IA : Samsung et Fujitsu créent des centres de recherche en France

Par latribune.fr  |   |  391  mots
Ces deux annonces marquent un succès des efforts de Paris pour attirer en France des chercheurs en intelligence artificielle, domaine pour lequel Emmanuel Macron doit dévoiler, ce jeudi, un plan ambitieux de développement. (Crédits : Pixabay)
Le géant sud-coréen Samsung Electronics va implanter un laboratoire dédié à la recherche en intelligence artificielle en France, son plus gros centre après ceux en Corée du Sud et aux États-Unis. Et de son côté, le japonais Fujitsu a décidé d'élargir à l'Europe son centre français de recherche en IA.

L'opération séduction de l'Élysée semble payer. Alors qu'Emmanuel Macron doit annoncer, ce jeudi, des mesures pour placer la France parmi les champions de l'intelligence artificielle, le géant sud-coréen Samsung et le japonais Fujitsu ont tous les deux communiqué sur leurs projets respectifs d'implanter dans l'Hexagone de grands centres de recherche dédiés à cette technologie.

Hier, le député mathématicien Cédric Villani (LREM) a livré son rapport "Donner un sens à l'intelligence artificielle" dans lequel il propose, entre autre, un doublement du salaire des chercheurs débutants, prône une plus grande liberté d'action aux chercheurs et suggère la création d'une instance éthique, indépendante, qui pourra dire "ce qui est acceptable ou non acceptable" dans ce domaine.

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Le troisième plus grand centre dédié à l'IA pour Samsung

Le chef de l'État a en effet reçu, mercredi soir à l'Élysée, le dirigeant de Samsung qui lui a fait part de son intention d'ouvrir ce centre de recherche. Il sera dirigé par Luc Julia, chercheur français inventeur de l'assistant vocal Siri chez Apple et depuis passé chez Samsung. Jusqu'ici, le groupe sud-coréen ne disposait en France que d'un petit centre de recherche d'une quinzaine de personnes.

Le nouveau laboratoire de Samsung, le troisième plus grand du groupe après ceux de Corée et des États-Unis, comptera à terme plus d'une centaine de chercheurs installés à Paris ou sur le plateau de Saclay, a précisé l'Élysée.

"La France sort du lot" pour Fujitsu

De son côté, le japonais Fujitsu a lui aussi décidé d'implanter en France son centre européen de recherche en IA, en agrandissant son petit centre actuel (de 200m²) et en relocalisant dans l'Hexagone ses chercheurs installés ailleurs en Europe. Il travaillera en partenariat avec le centre de l'Institut national de recherche en informatique et en automatique (Inria) de Saclay.

"Le groupe a trouvé, après avoir analysé pendant une grosse année, que la France sortait du lot en matière d'intelligence artificielle, il y a une vraie conviction que la France a une carte à jouer", a indiqué Benjamin Revcolevschi, directeur général de Fujitsu France, dans une interview téléphonique à Reuters.

(Avec AFP et Reuters)