Numérique : le gouvernement exige plus de transparence

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Le secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre chargé du Numérique, Mounir Mahjoubi a présenté, avec Bruno Le Maire, les décrets du gouvernement pour favoriser la transparence des plateformes numériques.
Le secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre chargé du Numérique, Mounir Mahjoubi a présenté, avec Bruno Le Maire, les décrets du gouvernement pour favoriser la transparence des plateformes numériques. (Crédits : Reuters/Benoît Tessier)
Les moteurs de recherche, réseaux sociaux ou encore les comparateurs seront soumis, par trois décrets, à des obligations de transparence. Les places de marchés et sites d'économie collaborative seront aussi tenus de respecter de nouvelles réglementations quant à la visibilité d'informations particulières.

Le gouvernement a annoncé jeudi trois décrets qui visent à renforcer les obligations de transparence des plateformes numériques, comme les moteurs de recherche, les réseaux sociaux ou les comparateurs.

D'ici à la fin de l'année 2017, les plateformes qui valorisent des contenus, des biens ou des services proposés par des tiers préciseront "les critères de référencement et de classement" qu'elles utilisent, précisent le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, et le secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre chargé du Numérique, Mounir Mahjoubi, dans un communiqué.

Elles devront par exemple dire dans quelle mesure le montant de leur rémunération entre en compte dans l'ordre de présentation des contenus.

Alors qu'un internaute sur deux déclare consulter les avis en ligne avant un achat, les sites publiant des avis de consommateurs devront, de plus, préciser s'ils ont été vérifiés et, dans ce cas, de quelle manière cette vérification a été effectuée.

Le fruit d'une large concertation auprès des entreprises des secteurs concernés

Par ailleurs, les places de marchés et sites d'économie collaborative devront fournir des informations essentielles qui peuvent orienter les choix des consommateurs et qui ne sont pas toujours facilement accessibles à ce jour:

"La qualité du vendeur (professionnel ou non), le montant des frais de mise en relation facturés par la plateforme, l'existence ou non d'un droit de rétraction, l'existence ou non d'une garantie légale de conformité ou encore les modalités de règlement des litiges."

Enfin, avant la fin de 2018, les plateformes dont le nombre de connexions mensuelles est supérieur à 5 millions de visiteurs uniques, devront "appliquer des bonnes pratiques en matière de clarté, de transparence et de loyauté", qui devront être consultables en ligne.

Les trois décrets, signés le 29 septembre et pris en application de la loi pour une République Numérique du 7 octobre 2016, sont le fruit d'une large concertation au sein du conseil national de la consommation (CNC) ainsi qu'avec les représentants des entreprises des secteurs concernés, précise le communiqué.

(avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 06/10/2017 à 11:32 :
ça ne suffit pas : il faudrait indexer les " prix" qui vont du double au triple , il faut proteger la population fragile ( personnes agées , pas informé...)

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