Le secteur privé, maillon faible du financement des deeptech en Europe
Simon Prigent
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L'OEB a développé un indicateur et un outil pour aider les start-up à trouver le bon investisseur.
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L'OEB a développé un indicateur et un outil pour aider les start-up à trouver le bon investisseur.
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Le Vieux continent n'investit pas assez dans les technologies de rupture. C'est l'une des conclusions du rapport Draghi sur l'avenir de la compétitivité européenne, paru en septembre 2024. « Pourtant, ces entreprises ont un potentiel important pour l'économie, car elles sont souvent plus attachées à des emplois industriels, et présentent un fort potentiel de croissance », fait valoir l'économiste en chef de l'Office européen des brevets, Yann Ménière.
C'est pourquoi l'OEB, qui collabore avec le secteur des deeptech qui dépose beaucoup de brevets, s'est emparé de cette question. Il publie un rapport dans lequel il souligne le rôle des investisseurs, publics comme privés, dans la réussite de la commercialisation des innovations de pointe. Pour aider les start-up à y voir plus clair, il propose également une cartographie des investisseurs, qu'il classifie selon un nouvel indicateur : le Technology Investor Score (TIS), ou score d'investissement dans la technologie. Celui-ci mesure le pourcentage d'entreprises du portefeuille d'un investisseur qui ont déposé une demande de brevet.
Au global, 88% des investisseurs européens ont des portefeuilles comprenant des entreprises brevetées, mais souvent à des niveaux très faibles. Seulement 8% d'entre eux ont des portefeuilles dont plus de la moitié des entreprises détiennent des brevets.
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Spécificité européenne, ce sont les acteurs publics qui soutiennent le plus le secteur des deeptech. Le quinté de tête est composé du Conseil européen de l'innovation (EIC), d'Innovate UK, du programme Eurostars pour les PME, de Bpifrance, et de l'Institut européen d'innovation et de technologie (IET). Les investisseurs en capital-risque jouent un rôle nettement plus faible en Europe qu'aux États-Unis dans ce secteur, avec un écart encore plus grand en late stage.
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