portefeuille de produits toujours croissant, son réseau numérique intégré, son esthétique inégalée et sa marque capable de toucher l'âme des consommateurs de tous horizons. » De son côté, Munster estime qu'il ne faut pas s'inquiéter d'une éventuelle « exubérance irrationnelle » - en référence à l'expression d'Alan Greenspan, quand il était président de la Fed, en 1996 au tout début de la bulle Internet - tout simplement parce qu'Apple n'est pas cher, en termes de PER (le ratio cours/bénéfice), à 17 fois les profits de l'exercice en cours et 12 fois ceux de 2013. C'est donc selon lui la croissance des bénéfices qui restera le moteur de l'action dans les mois qui viennent.

Un seul analyste à la vente
S'agit-il de deux fervents supporters isolés ? Pas tout à fait. A Wall Street, l'objectif de cours médian à un an est de 700 dollars pour Apple selon le consensus Thomson First Call portant sur 46 analystes. Un seul conseille de vendre l'action, Ed Zabitsky du cabinet de recherche canadien ACI Research, et ce depuis 2009, bien que les faits lui aient donné tort (l'action était sous les 100 dollars il y a trois ans). A la mi-mars, Katy Huberty de Morgan Stanley a relevé son objectif à douze mois de 515 à 720 dollars, tout en dressant un scénario plus impétueux avec un cours de 960 dollars : pénétration des tablettes en entreprises, potentiel d'un prochain iPhone compatible avec la 4G et croissance dans les marchés émergents étant les trois facteurs dopants selon elle. La future Apple TV ou « iTV » attendue dans le courant de l'année pourrait aussi créer un nouveau pilier d'activité pour le groupe fondé par Steve Jobs.


Quid des 1.000 milliards de chiffre d'affaires
Mais la firme à la pomme laissera-t-elle son action aller jusqu'à 1.000 dollars ? Le titre Apple n'est pas, en valeur faciale, le plus cher de Wall Street, il vaut par exemple un peu moins que l'action Google et se situe très loin des 121.850 dollars de l'action Berkshire Hathaway, la société de Warren Buffett, la plus chère du monde. Apple a déjà, à trois reprises, divisé par deux le nominal de son action (des « stock splits ») en 1987, en 2000 et en 2005 - concrètement les porteurs reçoivent deux actions pour une détenue et le cours est réduit de moitié du jour au lendemain. Il n'est pas impossible que la firme de Cupertino réédite l'opération cette année. En attendant, Brian White, un brin rêveur, imagine qu'Apple pourrait générer 1.000 milliards de dollars de chiffre d'affaires (contre 108 milliards à l'issue de l'exercice clos en septembre 2011).... un objectif atteignable « lors de la prochaine décennie » précise-t-il.
 

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Commentaires
a écrit le 08/04/2012 à 23:23 :
Cet indéniable succès a également des conséquences que l'on ne soupçonne guère...

Jusqu'à présent le système Mac OS X était à l'abri des attaques virales et des programmes malveillants. En effet, eu égard à la très faible proportion de machines Apple dans le parc informatique mondial (2% en 2006), les pirates, hackers et autres personnes mal intentionnées, préféraient cibler leurs attaques sur les PC (fonctionnant le plus souvent sous Microsoft Windows).

Mais depuis peu, les ordinateurs Mac gagnant des parts de marché sur les PC, ces pirates informatiques s?intéressent également à Apple. Ainsi en Mai 2011, avec le logiciel malveillant MacDefender, puis quelques mois plus tard avec le cheval de Troie FlashBack, la sécurité légendaire de Mac OS X est apparue ... toute relative. Ce dernier logiciel malveillant (Flashback) aurait d'ailleurs infecté 600 000 Mac, selon un rapport publié par l'éditeur de solutions antivirale DrWeb.

La rançon du succès ?
a écrit le 06/04/2012 à 16:53 :
OK pour 1.000 dollar, iIs sont déjà dans le tuyau. Mais à condition que rien ne change autour : "toutes choses étant égales par ailleurs ou caeteris paribus sic stantibus"...
Attention! La technologie évolue très, très vite...
Apple a actuellement et pour un moment un avantage évident : dans la guerre digitale actuelle, elle est la seule à disposer de l'ensemble de la palette armement (armes + munitions)... dans SON écosystème verrouillé et... apprécié des consommateurs!!
CQFD
a écrit le 05/04/2012 à 18:22 :
Apple se lance dans la production de bulles ou bien les marchés sont-ils encore plus fous que jamais ?
a écrit le 05/04/2012 à 13:18 :
Le jour où Apple vaudra mille milliards de dollars...n'arrivera pas !

L'action APPLE pèse plus que l'indice industriel américain...y'a comme un petit problème!

Il faut revoir ses fondamentaux avant d'écrire ces bêtises !
Réponse de le 05/04/2012 à 16:03 :
Le PER d'Apple est de 15 pour 2012. Par conséquent l'action n'est pas aussi surcotée que cela... même si, vous avez raison, une valorisation de mille milliards de dollars (ce qui correspondrait à une action dépassant les 1080 dollars ! ), serait excessive.
a écrit le 05/04/2012 à 12:03 :
Ya un truc. Le produit n'est pas rare mais l'action si? je croyais qu'il était avisé de diviser l'action pour rendre abordable son acquisition en bourse. Ce serait pour quand et compte tenu de l'attente, là il faudra sortir pour les heureux détenteurs de cette valeur.
Réponse de le 12/04/2012 à 1:35 :
Effectivement, la division du nominal permettrait de multiplier le nombre d'actions en divisant la valeur unitaire. Exemple : une action à 600 USD serait remplacée par 6 nouvelles actions à 100 USD. L'opération serait par conséquent neutre, la valorisation globale ne change pas, tandis que le titre deviendrait plus liquide et accessible. Toutefois une telle décision ne peut être prise que par Apple...
Jean-Christophe Destailleur
a écrit le 05/04/2012 à 9:51 :
Quand la bulle va éclater... Aie aie aie
a écrit le 05/04/2012 à 2:15 :
Ce qui n'est pas dit ici, mais qui est beaucoup plus inquiétant c'est qu'en raison de la structure de son actionnariat et la manière dont ce titre a été boosté (on a même vu la banque centrale israêlienne en acheter) il est fort possible qu'il n'y ait pas de relais ou de rotation facile lorsque l'action chutera, ne serait-ce qu'un peu. Or à ce jour, Apple à lui tout seul représente 20% de la progression du S&P500 au premier trimestre... de quoi faire peur, non?
Réponse de le 17/04/2012 à 2:46 :
C'est effectivement un vrai risque. En ayant reperdu 10% en 5 séances, l'action Apple est d'ailleurs redescendue à 580 USD ce 17 avril...

Le vieil adage boursier indiquant que "Les arbres ne montent jamais jusqu'au ciel" semble, une fois de plus, se vérifier ...

Pour autant, sur le long terme, le potentiel de valorisation reste réel.

a écrit le 05/04/2012 à 0:35 :

million 1 000 000 (6 zéros)
billion ou milliards 1 000 000 000 (9 zéros) ET oui même en français !
trillion 1 000 000 000 000 (12 zéros)
quadrillion (15 zéros)

C'est simple et on ne se trompera plus. Alors combien de zéro pour APPL.
Qu'on se souvienne de NOKIA ...
a écrit le 04/04/2012 à 23:37 :
Il faut un temps où on disait de même pour Microsoft, puis Google... Et on connait la suite...
a écrit le 04/04/2012 à 22:27 :
Le jour où le dollar aura suffisamment dévalué.

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