Facebook présente en grande pompe son plan pour les startups à Station F

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Sheryl Sandberg, numéro deux de Facebook, explique son programme à destination des startups.
Sheryl Sandberg, numéro deux de Facebook, explique son programme à destination des startups. (Crédits : Reuters)
Ce mardi, Sheryl Sandberg, numéro deux du réseau social, s’est rendue sur le chantier du prochain plus grand incubateur au monde pour présenter son programme pour les startups.

Xavier Niel a mis les petits plats dans les grands. Ce mardi, le milliardaire et chef de file de l'opérateur Free a accueilli ni plus ni moins que Sheryl Sandberg, numéro deux de Facebook, au chantier de Station F, le prochain plus grand incubateur de startups au monde. Considérée comme l'une des femmes les plus puissantes du globe, la businesswoman a fait le déplacement pour présenter son programme pour les jeunes pousses du numérique. Celui-ci sera hébergé au sein de l'incubateur au début du mois d'avril, lorsque la bâtisse sera opérationnelle. Outre Sheryl Sandberg et Xavier Niel, Anne Hidalgo, la maire de Paris, était présente. A l'instar de Delphine Arnault, la compagne du patron de Free - et fille de Bernard Arnault, le fondateur de LVMH -, ainsi que Roxanne Varza, la directrice de Station F.

Face à ce gratin de la high tech - voire de « maîtres du monde », plaisante un journaliste -, des légions de rubricards, de photographes et de cameramen ont répondu présent. Mais l'événement s'est déroulé à toute vitesse. En un petit quart d'heure, les stars du jour se sont échangées félicitations et louanges. Avant de filer, sans traîner, pressées par d'autres obligations.

Un porte-étendard de choix

Sur le fond, Facebook constitue une belle prise pour Station F. Si le réseau social est régulièrement critiqué pour ne pas payer suffisamment d'impôts, ou pour son usage souvent décrié des données personnelles, le groupe de Mark Zuckerberg n'en demeure pas moins une locomotive mondiale du numérique. Son installation à Station F démontre l'attractivité de cet énorme campus à 250 millions d'euros - financé intégralement par Xavier Niel sur ses propres deniers -, et destiné à héberger environ 1.000 startups. En outre, l'ogre américain constitue un porte-étendard de choix pour vanter la « dimension internationale » que souhaite acquérir l'incubateur.

Sur place, Facebook accueillera entre 10 et 15 startups, qui se partageront 80 postes de travail, précise Rachel Vanier, une des cadres de Station F. Celles-ci travailleront dans des domaines variés, comme l'e-santé, le covoiturage, ou la gestion des informations personnelles. Pour mener à bien leurs projets, toutes seront épaulées par des experts et ingénieurs de Facebook. En plus de bénéficier des avantages des lieux, qui regrouperont tous les acteurs (fonds d'investissements, représentants de grands groupes et autres services administratifs) nécessaires à leur développement. Plusieurs startups ont déjà été sélectionnées par le réseau social. Parmi elles, il y a Mapstr, une appli qui permet d'enregistrer ses adresses préférées et de les partager sur une carte du monde. Ou encore Chekk, un spécialiste de la gestion de l'identité numérique (documents d'identité, moyens de paiement, mots de passe, etc...).

Xavier Niel renforce son entregent

A l'instar de Facebook, d'autres groupes vont lancer des programmes à destination des startupers à Station F. HEC et Ventes-Privées préparent notamment leurs propres structures d'accompagnement. Côté fonds d'investissements, Ventech, Daphni et Kima Ventures, qui appartient à Xavier Niel, ont déjà des bureaux réservés. Avec ces atouts, Station F espère convaincre les meilleures startups du monde de s'installer dans ses murs. Une réussite dont Anne Hidalgo, la maire de Paris, n'a pas l'air de douter. Lors de la présentation du programme de Facebook, elle s'est enflammée. A ses yeux, Paris serait devenue « la capitale mondiale de l'innovation » ! Avant de multiplier les remerciements envers Xavier Niel, voyant dans Station F « un investissement essentiel pour l'attractivité » de la ville.

Cette sortie illustre l'aura grandissante du patron de Free, qui profite de son étiquette de « parrain des startups » dans les hautes sphères économiques et politiques. Avec Station F, il renforce son entregent, lequel lui sera toujours utile pour mener ses affaires dans les télécoms. Même si d'après Roxanne Varza, Xavier Niel « n'a pas d'objectif de rentabilité » avec Station F. A en croire la directrice de l'incubateur, il souhaite simplement « aider l'écosystème des startups », qu'il « adore ». Quoi qu'il en soit, ce mardi, Xavier Niel s'est mis en retrait. S'effaçant presque, il a brièvement présenté ses invités de marque pour les laisser profiter des caméras. Avant de s'éclipser, telle une ombre, délaissant les micros des journalistes.

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Commentaires
a écrit le 18/01/2017 à 10:27 :
"voire de « maîtres du monde », plaisante un journaliste -,"

Humour pas drôle du tout puisque les maitres du monde sont à Davos.

"Quoi qu'il en soit, ce mardi, Xavier Niel s'est mis en retrait. S'effaçant presque, il a brièvement présenté ses invités de marque pour les laisser profiter des caméras. Avant de s'éclipser, telle une ombre, délaissant les micros des journalistes."

Faites attention votre amour (aveugle certainement, il n'y a rien de plus aveugle que les fans) pour le personnage transpire de ces deux phrases.

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