Les partisans de WikiLeaks prêts à lancer une cyberguerre

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La menace a été proférée ce jeudi par le porte-parole anonyme d'un groupe de 'hackers" : désormais les ennemis de WikiLeaks feront l'objet d'attaques systématiques de leurs systèmes d'informations.

Les partisans de WikiLeaks sont sur le pied de guerre. Et ils sont prêts à tout pour défendre le site fondée par Julian Assange. Tous ceux qui s'en prennent au site spécialisé dans la divulgation de documents secrets risque ainsi de faire l'objet d'attaques informatiques, a averti ce jeudi le porte-parole anonyme d'un groupe de "hackers" qui se présente comme un ingénieur.

Visa et Mastercard ont fait l'objet des premières représailles après avoir décidé d'interrompre leur contrat avec WikiLeaks, coupant ainsi les vivres du site. Et ce jeudi, le porte-parole d'un groupe de "hackers" baptisés Anonymous a averti sur les ondes de la BBC que le site de paiements en ligne PayPal et d'autres adversaires présumés de WikiLeaks seraient probablement eux aussi attaqués.

"Je vois ça comme une guerre en train de naître, mais pas une guerre conventionnelle. C'est une guerre informatique. Nous essayons de préserver un internet libre et ouvert à tous, comme internet l'a toujours été", a déclaré le porte-parole, qui se fait appeler "Coldblood" (sang-froid) et qui assure être âgé de 22 ans.

"Anonymous prend principalement pour cibles les sociétés qui ont décidé on ne sait pourquoi de ne plus traiter avec WikiLeaks", a précisé ce correspondant dont l'accent laisse supposé qu'il est anglais. "La campagne n'est pas terminée, elle continue de battre son plein. Des gens nous rejoignent, de plus en plus de gens téléchargent l'outil 'botnet' qui permet de commander des attaques de 'déni de service'", a-t-il souligné.

Cette technique de piratage fait appel à des 'botnets' ou machines zombies, vastes réseaux d'ordinateurs infectés par un virus ou dotés d'une application qui submerge le site visé de requêtes simultanées.

Sur un forum où les militants coordonnent leurs attaques, les discussions sont brèves et sans détour. Les participants demandent quelle doit être la cible, certains déplorent le fait que paypal.com reste toujours actif en dépit des efforts pour interrompre son serveur de transactions. "La seule chose que comprennent la plupart de ces PDG, c'est la ligne en bas de leur bilan. Il faut les viser au portefeuille, ou pas du tout", écrit un dénommé "Cancer".

La cyberactivité n'est pas à sens unique. Des comptes utilisés par les soutiens de WikiLeaks pour récolter des fonds ("Operation Payback") ont disparu jeudi du site communautaire Facebook et du micro-blogueur Twitter. Ce dernier n'a pas, contrairement aux fournisseurs d'accès américains Amazon et EveryDNS, coupé WikiLeaks.

Le groupe de pirates informatiques AnonOps, qui a revendiqué mercredi les attaques contre Mastercard et Visa, recrute via Twitter et propose de télécharger sur son propre site l'application nécessaire pour faire partie de son réseau.

Dans un communiqué publié jeudi, Mastercard a reconnu des interruptions limitées de ses services en ligne, mais assure que ses capacités de traitement des paiements ne sont pas affectées. AnonOps a également revendiqué une attaque contre le site de Visa, qui a été momentanément indisponible aux Etats-Unis.

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Commentaires
a écrit le 10/12/2010 à 14:28 :
Croyez,cher Monsieur,en mon soutien inconditionnel.
a écrit le 10/12/2010 à 13:53 :
Il faut bien voir que les Etats sont surtout agacés par le fait que les opinions publiques soient informées de leurs réelles positions politiques qu'ils masquent habituellement avec des discours de propagande soft destinés aux masses (genre: droits de l'homme, écologie, etc).
Non, la diplomatie mondiale n'est pas en danger !
C'est seulement leur crédibilité auprès des opinions publiques qui est égratignée par WikiLeaks.
a écrit le 10/12/2010 à 8:16 :
L'utilitaire utilise est detourne de son utilisation premiere: http://fr.wikipedia.org/wiki/LOIC
Attention a ne pas l'utiliser, il occcuppe toute VOTRE bande passante. Seule une attaque realisee par plusieurs centaines d'ordinateurs peut aboutir!
Réponse de le 10/12/2010 à 11:58 :
c est un jeu trés dangereux que celui que joue Wikileaks la liberté d expression c est une chose là nous parlons de secrets militaires et diplomatiques des gens risquent leur vie et des guerres ont commencés comme ça on a pas besoin de tout savoir
Réponse de le 10/12/2010 à 14:20 :
@Mordrakheen Cette affaire n'est pas claire: La securite informatique est suffisante pour limiter tres serieusement la percolation d'informations. La, on a une quantite massive de documents qui sont mis a disposition du grand public. A qui profite le crime? Le seul moyen de les obtenir est de disposer des cles de codage des logiciels d'encryption. J'avais fait remarquer, il y a une dizaine d'annees que le talon d'Achille des systemes informatiques venait des routeurs de flux reseaux. Le logiciel (firmware) de ces routeurs peut etre mis a jour a distance. Qui dit mise a jour, dit introduction de chevaux de troie.
Réponse de le 29/12/2010 à 14:09 :
aucune forteresse informatique n est a l'abri , meme la toute puissante NSA a connu des piratages importants ,souvenons nous des exemples d ado qui pirataient le ministere de la defense américain avec un materiel ridicules plus par gout de l exploit que par malice, l informatique c est des maths et les maths c est de la science et comme disait je ne sais plus qui les limites de la science sont celles de l'imagination
a écrit le 09/12/2010 à 23:39 :
Honnêtement je ne suis pas particulière pro Wikileaks mais plus j'en apprend sur l'acharnement dont fait l'objet le site ( Amazon, Paypal, MasterCard, etc...) plus j'éprouve de la sympathie à son égard. Les méthodes de procéder sont certes illégales mais une fois que c'est sortie nous sommes en droit d'être informés, tout comme des parents ont le droit de savoir si leur enfant a été victime d'une bavure de l'armée américaine.
a écrit le 09/12/2010 à 19:59 :
Ce n'est pas tellement Assange, mais la liberté d'expression et la transaprence qu'il faut défendre !!!! Assange n'est que le bouc émissaire d;une chasse aux sorcières menée par l'Occident. "C'est cela la démocratie ?" a demandé Poutine. Il faut en effet balayer devant sa porte.
a écrit le 09/12/2010 à 19:47 :
bonne initiative
a écrit le 09/12/2010 à 17:54 :
bonne chance et bon courage Mr assange Julin,aussi je rejoint L'onu pour l'initiative de deffendre le site donc Mr Assange au nom de la liberte de l'expression
a écrit le 09/12/2010 à 16:35 :
Et ca part d'ou ce radicalisme extrême?
a écrit le 09/12/2010 à 16:09 :
enfin, un contre pouvoir naissant, un nouvel espoir de voir tous les acteurs intoxiqués par l'argent et le pouvoir se confronter à l'humanité libre de penser, de prendre en main son destin, de croire en un monde plus juste....
Merci à tous ceux et celles qui s'engagent dans la bataille, elle sera longue et douloureuse mais nous gagnerons !

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