Olympus demande des comptes à ses administrateurs

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L'entreprise japonaise Olympus a annoncé mardi soir avoir lancé des poursuites contre dix-neuf anciens ou actuels membres de son conseil d'administration pour leur implication dans un maquillage de ses comptes. L'entreprise demande également aux responsables encore en poste de démissionner au printemps.

Nouvelle étape dans l'affaire Olympus. L'entreprise japonaise a engagé des poursuites judiciaires contre 19 ex et actuels administrateurs. La firme d'appareils photo leur reproche d'avoir fermé les yeux ou participé à l'élaboration de montages financiers complexes depuis la fin des années 1990, afin de dissimuler un passif de 134,8 milliards de yens (1,35 milliard d'euros au cours actuel) déploré à cause d'investissements financiers risqués.

Parmi les personnes visées par cette plainte figure l'ex-PDG Tsuyoshi Kikukawa, accusé par un panel de juristes d'avoir joué un rôle moteur dans cette affaire. L'entreprise réclame 3,61 milliards de yens (36 millions d'euros) de dommages et intérêts à cet ancien responsable qui a quitté toutes ses fonctions depuis l'éclatement du scandale. Olympus a aussi intenté des poursuites contre son actuel PDG, Shuichi Takayama.

L'entreprise a fondé sa décision sur la base d'un nouveau rapport d'un comité de trois juristes désignés spécialement pour identifier les responsabilités des membres du conseil d'administration dans l'affaire. Shuichi Takayama et tous les autres administrateurs encore actifs visés par la plainte devront démissionner au printemps, a précisé le groupe dans un communiqué.

"Les membres actuels du conseil d'administration dont le comité a pointé la responsabilité et qui sont poursuivis en justice doivent démissionner afin de ne plus influer sur la gestion de l'entreprise, sitôt terminée l'assemblée extraordinaire des actionnaires" qui sera convoquée en mars ou avril, a expliqué Olympus.
Le scandale des comptes truqués d'Olympus, qui a éclaté à la mi-octobre grâce aux révélations de son ex-PDG britannique Michael Woodford, a entraîné depuis un effondrement de plus de moitié de la valeur de son action à la Bourse de Tokyo.

Olympus toujours coté

Mardi matin, le titre s'envolait toutefois de 20,22%, à 1.266 yens, peu avant 10 heures. Un article de presse affirmait que le gendarme de la Bourse de Tokyo avait décidé de ne pas retirer immédiatement le titre de la cote, comme il en a la possibilité au vu des dissimulations comptables. A la place, les efforts d'Olympus pour améliorer sa gouvernance seraient scrutés pendant trois ans, période à l'issue de laquelle serait prise la décision d'autoriser ou non le maintien de l'action en Bourse.

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