Data marketing : la startup Mediarithmics lève 3 millions d'euros pour s'internationaliser

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Après un premier tour de table de 1,2 million d'euros auprès de Jaïma Capital l'année de sa création, en 2013, Mediarithmics s'est cette fois associé au fonds Ventech pour renforcer sa croissance.
Après un premier tour de table de 1,2 million d'euros auprès de Jaïma Capital l'année de sa création, en 2013, Mediarithmics s'est cette fois associé au fonds Ventech pour renforcer sa croissance. (Crédits : CC0 Public Domain)
Le spécialiste des campagnes marketing personnalisées réussit sa deuxième levée de fonds, de 3 millions d'euros, auprès de Ventech. BlaBlaCar, ShowRoomPrivé ou encore Prisma Media font partie de ses clients.

Pas facile de se faire un nom dans un secteur, le marketing personnalisé, dominé par des géants américains tels que SAP, Oracle, IBM ou encore HP. Pourtant, la startup française Mediarithmics a décidé de se lancer dans le bain. La pépite parisienne, qui compte une trentaine de clients en France dont BlaBlaCar, ShowRoomPrivé, Michelin ou encore les groupes de presse Prisma Media et Altice Media, annonce mardi 29 août une levée de fonds de 3 millions d'euros, auprès du fonds Ventech, pour attaquer le marché européen.

3 ans de R&D pour une technologie inédite de valorisation de la donnée

Après un premier tour de table de 1,2 million d'euros auprès de Jaïma Capital l'année de sa création, en 2013, Mediarithmics s'est cette fois associé au fonds Ventech pour renforcer sa croissance. La startup espère bénéficier de l'expérience de son nouvel investisseur dans l'AdTech, le secteur des technologies publicitaires. Ventech s'y est déjà fait un nom, en investissant dans plusieurs pépites, dont StickyAds (publicité programmatique) ou encore Ogury (technologie de retargeting).

Spécialisée dans le marketing personnalisé à l'aide du big data, la technologie de Mediarithmics, fruit de trois années de recherche et développement (R&D), permet à ses clients de disposer d'une plateforme dans le cloud ouverte et intégrée, pour faciliter l'élaboration des campagnes, sans recourir à un assemblage de technologies. De quoi, selon Stéphane Dugelay, le Pdg, "mieux collecter et mieux valoriser la data", c'est-à-dire le trésor des données personnelles, pour "scénariser" des campagnes "activables en publicité programmatique, via emailing ou directement sur leur site".

La startup permet aussi à ses clients de constituer des "alliances data" entre acteurs complémentaires. Le principe : "chaque acteur garde la pleine propriété de son actif data", tout en bénéficiant de l'expertise des autres pour un meilleur ciblage des internautes. C'est pour cela que Mediarithmics a été choisie comme partenaire technologie du projet Gravity, une alliance entre une quinzaine de médias et d'éditeurs français, dont Prima Media, Lagardère, SoLocal, Les Echos, Condé Nast ou encore SFR.

     | Pour aller plus loin. Gravity : des médias s'allient dans la publicité en ligne pour affronter Google et Facebook

Doubler les effectifs

Grâce à cette -modeste- levée, qui devrait financer ses besoins pour deux ans, Mediarithmics compte accélérer son développement commercial. Elle cible surtout des éditeurs et des régies publicitaires situés dans les principaux pays européens, c'est-à-dire l'Allemagne, le Royaume-Uni, l'Espagne et l'Italie. Un choix stratégique assumé, dans un secteur hyper-concurrentiel, dominé par des géants américains et attaqué par de nombreuses startups, dont un autre français, ABTasty, qui a levé 16 millions d'euros fin mai pour tenter de s'imposer aux Etats-Unis et en Asie.

Mediarithmics prévoit aussi de doubler ses équipes (développeurs, consultants et commerciaux), pour commercialiser son offre et "garder son avance technologique". Elle devrait passer d'une vingtaine à une quarantaine d'employés en deux ans.

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