MWM, champion français des applis musicales, lève 50 millions d'euros

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Avec une quinzaine d'applications musicales à son actif, la startup française MWM revendique 400 millions de téléchargements dans le monde depuis 2012.
Avec une quinzaine d'applications musicales à son actif, la startup française MWM revendique 400 millions de téléchargements dans le monde depuis 2012. (Crédits : DR)
La discrète startup MWM, qui s'est imposée comme l'un des plus gros éditeurs mondiaux d'applications de musique, annonce ce mardi lever 50 millions d'euros en série B. Lancée en 2009, la jeune pousse française souhaite désormais étendre son cœur de métier à d'autres pans de la création comme la photo, la vidéo ou encore le dessin.

Après la musique, MWM (Music World Media) veut séduire les amateurs de photographie, de vidéo ou encore de dessin... C'est pourquoi l'éditeur français d'applications mobiles annonce ce mardi 3 mars lever 50 millions d'euros en série B. Ce tour de table a été mené auprès de Blisce, Idinvest Partners, Bpifrance via son fonds Large Venture, Aglaé Ventures, mais aussi Xavier Niel. La jeune pousse a ainsi levé 59 millions d'euros depuis sa création en 2009.

Avec sa première application sortie en 2012, baptisée Edjing, MWM (ex-DJit) se destinait initialement à un marché de niche : le DJing. Mais très vite, elle se diversifie jusqu'à s'imposer comme l'un des plus gros éditeurs mondiaux d'applications de musique. La startup installée à Boulogne-Billancourt, aux portes de Paris, a construit un écosystème à 360 degrés couvrant tous les usages musicaux, de l'écoute à la production, en passant par l'apprentissage et le jeu. L'entreprise revendique actuellement une quinzaine d'applications disponibles en 14 langues. Elle cumule un total de plus de 400 millions de téléchargements à travers le monde, dont la moitié ont été réalisés sur ces deux dernières années.

Lire aussi : Qui est MWM, le champion français aux 200 millions d'applis musicales téléchargées ?

Une trentaine d'applications d'ici fin 2020

Grâce à cette rentrée d'argent frais, MWM veut répliquer son succès à d'autres activités créatives.

"Grâce à notre expertise acquise en développement et monétisation d'applications, nous voulons étendre notre catalogue à la créativité au sens large pour poursuivre notre croissance", explique le Pdg et cofondateur Jean-Baptiste Hironde. "Nous allons attaquer par la vidéo et la photo, car on peut facilement imaginer les liens avec la musique. En terme de chiffre d'affaires et de volume d'applications, ce sont des verticales plus importantes que la musique."

Dès 2020, l'entreprise espère proposer au total une trentaine d'applications. C'est pourquoi la startup de 70 salariés, répartis entre Paris et Bordeaux, souhaite recruter 50 personnes d'ici la fin de l'année. Parmi les profils recherchés : des développeurs pour augmenter les capacités de production. La jeune pousse souhaite ouvrir de nouveaux bureaux en France. Elle étudie notamment les villes comme Rennes, Lille ou Montpellier.

La startup, qui ne communique pas son chiffre d'affaires, déclare être rentable depuis 2018. Si presque toutes ses applications sont gratuites au téléchargement, elles sont monétisées à travers de la publicité, des achats ponctuels (par exemple, des achats de leçons de musique) ou des abonnements annuels ou à la semaine. "Aujourd'hui, les applications génèrent 95% de notre chiffre d'affaires - dont 80% provient des abonnements", chiffre Jean-Baptiste Hironde. Le reste provient du hardware, c'est-à-dire les produits. La société commercialise notamment Mixfader, un petit objet qui permet aux DJ de mixer avec le pouce, et Phase, un accessoire permettant de remplacer la tête de lectures des platines vinyles.

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