Lyft, concurrent d'Uber, valorisé 2 milliards de dollars ?

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Lever des fonds est un exercice difficile pour la start-up qui opère dans quelque 60 villes aux États-Unis, quand Uber est présent dans 250 villes et 54 pays.
Lever des fonds est un exercice difficile pour la start-up qui opère dans quelque 60 villes aux États-Unis, quand Uber est présent dans 250 villes et 54 pays. (Crédits : DR)
Le service de voitures avec chauffeur chercherait à boucler un tour de table à 250 millions de dollars, ce qui multiplierait par plus de 2 sa valorisation.

Alors que la valorisation d'Uber a dépassé les 40 milliards de dollars (environ 35 milliards d'euros), son jeune concurrent Lyft pèse de plus en plus lourd. Le service de voitures avec chauffeur serait en négociation pour lever 250 millions de dollars (environ 220 millions d'euros), rapporte le New York Times dans un article publié mercredi 12 février, ce qui le valoriserait près de 2 milliards de dollars.

"En fonction de l'intérêt de l'investisseur, Lyft pourrait chercher à lever jusqu'à 500 millions de dollars", écrit le journal américain, citant une personne proche du dossier. Un montant également cité par le New York Post même si pour le site spécialisé Venture Beat, il est plus probable que la somme levée sera plus proche des 250 millions de dollars.

La valeur de l'entreprise multipliée par plus de deux

Une tel montant pourrait venir d'investisseurs déjà présents au capital comme le géant chinois de la vente en ligne Alibaba. L'entreprise ne devrait toutefois pas mener le tour de table et n'investirait qu'une faible somme, d'après le NYT. De fait, le groupe qui a réalisé la plus grosse introduction en Bourse de l'histoire, a déjà réinvesti début janvier dans Kuaidi, l'Uber chinois.

Si le tour de table était bouclé, Lyft verrait sa valorisation multipliée par plus de deux, alors que le startup était dernièrement évaluée 850 millions de dollars. Lever des fonds est un exercice difficile pour la start-up qui opère dans quelque 60 villes aux États-Unis, quand Uber est présent dans 250 villes et 54 pays. D'autant plus que le PDG et fondateur d'Uber Travers Kalanick a admis en décembre 2014 dans un entretien à Vanity Fair qu'il s'était mêlé au dernier tour de table de Lyft en tentant d'intimider des investisseurs.

>> Aller plus loin États-Unis : Uber de nouveau accusée de pratiques anticoncurrentielles

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