IA : les PME françaises à l’heure des premiers pas
Amandine Ibled
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Intervention de Marc Gardette, deputy CTO de Microsoft France, au Printemps de l'IA, à Besançon (Doubs)
Yoan Jeudy
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Intervention de Marc Gardette, deputy CTO de Microsoft France, au Printemps de l'IA, à Besançon (Doubs)
Yoan Jeudy
Les entreprises françaises seraient-elles réticentes à adopter l'intelligence artificielle ? C'est ce que craint en tout cas Renaud Gaudillère, directeur du pôle de compétitivité régional PMT- pôle des microtechniques, basé à Besançon, au regard des chiffres : « Moins d'une société française sur deux a investi dans l'IA en 2024 contre 72% des entreprises au niveau mondial », s'inquiète ce dirigeant.
L'Europe est le continent qui investit le moins dans l'IA, alors que son ambition est celle d'être parmi les meilleurs. « Les infrastructures financées par l'UE pour un accès à la puissance de calcul, à des espaces de données souverains, à des plateformes de service IA à la demande, ont tardé à démarrer. L'écart se creuse avec les États-Unis et la Chine, qui peuvent compter sur leurs géants nationaux », explique-t-il. D'où la volonté de créer un événement local « Le Printemps de l'IA » qui s'est tenue mi-avril à Besançon (Doubs), afin que les TPE et PME connaissent les usages de l'IA qui pourraient répondre à leurs besoins et n'hésitent plus à se lancer.
Lors de cet événement, Marc Gardette, directeur technique adjoint chez Microsoft France, a souligné l'importance croissante de l'IA générative dans les processus industriels. Selon lui, « la question n'est pas tant de savoir si, ni même quand, les organisations vont adopter l'IA, mais plutôt comment on va adopter pour quelle valeur ». Marc Gardette a évoqué l'évolution de l'IA, marquée par des phases de désillusion et de progrès, et a noté un regain d'intérêt depuis novembre 2022. « Nous sommes probablement devant la vague la plus importante de tous les temps » a-t-il affirmé, mettant en avant la capacité de l'IA à analyser des données complexes.
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Les PME font face à plusieurs défis lors de l'intégration de l'IA. Selon Christophe Nicolle, chercheur en ingenierie des connaissances et du raisonnement artificiel au laboratoire CIAD (Connaissance et Intelligence Artificielle Distribuées) à Dijon, « l'hésitation est saine. Il est crucial pour les entreprises de prendre le temps d'évaluer leurs besoins avant de se lancer ». Ce dernier a ajouté que « chaque entreprise est unique, et il est essentiel de modéliser les savoir-faire pour éviter de créer des outils qui ne font qu'approfondir la frustration. » Cela implique un travail d'acculturation et de sensibilisation au sein des équipes, car l'adhésion des employés est souvent un facteur clé de succès.
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