Facebook pourrait, demain, vous mettre en relation avec "les gens que vous devriez connaître"

Dans un poste sur Facebook, le patron du réseau social Mark Zuckerberg fait un point d'étape sur sa traversée des Etats-Unis. A la rencontre des Américains, une première idée lui est venue : connecter les gens avec des mentors. Explications.
Jean-Christophe Catalon

3 mn

Il pourrait être tout aussi important de vous mettre en relation avec des gens que vous devriez connaître - des mentors et des personnes en-dehors de votre cercle qui s'occupent de vous et peuvent être une nouvelle source de soutien et d'inspiration, écrit Mark Zuckerberg dans un post Facebook.
"Il pourrait être tout aussi important de vous mettre en relation avec des gens que vous devriez connaître - des mentors et des personnes en-dehors de votre cercle qui s'occupent de vous et peuvent être une nouvelle source de soutien et d'inspiration", écrit Mark Zuckerberg dans un post Facebook. (Crédits : Reuters/Jose Gomez)

Mark Zuckerberg semble tenir sa bonne résolution pour 2017. Le patron de Facebook s'est donné un challenge personnel pour cette année, celui de visiter les Etats des Etats-Unis qu'il n'avait pas encore parcouru. Dans un post sur le réseau social, il fait un point d'étape, où il rappelle d'ailleurs que cette traversée du pays ne vient pas nourrir des ambitions politiques futures, et dévoile surtout une nouvelle idée issue de ses rencontres avec les Américains.

Pour le patron de Facebook, parmi les inégalités il en est une souvent occultée, celle de la composition de son cercle de connaissances (proches, amis, collègues de travail, etc.). Pour pallier cet effet, le réseau social pourrait demain mettre ses utilisateurs avec des gens qu'ils "devraient" connaître, selon les mots de Mark Zuckerberg :

"Facebook s'est efforcé de vous aider à vous mettre en relation avec des gens que vous connaissez déjà. Nous avons construit une intelligence artificielle pour vous suggérer des 'Personnes que vous pourriez connaître'.

Mais il pourrait être tout aussi important de vous mettre en relation avec des gens que vous devriez connaître - des mentors et des personnes en-dehors de votre cercle qui s'occupent de vous et peuvent être une nouvelle source de soutien et d'inspiration."

"Nos relations sociales tracent notre chemin plus qu'on ne le pense"

Lors de ses première visites, Mark Zuckerberg a observé que les relations sociales d'un individu peuvent avoir une mauvaise influence sur lui. En clair, que nos amis ne nous veulent pas forcément du bien. Il prend pour exemple une personne dépendante aux drogues et qui ne parvient pas à s'en extraire, malgré sa bonne volonté, car les personnes qu'elle fréquente sont elles mêmes dépendantes. En restant à leur contact, elle risque plus de replonger que de se sevrer.

De même pour la mobilité, "il y a une étude qui montre comment de nombreuses inégalités économiques découlent de notre manque de volonté ou de capacité à nous déplacer géographiquement", développe-t-il. Si ses amis proches comme sa famille n'ont jamais quitté leur lieu de domicile, un individu peut ne pas avoir l'idée ni la volonté de déménager pour aller chercher d'autres opportunités ailleurs, notamment professionnelles.

"Ce n'est pas une étude scientifique et cela demande des recherches plus approfondies, mais je pense qu'il y a quelque chose dans cette idée que nos relations sociales tracent notre chemin plus qu'on ne le pense", souligne Mark Zuckerberg.

Sur le modèle des "Peace Corps" ou des Alcooliques anonymes

Le principe serait de faire de Facebook un outil pour, en quelque sorte, "mieux s'entourer". Mark Zuckerberg imagine prendre exemple sur le "Peace Corps" (une agence gouvernementale dont l'objectif est de favoriser la paix dans le monde) qui favorise les échanges inter-culturels pour créer de nouvelles relations. "Peut-être nous pourrions construire a nouveau 'peace corps' digital", écrit le patron de Facebook.

Il suggère également le modèle des Alcoolique anonymes, où les personnes qui sont parvenues à se sevrer deviennent des mentors pour les nouveaux. Ils les aident à guérir et à devenir eux-mêmes des mentors pour les suivants. "C'est quelque chose que j'ai tout récemment commencé à étudier et travailler à construire avec nos équipes à Facebook", poursuit Mark Zuckerberg. Des pistes de réflexion qui peuvent déterminer les futurs applications du réseau social.

Jean-Christophe Catalon

3 mn

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Commentaires 6
à écrit le 24/05/2017 à 13:01
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"Il suggère également le modèle des Alcoolique anonymes" : ANONYMES pour une société dont le but est de soutirer et marchander le maximum de données personnelles, bravo l'hypocrisie !!

à écrit le 23/05/2017 à 15:21
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Vos amis ne sont pas bien, nous voulons seulement votre bien-être, on va vous mettre contacte avec de bons amis.....s'ils à encore des gens qui croient a ces conneries, le niveau d'intelligence moyenne est retombée à combien ???

le 24/05/2017 à 12:58
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Effectivement, le niveau de l'intelligence moyenne étant en train de chuter, c'est sans doute pour ça que la nouvelle mode du moment, c'est l'intelligence artificielle :-) !!

à écrit le 23/05/2017 à 11:26
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Je crois surtout qu'on devrait interdire aux face de bouc et consorts de collecter des infos personnelles à l'insu des gens :-)

à écrit le 23/05/2017 à 11:25
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Un peu comme ce qui se pratique depuis longtemps sur des réseaux professionnels de type Viadeo ?

à écrit le 23/05/2017 à 11:15
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Il fallait se douter que petit à petit facebook allait nous dire ce qui est bien pour nous et comment on doit vivre. Les mégalomanes veulent rendre le monde meilleur à l'image du bien et du mal qu'ils se font eux mêmes sachant qu'il y a 7 milliards d...

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