« Je veux incarner une doctrine de droite du numérique » (Laure de La Raudière)

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Si Laurent Wauquiez devient président de LR en novembre, soit Les Constructifs seront exclus, soit nous nous exclurons nous-mêmes. Nous ne resterons pas dans un parti qui se droitise, explique la députée LR Laure de La Raudière.
"Si Laurent Wauquiez devient président de LR en novembre, soit Les Constructifs seront exclus, soit nous nous exclurons nous-mêmes. Nous ne resterons pas dans un parti qui se droitise", explique la députée LR Laure de La Raudière. (Crédits : D.R)
Ordonnances du code du travail, fiscalité des géants du Net, exclusion probable des députés Constructifs de LR, consolidation des télécoms, chiffrement et lutte antiterroriste, limites du portefeuille de Mounir Mahjoubi... Sans langue de bois, la députée "constructive" Laure de La Raudière (LR), proche du ministre de l'Economie Bruno Le Maire, se confie à La Tribune sur les débuts d'Emmanuel Macron et sur les grands enjeux numériques du quinquennat, à commencer par sa nécessaire politisation. Entretien.

La vague de dégagisme sans précédent qui a frappé l'Assemblée nationale en juin dernier suite à l'élection d'Emmanuel Macron a entraîné une recomposition du paysage politique français. En tant que rare spécialiste du numérique élue pour un nouveau mandat (son troisième), la députée LR Laure de La Raudière se retrouve dans une position intéressante.

Membre du groupe Les Constructifs, l'élue d'Eure-et-Loir s'impose comme une interlocutrice privilégiée de la majorité au Palais Bourbon, où elle s'implique sur des sujets stratégiques (états des réseaux, cybersécurité et souveraineté numérique, blockchain). En tant que proche de Bruno Le Maire depuis 2012, Laure de La Raudière dispose également de l'oreille du ministre de l'Economie et des Finances, dont elle a co-rédigé le programme numérique lors de la primaire de la droite et du centre en 2016. Jusqu'à attirer l'attention d'Emmanuel Macron, qu'elle a rencontré en fin de semaine dernière.

Cette position unique à l'Assemblée nationale lui permet d'afficher de nouvelles ambitions. A commencer par la création d'une "doctrine de droite" du numérique, qu'elle veut incarner, pour en finir avec le consensus mou qui règne actuellement sur ces sujets pourtant majeurs pour l'avenir de la France. Une doctrine qu'elle pourrait appliquer au gouvernement si Emmanuel Macron le lui demandait...

LA TRIBUNE - Le gouvernement vient de présenter les ordonnances de la loi Travail. Pensez-vous qu'elles prennent assez en compte les attentes des entrepreneurs ?

LAURE DE LA RAUDIERE - Je suis 100% d'accord avec la réforme du code du travail, notamment parce qu'elle renforce le dialogue social dans les TPE et les PME. Ce sont elles qui créent l'emploi en France, il était important de leur faire confiance, et c'est ce que font les ordonnances en leur permettant de négocier des accords d'entreprise, même en l'absence de représentants syndicaux. Mais le texte ne va pas suffisamment loin pour répondre aux attentes des entreprises du numérique en matière d'agilité. Les enjeux autour des travailleurs de l'économie collaborative me semblent aussi peu adressés. Il faut trouver une solution pour réconcilier le monde des auto-entrepreneurs et celui du salariat, en adaptant certaines dispositions du salariat à l'économie collaborative. La valeur qu'apportent les auto-entrepreneurs à ces entreprises doit être mieux reconnue, en leur permettant, par exemple, d'avoir accès à l'intéressement. L'enjeu est de garder la souplesse, très pratique pour les étudiants ou pour ceux qui sont coursiers ou chauffeurs afin de gagner un complément de revenu ou d'organiser plus librement leur activité, tout en luttant contre le salariat déguisé.

On oublie aussi que l'économie collaborative joue sur le taux de chômage. Si l'économie redémarre, le coût à l'heure va augmenter pour répondre à la demande, et les travailleurs dont l'économie collaborative est le seul revenu trouveront un autre emploi, car ce sont des bosseurs. La réponse est donc aussi globale, dans la lutte contre le chômage.

La France s'est engagée sur le terrain miné de la taxation des géants du Net à l'échelle européenne. Emmanuel Macron et Bruno Le Maire souhaitent une harmonisation fiscale dans les pays de la zone euro et une imposition basée sur le chiffre d'affaires de ces entreprises dans chaque pays. Qu'en pensez-vous ?

Je ne suis pas spécialiste de la fiscalité mais je pense qu'il serait pertinent d'établir la reconnaissance d'un établissement virtuel commercial pour ces entreprises, c'est-à-dire appliquer la règle fiscale classique comme si les géants du Net avaient un établissement fiscal stable dans chacun des pays européens.

Sur la forme, j'approuve totalement la méthode du gouvernement, c'est-à-dire mener cette action à l'échelle européenne plutôt qu'en France, où ce n'est ni utile, ni souhaitable, ni possible. Pendant la campagne présidentielle de 2012, Fleur Pellerin annonçait que François Hollande, s'il était élu, réussirait à taxer Google en France. Je lui avais dit que je lui offrirais une caisse de champagne si elle y parvenait... Cela n'a pas été le cas.

Bruno Le Maire a aussi menacé, en août, de légiférer en France si une « juste imposition » des géants du Net n'est pas « actée dans des délais raisonnables » par Bruxelles...

Ce serait une erreur. Mais je crois qu'il sera capable de mener à bien les négociations au niveau européen. Il en a l'expérience et les capacités. On a bien réussi à imposer l'harmonisation de la TVA alors que le Luxembourg et l'Irlande freinaient des quatre fers. C'est un processus long, mais on va y arriver. Dans tous les cas, il ne faut pas que la France agisse seule. Si les choses n'avançaient pas en Europe, le compromis serait que les plus gros pays, ceux qui tirent économiquement la zone euro comme la France et Allemagne, agissent de concert. Si la France et l'Allemagne se mettent d'accord sur un environnement réglementaire et fiscal en matière de numérique, cela fera bouger l'ensemble de l'Europe.

Vous faites partie du groupe des Constructifs, ces députés qui souhaitent apporter une opposition raisonnable à la politique du gouvernement, ce qui irrite votre parti (LR), qui envisage de tous vous exclure. Vous soutenez également Bruno Le Maire, l'actuel ministre de l'Economie, depuis 2012. Dans ce contexte, n'êtes-vous pas plus proche de la majorité que de l'opposition ?

Je soutiens Bruno Le Maire depuis longtemps et je lui parle régulièrement. J'ai toujours abordé mon rôle de députée de manière constructive et je n'ai jamais hésité à travailler avec des personnes d'autres bords politiques, comme le prouvent les rapports que j'ai cosignés ces dernières années avec Corinne Erhel [ex-socialiste ralliée à Emmanuel Macron, décédée pendant la campagne présidentielle, NDLR]. Emmanuel Macron a gagné, il n'était pas mon choix au premier tour, mais j'ai envie qu'il réussisse car les Français ont besoin d'actions et de résultats pour améliorer leur quotidien. Je ne peux pas me placer dans une opposition systématique au Président de la République, d'autant plus qu'il a choisi un Premier ministre et un ministre de l'Economie de droite, et que le gouvernement propose des réformes que la droite aurait dû faire depuis longtemps. Le groupe Les Constructifs se définit comme libéral, humaniste et européen. Dans beaucoup de domaines, c'est compatible avec la politique de ce gouvernement. Mais nous tenons à notre indépendance.

A la place d'une opposition systématique, les Constructifs ne vont-ils jurer que par l'abstention systématique ?

Pour l'instant, la position du groupe n'est pas uniforme. Nous abordons chaque décision au cas par cas, en fonction de nos sensibilités personnelles. Environ 75% des députés Constructifs - moi y compris - se sont abstenus de voter la confiance au gouvernement. Les autres ont voté pour. S'abstenir, c'est rester critique à l'égard de positions plus idéologiques que nous ne partageons pas, sur la fiscalité par exemple. Nous allons essayer de mettre en place un fonctionnement collectif, mais le groupe est récent, c'est un travail en cours.

L'exclusion possible des députés Constructifs de LR pourrait-elle vous pousser collectivement à rejoindre La République en marche ?

En ce qui me concerne non, car le président est social-démocrate plus que libéral. Quand Emmanuel Macron parle de simplification, ce n'est pas pour retirer de la réglementation, c'est pour qu'elle soit plus facilement applicable.

Ma possible exclusion de LR ne m'empêche pas de dormir. Même s'il a été dit que le parti prendrait une décision en septembre, je mets ma main à couper qu'il ne se passera rien avant l'élection du nouveau président, en novembre. Il y aura peut-être d'ici-là une exclusion symbolique, celle de Thierry Solère [le chef de file des Constructifs, NDLR] voire aussi de Franck Riester, mais rien de plus. Par contre, si le prochain président de LR est Laurent Wauquiez, la donne change. Soit nous allons être exclus, soit nous nous exclurons nous-mêmes. Nous ne resterons pas dans un parti qui se droitise. L'élection probable de Laurent Wauquiez pourrait créer un nouvel espace politique pour les libéraux humanistes et européens comme nous et la famille centriste.

Vous êtes une spécialiste du numérique. Sur quels sujets comptez-vous mobiliser l'Assemblée nationale pendant ce quinquennat ?

Je pense qu'il faut prendre davantage de hauteur par rapport aux transformations économiques et sociétales imposées par la révolution numérique et par les nouvelles technologies qui s'apprêtent à bouleverser de nombreux secteurs d'activité, comme la blockchain et l'intelligence artificielle. Je veux inscrire la France dans une démarche prospective et organiser une montée en compétence sur ces enjeux.

C'est pourquoi j'ai demandé à François de Rugy [le président LREM de l'Assemblée nationale, NDLR], de m'accorder une mission d'information sur la blockchain. En tant qu'outil de certification des échanges, la blockchain va disrupter tous les métiers et toutes les organisations dont le rôle est de certifier les transactions. Les services de l'Etat sont en première ligne, tout comme les notaires, les avocats et les établissements financiers et de santé. Il faut donc étudier ce que la blockchain peut apporter en termes d'efficacité et de productivité, sans oublier d'identifier les risques, notamment du point de vue juridique. Par exemple, la délivrance des actes notariés est très longue et très laborieuse aujourd'hui. Tout le monde s'en plaint. En automatisant la certification, la blockchain pourrait raccourcir ces délais et permettre aux notaires de se concentrer davantage sur leur rôle de conseil. Pareil pour les avocats et pour les services de l'Etat.

Cette réflexion doit-elle s'accompagner d'une politisation plus importante des sujets numériques, aujourd'hui très consensuels ?

Oui. Jusqu'à présent, à cause du manque de culture numérique des élus de tous bords, on était dans une approche apolitique du numérique. Il y a d'un côté ceux qui voient le numérique comme une opportunité et ceux qui craignent qu'il détruise des emplois. C'est très binaire, la réflexion ne va pas bien loin. Cela doit changer. Il faut donc assumer que le numérique est politique, définir un corpus idéologique, ouvrir le débat sur les différentes manières d'utiliser le numérique pour changer la société et l'économie.

De mon côté, je travaille à l'élaboration d'une doctrine, sur chaque sujet, pour proposer une vision de l'avenir. Ce sera ma doctrine, de droite donc, mais certains de mes collègues LR, qui veulent mettre des barrières et des réglementations, risquent de ne pas s'y retrouver. J'y aborderai le transhumanisme, l'utilisation de l'intelligence artificielle, les limites de la décision algorithmique, la relation homme/machine, l'équilibre entre les enjeux de sécurité et de vie privée, le rôle des outils numériques dans la santé, l'éducation, la place de la France et de l'Europe... Je proposerai une vision politique sur chacun des enjeux du numérique, dans tous les domaines.

Une vision politique qui pourrait éventuellement servir de feuille de route si vous rentriez un jour au gouvernement ?

J'ai envie que le mandat d'Emmanuel Macron réussisse. Je m'active à l'Assemblée pour faire progresser la prise en compte des enjeux numériques. Si je suis un jour appelée au gouvernement, je serais très heureuse d'être utile, mais ce n'est pas moi qui décide !

Mounir Mahjoubi vous semble-t-il un bon choix pour le secrétariat d'Etat au Numérique ?

Je le connais bien, il dispose d'une grande expertise sur beaucoup de sujets, il est futé et je suis très heureuse de sa nomination. Le fait que son secrétariat d'Etat soit passé de Bercy à Matignon est une bonne et une mauvaise chose. Une bonne car cela lui permet d'être associé à l'ensemble des sujets liés au numérique dans chacun des ministères. Une mauvaise, car sa feuille de route est du coup assez réduite. Bercy garde la main sur les sujets économiques. Ses principaux chantiers sont la transformation numérique de l'Etat et l'inclusion numérique. C'est très important, mais ce n'est pas politique. Je ne sais pas qui conseille vraiment Emmanuel Macron sur les enjeux numériques.

Emmanuel Macron a identifié plusieurs priorités en matière de numérique : l'adaptation des TPE/PME à la nouvelle économie, l'inclusion numérique et la simplification administrative. S'agit-il d'une bonne feuille de route ?

Ce sont des chantiers primordiaux, sur lesquels je suis très impliquée depuis longtemps. La simplification est indispensable, pour les particuliers comme pour les entreprises, mais le terrain est miné. François Hollande a tenté un choc de simplification, mais au final on a recréé plus de règles qu'on en a supprimées. Pour ne pas répéter ces erreurs, il faut mettre en place un réel tableau de bord de pilotage au niveau du Premier Ministre et dans chaque ministère, pour empêcher toute création de nouvelles normes sans qu'il y ait eu de suppression d'anciennes normes. Les ministres doivent avoir des objectifs en ce sens.

Aider la transformation numérique des TPE et des PME est évidemment un sujet majeur, d'autant plus qu'il s'agit du principal oubli du quinquennat précédent. Cette thématique est liée à celle de la fracture numérique, qui est à la fois territoriale, c'est-à-dire l'accès à l'Internet fixe et mobile, et aussi d'usage. La fracture numérique est devenue le premier sujet des élus et des citoyens en milieu rural.

Le dernier rapport sur l'état d'avancement de l'Europe numérique classe la France en 20ème position sur 28 en matière de connectivité, 25ème sur 28 sur l'utilisation de l'Internet. Faut-il mettre davantage de pression sur les opérateurs télécoms pour améliorer la qualité des réseaux ?

Oui. La France a régressé dans ce classement depuis 2012. L'objectif d'un bon haut débit, soit 8 Mbit/s, pour tous d'ici 2020 est pragmatique : cela permettra d'apporter une solution d'attente pour bon nombre de Français qui ont un débit inférieur à 2Mbit/s. Ensuite l'objectif cible du gouvernement est le Très Haut Débit, soit au minimum 30 Mbit/s pour tous d'ici 2022. Très bien ! Mais j'aimerais que tout le monde se mette dans la tête que la fibre pour tous est possible. C'est une question de priorité politique. Les Français méritent une qualité de service identique sur tout le territoire, c'est un enjeu d'égalité d'accès à tous les services structurants de demain : e-éducation, e-santé...

Etes-vous favorable à une consolidation, c'est-à-dire passer de quatre à trois opérateurs, avec davantage d'investissements en contrepartie ?

La consolidation, c'est un jeu de poker menteur entre les opérateurs et l'Etat. Il est difficile d'y voir clair dans les véritables intentions des uns et des autres. C'est pourquoi je co-rapporte actuellement une mission parlementaire sur l'état réel des réseaux en France. Je ne suis pas contre revenir à trois opérateurs, à condition d'obtenir en contrepartie de vrais investissements. Améliorer la couverture du réseau mobile est indispensable. Il faut aussi fournir des cartes de couverture mobile plus proches de la réalité. Chez moi par exemple, dans le Perche, je suis soi-disant dans une zone couverte par l'Internet mobile, mais dans la réalité, bien souvent je ne capte pas le réseau. Beaucoup de Français vivent cette situation au quotidien, y compris dans les zones urbaines. Il arrive même de ne pas capter Orange ou SFR en plein Paris. Il faut donc confronter les cartes de couverture mobile, qui sont faites par les opérateurs et publiées par l'Arcep, avec les remontées du terrain. Cela permettra de renégocier la couverture avec les opérateurs, en échange de certaines contreparties.

De plus en plus, les gouvernements attaquent le chiffrement des données, qui garantit la confidentialité et la sécurité des échanges en ligne, mais qui est accusé de freiner la lutte antiterroriste en empêchant l'accès au contenu des conversations par les forces de l'ordre. Emmanuel Macron a lancé une initiative franco-allemande qui vise à imposer aux entreprises qui pratiquent le chiffrement sur leurs services, telles Apple ou Google, la création de « portes dérobées » (backdoors) accessibles aux autorités. Où situez-vous le curseur entre la protection de la vie privée et la sécurité ?

Les « backdoors » sont aussi des outils utilisés par les cybercriminels. La plupart des grandes pannes informatiques récentes ont été rendues possibles par une intrusion via une porte dérobée. Pour moi, on ne peut affaiblir le chiffrement car il est indispensable à la sécurité de tous. Imposer des backdoors, c'est risquer des virus et des pannes généralisées avec des conséquences potentiellement dramatiques. Je ne pense pas que les backdoors soient indispensables pour lutter contre le terrorisme, car le travail de terrain fonctionne bien mieux. Hélas, en raison de la multiplication des attentats, cette position est inaudible actuellement. Peu de politiques en situation de responsabilité osent défendre le chiffrement. Il faut comprendre que l'affaiblissement du chiffrement n'est pas une mesure qui renforce la sécurité. Cette question sera abordée dans le nouveau groupe de travail sur la cybersécurité et la souveraineté numérique, que nous avons co-créé avec Florian Bachelier (LREM), le premier questeur de l'Assemblée nationale.

L'écosystème d'innovation français se structure et grandit année après année. Mais des études soulignent que beaucoup de startups peinent toujours à accéder au financement, et la France reste en retard en terme de méga-levées de fonds et de licornes. Comment amplifier la dynamique de l'innovation ?

J'approuve l'initiative franco-allemande qui vise à créer un fonds d'investissement pan-européen de 10 milliards d'euros, car l'enjeu est de financer les géants européens de demain. Du côté français, ce fonds devrait être financé par la vente de participations minoritaires de l'Etat dans des entreprises, ce qui est une bonne idée car indolore pour les finances publiques. L'écosystème d'innovation français est performant, il faut le laisser grandir et amplifier la dynamique de l'innovation avec une harmonisation plus grande des réglementations entre la France et l'Allemagne.

Dans son programme culturel, Emmanuel Macron a promis la création d'un « Pass Culture » d'une valeur de 500 euros pour tous les jeunes de plus de 18 ans. Qu'en pensez-vous ?

Hollande et Sarkozy avaient promis des choses similaires... Cela me semble un peu « gadget ». Si cela se fait, cela ne changera pas les habitudes des jeunes, notamment en matière de téléchargement. En revanche, si on leur propose un service doté d'un super catalogue, avec une technologie aussi performante que celle de Netflix et un abonnement mensuel abordable, je suis sûre qu'on règle le problème.

Faut-il alors supprimer Hadopi ? Emmanuel Macron ne voulait pas y toucher pendant la campagne malgré les études soulignant son inefficacité.

Je n'étais pas pour sa création et je ne vois pas à quoi sert Hadopi aujourd'hui. Son maintien à une période de disette budgétaire n'est peut-être pas la priorité.

Propos recueillis par Sylvain Rolland

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Commentaires
a écrit le 08/09/2017 à 15:45 :
Voici une députée droite dans son corset. Elle devrait dire sans hypocrisie et sans délai qu'elle est en marche avec sa seule jambe gauche.
a écrit le 08/09/2017 à 13:58 :
Une vision claire, pragmatique et futuriste du monde dans lequel nous vivons. Bravo ! Pourvu que les propositions et l'état d'esprit que porte cette élue soit entendue en haut-lieu.
a écrit le 08/09/2017 à 9:03 :
C'est une Catastrophe au niveau "réel"
Je n'ose même pas imaginé ceux qu'ils(la droite) pourraient faire au niveau " virtuel "...
Que la droite réparer déjà le mal qu'elle a fait en France à la population, ça serait un bon début pour sa nouvelle existence au réelle et au virtuelle.
Sans voler les Français et Françaises : ça serait une bonne base pour tous.
a écrit le 07/09/2017 à 17:04 :
Elle est bien de droite :

Début février 2015, dans le cadre de la loi Macron (i no 2015-990 du 6 août 2015 pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques), Laure de la Raudière co-signe un amendement avec 10 autres députés UMP visant à autoriser les chefs d'entreprises à licencier 10 personnes par an pour permettre aux PME d'alléger leurs charges en cas de difficultés économiques
a écrit le 07/09/2017 à 15:13 :
Doctrine de droite du gaz naturel ? ..........
a écrit le 07/09/2017 à 14:14 :
J'ai toujours considéré que la science, la technologie et l'innovation étaient apolitique. Vouloir tirer à droite ou à gauche l'innovations sous toute ses formes m'a toujours fait sourire.
a écrit le 07/09/2017 à 11:46 :
Ce qui ne changera pas mon vote pour la présidence des LR, j'ai vu un jour une nana qui parlait à la télé, belle comme tout, me faisant penser à Valérie Pécresse, avant qu'elle soit au pouvoir étant donné qu'après on ne peut s'empêcher de penser à Ronsard, au moins une vérité que nous pouvons distinguer, au sein d'un débat entre LR c'est carrément inespéré.

Son projet ? Bah aucune importance puisque de toutes façons ils ne font tous que suivre les ordres de l'oligarchie, leur programme n'a donc aucun intérêt c'est seulement de la sémantique à adapter.

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