Présidentielle 2017 : qui est Charlotte Marchandise, la candidate des internautes ?

 |   |  2640  mots
Charlotte Marchandise, 42 ans, candidate de laprimaire.org, lors du Forum Smart City Paris 2015.
Charlotte Marchandise, 42 ans, candidate de laprimaire.org, lors du Forum Smart City Paris 2015. (Crédits : David Bordes)
A 42 ans, Charlotte Marchandise vient de gagner la primaire citoyenne organisée en ligne par la Civic Tech laprimaire.org. L’objectif ? Renouveler le personnel politique, imposer un candidat nouveau, hors des partis, face aux ténors que sont François Fillon, Marine Le Pen et les autres. Mais qui est Charlotte Marchandise et quelles idées porte-t-elle ? Entretien.

[Article du 4 janvier 2016, mis à jour le 6 janvier 2016 à 11:54]

Formatrice, militante associative, trilingue, entrepreneure... A 42 ans, Charlotte Marchandise est une illustre inconnue, une citoyenne « normale ». Pourtant, elle pourrait très vite devenir un visage familier. Car elle vient de gagner, après six mois d'une intense campagne, les primaires « citoyennes » organisées par la Civic Tech laprimaire.org. Après avoir dominé le premier tour, elle a également survolé le second, récoltant plus de 50% d'opinions « très favorables », parmi plus de 30.000 votants, lors d'un vote sur internet qui s'est tenu du 15 au 30 décembre.

Si elle réussit à obtenir les fameux 500 parrainages réglementaires, Charlotte Marchandise pourrait devenir la première candidate non issue des partis politiques à briguer l'investiture suprême. Et en découdre, sur les plateaux télévisés, avec François Fillon, Jean-Luc Mélenchon, Emmanuel Macron, Marine Le Pen et tous les autres ténors de la vie politique française.

Qui est-elle ? Quelles valeurs défend-elle ? Loin d'une candidature farfelue, celle de Charlotte Marchandise est mûrie et ambitionne de pousser d'autres citoyens à « changer le système ». Entretien.

LA TRIBUNE - Qui êtes-vous et quel est votre parcours ?

CHARLOTTE MARCHANDISE - Je suis une Rennaise de 42 ans, mère de deux enfants. J'ai fait beaucoup de choses. Pour des raisons personnelles et familiales, j'ai arrêté mes études après ma licence, puis je suis partie vivre aux Etats-Unis et en Espagne. J'ai toujours été militante dans le milieu associatif. J'ai monté un bar associatif en Espagne, j'ai cofondé une association pour accompagner les femmes pendant leur maternité, je me suis impliquée dans France Nature Environnement... Avec mon oncle, Jean-François Marchandise et Daniel Kaplan, j'ai participé à la co-création de la Fondation Internet Nouvelle génération (Fing) car la révolution numérique est porteuse de mutations sociétales énormes, fondamentales, qu'il faut savoir penser. Je travaille  notamment depuis des années sur les enjeux du big data et du quantified self sur la santé. Il y a quelques années, de retour à Rennes, j'ai repris des études en sciences sociales pour donner du sens à mes expériences de terrain.

J'ai été responsable web et marketing chez Liberty Surf, à Paris. Depuis dix ans, je suis formatrice indépendante en informatique et management. Enfin, j'ai été entrepreneure : j'ai cofondé un collège Montesori à Rennes, qui a fait faillite après deux ans. En 2014, j'ai été repérée par l'équipe du maire actuel de Rennes... Aujourd'hui, je suis formatrice indépendante et adjointe à la mairie de Rennes, sans étiquette, en charge de la Santé.

Pourquoi vous êtes-vous présentée à laprimaire.org ?

Je n'en avais aucune intention à l'origine. J'ai vu le site, j'ai trouvé l'initiative formidable, donc j'ai rencontré David Guez et Thibault Favre à Rennes lorsqu'ils cherchaient des candidats. Ils m'ont dit qu'il y avait 200 hommes et seulement 8 femmes. J'étais sidérée. Alors, même quand une initiative est ouverte aux femmes, elles n'y vont pas ? Je me suis donc inscrite pour qu'il y ait une femme de plus, et parce que j'avais des compétences en santé et en éducation à offrir. Quand je me suis retrouvée parmi les seize qualifiés pour le premier tour, j'ai voulu me désister, intégrer une autre équipe. Mais lorsque j'ai passé l'appel pour fédérer les talents, trois candidats se sont ralliés à moi. Alors j'ai décidé d'y aller à fond.

Et vous êtes arrivée en tête du premier tour, puis du second. Quelles sont vos convictions politiques ?

Je me définis comme une humaniste. Ma préoccupation, c'est l'usage : faire les choses avec et pour ceux qui vivent les conséquences des décisions politiques. Je ne conçois pas l'action publique autrement que de manière participative, en construisant un projet collectif. Pour cela, il faut de l'expertise et de l'expérience. Je suis une idéaliste, certes, mais une idéaliste réaliste. Je pense que nous n'avons pas d'autre choix que de proposer un idéal de société, d'expliquer aux gens comment on peut créer un futur qui soit désirable. Les politiques gestionnaires savent répondre à tout, c'est pratique sur un plateau télé, mais ce n'est pas ce que les citoyens veulent. Je ne sais pas tout, et je le revendique.

Quel doit être le rôle d'un président de la République selon vous ?

Je pense que le rôle d'un président est de proposer des valeurs, une vision de la France et du monde, une trajectoire commune sur le long terme. Définir un cap et les moyens d'y arriver. A partir de là, ceux qui partagent ces valeurs travaillent tous ensemble, et le président et le gouvernement tranchent. J'aimerais qu'on fasse davantage de prospective, qu'on parle de l'avenir, que la politique donne du sens au monde, notamment pour les jeunes.

Où vous situez-vous sur l'échiquier politique ?

J'ai beaucoup de mal à me situer, car aucun parti ne me correspond. Mais il y a des choses intelligentes à prendre dans beaucoup. Se définir sur une « ligne », c'est précisément ce que je ne veux pas faire. Je n'aime pas les clivages gauche-droite, car ils sont improductifs et paralysent le débat en y injectant des postures. Est-ce que l'écologie et le revenu de base sont des idées d'extrême-gauche ? Je ne pense pas. Est-ce que vouloir libérer le travail, l'entrepreneuriat, c'est être de droite ? Non plus. Il faut faire une politique du XXIe siècle, en actant l'évolution du monde et en affirmant des valeurs fortes.

Les miennes se situent entre l'extrême-gauche et le centre droit. L'humanisme, croire en l'entrepreneuriat, vouloir libérer le travail tout en étant attaché au service public, être convaincu de la nécessité d'accélérer dans la transition écologique, énergétique et économique, ce sont des idées partagées par beaucoup, mais prisonnières des partis. Je crois en un pragmatisme au-delà du dogme. La légalisation du cannabis, c'est économiquement plus sensé car cela ferait rentrer de l'argent dans les caisses de l'Etat et permettrait de contrôler sa qualité et sa diffusion. C'est aussi plus intelligent en termes de santé publique. Je connais beaucoup d'élus de droite qui sont d'accord avec cela, mais ils ne le disent pas à cause de leur parti. Quand je vois des députés de gauche qui votent la loi Travail ou l'état d'urgence contre leurs convictions, ou des élus de droite qui votent contre le mariage pour tous juste pour respecter la ligne du parti, cela me sidère.

Beaucoup d'électeurs de laprimaire.org ont voté par dégoût du système politique actuel. Partagez-vous le sentiment du « tous pourris » ?

Le système actuel crée de la défiance car il est plein de failles, mais il n'est pas pourri. En revanche, il y a une vraie urgence démocratique. Quand, selon une récente étude, 99% des moins de 25 ans pensent que les politiques sont corrompus, il est temps de s'en alarmer sérieusement et de changer le système. En arriver à un tel degré de défiance m'effraie. Il faut une politique plus fluide, plus transparente, moins idéologue, participative, et rendre des comptes.

L'éthique et la co-construction avec les citoyens sont les réponses au fantasme du « tous pourris ». Je le constate à l'échelle locale. J'ai été élue en 2014 à Rennes sur une liste « société civile ». On est venu me chercher pour mes compétences sur les questions de santé. Je craignais le copinage, la logique des partis mais, finalement, je suis devenue adjointe en charge de la santé. Sur le terrain, mon étiquette « société civile », hors des partis, me permet de parler avec tout le monde et de faire avancer des dossiers. Il y a de très belles choses qui se passent à l'échelle locale. Le clivage gauche-droite n'est pas une fatalité. Au Parlement européen, les alliances entre partis au coup par coup, en fonction des sujets, sont monnaie courante. Voilà un modèle qui m'intéresse.

Imaginons, vous gagnez l'élection présidentielle : quelles sont vos priorités ?

La priorité est de retrouver la confiance, il faut donc une réforme des institutions, une VIe République. Mais on ne peut pas écrire une Constitution avec les citoyens en deux mois, car il faut débattre et impliquer tous ceux qui veulent l'être. On prendra donc deux ans pour définir et voter une nouvelle Constitution.

Pendant ce temps-là, il faudra s'occuper des transitions écologique, énergétique et économique, qui sont intimement liées. Nous vivons une période trouble, caractérisée par une croissance atone, le chômage et le réchauffement climatique, mais c'est une chance pour réduire notre dépendance aux énergies fossiles, créer de nouveaux secteurs d'activités, non délocalisables.

Enfin, la troisième priorité est l'Europe démocratique. Il faut redonner du sens à l'Europe avec un projet axé sur la paix, une action diplomatique commune et forte, des valeurs de tolérance et d'ouverture.

Comment mettriez-vous en place ce programme ? En attendant de créer une nouvelle Constitution, il vous faudra composer avec le système politique tel qu'il est - donc la logique des partis. Avec qui travailleriez-vous ?

Pour le gouvernement, il y a trois types de ministres. Sur certains dossiers il faut des experts de terrain, par exemple un agriculteur sur l'agriculture, quelqu'un qui sache de quoi il parle et qui possède aussi les capacités de recul indispensables aux décisions justes. Sur d'autres dossiers, j'aurais recours à des experts scientifiques ou des chercheurs. Je vois bien par exemple quelqu'un comme l'économiste Gaël Giraud en tant que ministre de l'Economie.

Sur d'autres dossiers, par contre, il faut des politiciens. Quelqu'un comme Dominique de Villepin serait adapté pour les Affaires étrangères. Je voudrais composer un gouvernement de rassemblement avec tous ceux qui partagent le socle de valeurs et la vision pour la France que je propose. Voilà la nouvelle majorité législative.

[NDLR : suite à la révélation, par Mediapart, de l'éventuelle implication de Dominique de Villepin dans l'affaire de l'argent libyen versé à des pontes de l'ex-UMP, Charlotte Marchandise a rappelé La Tribune pour préciser qu'il n'est "pas question" de recourir à quelqu'un impliqué ou soupçonné dans une affaire, "même s'il le voulait"]

En ce qui concerne l'élaboration des lois, l'idée est de construire avec ceux qui savent. Des économistes, des travailleurs sociaux, des cercles de réflexion, des entrepreneurs pour les sujets économiques, suivre les recommandations des ONG sur les sujets environnementaux... Les experts et ceux qui bénéficient ou subissent les politiques savent mieux que moi. Mais pour que cela fonctionne et échapper aux lobbys, il faut une méthode. Il faut examiner les conséquences d'une politique sur toutes les autres, faire des évaluations financières, respecter la vision globale. Le président est là pour impulser la ligne et trancher, de manière transparente et éclairée. C'est une forme d'idéalisme, mais il faut tendre vers ça.

Venons-en à la campagne présidentielle. Avez-vous une équipe ?

Mon programme a été co-construit pendant plusieurs mois, il est consultable sur mon site. L'équipe se compose d'une dizaine de bénévoles, présents depuis le début. Maintenant que nous bénéficions du soutien du parti provisoire laprimaire.org, nous allons recruter huit salariés, avec des compétences diverses. Dans mon équipe, il y a des chefs d'entreprise, des anciens de Nouvelle Donne, des gens des milieux alternatifs. J'aimerais aussi ne pas être la seule qui parle dans les médias, faire émerger d'autres personnes pour arrêter de mettre en avant des personnalités au détriment des idées.

Comment comptez-vous obtenir les 500 parrainages nécessaires pour vous présenter ?

J'ai quelques accords de principe et j'ai déjà obtenu mon premier parrainage lundi. On espère que notre démarche va séduire des élus sans étiquette et convaincre quelques personnalités pour entraîner les autres, quelques maires emblématiques. Certaines femmes conseillères régionales et départementales, qui sont aussi maires, m'ont déjà fait part de leur volonté d'encourager les femmes issues de la société civile dans une logique de renouvellement.

Pensez-vous que vous réussirez à obtenir les 500 parrainages ? Craignez-vous que les partis vous mettent des bâtons dans les roues ?

Je n'en sais rien. Il y a une dynamique autour de laprimaire.org, donc pourquoi pas ? Les coups, les bâtons dans les roues, je ne les connais pas encore, donc on verra. On veut aussi faire une campagne transparente. Raconter au jour le jour, sur notre site, avec des textes, des photos et des vidéos, comment se déroule une campagne présidentielle.

Si vous êtes qualifiée, comment financerez-vous votre campagne ?

Le parti laprimaire.org a lancé une campagne de financement participatif. On a déjà récolté plus de 60.000 euros. Si chaque adhérent - et il y en a plus de 120.000 - donne cinq euros ou moins, alors on arrivera largement à notre objectif situé autour de 300.000-400.000 euros.

Allez-vous quitter votre emploi et vos fonctions pour vous consacrer à votre campagne ?

Je vais mettre en sommeil mon activité de formatrice indépendante. En ce qui concerne mon mandat municipal, je voulais arrêter complètement, mais les habitants m'ont demandé de rester, de n'y consacrer qu'un jour et demi, voire deux jours, par semaine. Je serai transparente. Si le fait que je poursuive mon mandat à Rennes gêne, alors j'arrêterai. Je constate aussi qu'on me pose cette question mais qu'on ne la pose jamais à Yannick Jadot ou à Jean-Luc Mélenchon. C'est intéressant.

Craignez-vous de vous retrouver, sur un plateau télé, face des professionnels de la politique qui, comme vous le disiez, ont réponse à tout et l'habitude de la communication ?

Je suis inquiète, bien sûr, je n'ai pas envie d'être mauvaise. Mais ce qui va faire la différence, c'est que justement, je ne parle pas comme eux. Je ne suis pas langue de bois. Oui, c'est impressionnant, ça fait peur. Je vais faire de mon mieux, rester moi-même et ne pas confondre qui je suis et ce que je représente. C'est très sérieux ce qu'on fait avec laprimaire.org, mais le débat politique a besoin d'un autre ton qui ressemble davantage à la réalité du quotidien.

Allez-vous vous préparer, vous « professionnaliser », avec du media training par exemple ?

Il va falloir trouver des gens qui m'aident à mieux communiquer, mais je ne veux surtout pas changer.

Quels sont vos objectifs au premier tour ? Croyez-vous en vos chances ?

Je crois que ce récit va faire réfléchir. Les gens vont se dire : « La politique, ce n'est pas seulement pour les autres. » Pour la première fois, il y aura quelqu'un hors des partis sur un plateau télé. Mon principal message pendant la campagne sera d'encourager les citoyens à s'impliquer. Faire en sorte que la prochaine Assemblée nationale, issue des élections législatives de juin 2017, ne soit pas composée à 75% d'hommes blancs de plus de 60 ans, pour la plupart fonctionnaires. Je vais dire : « Réappropriez-vous la politique. » Car on ne peut pas critiquer ceux qui y vont, interpeller les partis, puis refuser de s'impliquer.

Propos recueillis par Sylvain Rolland

______

>> VOIR AUSSI La Tribune de... Charlotte Marchandise sur l'e-santé (Propos recueillis par Laurent Lequien et Martin Ruelle)

>> VOIR AUSSI L'intervention de Charlotte Marchandise le 24 novembre 2015 au Forum Smart City Paris intitulé "Peut-on bien vieillir dans la ville ?"

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 24/01/2017 à 23:15 :
Etre l'adjoint(e) d'un maire ne prouve pas qu'on est du même parti que lui. Ceci dit Mme Marchandise aurait pu être (cf ci-dessus) plus précise et concrète quant à son programme, les valeurs qu'elle partage. Par exemple elle ne dit rien sur la Sécurité Sociale; grand flou en matière de santé publique. Toutefois je souhaite qu'elle puisse se présenter, affronter les autres candidats (tous des hommes!) Le nombre de candidat(e)s n'est pas un problème en soi: à charge pour chacun(e) d'être suffisamment bon(ne) pour triompher des autres.
a écrit le 14/01/2017 à 23:10 :
Candidate "hors partis" laissez moi rire.... en étant adjointe au Maire socialiste de Rennes...
de qui se moque -t-on!
a écrit le 14/01/2017 à 9:48 :
"le réchauffement climatique"... Un bobard comme le trou de la couche d'ozone, le bug de l'an 2000, l'épidémie de H1N1, le 11 septembre, ...
Encore une gauchiste...
La France meurt de cette engeance !
Aucun intérêt ! Dieu merci, elle sera éliminée dès le 1er tour !
a écrit le 11/01/2017 à 9:52 :
qui veut me passer le mail de Charlotte Marchandise
j'ai écrit : français réagissez et mon blog : crisereveillezvs : mérite d'y aller pour une France "du bon sens"
a écrit le 09/01/2017 à 23:00 :
Je suis inquiète, bien sûr, je n'ai pas envie d'être mauvaise. Mais ce qui va faire la différence, c'est que justement, je ne parle pas comme eux. Je ne suis pas langue de bois;
En ce qui concerne mon mandat municipal, je voulais arrêter complètement, mais les habitants m'ont demandé de rester
LOL DE LA LANGUE DE BOIS PURE JUS je vois bien LES HABITANTS de rennes (sa mère, son mari, ses enfants et sa gardienne d'immeuble) la supplier de rester pour sauver la ville
a écrit le 08/01/2017 à 10:54 :
Le fayotage auprès d'un maire même sans diplôme...ça marche toujours...!
a écrit le 07/01/2017 à 8:35 :
Elle aurait du prendre un pseudo , son nom n'est pas trés porteur !
" .... alors la démocratie, la vraie, redonner le pouvoir au peuple, à nous, .... " aussi appelée "populisme" par la pensée totalitaire du moment ....
a écrit le 07/01/2017 à 8:33 :
Elle aurait du prendre un pseudo , son nom n'est pas trés porteur !
a écrit le 07/01/2017 à 1:06 :
Elle est plutôt mignonne. Il ne faudrait pas gâcher la marchandise :-)
a écrit le 06/01/2017 à 18:18 :
Les médias savent que notre temps est précieux, ils ont trouvé une raison de plus de nous le saturer entre 2 publicités!
a écrit le 06/01/2017 à 17:17 :
"j'ai cofondé un collège Montesori à Rennes, qui a fait faillite après deux ans"

Bravo ! La France risque aussi de faire faillite avec des utopistes comme cette dame.
Réponse de le 07/01/2017 à 19:38 :
"Pour moi, l'échec, ce n'est pas de ne pas réussir, mais de ne pas essayer"
Nicole Van De Kerchove
Il te serait intéressant de comprendre cette petite phrase. Bravo à toi de ne pas croire en l'avenir en tout cas
Réponse de le 24/01/2017 à 23:25 :
J'aime mieux des utopistes que des gens qui se prétendent réalistes, et dont je ne supporte pas l'arrogance, la condescendance.
a écrit le 06/01/2017 à 14:21 :
le cheptel français a besoin d'être rassuré. Merci pour votre réponse Charlotte.
a écrit le 06/01/2017 à 7:00 :
Ce serait bien de prêter un espace équivalent à un autre "inconnu" qui lui a déjà près de 15,000 adhérents payants (pas comme Macron...) J'ai nommé François Asselineau de l'UPR..
Réponse de le 06/01/2017 à 16:26 :
Oui, il serait démocratiquement normal que François Asselineau ait au moins une interview équivalente sur la Tribune sachant que son parti upr grossit quotidiennement et rassemble des centaines de milliers de citoyens (189 000 électeurs aux régionales) depuis bientôt 10 ans!
a écrit le 06/01/2017 à 3:51 :
C'est bien triste de lire tous les commentaires ici, aussi négatifs les uns que les autres: "que puis je faire à moi tout seul?" (cf un dessin de Sempé, je crois, montrant une foule disant chacun la même chose)...

A force de dire que rien n'est possible, alors effectivement, vous avez raison. Et vous vous tirez ainsi une balle dans le pied, tout seul. Mais si au contraire vous commentiez positivement et l'encouragiez, alors la démocratie, la vraie, redonner le pouvoir au peuple, à nous, même si nous ne sortons pas de l'ENA, ne serais que bénéfique: il ne s'agit pas d'être compétent mais de s'entourer de compétence: un énarque n'est pas sensé être un politique mais au service des politiques! Il y a eu détournement de la République, de la démocratie, par leurs serviteurs, administrateurs, technocrates, en France comme eu Europe!

A vous donc d'encourager cette unique initiative réellement citoyenne, hors partis qui nous coulent depuis 30 ans, ouverte, totalement démocratique enfin, en deux choses: le système d'élection bien meilleur que celui des primaires et de la présidentielle, avec notation des candidats, et la refonte de notre système en 2 ans qu'elle vous propose de définir ensemble, dont le mode de scrutin, encore, qui permettra de corriger le piège de l'actuel (qui permet, entre autres failles, de laisser passer un FN au second tour et nous enferme dans un choix "par défaut"!). Rien que ça est déjà en soi un révolution à laquelle vous devriez tous souscrire plutôt que critiquer!

On le voit aussi aux USA: ni Clinton ni Trump ne seraient passés mais sans doute Sanders, bien plus consensuel, si le vote (grand électeurs, grands partis...) n'était pas aussi stupide, sélectif plutôt qu'éliminatoire, comme le nôtre.

Avez vous seulement lu la méthode de vote, première mondiale, de LaPrimaire.org? Bravo, superbe! (Le 21e siècle là où on en est encore au 18e (1789) actuellement en France...)

Mais on a les élus qu'on mérite: à vous de mériter mieux que de continuer encore et encore avec le même système de démocratie.

Et encore une fois, elle ne prétend pas à tout savoir, bien au contraire: elle prétend à justement faire collaborer tous les partis, enfin.

Un français à Tokyo.
Réponse de le 06/01/2017 à 14:28 :
vous avez raison, il faut encourager les initiatives citoyennes. Encore faut-il que celle-ci le soit. Aussi sympathique soit-elle je ne sais pas qui est Mme Marchandise, ni comment elle a été sélectionnée au sein de de laprimaire.org, ni quel est son programme pour la France. A titre personnel je ne me reconnais pas dans ce projet, je pense que cette personne n'est pas en mesure de conduire la France sur la scène internationale, je ne vais pas applaudir sa candidature simplement parce qu'elle émane de la société civile. J'aimerais bien que laprimaire.org communique plus sur son projet, ses candidats, et démontre son indépendance aux partis politiques (ce dont je ne suis pas certain compte tenu de la couleur politique évidente dans les convictions de la candidate).
Réponse de le 06/01/2017 à 16:15 :
D'accord avec vous mais avec 30% de sympathisants, je ne vois pas en quoi réformer le système électoral actuel éloignerait le FN des portes du pouvoir, bien au contraire...

Un français de Mexico
Réponse de le 07/01/2017 à 10:19 :
Bravo, 200 % d'accord avec vous, il est temps d'en finir avec cette monarchie rampante qui ruine ce pays depuis des décennies. Nous n'avons pas encore pris conscience que le pouvoir est entre nos mains et qu' il suffirait d'un tout petit peut de volonté pour changer totalement la donne. La France doit entrer dans le 21 ème siècle en mettant en place une vraie démocratie participative (ex de la Suisse) et se débarrasser des partis politiques qui gangrènent notre société en cloisonnant le peuple pour mieux le manipuler. Cette jeune femme a le mérite de proposer un nouveau système de gouvernance en faisant appel à la société civile et nous devons l'encourager, c'est la seul moyen d'avancer.
a écrit le 05/01/2017 à 16:19 :
Elke aurait dû ajouter qu'elle était pour l'emploi, pour la justice sociale, pour la mixité (mixeur compris), pour le droit au beau temps et au bonheur universel, pour les assemblées participatives pour créer une synthèse sur la couleur du cacao par exemple...et surtout être contre la malbouffe, le rechauffement climatique, le racisme, l'antisémitisme, la xénophobie, la xenomorphie, la faussefacturephobie, les sacs plastiques dans les océans, le nucléaire, la salade en sachet..
a écrit le 05/01/2017 à 13:25 :
Tiens mon commentaire s'est perdu... Dommage c'est un sujet qui m’intéresse beaucoup.

Mais je vois que vous avez préfé ceux de l'intello de service, je comprends.
a écrit le 05/01/2017 à 10:44 :
Cette candidature est sympathique mais elle relève du registre bobo écolo de gauche et elle est très loin du peuple une tentative de synthèse nouvelle donne nuit debout. Elle pourra faire ses offres de services à Macron si ce dernier arrive au second tour!
Réponse de le 05/01/2017 à 16:34 :
pour refaire le monde et qu'il soit tout beau, tout gentil et tout mignon le monde.
C'est une question de justice sociale de participer à Nuit Debout, pour une France forte, apaisée, ....blablbalablabalab...et moins d'apartheid.....blabalablabla..relèvement des taxes et des impôts pour des raisons de solidarité....bla-bla-bla ...et de justice fiscalosociale.
a écrit le 05/01/2017 à 10:35 :
" j'ai cofondé un collège Montesori à Rennes, qui a fait faillite après deux ans".

Faute de financement
a écrit le 05/01/2017 à 10:27 :
"Faire en sorte que la prochaine Assemblée nationale, issue des élections législatives de juin 2017, ne soit pas composée à 75% d'hommes blancs de plus de 60 ans, pour la plupart fonctionnaires".

Elle oublie les 126 cadres d'entreprise , les 61 cadres et professions intermédiaires ,les 27 chefs d'entreprise de 10 salariés ou plus ,les 77 professions libérales et assimilé ou les 15 agriculteurs exploitants.
A noter que Montessori prend deux s.
a écrit le 05/01/2017 à 10:23 :
Sans reseaux elle n'arrivera a rien. Sans argent sonnant et trebuchant, itou. Sans parler des "partis" qui vont tout faire pour la torpiller. Quant aux 500 signatures, no comment.
Mais c'est bien d'essayer. En France tout releve du parcours du combattant. TOUT.
Réponse de le 05/01/2017 à 12:25 :
@matins calmes
Je partage votre avis .Sans réseau et sans argent, très difficile dans cette société ; c’est bien dommage d’ailleurs. Et puis ce milieux est délétère, il faut une sacrée cuirasse et pouvoir également mettre sa vie de famille entre parenthèses. Souhaitons-lui bon courage ! sait-on jamais !!!
a écrit le 04/01/2017 à 22:03 :
L'adjointe au maire PS de Rennes est-elle une candidate hors parti, comme elle l'affirme et comme l'affirment les partisans de cette désignation par 30 000 électeurs ? Je ne le pense pas.

C'est plutôt, comme Macron, une candidature de la droite du PS hors primaire de la gauche et sans l'étiquette d'un parti dans lequel peu de monde se reconnait encore (quoiqu'il y a probablement plus de 30 000 socialistes en France, du moins je le suppose).
Réponse de le 06/01/2017 à 1:35 :
Charlotte n'a rien à voir avec le PS. C'est une militante associative, écologiste indépendante , quelqu'un de la société civile.
Pour le PS, je pense ,effectivement , qu'il n' a pas plus de 30000 adhérents avec les cotisations à jour.
a écrit le 04/01/2017 à 17:32 :
Prenez Charlotte, vous ne serez pas trompé sur la marchandise!
Voilà un argument de campagne un peu simplet...
Réponse de le 07/01/2017 à 1:08 :
@citrouille..: après tous les charlots qui ont défilé au gouvernement, il est temps d'avoir une charlotte, non :-)
a écrit le 04/01/2017 à 17:18 :
Il y a de bonnes choses à prendre de cette initiative. Mais à lire les convictions de Mme Marchandise, on comprend également qu'être Président de la République ne s'improvise pas, même avec la meilleure volonté du monde. Une vision humaniste centrée sur la santé et la transition énergétique n'est pas suffisante pour piloter la 6ème économie mondiale. Les chiffres dérisoires avancés sur le financement de la campagne de Mme Marchandise trahissent une naïveté foncièrement incompatible avec l'exercice du pouvoir à ce niveau.
Réponse de le 06/01/2017 à 1:50 :
Si cela ne s'improvise pas, alors NS et FH n'auraient jamais été Présidents de la République.Ce n'est pas ,contrairement aux idées reçues, un problème d'avoir la "carrure "ou la "stature"pour être président. Non, il s'agit d'avoir le soutien de l'un des 2 partis qui monopolisent le parlement , grâce à la constitution de la 5e république.
a écrit le 04/01/2017 à 16:31 :
"Enfin, j'ai été entrepreneure : j'ai cofondé un collège Montesori à Rennes, qui a fait faillite après deux ans."
Effectivement, brillante expérience entrepreneuriale...
Réponse de le 06/01/2017 à 1:42 :
Charlotte a bien expliqué pourquoi ce collège Montessori avait fait faillite.
Elle et son associé ne voulaient pas appliquer des frais de scolarité élevés,pour que le collège soit accessible à tout le monde et ne soit pas réservé aux gens plus argentés.
Réponse de le 06/01/2017 à 14:17 :
Si elle a fait faillite c'est qu'elle n'a pas suffisamment réfléchi son projet. Après tout elle a le droit de faire des erreurs. Mais beaucoup de patrons se sont servi de leurs échecs pour apprendre et accéder à la réussite. Apparemment Mme Marchandise s'est contentée d'un échec sans suite. Cela ne fait pas d'elle un "entrepreneur" et en dit long sur son éventuelle capacité à gérer un Etat.
Réponse de le 06/01/2017 à 21:57 :
L'éducation, même selon les principes Montessori, est une chose coûteuse, et son coût reflète principalement celui des éducateurs. Si on ne veut pas répercuter ce coût sur les parents, il n'y a pas 36 solutions, il faut que ce soit payé soit par des subventions, soit par des dons, soit par du sponsoring. Si on attend que cet argent tombe du ciel, c'est bien une expérience entrepreneuriale vouée d'emblée à l'échec. La crédibilité de cette personne c'est zéro.
a écrit le 04/01/2017 à 13:36 :
Bravo et bonne chance à cette candidate représentant directement la société civile.
Une démarche ambitieuse et novatrice d’élaboration d'un projet ou programme commun.

Avec les deux primaires on constate la sclérose des partis en place, surtout leur entêtement à continuer sur la même voie et avec les mêmes habitudes partisanes. Nos deux partis majoritaires ont pris l'habitude de diviser la France en deux camps. Comportement incompréhensible, qui plus est avec à la base des élites souvent issues du même moule et censées œuvrer pour le bien commun. Sans faire de l'ENA basching (c'est incontestablement une élite qui arrive à ce niveau) mais il faut tout de même admettre que ce ne sont pas les profils les mieux adaptés pour mener les reformes structurelles maintenant indispensables.
On a l'impression qu'ils passent plus de temps en querelles stériles et infantiles, au lieu de définir un programme économique digne de ce nom. Ils semblent même prêts à prendre le risque de faire élire l’extrême droite plutôt que de se mobiliser dès à présent autour d'un programme ou de valeurs communes.
Le risque majeur étant que même le régalien échappe au contrôle de la haute administration et du "politiquement raisonnable".
a écrit le 04/01/2017 à 11:40 :
"troisième priorité est l'Europe démocratique" , rien que cette phrase , cela met à bas toute volonté politique de cette prétendante . A moins qu'elle ne parle de l'Europe en tant que continent et non de l'UE.
Si ce n'est pas le cas , je crois que cette personne devrait lire attentivement les différents traités européens.
Soit on sort de UE et on peut avancer , soit on y reste , en sacrifice pour les USA.
Réponse de le 24/01/2017 à 23:52 :
Sur la base de ses traités antidémocratiques actuels l'UE est vouée à l'implosion ce n'est qu'une question de (peu de) temps. Il y a urgence à abroger les traités actuels et à en réécrire de nouveaux sous l'impulsion des peuples et non contre eux. OUI l'Europe démocratique est une PRIORITE!
a écrit le 04/01/2017 à 11:33 :
Son problème majeur : elle est inconnue, sauf sans doute des Rennais. Alors pourquoi lui ferait-on confiance ?? En plus dans son parcours, elle n'a fait que du monde associatif local. Il manque tout l'aspect sécurité intérieure et extérieure, l'économie du local au mondial, leadership et capacité de management et de négociation avec des gens de culture identique ou différente... Il ne suffit pas qu'Internet déclaré que c'est la meilleure candidate....
Réponse de le 05/01/2017 à 15:13 :
M Hollande ayant été élu en 2012 (opposé, de surcroît, à M Sarkozy au second tour), on a la preuve que le peuple est peu regardant.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :