Pourquoi Google est prêt à débourser plus de 1 milliard de dollars pour l'israélien Waze

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Copyright Reuters (Crédits : <small>Reuters / source Google, août 2012</small>)
En rachetant l'application communautaire de géolocalisation destinée aux automobilistes, le moteur de recherche complète Google Maps. Une façon de contenir l'offensive d'Apple et de Facebook qui n'ont pas réussi à percer dans les services GPS.

Une acquisition entre 1,1 et 1,3 milliard de dollars pour une société réalisant guère plus d'un million de dollars de chiffre d'affaires... Pas de doute, on parle bien d'internet et du Web 2.0 en particulier, ces sociétés spécialisées dans les réseaux communautaires. Cette fois, il s'agit d'une société israélienne, baptisée Waze, qui a suscité la convoitise des plus grandes sociétés high tech américaines comme Apple ou Facebook. C'est finalement Google qui serait sur le point de mettre la main dessus, d'après des informations qui ont circulé dimanche dans la presse israélienne et américaine.

Un réseau social mondial de conducteurs

Créée en 2008 par un étudiant de Tel-Aviv, Waze est une application gratuite qui permet à une communauté d'utilisateurs de recouper diverses informations sur une carte comme des embouteillages, des radars fixes, ou des stations d'essence pas chères, afin d'optimiser des itinéraires. L'application Waze est également capable de mesurer la vitesse d'un véhicule et donc de signaler la présence d'un ralentissement sur un axe routier.

Certes, il existe de nombreuses applications capables de signaler des événements sur un parcours routier comme Coyote, ou les GPS traditionnels comme TomTom, mais celles-ci sont payantes. Waze s'est différencé en créant son application autour de contributions participatives, y compris pour l'édition cartographique en partie dessinée par le déplacement des automobilistes et leurs annotations (sens unique...). Par ailleurs, Waze ne se présente pas comme un simple "avertisseur de radars" ce qui lui permet de contourner les difficultés réglementaires.

Cette application rencontre un véritable succès. Avec 20 millions de membres recensés en juillet 2012, Waze dispose aujourd'hui d'un parc d'utilisateurs de 50 millions de personnes et vise les 70 millions à la fin de l'année. Pour accélérer le mouvement, Waze pourra compter sur les récompenses qui lui ont été décernées cette année dont le GSMA Mobile Awards et le Best Connected Product remis par l'International Academy of Digital Arts and Sciences. Ce succès lui a déjà permis de se revendiquer comme "la plus importante communauté de conducteurs au monde". 

Une acquisition stratégique pour Google

Avec Google Maps, le groupe américain était déjà très dominant sur le terrain du réseau social cartographique dans version embryonnaire. Apple n'a ainsi jamais su imposer son application "Plans" après un lancement chaotique. De son côté, Facebook tente de géolocaliser les statuts ou les photos, mais sans convaincre. Ce sont ces initiatives jugées poussives qui les avaient motivés à s'intéresser à Waze.

Pour éviter qu'ils mettent la main dessus, Google a donc cédé à tous les exigences des dirigeants de Waze: il y a mis le prix qui avait rebuté Apple - celui-ci avait proposé 500 millions d'euros en janvier - mais il a aussi consenti à maintenir les bureaux de l'entreprise au moins trois ans à Tel Aviv, tandis que Facebook voulait les délocaliser en Californie.  L'enjeu majeur de cette opération : renforcer sa stratégie de monétisation des publicités ciblées et localisées, comme il l'a fait en imposant Android sur les smartphones hors de l'univers Apple.

Cette acquisition montre la détermination du géant des moteurs de recherche de ne pas abandonner la course des réseaux sociaux malgré le succès très relatif de Google+. Le groupe américain est d'autant plus encouragé que Facebook note un tassement de l'activité de ses membres.

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Commentaires
a écrit le 11/06/2013 à 11:05 :
La réponse au titre de l'article est : Pour financer l'effort de guerre israélien vécu comme une libération économique nécessaire de la zone. Accepter le pillage technologique, cibler ce pays en particulier pour ses achats, surpayer sans raison constitue une méthodologie de transfert. Google finance Israél, tout cela semble normal aux USA.
Réponse de le 11/06/2013 à 18:29 :
N'importe quoi ...
a écrit le 11/06/2013 à 9:58 :
Déjà que je suis contre les GPS car je sais lire une carte... Pov' gogole.
a écrit le 10/06/2013 à 22:15 :
... on s'en fout... tellement le flicage mondial généralisé est déjà au delà de tout ce qui est supportable... Ce n'est qu'une couche de plus dans la démarche...
a écrit le 10/06/2013 à 21:43 :
Et certains vont bientôt se plaindre d'avoir la sensation d'être suivi! Certains n'iront pas sur telle route sachant -grâce à Google qu'un Chiite- s'y trouve alors que tel autre ira volontiers dans tel embouteillage car un curé défroqué pourra l'absoudre de ses fautes si cet embouteillage lui est fatal! Petit vermisseau, continue de participer à cet Univers Orwellien mais ne vient pas te plaindre quand cela se retournera contre toi!
Cordialement
a écrit le 10/06/2013 à 20:06 :
Je pense que vous avez un point clef dans votre analyse: les Google Cars. En effet, Waze va permettre d'ajouter la planification de trajets en fonction des intentions des autres utilisateurs (parcours en cours) et des événements sur le trajet (embouteillages, accidents, déviation, etc...). Un peu comme une tour de contrôle pour véhicules automatiques...
Réponse de le 11/06/2013 à 1:59 :
La google car c est vraiment pas pour tout de suite

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