El Gazala, la "Silicon Valley" tunisienne qui se tourne vers l'Afrique

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Comme de nombreux autres grands groupes internationaux, le fabricant de semi-conducteurs STMicroelectronics a choisi d'installer une filiale dans le technopark tunisien El Gazala./ DR
Comme de nombreux autres grands groupes internationaux, le fabricant de semi-conducteurs STMicroelectronics a choisi d'installer une filiale dans le technopark tunisien El Gazala./ DR (Crédits : DR)
Enseignement supérieur, entreprises, recherche, le pôle tunisien d'El Gazala, proche de Tunis, attire depuis plus de dix ans les profils et projets high-tech. En pleine expansion, ce techno-parc tunisien vise l'Afrique.

« Vous connaissez la Silicon Valley. Eh bien ici, c'est une petite Tunisian Valley. »

Au-delà de la formule, El Gazala Technopark a réussi à séduire, depuis son ouverture en 2001, des géants des TIC, mais aussi des PME étrangères et tunisiennes. La spécificité du pôle est de réunir sur un même site écoles d'ingénieurs de haut niveau, entreprises et labos de recherche.

Les filiales de grands groupes comme Alcatel Lucent, Microsoft, Ericsson, STMicroelectronics, ou encore le chinois Huawei ont fait le choix de s'installer dans le seul parc tunisien qui dépend directement du ministère des Technologies de l'Information.

Beaucoup de sociétés tunisiennes avec lesquelles contractent ces géants du high-tech sont aussi sur place. C'est le cas d'Escom, qui fournit équipements et supports techniques à la majorité des opérateurs téléphoniques en Afrique subsaharienne et parfois au-delà.

« La principale incitation pour nous est d'être au cœur de l'action, commente son PDG, Khaled Turki. Nos clients sont autour, les universités aussi : on recrute directement dans ce vivier. »

Escom compte 150 employés dont 20 % d'ingénieurs. Selon son PDG, cette complémentarité explique l'attrait d'El Gazala, au-delà des atouts de la Tunisie :

« Une main d'œuvre qualifiée, avec de fortes compétences techniques pour un coût limité. »

Seul problème, le turnover : ces cadres sont souvent débauchés par de grands groupes qui leur proposent un salaire plus attractif.

15 cyberparks créés sur le modèle d'El Gazala

Autre avantage significatif : le prix du mètre carré dans le pôle est plus qu'abordable. Le technopark, qui abrite aussi un incubateur d'entreprises et des pépinières de start-up, est presque à saturation. Ses 65 hectares ne suffisent plus pour satisfaire les demandes d'implantation, et deux extensions sont donc en construction. Ici, certaines entreprises connaissent un développement rapide. C'est le cas d'Iteslab. Ses locaux ne paient pas de mine mais Mahfouz Aouichi, son dirigeant, voit grand. Cet ingénieur a travaillé pendant dix ans pour des multinationales (Alcatel, Sagem, LG) :

« J'aurais pu y rester dix ans de plus, mais la Révolution a constitué une opportunité : j'ai eu envie de développer mon propre produit. Désormais, je peux le faire sans avoir peur de me le faire voler ou qu'on me propose un partenariat forcé : le climat est plus honnête. »

Au technopark, cet ingénieur devenu entrepreneur peut bénéficier du réseau de partenaires, de formations, d'un appui conseil et marketing, etc. Ses huit employés (dont six stagiaires diplômés du pôle) sont d'ailleurs en formation via un programme européen. Iteslab, en passe de breveter le système de vidéo surveillance et tracking qu'il veut développer, bénéficiera aussi pour cela d'un accompagnement fourni par le parc.

El Gazala a aussi fait des petits dans d'autres régions, en ces lendemains de révolution où les Tunisiens cherchent à développer les zones les moins favorisées. Quinze cyberparks incubateurs d'entreprises existent sur le territoire. Là aussi, le panachage est de mise : aider des projets innovants qui démarrent (les trois premières années, le loyer est modéré, symbolique), attirer des activités créatrices d'emploi comme les centres d'appels, mais aussi des filiales de grands groupes.

Quant à El Gazala technopark, son projet est aussi de s'exporter, avec des entreprises tunisiennes qui souhaitent s'installer à l'étranger. Madagascar d'abord, puis l'Afrique subsaharienne, au Nigeria.

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EL GAZALA, C'EST...

86 SOCIÉTÉS dont 10 multinationales.
65 HECTARES idéalement situés entre la capitale tunisienne et l'aéroport Tunis-Carthage.
88 HECTARES D'EXTENSIONS en cours sur deux parcelles, l'une de 54 hectares, l'autre de 34.
5 ÉCOLES D'INGÉNIEURS ainsi que 5 unités de recherche et 2 labos.
1800 INGÉNIEURS ou techniciens, et 3800 employés.

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Commentaires
a écrit le 11/09/2016 à 4:42 :
Sebastien est un grand reveur.
Il est bien trop naif de penser un seul instant de faire des affaires avec des gens qui n ont ni foi ni loi
Les hommes d affaires tunisiens tueraient pere et mere pour l appat du gain hormis les juifs tunisiens qui se font de plus en plus rares en Tunisie. Leur devise JE GAGNE TU GAGNES. Celle du colonialisme interne JE GAGNE TU PERDS ,JE
GAGNE LE FICS PERDS , JE GAGNE
LA CNSS PERDS, JE GAGNE MES FOURNISSEURS PERDENT, JE GAGNE LA TUNISIE PERDS.
a écrit le 21/12/2013 à 14:49 :
Les anglais font du business avec les asiatiques pas avec les arabes. La mondialisation peut être bénéfique avec des partenaires asiatiques et une immigration asiatique. Mais nous on préfère traiter avec le maroc et la tunisie plutôt qu'avec les asiatiques.
a écrit le 05/11/2013 à 9:04 :
Avec les barbus ...??

a écrit le 04/11/2013 à 23:02 :
Votre commentaire reflète à lui seul la décadence des Français et de la France dans ce 21ieme siècle. Perte de vitesse due en partie à cet ethnocentrisme bien typique de notre peuple.

Demandez à nos concurrents anglo saxons quel est le mode d'emploi car eux ont compris comment fonctionne la mondialisation. C'est soit tu rentre dans le jeux, soit tu mange des pierres (comme les départements du nord).
Réponse de le 26/02/2014 à 0:29 :
Donne moi ta femme, je lui ferai découvrir combien la mienne est bien plus grande et grosse que celle des asiatiques.
a écrit le 04/11/2013 à 18:37 :
On fait des ingénieurs en couscous maintenant ???
Réponse de le 04/11/2013 à 20:49 :
heureusement que le ridicule ne tue pas !

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