Google répond à Bruxelles : "Android n'a pas nui à la concurrence, il l'a élargie"

La Commission européenne a accusé Google d'abus de position dominante dans une "communication des griefs" adressée le 20 avril. Le géant américain y a répondu aujourd'hui, estimant agir en faveur de la concurrence et des utilisateurs.
Laszlo Perelstein

2 mn

Android gratuit pour tous a-t-il fait plus de mal que de bien à la concurrence ? Bruxelles a une idée de la réponse.
Android gratuit pour tous a-t-il fait plus de mal que de bien à la concurrence ? Bruxelles a une idée de la réponse. (Crédits : CC0 Public Domain)

Pour Google, Android, loin de tuer la concurrence, la stimule. Alors que la Commission européenne lui reproche d'abuser de la position dominante de son système d'exploitation mobile Android dans le cadre d'une enquête ouverte en 2015, le géant américain a rejeté en bloc les accusations, dans une note de blog publiée le 10 novembre sous le titre "Android, facteur de choix et de diversité".

"En 2007, nous avons lancé Android, un système d'exploitation disponible gratuitement et au format open source. Les smartphones étaient alors à la fois rares et chers. Nous souhaitions changer cela - tout en stimulant l'innovation et en offrant plus de choix aux utilisateurs - et notre démarche a porté ses fruits", a fait valoir Kent Walker, vice-président de la multinationale américaine.

Et d'ajouter : "Android n'a pas nui à la concurrence, mais l'a au contraire favorisée."

Près de 90% des smartphones sous Android

Les smartphones vendus sous le système d'exploitation Android représente 87,5% du marché (+10,5% sur un an, après 84,1% en 2015) au troisième trimestre, tandis que la part de marché d'Apple est tombée à 12,1%, (-5,2%, après 13,6% en 2015), selon des chiffres publiés début novembre par le cabinet de recherches Stategy Analytics.

Après une enquête d'un an, la Commission européenne avait adressé le 20 avril à Google une "communication des griefs", étape préliminaire obligeant la firme de Moutain View à y répondre avant que Bruxelles ne se prononce définitivement. La mise en accusation formelle pourrait déboucher sur une amende très salée, s'élevant jusqu'à 10% de son chiffre d'affaires mondial, soit 7,4 milliards de dollars.

"Nous craignons que Google, en demandant aux fabricants de téléphone de préinstaller une série de ses applications plutôt que de les laisser décider quelles applications ils installent, ait coupé l'un des principaux moyens dont disposent les nouvelles applications pour se faire connaître des consommateurs.", avait alors déclaré la commissaire européenne à la Concurrence, Margrethe Vestager.

>> Lire aussi Abus de position dominante : Google tacle la Commission

Laszlo Perelstein

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Commentaires 2
à écrit le 10/11/2016 à 16:41
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Et c'est un véritable problème parce que android est une passoire totale concernant les publicités et autres multiples parasites du net, un Ubuntu phone devait sortir mais bizarrement il ne peut pas disposer de tous les droits nécessaires. Un bon...

le 11/11/2016 à 12:21
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'un Ubuntu phone devait sortir mais bizarrement il ne peut pas disposer de tous les droits nécessaires.' Pourriez vous nous en dire plus sur ces droits nécessaires? Ubuntu est un OS Linux de quels droits parlez vous?

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